samedi 16 décembre 2017

Porcelain Moon - Swan Song (2013)

Porcelain Moon Swan Song
Porcelain Moon - Swan Song (2013)

Pourquoi écouter ce disque ?

Cet EP quatre titres s'inscrit dans la continuité de l'album ... As It Were. Here And There (2011). Pour rappel, Porcelain Moon est un groupe finlandais, dont la plupart des musiciens est issue de la minorité suédophone de Finlande. Ceci explique pourquoi le premier titre Trädens Talan ("Conte de l'arbre" si ma traduction est correcte) est intitulé en suédois. Empreint de claviers vintages, il se conclu par un splendide solo de guitare à l'esprit très "Camel". Il souffle sur la musique de Porcelain Moon ce même vent de liberté qu'à l'époque des années 70 où prenaient leur essor les courants progressif, psychédélique et folk. Mais c'est la voix splendide de Charlotta Kerbs qui donne toute sa spécificité à la formation. Plutôt rare, donc précieuse, elle est absente de l'instrumental Magma, et n'est que vocalise sur Silmukka Kuun Sirppiin, lointain écho à Ennio Morricone et à ses bandes originales de films devenues cultes. En revanche, c'est avec Castle, le dernier titre, qu'elle dévoile sa toute puissance et ses impressionnante capacités. Splendide ! Dommage que la carrière de ce groupe prometteur se soit arrêtée là. Il n'y aura pas de suite à ces deux disques, les sept musiciens ayant choisi de suivre de manière séparée leur propre voie. 

Musiciens

Charlotta Kerbs : chant
Mathias Björk : guitares
Niklas Harju : guitares
Tony Nyström : claviers
Pia Susanne Kutén : claviers
Markus Kankkonen : basse
Tom Simell : batterie

Titres

01. Trädens Talan
02. Magma
03. Silmukka Kuun Sirppiin
04. Castle

jeudi 14 décembre 2017

Opus Symbiosis - Mute (2010)

Opus Symbiosis Mute
Opus Symbiosis - Mute (2010)

Pourquoi écouter ce disque ?

Après un premier album percutant, les Finlandais d'Opus Symbiosis reviennent avec Mute, un EP trois titres. Le groupe a subi un léger changement de personnel. Le guitariste Michael Rosenback a cédé sa place à EH Lillkung occupant le poste de... batteur. L'ancien batteur Staffan Strömsholm est lui passé aux claviers. Sinon, la délicieuse Christine Sten est toujours au chant, Jafet Kackur à la basse, et Victor Sågfors aux guitares. Ce dernier a signé également les paroles et s'est vu confier la production ainsi que le mixage. La musique, énergique et dynamique, puise tant dans le rock progressif et psychédélique des années 70 que dans les sonorités contemporaines et modernes. Christine a du peps à revendre. Son style, à la fois naturel et direct, la situe quelque part entre Anneke van Giersbergen du début des Gathering, et Kim Seviour de Touchstone. Les trois titres proposés s'inscrivent dans la droite lignée du premier album. Si Black Box et ses neuf minutes sont une vraie surprise, mon favori n'en demeure pas moins un Father Sun, Mother Earth super efficace, aux multiples ruptures de rythme. Ceci dit, Bartolomeus, très intense, vaut également le détour. Mute confirme qu'Opus Symbiosis se situe sur la bonne voie. A suivre de très près.

Musiciens

Christine Sten : chant
Victor Sågfors : guitares, claviers
Staffan Strömsholm : claviers
Jafet Kackur : basse
EH Lillkung : batterie, percussions

Titres

01. Black Box
02. Father Sun, Mother Earth
03. Bartolomeus

lundi 11 décembre 2017

John Two-Hawks & Johanna Kurkela - Noel (2015)

John Two-Hawks Johanna Kurkela Noel
John Two-Hawks & Johanna Kurkela - Noel (2015)

Pourquoi écouter ce disque ?

Quel très bel album de Noël que ce Noel concocter par John Two-Hawks et Johanna Kurkela. Les aficionados du combo finlandais de metal symphonique Nightwish auront certainement reconnu ces deux personnages. John est d'origine amérindienne. Engagé dans la préservation de la culture de ses ancêtres, il a à son actif une vingtaine d'albums. Sa participation en 2004 au Once de Nightwish lui a permis de mieux se faire connaître en Europe. Il chantait et jouait de la flûte sur le titre Creek's Mary Blood. On le retrouvera également sur le live End Of An Era (2006). Johanna est devenue l'épouse de Tuomas Holopainen, claviériste et leader de Nightwish, le 28 octobre 2015. Dotée d'une certaine notoriété dans son pays natal la Finlande, son plus grand succès, l'album Hyvästi, Dolores Haze, s'est écoulé à 20 000 exemplaires et a atteint la première place des charts à sa sortie en 2010. Elle a aussi posé sa voix sur cinq titres du projet solo de Tuomas, Music Inspired By The Life And Times Of Scrooge (2014). Noel est la première collaboration entre ces deux artistes. Il a été enregistré à la fois aux États-Unis et en Finlande. La musique, volontairement minimaliste, cède la place à deux voix enchanteresses, celle de Johanna, légère et caressante, et celle de John, profonde et séduisante. Parmi les onze titres, que des classiques, nous retiendrons particulièrement le duo d'ouverture de The First Novel, Little Drummer Boy et son battement de tambour hypnotique, Sleigh Ride à la bonne humeur communicative, O' Holy Night interprété avec délicatesse et beaucoup d'humanité, le splendide Silent Night sur lequel chacun chante dans sa langue natale (lakota et finnois), sans oublier un Walking In The Air poignant, clin d'œil ultime à leurs amis de Nightwish.

Musiciens

John Two-Hawks : chant, flûtes, claviers, percussions
Johanna Kurkela : chant

Van Adams : guitare
Lee Hendrix : claviers
Jerry Yester : claviers
Catherine Reed : piano
Amy Talbert : piano

Titres

01. The First Noel
02. Silver Bells
03. What Child Is This
04. Little Drummer Boy
05. The Christmas Song
06. The Wexford Carol
07. Carol Of The Bells
08. Sleigh Ride
09. O' Holy Night
10. Silent Night
11. Walking In The Air

dimanche 10 décembre 2017

Nightwish - Imaginaerum (2011)

Nightwish Imaginaerum
Nightwish - Imaginaerum (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

En 2011, les Finlandais de Nightwish sont de retour avec le monumental Imaginaerum, leur œuvre la plus ambitieuse jusqu'alors. Tuoamas Holopainen, son concepteur, a imaginé l'histoire d'un vieillard persuadé d'être encore un enfant. La nuit, dans ses rêves, ses souvenirs d'antan se mêlent à un monde féerique et mystérieux. C'est donc tout cet univers fantastique qui a été mis en musique. Spécialiste du metal symphonique, Nightwish a davantage privilégié l'aspect symphonique que metal. Imaginaerum, œuvre globale, s'apprécie comme une musique de film enveloppant aussi bien l'univers de Disney que l'atmosphère magique et gothique du Seigneur Des Anneaux, avec des références à peine voilées à Tim Burton ou Ennio Morricone. Et les cinq musiciens se sont donnés les moyens de leur ambition : grand orchestre (The Looking Glass Orchestra), chœur d'enfants (The Young Musicians London), chœur d'adultes (The Metro Voices), invités de marque (Troy Donockley, Guy Barker, Dirk Campbell...). Les titres s'enchaînent sans temps mort. De Taikatalvi, en ouverture, chanté en langue finnoise par Marco Hietala, au final Imaginaerum reprenant tous les grands thèmes du disque, en passant par Storytime, single par excellence, Ghost River, duo d'enfer entre Marko et Anette Olzon, Slow, Love Slow à l'ambiance cabaret jazz, I Want My Tears Back aux influences celtiques, Scaretale l'improbable, Arabesque, instrumental oriental, Turn Loose The Mermaids, ballade folk, Rest Calm aux sonorités heavy, The Crow, The Owl And The Dove, complainte médiévale, Last Ride Of The Day explosif tel un Carmina Burana, et l'épique nostalgique Song Of Myself. En un mot, Imaginaerum est un must.

