mercredi 18 octobre 2017

Ashram - Human And Divine (2017)

Ashram Human And Divine
Ashram - Human And Divine (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

Quel plaisir de retrouver Sergio Panarella (chant, guitare), Edo Notarloberti (violon) et Luigi Rubino (piano) plus connus sous le nom d'Ashram. Cela faisait onze ans que le trio napolitain n'avait pas sorti d'album. Certes, depuis Shining Silver Skies (2006), Luigi Rubino a publié en solo deux albums passionnants dont Il Soffo E La Voce en 2016, et Edo a travaillé sur pas moins de quatre disques. Tous trois ont aussi collaboré avec Riccardo Prencipe au sein de son projet Corde Oblique. Mais Human And Divine marque enfin leur retour tant attendu. Tous les ingrédients qui ont rendu intemporels leurs précédentes livraisons sont de nouveau présents. La voix chaude et légèrement rocailleuse de Sergio, la musique mélancolique que l'on doit aux interventions magiques de Luigi et Edo, des textes sombres, exprimant une souffrance profonde ou célébrant l'enfance... Peu d'espoir dans cette œuvre néoclassique plus proche du divin que de l'humain. Mais il y règne une poésie à la beauté insoupçonnable. Spirituality, Marie's Sad Song, Good Night et les dix autres titres sauront s'adresser directement à votre âme. Laissez-vous tenter...

Musiciens

Sergio Panarella : chant, guitare
Edo Notarloberti : violon
Luigi Rubino : piano

Titres

01. Spirituality
02. When The Moon Dance
03. Un Tramonto Infinito
04. Elevation
05. Resurrection
06. Marie's Sad Song
07. Child's Heartbeat
08. Shine On Me
09. Elisewin 1997
10. Good Night
11. Air
12. Marilin
13. Gather All Your Flowers

mardi 17 octobre 2017

Edo Notarloberti - Preludio (2009)

Edo Notarloberti Preludio
Edo Notarloberti - Preludio (2009)

Pourquoi écouter ce disque ?

Un an après le remarquable Silent Prayer (2008), le violoniste Edo Notarloberti revient avec Preludio publié sur le label Yellow Moon Factory. Étrangement, le musicien propose peu de titres inédits, il a préféré reprendre ceux de son précédent disque et leur apporter de nouveaux arrangements. Ainsi, au trio violon-piano-violoncelle se substitue une formation plus "rock", sans chanteur ou chanteuse. Si la pianiste Martina Mollo se trouve à nouveau partie prenante dans le projet, le guitariste Fabio Gagliardo, le bassiste Fabio Spadaro et le batteur Antonio Espositio font leur apparition. La musique demeure toujours aussi romantique, mais l'apport de ces nouveaux instruments atténue son aspect néo-classique. Comme nul autre, Edo a le don de donner vie à son violon qui apporte un supplément d'âme à chacune des compositions. Comment résister au tendre Maria And Violin's String, au fougueux Preludio ou à l'impétueux Marianna E La Melancholia

Musiciens

Edo Notarloberti : violon

Marina Mollo : violon
Fabio Gagliardo : guitare
Fabio Spadaro : basse
Antonio Esposito : batterie

Titres

01. The First Was A Death Woman
02. Dark Tango
03. Preludio
04. Rose And Air
05. Marianna E La Melancholia
06. Silent Prayers
07. My Gogol
08. Mon Revè Le 31 Mars
09. Contro Tempo
10. Maria And Violon's String

lundi 16 octobre 2017

Budam - Stories Of Devils, Angels, Lovers And Murderers (2009)

Budam Stories Of Devils, Angels, Lovers And Murderers
Budam - Stories Of Devils, Angels, Lovers And Murderers
(2009)

Pourquoi écouter ce disque ?