Musiciens

Anette Olzon : chant
Tuomas Holopainen : claviers
Emppu Vuorinen : guitares
Marco Hietala : basse, chant
Jukka Nevalainen : batterie, percussions

Troy Donockley : uilleann pipes, low whistle, bodhran, bouzouki, Cumbrian chanting
Dermot Crehan : violon
Dirk Campbell : sorna
Guy Barker : trompette
Paul Clarvis : percussions
Stephen Henderson : percussions
Kai Hahto : percussions
Pekka Kuusisto : violon

The Metro Voices
The Young Musicians London
The Looking Glass Orchestra (dirigé par Pip Williams)

Titres

01. Taikatalvi
02. Storytime
03. Ghost River
04. Slow, Love, Slow
05. I Want My Tears Back
06. Scaretale
07. Arabesque
08. Turn Loose The Mermaids
09. Rest Calm
10. The Crow, The Owl And The Dove
11. Last Ride Of The Day
12. Song Of Myself
13. Imaginaerum

samedi 9 décembre 2017

Damian Wilson - I Thought The World Was Listening 1997-2011 (2011)

Damian Wilson I Thought The World Was Listening
Damian Wilson - I Thought The World Was Listening
1997-2011 (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Je l'avoue, j'avais acheté ce disque il y a quelques années, sans grande conviction, juste pour me familiariser un peu plus avec ce chanteur incontournable. Dès la première écoute, j'ai été scotché. Cette double compilation est une merveille. Après avoir définitivement quitté Landmarq en 1995, Damian Wilson s'est lancé dans une carrière solo, en parallèle de ses multiples collaborations. Les plus célèbres sont celles auprès de Threshold, Arjen Lucassen (Ayreon, Star One, Stream Of Passion), et Rick Wakeman. D'autres ont été plus discrètes (Shadowland - Mad As A Hatter, Mostly Autumn - Passengers, After Forerver). Sous son seul nom, il a publié Cosmas (1997), Disciple (2000), Live In Rehearsal (2002), puis Let's Start A Commune en 2003. Ce sont donc des titres de ces différents albums que l'on retrouve sur I Thought The World Was Listening, accompagnés d'inédits et de morceaux revisités. Les textes, très personnels, lèvent partiellement le voile sur sa personnalité. On découvre un Damian très attaché à sa famille, à ses enfants, loin de l'image stéréotypée du rocker. La musique, orchestrale ou acoustique, repose sur sa voix intense, magnifique et attachante. On lit souvent qu'il possède une des plus belles voix de la scène rock de ses vingt ou trente dernières années, je ne peux qu'acquiescer. Des trente-et-un titres présentés, on retiendra particulièrement le symphonique Disciple en ouverture, son opposé, le discret Naturally avec son frère Paul Jude aux chœurs, un When I Leave This Land particulièrement émouvant, ainsi que le flamboyant Just The Way It Goes, écrit à l'adolescence. Un bel album sans un artwork de qualité ne serait rien. Saluons donc le travail de la société néerlandaise Blacklake à l'origine de cette pochette inspirée, suggestive, et des illustrations intérieures toutes aussi pertinentes. 

Musiciens 


Damian Wilson : chant, guitare

Andrew Holdsworth : piano, arrangements des cordes
Richard West : piano
Mark Northield : piano
Richard George : violon
Tony Woollard : violoncelle
Kendal Sant : harmonica
Paul Jude Wilson : chœurs

Titres

01.1 Disciple
1.02. Commune
1.03. Beating Inside
1.04. Please Don't Leave Me 'Till I Leave You
1.05. Never Close The Door
1.06. One Life
1.07. A Long Way Home
1.08. Naturally
1.09. Homegrown
1.10. Adam's Child
1.11. Quietly Spoken
1.12. When I Leave This Land
1.13. Shet's Like A Fable
1.14. Spin
1.15. See You There
1.16. Wedding Song

2.01. Array Of Lights
2.02. Brightest Way
2.03. Light In The Middle
2.04. Smile
2.05. For The One I Long
2.06. Warning Light
2.07. Moment Of Your Doubt
2.08. Naked
2.09. Subway
2.10. Fine Weather
2.11. Nothing In This World Remains The Same
2.12. Just The Way It Goes
2.13. Feels Good
2.14. Nothing Without You
2.15. Part Of Me

vendredi 8 décembre 2017

C-Sides - We Are Now (2017)

C-Sides We Are Now
C-Sides - We Are Now (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

On avait découvert C-Sides en 2011 avec leur album Devitrification. Le groupe réunissait alors d'anciens membres de Magenta : Dan Fry, frère de Chris Fry, à la basse et au chant, Martin Rosser à la guitare, et Allan Mason-Jones à la batterie. Depuis, Dan a quitté l'aventure. Pour We Are Now, il a été remplacé au chant par Allen McCarthy et à la basse par Jay MacDonald. Sur le précédent disque, Allen avait participé aux chœurs. En 1999, il a aussi publié sous son nom un album aux orientations rock chrétien intitulé Through The Fire. Sa particularité est d'avoir été produit et mixé par Rob Reed (Magenta), et d'avoir comme guitariste un certain... Martin Rosser. Quant à Jay, il a fait partie du groupe gallois Sankara fondé avec deux anciens de The Reasoning, Gareth Jones et Winden Wylde. Ce qui frappe quand on regarde de plus près les crédits de ce We Are Now, c'est l'étendue du travail collectif. Toutes les chansons, dont la durée varie de trois à dix minutes, ont été composées et arrangées par les quatre musiciens, également producteurs. Les paroles sont signées Allen, Martin a occupé les fonctions d'ingénieur du son, Jay a réalisé le mixage, et l'artwork a été conçu par le batteur Allan. Pour ce qui est de la musique, C-Sides affirme son identité par un son de guitares plus rock que progressif. Les influences sont à rechercher du côté de Rush, du Yes de l'époque 90125, et de Gentle Giant. Au final, près de soixante-dix minutes de musique qui dépote. 

Musiciens

Allen McCarthy : chant
Martin Rosser : guitares, claviers, chœurs
Jay MacDonald : basse
Allan Mason-Jones : batterie, percussions

Titres

01. Out Of The Water
02. Black Road River
03. Deck Chair City
04. Truth Through Clowns
05. Rock And A Hard Place
06. Before The Fall
07. Living Without Wires
08. Lies In The Open
09. We Are Now

mardi 5 décembre 2017

Credo - Against Reason (2011)

Credo Against Reason
Credo - Against Reason (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Un album studio par décennie, c'est le rythme de croisière du combo néo-progressif britannique Credo. Leur premier album Field Of Vision remonte à 1994, puis, a suivi Rhetoric en 2005. Entre ce dernier et Against Reason, le groupe a gratifié ses fans de l'excellent live enregistré en Pologne This Is What We Do (2009). En 2011, Credo réunit, et ce depuis une petite dizaine d'années, Mark Colton (chant), Tim Birrell (guitares), Mike Varty de Landmarq et Janison Edge (claviers), Jim Murdock (basse), et le dernier arrivé Martin Meads (batterie). A noter également la discrète participation aux chœurs de Sam Collins, chanteuse de Janison Edge, connue alors sous le nom de Sue Element. Alors que le groupe a souvent été considéré comme un ersatz du Marillion de l'époque Fish, avec Against Reason, il affirme son identité et creuse son propre sillon. Les huit titres présentés, dont quatre dépassant les dix minutes, abordent des thèmes d'actualité très sombres, bien éloignés du rock progressif des origines et de ses mondes imaginaires. Ainsi, la problématique environnementale est au cœur de Staring At The Sun, Cardinal Sin parle sans détour de la pédophilie, Insane des guerres de religion, et Conspiracy (MSF) s'attaque aux théories complotistes. Mark Colton se révèle un chanteur très communicatif dans ses émotions, tandis que les musiciens offrent une musique audacieuse, complexe et mélodique. Sans révolutionner le genre, Against Reason est un album solide qui ravira, à ne pas en douter, les amateurs du genre. 

Musiciens

Mark Colton : chant, percussions
Tim Birrell : guitares
Mike Varty : claviers, chœurs
Jim Murdoch : basse, chœurs
Martin Meads : batterie

Sam Collins : chœurs

Titres

01. Staring At The Sun
02. Cardinal Sin
03. Intimate Strangers
04. Against Reason
05. Insane
06. Reason To Live
07. Conspiracy (MCF)
08. Ghosts Of Yesterday

dimanche 3 décembre 2017

Touchstone - The City Sleeps (2011)

Touchstone The City Sleeps
Touchstone - The City Sleeps (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Album de la maturité ? de la consécration ? les deux à la fois car avec The City Sleeps, Touchstone passe à un niveau supérieur. Depuis son apparition sur la scène progressive, jamais le groupe n'avait été aussi soudé. Tous ses membres se sont impliqués dans la mise en forme des chansons, même si Rob Cottingham (chant, claviers) et le guitariste Adam Hodgson ont apporté la matière première. Pendant que Rob et la chanteuse Kim Seviour composaient les paroles, Adam travaillait sur la future pochette du disque et l'artwork du livret intérieur. Les rôles de chacun étant bien définis, il leur était facile d'accueillir leur nouveau batteur Henry Rogers, successeur d'Al Melville. Pour les connaisseurs, Henry officie également au sein de Final Conflict et de DeeExpus avec Mark Kelly de Marillion. Assez proche dans son univers musical que The Reasoning ou IOEarth, Touchstone propose un rock néo-progressif accessible et mélodique mêlant guitares métalliques, claviers symphoniques, rythmique puissante, duo vocal tant masculin que féminin. Cette alliance improbable engendre une identité propre et des titres percutants comme Corridors, sombre et exotique, le premier épique When Shadows Fall, suite du Shadow de Discordant Dreams (2007), Sleeping Giants, tendre ballade valorisant les voix de Rob et Kim, Good Boy Psycho sur lequel la guitare d'Adam livre un duel à la basse de Paul 'Moo' Moorghen, ou la chanson titre The City Sleeps, pont direct avec Wintercoast (2009).

Musiciens

Kim Seviour : chant
Rob Cottingham : chant, claviers
Adam Hodgson : guitares
Paul 'Moo' Moorghen : basse, chœurs
Henry Rogers : batterie

John Mitchell : guitare
Anna-Marie Wayne : narration

Titres

01. Corridors
02. When Shadows Fall
03. These Walls
04. Throw Them To The Sky
05. Sleeping Giants
06. Good Boy Psycho
07. Horizons
08. Half Moon Meadow
09. The City Sleeps
10. Corridors Epiphany
 

samedi 2 décembre 2017

Anathema - Falling Deeper (2011)

Anathema Falling Deeper
Anathema - Falling Deeper (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Depuis son retour en grâce à la fin des années 2000, Anathema n'en finit plus de revisiter son passé. Hindsight, en 2008, était une première tentative (réussie) de réarranger quelques-uns de ses classiques en versions acoustiques. Avec Falling Deeper, qui fait suite au très acclamé We're Here Because We're Here (2010), Anathema va beaucoup plus loin. Il a choisi de réinterpréter de manière orchestrale neuf titres de ses premiers albums Serenades (1993), The Silent Enigma (1995), et EP, Crestfallen (2011), Pentecost III (1994). Nous étions alors en pleine période doom du groupe, c'est dire si le concept peut sembler improbable. Le résultat est plutôt surprenant. Si les musiciens ont su sauvegarder l'aspect mélancolique de leur art, la musique s'en trouve complètement transformée. Les guitares d'antan ont laissé la place à un piano central ainsi qu'à un orchestre de vingt-six cordes dirigé par Dave Stewart, déjà présent sur le dernier album. Arrangeur réputé, il a collaboré auparavant avec Steve Wilson (Grace For Drowning) et Rob Reed (Kompendium - Beneath The Waves). Par son aspect soigné, ce disque se rapproche d'avantage d'une bande originale de film ou de documentaire. Il faut attendre l’époustouflant titre final Sunset Of Age pour que cordes et instruments rock se confrontent. C'est également le seul titre mettant bien en avant le chant toujours aussi émouvant de Vincent Cavanagh. En retrait sur les autres morceaux à dominante instrumentale, il faut toutefois signaler la prestation éblouissante d'Anneke van Giersbergen sur Everwake. Cette chanson et Sunset Of Age méritent à elle seule l'achat, ou du moins l'écoute, de cet album. 

Musiciens

Vincent Cavanagh : chant, guitares, claviers
Daniel Cavanagh : basse
Jamie Cavanagh : guitares
John Douglas : batterie
Lee Douglas : chant

Anneke van Giersbergen : chant

Titres

01. Crestfallen
02. Sleep In Sanity
03. Kingdom
04. They Die
05. Everwake
06. J'ai Fait Une Promesse
07. Alone
08. We The Gods
09. Sunset Of Age

jeudi 30 novembre 2017

Nine Stones Close - Falling To Pieces EP (2011)

Nine Stones Close Falling To Pieces
Nine Stones Close - Falling To Pieces EP (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Cet EP de Nine Stones Closes est un complément à leur album Traces sorti en 2010. Il propose des versions alternatives, plus dépouillées, de trois de ses chansons : Threads, à la base un morceau épique d'une dizaine de minutes, Falling To Pieces, splendide titre mettant en valeur la voix si suggestive du chanteur Marc Atkinson, et la chanson titre Traces. Un inédit est également proposé, Innersense, délicate ballade acoustique. La musique atmosphérique de Nine Stones Close navigue sur les mêmes eaux calmes que les derniers Anathema. Pas de grande prise de risque, mais une sincérité profonde dans l'intention qui fait de ce disque une pièce unique. Seulement 1000 exemplaires ont été tirés. Pour ma part, j'ai succombé aux deux remix de Falling To Pieces, j'adore cette chanson et son "reprise" très floydesque, ainsi qu'à la version "rewoven" de Threads illuminée par la guitare d'Adrian Jones sur la toute dernière minute. Un dernier mot pour signaler l'excellente pochette que l'on doit à l'artiste ukrainien Ed Unitsky, un des meilleurs illustrateurs actuels du monde progressif.

Musiciens

Marc Atkinson : chant
Adrian Jones : guitares
Brendan Eyre : claviers
Neil Quarrell : basse

Titres

01. Falling To Pieces (Indian Summer Version)
02. Innsersense (Acoustic)
03. Threads (Rewoven)
04. Traces (Reconstructed)
05. Falling To Pieces (Reprise)
06. Threads (Red Earth Mix)
07. Threads (Rethreaded Mix)

mardi 28 novembre 2017

Millenium - Reincarnations (2002)

Millenium Reincarnations
Millenium - Reincarnations (2002)

Pourquoi écouter ce disque ?