Originaire des îles Féroé, petit archipel perdu de l'Atlantique Nord, Búi Dam séduit immédiatement par sa voix profonde, vivante et rocailleuse. S'il se destinait à une carrière de guitariste de jazz, le destin en a décidé autrement. Suite à un accident grave au poignet à 24 ans, il doit renoncer à jouer de son instrument fétiche. Il se lance alors dans une carrière de chanteur où le théâtre a une place omniprésente et crée le personnage conteur de Budam. Son entrée en scène avec Stories Of Devils, Angels, Lovers And Murderers, son premier album, est fracassante. Il y a du Brel en lui tellement il vit chacune de ses chansons. La filiation avec le fameux Murders Ballads de Nick Cave est flagrante. Tout est beau dans ce disque à fleur de peau. Budam chante le cancer comme je l'ai rarement entendu (Da Da Dey Da Day) et nous arrache de nouvelles larmes sur un divin Gabriel's Song où l'on retrouve la toute aussi divine Eivør Pálsdøttir. Cet esprit libre nous ramène à l'essentiel, "today, it's a beautiful day..." (Da Da Fey Da Day).

Musiciens

Budam : chant

Magnus Johannessen : piano
Røgvi á Røgvi : batterie
Mikael Blak : basse
Asa Wraae Olsen : chant
Eivør Pálsdottir : chant
Kim Hansen : chant
Nikolaos Kapnas : alto
Jákup Zachariasen : guitare
Olavur Olsen : cuivres
Tróndur Olsen : cuivres
Dávur Juul Magnussen : cuivres

Titres

01. Snake Charmer
02. Da Da Da Die
03. Clap Hands
04. Balthazar And The Angel
05. The Yoni
06. Do That Thing
07. The Funeral
08. Da Da Dey Da Dey
09. Gabriel's Song

dimanche 15 octobre 2017

Nevada - Pictures In The Fire (2000)

Nevada Pictures In The Fire
Nevada - Pictures In The Fire (2000)

Pourquoi écouter ce disque ?

Quel drôle d'album que ce Pictures In The Fire de Nevada, projet parallèle d'Annie Haslam et Michael Dunford, nos deux piliers de Renaissance. Petit retour en arrière. En 1979, après la sortie d'Azure D'Or, Renaissance subit les départs successifs de John Tout et Terry Sullivan. Annie et Michael décident de mettre entre parenthèse Renaissance et de tenter autre chose. Ils s'associent au claviériste Peter Gosling que l'on retrouvera sur les albums Camera Camera (1981) puis Time-Line (1983). Sous le nom de Nevada, sortiront deux singles : In The Bleak Mid Winter (1980), chant traditionnel de Noël écrit par la poétesse Christina Rossetti et mis en musique par le célèbre compositeur Gustav Holst, suivi l'année suivante par You Know I Like It. Un album entier aurait été bouclé, mais, d'après les révélations de Michael, les bandes auraient été détruites dans une inondation. Le trio retrouve finalement le bassiste John Camp et reprend l'aventure Renaissance là où il l'avait laissée. En 2000, coup de théâtre car sort sur un obscur label ce Pictures In The Fire. Selon toute vraisemblance, au vue de la médiocre qualité des enregistrements, il s'agit là de démos. Aux côtés des deux titres sortis en single et de leurs faces B respectives, on découvre six autres chansons de Nevada ainsi que cinq titres de Renaissance, dont quatre totalement inédits ! Parmi ces curiosités, se distinguent un Fairies flirtant avec le disco qui se retrouvera ensuite sur Camera Camera, Tokyo composé dans l'idée d'une participation éventuelle à l'Eurovision, et un somptueux Lady Of The Sea raffiné comme du Renaissance de la grande époque. Si Pictures In The Fire n'est pas un album indispensable, il faut le voir comme le chaînon manquant entre le Renaissance classique des années 70 et le Renaissance en perdition de la décennie suivante.  

Musiciens

Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitare
Peter Gosling : claviers, chant

Titres

01. Pictures In The Fire
02. You Know I Like It
03. Once In A Lifetime
04. Star Of The Show
05. Fairies
06. Lady Of The Sea
07. Mr. Spaceman
08. Tokyo
09. In The Bleak Mid Winter
10. Motorway Madness

Renaissance bonus tracks
11. Love Is A State Of Mind
12. I Am A Stranger
13. On And On
14. No Beginning No End
15. Mother Russia

vendredi 13 octobre 2017

Eddie Mulder - Horizons (2016)

Eddie Mulder Horizons
Eddie Mulder - Horizons (2016)

Pourquoi écouter ce disque ?