Sorti une première fois en 2002, Ryszard Kramarski, leader de Millenium, a réédité Reincarnations en 2010 sur son label Lynx Music. En tant que perfectionniste, il lui a apporté quelques modifications, notamment dans l'ordre des titres. Mais ce n'est pas tout, Hundred Of Falling Rivers a subi un lifting mettant en valeur le chant particulièrement mélodieux de Łukasz Gall. Et plus fort encore, la longue suite justement nommée The Casino Of Love - Suite, d'une durée de quinze minutes, a été partagée en trois titres distincts : Eternal Tale (splendide), The Casino Of Love et My Life Domino qui se termine par quelques strophes chantées en polonais, alors que l'anglais domine sur le reste du disque. Afin de comparer, la suite d'origine a toutefois été laissée comme bonus en plage douze. Millenium pratique un rock progressif très classieux, très fluide, dans la continuité des Pink Floyd et Marillion. Sur le court instrumental Reincarnation part I, le guitariste virtuose Piotr Płonka s'inscrit dans la continuité de ses maîtres David Gilmour et Steve Rothery, tout comme sur le splendide Light A Cigar, devenu un classique sur scène. The King Of Broken Glass demeure un autre moment fort grâce à l'émotion suscitée des seuls piano et voix. Construit autour des douze théories de la réincarnation, cet album s'écoute avec un réel plaisir, même si on peut regretter certaines faiblesses comme un Gold Is In Your Mind irritant, lorgnant trop du côté de U2, ou He's Hearing Me qui ressemble à un démo inachevée de A-ha. 

Musiciens

Łukasz Gall : chant
Piotr Płonka : guitares
Ryszard Kramarski : claviers
Piotr Mazurkiewicz : basse
Tomasz Paśko : batterie

Titres

01. Light Your Cigar
02. Reincarnation part II & III
03. Eternal Tale
04. Higher Than Me
05. Hundreds Of Falling Rivers
06. The Casino Of Love
07. Reincarnation part I
08. Gold Is In Your Mind
09. He's Hearing Me
10. The King Of Broken Glass
11. My Life Domino

Bonus
12. The Casino Of Love - Suite

dimanche 26 novembre 2017

Madredeus - O Porto (1998)

Madredeus O Porto
Madredeus - O Porto (1998)

Pourquoi écouter ce disque ?

Que de changements depuis le premier enregistrement en public Lisboa en 1992 ! En l'espace de six ans, Madredeus a réenchanté le fado et donné un nouveau souffle à la musique folklorique portugaise. Sa participation au film Lisbon Story de Wim Wenders, projeté au Festival de Cannes en 1995, l'a propulsé sur le devant de la scène internationale et a grandement contribué à sa renommée déjà naissante. En 1997/98, une tournée mondiale est organisée. Elle conduira les musiciens sur les continents américain (Canada, États-Unis, Mexique, Brésil), européen (Espagne, Italie, France, Allemagne, Belgique) et asiatique (Israël, Macao, Japon). Mais c'est dans sa terre natale que Madredeus décide d’enregistrer son deuxième album live, au Colisée de Porto précisément, le 4 avril 1998. La formation a elle aussi bien évolué. Du groupe d'origine, il ne reste plus que son fondateur et principal compositeur Pedro Ayres Magalhães, ainsi que Teresa Salgueiro, éblouissante comme jamais. C'est d'ailleurs elle la véritable incarnation de Madredeus comme le démontre la pochette de O Porto sur laquelle elle est la seule à apparaître. Sa voix, d'une intensité et pureté incroyables, donne vie à chaque chanson empreinte de saudade, cette mélancolie romantique typiquement portugaise. Violoncelle et accordéon ont laissé place à la guitare classique de José Peixoto, au synthétiseur de Carlos Maria Trindade et à la basse acoustique de Fernando Júdice. Pendant près de deux heures, le groupe interprète ses plus grands succès devant un public conquis. La part belle est faite à son dernier album en date, O Paraíso (1997), un des meilleurs de sa discographie. Du bonheur, que du bonheur ! 

Musiciens

Teresa Salgueiro : chant
Pedro Ayres Magalhães : guitare classique 
José Peixoto : guitare classique
Carlos Maria Trindade : claviers
Fernando Júdice : basse

Titres

1.01. Coisas Pequenas
1.02. O Dias São A Noité
1.03. A Andorinha Da Primavera
1.04. A Tempestade
1.05. A Margem
1.06. Carta Para Ti
1.07. Canção Do Tempo
1.08. Agora - Canção Aos Novos

2.01. A Praia Do Mar
2.02. Alvorada
2.03. Claridade
2.04. Quem Amo
2.05. Alma
2.06. Os Foliões
2.07. O Paraíso
2.08. O Sonho
2.09. Não Muito Distante
2.10. Haja O Que Houver

samedi 25 novembre 2017

AmartiA - The Beast Within... (2017)

Amartia The Beast Within
AmartiA - The Beast Within... (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

Pour jouer du rock progressif de nos jours, il faut vraiment être passionné. AmartiA le sont, sans aucun doute. Cette formation fascinante originaire du Nord a été fondée au début des années 2000 par Vincent Vercaigne, guitariste et principal compositeur. Le groupe s'est distingué tout au long de son parcours par la présence de chanteuses. Pour The Beast Within..., son cinquième album, il accueille en son sein Amandine Duwooz dont le chant cristallin d'une grande pureté rappelle à la fois la forte personnalité d'une Tori Amos et la sincérité de Christina Booth (Magenta). Sa présence n'est pas une simple figuration puisqu'elle s'est complètement impliquée dans l'écriture des paroles, aidée de Guillaume Rue. Portés par une musique puissante et évocatrice, ses textes parlent de sa vie, de la vie. The Beast Within... en retrace d'ailleurs les grandes étapes. La chanson-titre puis la suite Temper d'une durée approximative de quinze minutes abordent l'amour, ses trahisons, ses souffrances, mais aussi les espérances qu'il suscite. Fortunée, écrit avec pudeur, fait référence à la maladie, à son injustice ainsi qu'à la perte d'un être cher devenu une étoile dans le ciel. Arrivé à un certain âge, il est temps de faire un bilan, de regarder le passé pour comprendre le présent. C'est ce que propose un Bide Your Time nostalgique, tout en émotion. Sudden Death est la dernière étape de ce long voyage, celle où il nous faut quitter la scène, partir vers l'inconnu. Bien que ténébreux, The Beast Within... ne sombre pas pour autant dans le pessimisme et la noirceur, ce disque porte en lui une lumière régénératrice porteuse d'espoir. A découvrir absolument.    

Musiciens

Amandine Duwooz : chant
Vincent Vercaigne : guitares, chœurs
Cyril Carrette : claviers
Sébastien Descarpentries : basse, guitares
Thomas Desmet : batterie

Claire Dufour : violon
Julien Debove : violon, alto
Natasha Steux : alto
Aude Brasseur : violoncelle

Titres

01. The Beast Within
02. Temper I: Still Water
03. Temper II: Temper Tantrum
04. Temper III: Hiatus
05. Temper IV : Tantrum Gone
06. Fortunée
07. Bide Your Time (Part 1)
08. Bide Your Time (Part 2)
09. Sudden Death

vendredi 24 novembre 2017

Steeleye Span - Back In Line (1986)

Steeleye Span Back In Line
Steeleye Span - Back In Line (1986)

Pourquoi écouter ce disque ?

Après six ans d'absence, Steeleye Span revient en 1986 sur le devant de la scène avec un nouvel album intitulé Back In Line. Il s'agit du premier disque enregistré sans Tim Hart. Désormais, Steeleye Span ne compte dans ses rangs plus qu'un seul de ses membres fondateurs, la chanteuse Maddy Prior. Si Back In Line n'est pas aussi flamboyant que ses prédécesseurs de l'âge d'or des années 70, il s'en sort néanmoins avec les honneurs, au contraire de Renaissance qui a connu un naufrage sans précédent avec Time-Line (1983). Pourtant, les deux albums ont eu le même ingénieur du son, John Acock, producteur de Steve Hackett (Voyage Of The Acolyte, Please Don't Touch!, Spectral Mornings...) et responsable de ce son synthétique typique des années 80. 

Steeleye Span n'est pas réputé pour s'endormir sur ses lauriers ; il le prouve une nouvelle fois. Le groupe a choisi de laisser de côté les chansons traditionnelles qui ont fait sa marque de fabrique (à l'exception de Lady Diamond, ballade écossaise et de Blackleg Miner composée en 1844) et de privilégier les compositions personnelles, tout en conservant une thématique historique dans ses paroles. Ainsi, Edward, Isabel (sommet du disque avec une Maddy lumineuse), Lanercost ou Take My Heart traitent toutes de la guerre d'indépendance de l'Écosse (XIIIe-XIVe siècles). Scarecrow évoque quant à elle la bataille de Croperdy Bridge (XVIIe siècle) tandis que White Man aborde la délicate question de la colonisation qui a connu son apogée au XIXe siècle. Éloigné des sentiers folks habituels, Steeleye Span se risque à explorer de nouvelles voies musicales avec plus ou moins de bonheur. White Man est une incursion dans les musiques du monde. Si Blackleg Miner, déjà enregistrée sur le premier album Hark! The Village Wait, est revue dans une version funk-reggae originale, le morceau pop-rock Scarecrow peine à convaincre, à l'inverse du Cannon By Telemann, pièce baroque chatoyante interprétée au violon par un Peter Knight inspiré.

Musiciens

Maddy Prior: chant
Bob Johnson : chant, guitare
Rick Kemp : chant, basse
Peter Knight : chant, violon, piano
Nigel Pegrum : batterie

Vince Cross : claviers

Titres

01. Edward
02. Isabel
03. Lady Diamond
04. Cannon By Telemann
05. Peace On The Border
06. Blackleg Miner
07. White Man
08. Lanercost
09. Scarecrow
10. Take My Heart

jeudi 23 novembre 2017

Renaissance - Time-Line (1983)

Renaissance Time-Line
Renaissance - Time-Line (1983)

Pourquoi écouter ce disque ?

Dur, dur les années 80 pour les dinosaures de la décennie précédente. Si Yes ou Genesis ont su prendre le virage et surfer sur le succès, il n'en sera pas de même pour Renaissance. Time-Line fait suite à un Camera Camera déjà décevant publié en 1981. Ce nouvel album, toujours enregistré sous forme de trio, ne relèvera pas le niveau, malgré quelques sympathiques moments (Flight, The Entertainer, Majik). Fini les envolées symphoniques qui ont fait la réputation du groupe, place à une pop synthétique tendance new wave. Heureusement, quelques fondamentaux ont été sauvegardés, dont la voix inimitable d'Annie Haslam (magnifique envolée sur The Enternainer) ou la basse mélodique de Jon Camp (l'intro funky d'Electric Avenue est à tomber). Ce dernier s'est particulièrement impliqué dans le processus créatif. On le retrouve à la production, à la composition et à l'écriture des paroles. En effet, la poétesse Bettie Thatcher, qui signait jusqu'alors les textes, n'a pas été sollicité cette fois-ci. Michael Dunford, plus discret, s'illustre par quelques soli de guitare électrique bien sentis (Chagrin Boulevard, The Entertainer). Trois musiciens se sont succédé aux claviers : Peter Gosling (Nevada), Nick Magnus (Steve Hackett), et Eddie Hardin (Spencer Davis Group). A la batterie, on peut entendre Peter Baron, déjà présent à l'époque de Camera Camera, et le futur Marillion Ian Mosley. L'échec commercial du disque provoquera une brouille profonde entre d'un côté Jon Camp qui quittera le navire en 1985, et, de l'autre, Annie Haslam et Michael Dunford qui maintiendront le cap encore deux années supplémentaires avant de mettre un terme (provisoire) à la belle aventure Renaissance. 

Musiciens

Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitares, chœurs
Jon Camp : basse, guitare, chant

Peter Gosling : claviers
Nick Magnus : claviers
Eddie Hardin : claviers
Peter Baron : batterie
Ian Mosley : batterie   
Bimbo Acock : saxophone
Dave Thomson : trompette

Titres

01. Flight
02. Missing Persons
03. Chagrin Boulevard
04. Richard IX
05. The Entertainer
06. Electric Avenue
07. Majik
08. Distant Horizons
09. Orient Express
10. Auto-tech

mercredi 22 novembre 2017

The Heather Findlay Band - Songs From The Old Kitchen (2012)

Heather Findlay Songs From The Old Kitchen
The Heather Findlay Band - Songs From The Old Kitchen
(2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Songs From The Old Kitchen est le troisième album d'Heather Findlay depuis qu'elle a quitté Mostly Autumn en 2010. Il fait suite à son premier EP The Phoenix Suite (2011), et au Live At The Cafe 68 (2012) enregistré en duo avec Chris Johnson. Pour ce disque, la chanteuse a souhaité mettre en avant l'esprit de groupe, d'où ce choix de nom de The Heather Findlay Band. Outre Chris Johnson, elle s'est entourée des mêmes musiciens que sur The Phoenix Suite, à savoir Dave Kilminster (Roger Waters, Keith Emerson, John Wetton), Steve Vantsis (Fish), et Alex Cromarty (Riversea, futur Mostly Autumn). Angela Gordon, son ancienne complice au sein de Mostly Autumn et d'Odin Dragonfly, a également été conviée à jouer de l'harmonium, de la clarinette et de la flûte. Pas d'inédit ici, le projet étant de présenter des versions acoustiques d'anciens titres du répertoire d'Heather. La part belle est faite à la période Mostly Autumn, et plus particulièrement aux albums Heart Full Of Sky (Find The Sun, Half A Word) et Glass Shadows (Flowers For Guns et sa super intro au banjo interprétée par Kilminster, Unoriginal Sin énergique, Above The Blue gorgé d'émotion). Black Rain de Storms Over Still Water demeure une agréable surprise, tout comme cette version toute en douceur du This Game à l'origine sur l'album Offerings d'Odin Dragonfly. Autres curiosités présentées sous un nouvel angle, Seven, Red Dust et Mona Lisa, tous trois à l'origine sur The Phoenix Suite. Ce Songs From The Old Kitchen possède une saveur inédite, rafraîchissante, à l'instar du folk britannique naissant des années 70 sous la houlette des Sandy Denny, Jacqui McShee et autres Linda Thompson.

Musiciens

Heather Findlay : chant, percussions
Dave Kilminster : guitares, banjo, chant
Chris Johnson : guitare, mandoline, glockenspiel, chant
Steve Vantsis : contrebasse, basse, chant
Alex Cromarty : cajon, percussions, ukulélé, chant   
Angela Gordon : harmonium, clarinette, flûte

Titres

01. Find The Sun
02. Flowers For Guns
03. Black Rain
04. This Game
05. Half A World
06. Unoriginal Sin
07. Seven
08. Red Dust
09. Mona Lisa
10. Above The Blue

mardi 21 novembre 2017

Kompendium - Beneath The Waves (2012)

Kompendium Beneath The Waves
Kompendium - Beneath The Waves (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Épique, grandiose, fantastique... les superlatifs ne manquent pas pour qualifier cette fresque musicale incontournable. Rob Reed, leader de Magenta, en est l'auteur. Avec son frère, le parolier Steve Reed, ils ont imaginé une histoire, sous forme de légende, relatant le désespoir d'un marin dont la femme a disparu en mer après le décès de leur petite fille âgée d'à peine six mois. Son seul souhait étant désormais de les rejoindre au plus vite. Afin de mener à bien ce projet titanesque, Rob Reed s'est entouré d'une pléiade de musiciens de haut niveau : Steve Hackett (Genesis), Francis Dunnery (It Bites), Gavin Harrison (Renaissance, King Crimson), B.J. Cole, Nick Beggs (Iona), Mel Collins (King Crimson, Camel), Troy Donockley (Iona, Nightwish), Nick Barrett (Pendragon), John Mitchell (Arena, It Bites), et beaucoup d'autres encore. Bien entendu, ses complices de Magenta, Christina Booth et Chris Fry sont de la partie en faisant une brève apparition. Toutefois, c'est Steve Balsamo de The Storys qui tient le chant principal dans cette odyssée aux confluences des musiques celtiques, progressives et classiques. Il incarne avec brio le rôle de ce pauvre pêcheur, traversé par toute une palette de sentiments. Son épouse est interprétée par une Angharad Brinn au chant pur et fragile. Dans la vraie vie, cette jeune femme n'est pas une chanteuse professionnelle, elle n'est qu'une simple institutrice, ce qui donne encore plus de valeur à sa prestation sans faille. S'il fallait résumer Beneath The Waves en quelques mots, sous le prisme de l'impressionnante carrière de Rob Reed, on pourrait dire que cette œuvre possède l'ambition du ProgAID associée à l'aventurisme de Chimpan A et au perfectionnisme de Magenta.  