Depuis qu'il a quitté Flamborough Head, Eddie Mulder ne chôme pas. Il s'est investi dans les projets Trion et Leap Day et a publié un premier album instrumental en 2015, Dreamcatcher. Horizons, sorti l'année suivante, s'inscrit dans sa continuité. Eddie nous enivre à nouveau avec ses guitares acoustiques ou électriques. Sa musique bucolique est une véritable ode à la Nature dans toute sa splendeur. Celle-ci est à l'honneur sur la pochette (mer, montagne) mais aussi à l'intérieur du digipack (forêt, ciel étoilé...). Les titres donnés aux pièces musicales ne trompent pas : Butterflies, Beautiful Morning, Eastern Wind, Horizons, Bouquet Of Flowers. Pour ma part, les morceaux que je préfère sont ceux enregistrés dans l'église médiévale de Fransum, petite bourgade du nord des Pays-Bas : Unleashed, Pipe Of Peace, Horizons et Bouquet Of Flowers. L’acoustique y est extraordinaire. Ils sont d'autant plus intéressant qu'Eddie retrouve durant ces courts moments ses anciens compagnons de Flamborough Head : Edo Spanninga au Mellotron et orgue Hammond, ainsi que Margriet Boomsma à la flûte. Si Go For It! est un peu plus enjoué que le reste du disque, tout est relaxation, apaisement mais aussi méditation. Et, en véritable gentleman, Eddie offre pour finir cinq titres bonus interprétés live de son précédent opus.

Musiciens

Eddie Mulder : guitares, basse

Edo Spanninga : claviers
Margriet Boomsma : flûte
Vincent van Dam : violon

Titres

01. Butterflies
02. Day In, Day Out
03. Unleashed
04. Beautiful Morning
05. Nice And Easy
06. Journey To The West
07. Pipe Of Peace
08. Eastern Wind
09. Horizons
10. Go For It!
11. Bouquet Of Flowers
12. On A High Note

Live Bonustracks
13. Tenderly
14. Humble Origin
15. Barren Lands
16. Long Ago
17. Hurry Up!

jeudi 12 octobre 2017

Pinknruby - The Vast Astonishment (2003)

Pinknruby The Vast Astonishment
Pinknruby - The Vast Astonishment (2003)

Pourquoi écouter ce disque ?

Pinknruby est une invitation au pays des rêves. Fondé en 1998, ce duo réunit la chanteuse slovène Mihaela Repina et le multi-instrumentiste anglais Paul Bradbury. Ensemble, ils créent une musique éthérée et acoustique originale. Aux sonorités des Balkans, s'ajoutent les influences de Pentangle, Kate Bush et Cocteau Twins. En 2002, le label français Prikosnovénie les approche et, l'année suivante, sort leur premier album The Vast Astonishment. Les onze titres présentés puisent leur inspiration dans la nature sans cesse célébrée par le groupe, mais aussi dans les méandres de leur imagination. Ils ont signé à eux deux toutes les paroles et musiques à l'exception de l'énigmatique Angel, chant traditionnel slovène. D'ailleurs, Mihaela chante soit dans sa langue natale, soit en anglais, soit dans un langage imaginaire. Ce très joli The Vast Astonishment est à classer à proximité des artistes tels que les Ukrainiens de Fleür du même label, ou des Portugais de Dwelling.

Musiciens

Mihaela Repina : chant
Paul Bradbury : chant, guitare, piano, percussions

Titres

01. Ama
02. Stone
03. Adio Te
04. Vast
05. Morje
06. Return
07. Sanje
08. Celebrate
09. Aya
10. Angel
11. Zacetek

mercredi 11 octobre 2017

Dwelling - Ainda É Notte (2007)

Dwelling Ainda É Notte
Dwelling - Ainda É Notte (2007)

Pourquoi écouter ce disque ?

Vous aimez le folk-jazz de Pentangle ? Vous aimez le fado de Madredeus ? Vous aimerez Dwelling, sextet portugais. Sorti en 2007, après deux longues années de préparation, Ainda É Notte est leur troisième et dernier disque. A l'image de la pochette, tout y est sensualité et raffinement. Depuis Humana (2003), le groupe s'est enrichi d'une deuxième violoniste, Alexandra Bochmann qui vient ainsi renforcer le travail de Sílvia Freitas. Rien de mieux donc que des instruments à cordes pour accompagner la saudade chantée par la ravissante Caterina Raposo à la voix si chaleureuse. Pour mémoire, la saudade est un mot typiquement portugais exprimant une mélancolie empreinte de nostalgie. Que les textes soient en anglais ou en portugais, violons, guitares classiques, guitare portugaise, basse fretless, basses à 4 ou 8 cordes sont là pour les faire vivre de manière authentique. Dwelling n'avait rien à envier aux grands. Son art se suffisait à lui-même. Dommage que l'aventure se soit arrêtée aussi vite.