Musiciens

Rob Reed : basse, claviers, guitare, mandoline, flûte
Steve Balsamo : chant
Angharad Brinn : chant
Shan Cothi : chant
Rhys Meirion : chant
Tesni Jones : chant
Barry Kerr : chant, flûte
Guy Harris : narration
Steve Hackett : guitare
Francis Dunnery : guitare
Nick Barrett : guitare
Jakko Jakzyk : guitare
John Mitchell : guitare
Chris Fry : guitare
Hywel Maggs : guitare
Neil Taylor : guitare
B.J. Cole : pedal steel guitar
Nick Beggs : chapman stick
Gavin Harrison : batterie
Troy Donockley : uilleann pipes
Mel Collins : saxophone
Karla Powell : hautbois
Craig MacDonald : cor
Tim Thorpe : cor
Neil Shewan : cor
Helina Rees : violon
Emily Travis : violon
Magda Pietraskewska : violoncelle
Steff Rhys Williams : chœurs
Christina Booth : chœurs

Synergy Vocals
English Chamber Choir

Titres

01. Exordium
02. Lost
03. Lilly
04. Mercy Of The Sea
05. The Storm
06. Beneath The Waves
07. Sole Survivor
08. Alone
09. Il Tempo È Giunto
10. A Moment Of Clarity
11. One Small Step
12. Reunion

lundi 20 novembre 2017

Bilja Krstić & Bistrik Orchestra - Traditional Songs From Serbia And The Balkans: Svod (2017)

Bilja Krstić Traditional Songs From Serbia  And The Balkans Svod
Bilja Krstić & Bistrik Orchestra - Traditional Songs From Serbia
And The Balkans: Svod (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

Née au cœur de la Serbie, Bilja Krstić était une chanteuse populaire à succès dans l'ancienne Yougoslavie. Sa carrière débute à la fin des années 70. Ses premiers albums, en solo ou avec le groupe Early Frost, étaient très pop-rock et dans l'air du temps. A la fin des années 90, s'opère une rupture. Bilja se passionne alors pour les chansons traditionnelles de son enfance. Elle prend conscience que tout un patrimoine musical est en train de disparaître, conséquence de la modernisation de la société. Pendant cinq ans, elle recueille ces chants folkloriques aux quatre coins des Balkans, région culturellement riche. Associée au Bistrik Orchestra, elle les enregistre sur CD, Svod est le cinquième de la série et le premier à être distribué par le label anglais ARC Music. Le résultat est fascinant pour qui aime la musique de cette partie de l'Europe. Bilja et sa bande remettent au goût du jour de magnifiques trésors oubliés. Les arrangements sont somptueux, parfait équilibre entre tradition et modernité. Et que dire des voix ! Seules, elles illuminent Velo, Willowy Velo, émouvante chanson d'amour serbe. Accompagnées des musiciens, elles réinventent ces anciens chants, qu'ils soient d'origine tzigane (Beautiful Girls), bosniaque (By The Clear Spring, Here Comes My Heart's Joy), valaque (Ioane, Ioane), ou serbe (Smilj, Smiljana). Personnellement, j'ai été conquis par ce disque à la saveur authentique, d'une qualité égale à ce que propose leurs voisins bosniaques Divanhana. Du grand art !

Musiciens

Bilja Krstić : chant
Dragomir Miki Stanojević : claviers
Nenad Josifović : violon, guitare
Nenad Bozić : guitare, tambûr
Slobodan Bozanić : basse
Maja Klisinski : percussions, chœurs
Ruza Rudić : percussions, chœurs
Natasa Mihaljinać : chœurs
Nevenka Radonić : chœurs

Moma Stanojević : violon
Nenad Vasilić : contrebasse
Boško Jović : guitare acoustique
Slavko Cale Mitrović : accordéon
Goce Uzunski : percussions
Nenad Petrović : saxophone
Ivica Mit : clarinette
Milan Vašalić : cornemuse
Vlada Simić : luth
Ljuba Ninković : luth
Branko Isaković : basse
Milinko Ivanović : flûte
Milica Videnović : chœurs
Dragana Videnović : chœurs

Titres

01. By The Clear Spring
02. Ioane, Ioane
03. Smilj, Smiljana
04. Here Comes My Heart's Joy
05. Dimitrijo, My Son
06. Beautiful Girl
07. All Night The Nightingale Sings
08. The Girl Sits Proud
09. Velo, Willowy Velo
10. Korube
 


samedi 18 novembre 2017

Loreena McKennitt - The Mask And The Mirror (1994)

Loreena McKennitt The Mask And The Mirror
Loreena McKennitt - The Mask And The Mirror (1994)

Pourquoi écouter ce disque ?

Où est le masque ? Où est le miroir ? Depuis The Visit (1991), Loreena McKennitt ne limite plus sa quête de spiritualité à la seule civilisation celte. Son champ de recherche s'est étendu à un domaine bien plus vaste, embrassant les trois religions monothéistes (judaïsme, christianisme, islam). Pour ce nouvel album, la chanteuse canadienne a trouvé son inspiration dans ses voyages plus ou moins lointains. D'Irlande, lui est venue l'idée de réinventer The Bonny Swans, chant traditionnel local narrant la mésaventure d'une jeune fille noyée par sa sœur jalouse, réincarnée ensuite en cygne puis en harpe. L'Espagne, territoire à la croisée des civilisations, est un lieu d'étude idéal (Santiago, Compostelle et la Galice, The Dark Night Of The Soul aux paroles extraites d'un poème de Saint Jean de la Croix, The Mystic's Dream, Grenade et les Soufis). L'Orient mystérieux se révèle aussi à travers Full Circle et Marrakesh Night Market, tous deux composés au Maroc durant le ramadan. L'épique Cé Hé Mise Le Ulaingt? - The Two Trees ainsi que Prospero's Speech sont le reflet de la grandeur de l'Occident par leurs textes respectivement signés William Butler Yeats et William Shakespeare, deux sommités de la culture européenne. En un mot, The Mask And The Mirror est un album incontournable, d'une richesse sonore inouïe.      

Musiciens

Loreena McKennitt : chant, claviers, accordéon, harpe, percussions

Brian Hughes : guitares, oud, balalaika, sitar
George Koller : basse, tambûr, violoncelle, esraj
Rick Lazar : batterie, percussions
Al Cross : batterie
Ravi Naimpally : tabla
Abraham Tawfik : naï, oud
Anne Bourne : violoncelle, chœurs
Ofra Harnoy : violoncelle
Patrick Hutchinson : uilleann pipes
Donal Lunny : bouzouki, bodhran
Hugh Marsh : violon
Nigel Eaton : vielle à roue

The Vistoria Scholars Choir dirigé par Jerzy Cichocki
Ensemble à cordes

Titres

01. The Mystic's Dream
02. The Bonny Swans
03. The Dark Night Of The Soul
04. Marrakesh Night Market
05. Full Circle
06. Santiago
07. Cé Hé Mise Le Ulaingt? - The Two Trees
08. Prospero's Speech

vendredi 17 novembre 2017

Azam Ali - Portals Of Grace (2002)

Azam Ali Portals Of Grace
Azam Ali - Portals Of Grace (2002)

Pourquoi écouter ce disque ?

Amateurs de Lisa Gerrard, de Loreena McKennitt et de voix célestes, laissez-vous tenter par la sublime Azam Ali. Portal Of Grace est sa première escapade en solitaire en dehors de Vas, duo formé avec le percussionniste Greg Ellis que l'on retrouve ici. Née en Iran, Azam a grandi en Inde, puis est partie pour les États-Unis où elle s'est initiée à la musique médiévale européenne. L'étude de la personnalité complexe d'Hildegarde de Bingen l'a conduite à cette passion. A travers l'interprétation mystique de son O Felix, Azam lui rend un vibrant hommage. Chants séfarades, galiciens, provençaux, bretons, suédois et byzantins des XIIe-XIVe siècles ont été repensés avec une approche spirituelle, doublée d'une touche orientale. Bien que revisitant le passé, la chanteuse n'en oublie pas pour autant le présent. Portal Of Grace est dédié à la mémoire de Phoolan Devi, plus connue sous le surnom de "reine des bandits", assassinée à New Dehli en 2001, et aux combats des femmes afghanes, iraniennes et du Moyen-Orient en lutte contre le fanatisme. Nous étions en 2002, ce combat est malheureusement toujours d'actualité en 2017. 

Musiciens

Azam Alli : chant, dulcimer

Greg Ellis : percussions, claviers
Nicole Baker : chant
George Stearne : chant
Chris Bleth : duduk
Ethan James : vielle à roue, nyckelharpa
Shira Kammen : rebec, vielle
Dann Torres : saz
Naser Musa : oud
Cameron Stone : violoncelle
Pejman Hadadi : percussions orientale
Mark Beasom : basse

Titres

01. Lasse Pour Quoi
02. La Serena
03. Breton Medley
04. O Felix
05. Ben Pode Santa Maria
06. O Quanta Qualia
07. Sackpipslät
08. Aj Ondas
09. A Chantar M'Er
10. Inna-l-Malak
11. El Rey De Francia

jeudi 16 novembre 2017

Kari Rueslåtten - Mesmerized (1998)

Kari Rueslatten Mesmerized
Kari Rueslåtten - Mesmerized (1998)

Pourquoi écouter ce disque ?

Il est bien loin le temps où Kari Rueslåtten était à la tête du groupe de doom metal The 3rd And The Mortal. Après les avoir quittés, la chanteuse norvégienne s'est lancée dans une carrière solo explorant différents styles musicaux. Son premier album Spindelsinn (1997) présentait sa face folk. Mesmerized s'aventure sur un versant plus pop. Il faut dire que Kari a signé sur une major, Columbia pour ne pas la nommer, filiale de Sony Music. En retour, il est attendu d'elle d'élargir son audience. D'où, sans doute, ce choix d'abandonner sa langue natale pour ne chanter plus qu'en anglais. Le résultat n'en demeure pas moins séduisant. Kari est radieuse, cela s'entend et se voit sur la pochette. Il règne sur ce disque une bonne humeur contrastant avec l'album précédent plus intimiste et mélancolique. D'ailleurs, Kari affiche avec éclat cette joie de vivre qui l'anime : "I'm happy, amused and aware / I don't need guidance - my vision is clear" (Happy. Amused). On ne peut être plus précise. 

Musiciens

Kari Rueslåtten : chant, claviers, programmation, guitare

Knut Bøhn : programmation, guitare, basse, claviers
Roger Ludvigsen : guitar, basse, claviers
Jon Marius Aareskjold : programmation
Geir Sundstøl : guitares
Berit Værnes : violon
André Ohrvik : violin
Henninge Båtnes : alto
Bjørg Værnes : violoncelle
Rune Arnesen : percussions

Titres

01. My Lover
02. All You Had In Me
03. A Different Angle
04. Balcony Boulevard
05. Happy. Amused
06. Cinderella
07. Make Me A Stone
08. Borrowing You
09. "Little Low"
10. Images Of You
11. Paint My Wings

mercredi 15 novembre 2017

Budam - Man (2011)

Budam Man
Budam - Man (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Plus sombre que son prédécesseur Stories Of Devils, Angels, Lovers And Murderers, le chanteur féroïen Budam revient avec Man en 2011. Ce concept-album, véritable ode à la créativité sous toutes ses formes, a nécessité trois années d'écriture. L'artiste, par la profondeur de ses émotions mêlées à une théâtralité des plus expressives, se situe dans la lignée du grand Jacques Brel et du non moins éloquent Christian Décamps d'Ange. Il aborde avec ses mots à lui des domaines aussi complexes que sont la nature, la religion, l'amour et la mort. La question de la nature humaine sous ses différents aspects, du meilleur au pire, est également évoquée. Et tout ça en 35 minutes, c'est dire l'intensité de cette œuvre doublée d'une réelle ambition. Dans cette optique, Budam a fait appel à trois voix supplémentaires : son amie Eivør Pálsdóttir (dont il était le guitariste sur son tout premier album), Ása Vrá qui tourne régulièrement à ses côtés, et Ólavur Jákupsson, chanteur et claviériste d'Orka. En véritable clown-triste, Budam propose un disque inclassable, d'une sensibilité à fleur de peau, tout à son image. 

Musiciens

Budam : chant

Eivør Pálsdóttir : chant
Ása Vrá : chant
Ólavur Jákupsson : chant
Magnus Johannessen : piano
Jens L. Thomsen : basse
Røgvi á Røgvu : batterie
Bent Clausen : percussions
Angelika Nielson : violon
Tóri Restorff Jacobsen : violoncelle
Konni Kass : saxophone
Olavur Olsen : trompette
Heini Ragnarson : trompette

Titres

01. The Fly
02. The Elephant
03. The Man Who Knos Everything
04. The Bicycle
05. The Aeroplane
06. You Are My Religion
07. God Is Fucking With Our Heads
08. Last Song
09. All You Dream You Get To Keep

mardi 14 novembre 2017

Guðdrið Hansdóttir - Love Is Dead (2007)

Gudrid Hansdottir Love is dead
Guðdrið Hansdóttir - Love Is Dead (2007)

Pourquoi écouter ce disque ?

En 2007, la jeune Guðriðrid Hansdóttir fait une entrée fracassante sur le devant de la scène féroïenne avec son premier album intitulé Love Is Dead. Celle que l'on pourrait considérer comme la petite sœur d'Eivør, affirme sur ce disque sa propre personnalité, une personnalité forte, aussi intense que celle de ses illustres aînées Björk, Kate Bush ou Tori Amos. Guðrið est une frontwoman née. Fille de guitariste, elle a appris à jouer de cet instrument dès ses quatorze ans et s'est créé son propre univers musical dans lequel il est bon de se perdre. Love Is Dead en est la porte d'entrée. Sa musique, savant dosage de pop et de folk, séduit par son atmosphère particulière, lointain écho au folk-rock britannique des années 70. Il faut écouter la chanson-titre Love Is Dead, traversée par un solo de guitare digne du grand Richard Thompson, pour s'en convaincre et retrouver ainsi les mêmes sensations ardentes d'une Sandy Denny. Autre référence plus contemporaine venant à l'esprit, PJ Harvey, notamment sur le puisant Not A Letter But A Postcard à la très belle prestation vocale, et Tapping Your Feet. A l'écoute de ce Love Is Dead d'une beauté singulière et mélancolique certaine, sur lequel l'artiste exprime ses illusions perdues, on comprendra aisément pourquoi elle a été récompensée du titre de "meilleure chanteuse de l'année 2007" lors des Planet Awards récompensant les artistes des îles Féroé, petit archipel perdu dans l'Atlantique Nord, pépinière de grands talents.  

Musiciens

Guðrið Hansdóttir : chant, guitare acoustique, flûte, mélodica

Liggjas Olsen : claviers, chœurs
Jón Klaemint Hofgaard : guitare
Sakaris E. Joensen : basse, guitare, claviers, chœurs
Andreas Dalsgaar : batterie
Dennis Ahlgren : percussions
Brandur Jacobsen : percussions
Hans Carl Hansen : guitare
Niels Olsen : harmonica
Rannvá Jacobsen : chœurs
Heðrik Á Heygum : chœurs

Titres

01. 7:30
02. Sleeping With Ghosts
03. A Song For You
04. Do You Believe?
05. Sweet Music
06. Not A Letter But A Postcard
07. Love Is Dead
08. Out Of Sight
09. Tapping Tour Feet
10. Take Me Home

dimanche 12 novembre 2017

Eivør - Human Child (2007)

Eivør Mannabarn
Eivør - Human Child (2007)

Pourquoi écouter ce disque ?

Sorti en 2007, Human Child est le plus celtique des albums d'Eivør, chanteuse émérite des îles Féroé. Enregistré à Dublin, en Irlande, ce disque a été produit par Donnal Lunny, aujourd'hui reconnu pour son travail à l'avant-garde de la renaissance de la musique traditionnelle irlandaise. Il a collaboré par le passé avec des artistes comme Rod Stewart, Elvis Costello ou Sinéad O'Connor.  Pour Human Child, Donnal a engagé la crème des musiciens irlandais, dont son ami le célèbre joueur de cornemuse Davy Spillane, entendu sur les albums The Sensual World de Kate Bush, Vigil In A Wilderness Of Mirrors de Fish, ainsi que Xenosaga avec Joanne Hogg de Iona. Le résultat est fantastique. Au fil des chansons, Eivør dévoile ses différentes facettes. Tour à tour mystique (Mother Teresa), lyrique (Listen) ou ethnique (Snowflakes Within), ses tourments de Mercy Of Darkness s'envolent et se transforment en amour intense sur Do Not Weep ou You Are All. Elle n'oublie jamais l'essentiel, sa famille et rend un hommage émouvant à ses deux petites sœurs Elisabet et Elinborg en conclusion de ce Human Child, nouvelle étape dans une discographie sans faute. A noter la commercialisation par le label Tutl de la version féroïenne de ce disque, sous le titre Mannabarn. Un vrai régal.     

Musiciens

Eivør : chant, guitares

Donal Lunny : guitares, bouzouki, percussions, basse, chœurs
Anthony Drennan : guitares
Graham Henderson : claviers
Paul Moore : basse
Liam Bradley : batterie, chœurs
Noel Eccles : percussions
Davy Spillane : uilleann pipes
Cora Venus Luny : violon, alto
Elisabet Pálsdóttir : chant
Elinborg Pálsdóttir : chant

Titres

01. Human Child
02. Mercy Of Darkness
03. Do Not Weep
04. Mother Teresa
05. Trees In The Wind
06. You Are All
07. Listen
08. The Waltz
09. Snowflakes Within
10. Elisabet Og Elinborg

samedi 11 novembre 2017

Ciccada - The Finest Of Miracles (2015)

Ciccada The Finest Of Miracles
Ciccada - The Finest Of Miracles (2015)

Pourquoi écouter ce disque ?

Ciccada, ou les héritiers du Renaissance des années 70. Cinq ans après le très beau A Child In The Mirror, la formation grecque revient par la grande porte avec un The Finest Of Miracles encore bien meilleur. Les musiciens sont toujours les mêmes, ou presque. Ciccada réunit Evangelia Kozoni au chant toujours aussi doux et délicat, Yorgos Mouhos aux guitares, ainsi que le multi-instrumentiste (flûtes, saxophone, claviers, glockenspiel) et principal compositeur Nicolas Nikolopoulos. Le bassiste Omiros Komninos, crédité comme invité, a cédé sa place de membre permanent au batteur Yiannis Iliarkis. Afin de mettre en œuvre leur riche musique symphonique faite de jazz, classique, progressif et folk, le quatuor a fait appel à un quintette de cuivres et à différents intervenants extérieurs (piano, violon, violoncelle, clarinette, basse, chant). Et pour quel résultat me demanderez-vous ? Un seul mot suffit pour résumer l'ensemble : merveilleux. Je ne saurais trop vous conseiller cet album qui se divise en deux parties avec d'un côté les cinq premiers titres (dont le sublime Around The Fire ressuscitant l'esprit du Jethro Tull de la grande époque), et de l'autre, la suite The Finest Of Miracles longue de dix-huit minutes environ sur laquelle Evangelia chante dans sa langue natale (As Fall The Leaves, Song For An Island). Autre moment marquant de cette suite : l'ingénieux instrumental Wandering, un pur moment de bonheur. Avec The Finest Of Miracles, Ciccada signe une très belle œuvre, guère éloignée de ce que les Finlandais Paidarion ont proposé avec le tout aussi enivrant Behind The Curtains en 2011.  

Musiciens

Evangelia Kozoni : chant
Nicolas Nikolopoulos : flûtes, saxophone, claviers, glockenspiel
Yorgos Mouhos : guitares, chœurs
Yiannis Illarkis : batterie, percussions

Lydia Boudouni : violon
Omiros Komninos : basse
Savvas Paraskevas : piano
Jargon : chant
Yorgos Lambadis : basse
Marianna Vassou : violoncelle
Panayiotis Sioras : clarinette
Johan Brand : bass

Suono Brass Quintet
Yannis Moraitis : trompette
Panayotis Zafiropoulos : trombone
Dionysis Agalianos : trompette
Spyros Kakos : cor
Sakis Myronis : tuba

Titres

01. A Night Ride
02. Eternal
03. At The Death Of Winter
04. Around The Fire
05. Lemnos (Lover's Dance)

The Finest Of Miracles

06. Birth Of The Lights
07. Wandering
08. Siren's Call
09. As Fall The Leaves
10. Song For An Island

vendredi 10 novembre 2017

Daemonia Nymphe - Krataia Asterope (2007)

Daemonia Nymphe Krataia Asterope
Daemonia Nymphe - Krataia Asterope (2007)

Pourquoi écouter ce disque ?

Daemonia Nymphe, c'est une expérience unique de voyage dans le temps, à l'époque de la Grèce antique. Catégorisés dans le mouvement folk païen, Spyros Giasafakis et Evi Stergiou font revivre cette musique d'un monde perdu, à l'aide d'instruments authentiques fabriqués par l'artisan Nicholas Brass. Rites secrets, cultes mystérieux, danses sacrées sont au programme de ce Krataia Asterope sorti en 2007. Chœurs masculins et féminins s'entrelacent afin de raconter Sapho, Orphée ou Homère. Sont célébrés d'anciennes divinités comme Hécate, déesse de l'ombre lunaire veillant aux cérémonies magiques (Nocturnal Hekate), des personnages légendaires (Mnemosyne, une des six Titans, le jeune Hymenaios), ou encore des créatures mythologiques terrifiantes (Sirens Of Ulysses). Plus sombre que ses prédécesseurs, Krataia Asterope se veut à la fois le témoignage historique et spirituel d'une civilisation dont nous sommes les lointains héritiers et qui suscite, plus de 2000 ans après, toujours autant d'admiration. 

Musiciens

Spyros Giasafakis : chant, instruments anciens, guitare classique, guitare électrique, percussions
Evi Stergiou : chant, instruments anciens, percussions, contrebasse, guitare classique

Antonis Xylouris (Psarantonis) : chant, lyre crétoise
Maria Stergiou : contrebasse, chœurs
Vaggelis Pashalides : dulcimer
Christos Koukaras : percussions, chœurs
Giannis Bariotas : trompette
Kyriakos Tapakis : luth
Eleni Euthimiou : chant
Dafni Kotsiani : chœurs

Titres

01. Esodos
02. Krataia Asterope
03. Daemonos 
04. Nocturnal Hekate
05. Mouson
06. Dios Astrapaiou
07. Divine Goddess Of Fertility
08. Sirens Of Ulysses
09. To Goddess Mnemosyne
10. Hymenaios
11. Ecstatic Orchesis