Musiciens

Catarina Raposo : chant
Sílvia Freitas : violon
Alexandra Bochmann : violon
Moritz Branco : guitare
Nuno Roberto : guitares
Jaime Ferreira : basse

Titres

01. Viglía
02. Acordar
03. Ainda É Notte
04. Sou Eu !
05. Forget Me Not
06. Some Love, Please?
07. Da Minha Ausência
08. Enthralled
09. Fujo De Mi
10. What If...?
11. Opus DCXVI

mardi 10 octobre 2017

Anneke van Giersbergen & Árstíðir - Verloren Verleden (2016)

Anneke van Giersbergen Verloren Verleden
Anneke van Giersbergen & Árstíðir - Verloren Verleden
(2016)

Pourquoi écouter ce disque ?

On ne présente plus la fantastique Anneke van Giersbergen, ancienne chanteuse du combo néerlandais The Gathering. Sa voix est une des plus belles de la scène rock actuelle. En revanche, il n'est pas inutile de préciser qu'Árstíðir est un quatuor folk islandais en activité depuis 2008. L'alliance fusionnelle de ces deux entités a donné naissance à cette petite pépite qu'est Verloren Verleden ("Passé Perdu" si j'en crois Google translation...). Les dix titres de l'album sont des covers de classiques revus et corrigés de manière intimiste, sous forme de musique de chambre. Le chant délicat d'Anneke est enveloppé de douces cordes, guitares et piano. Il s'exprime aussi bien en néerlandais qu'en islandais, anglais, allemand ou français. Cette dernière langue se laisse entendre sur le magnifique Pavane de Gabriel Fauré qui clôture le disque. On aurait espéré l'entendre sur Het Drop, reprise de cette si belle et émouvante chanson qu'est La Montagne de notre Jean Ferrat national, mais Anneke a préféré l'interpréter dans son néerlandais natal. When I'm Laid In Earth de Purcelll, Solveig's Song du Norvégien Edvard Grieg ou encore Þér Ég Unni et Heyr Himna Smiður chantés a cappella sont elles aussi d'excellentes surprises. A classer à côté de son cousin Unprecedented de Marcela Bovio et pas loin du Renaissance d'Annie Haslam ou des Russes d'Iamthemorning. 

Musiciens

Anneke van Giersbergen : chant
Daniel Auðunsson : guitare, chant
Gunnar Már Jakobsson : guitare, chant
Karl James Pestka : violon, alto, chant
Ragnar Ólafsson : piano, chant

Hallgrímur Jónas Jensson : violoncelle
Júlía Mogensen : violoncelle
Unnur Jónsdóttir : violoncelle
Margrét Soffía Einarsdóttir : violon
Sigrún Harðardóttir : violon

Titres

01. Bist Du Bei Mir
02. Solveig's Song (From Peer Gynt)
03. Het Dorp
04. Russian Lullaby
05. Þér Ég Unni
06. Londonderry Air (Danny Boy)
07. A Simple Song (From Mass)
08. When I Am Laid In Earth (From Dido & Aeneas)
09. Heyr Himna Smiður
10. Pavane

lundi 9 octobre 2017

Maddy Prior & The Carnival Band - A Christmas Caper (2012)

Maddy Prior A Christmas Caper
Maddy Prior & The Carnival Band - A Christmas Caper (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Que fait Maddy Prior en dehors de Steeleye Span ou lorsqu'elle ne se consacre pas à sa carrière solo ? Elle chante Noël avec un groupe appelé The Carnival Band. A Christmas Caper retrace les vingt-cinq années de cette collaboration inédite et originale. Les vingt-trois titres présentés figurent parmi les meilleurs de leur répertoire exclusivement consacré aux chants populaires de cette fête hivernale des plus sacrées : I Saw Three Ships, Angels From The Realms Of Glory, Joy To The World, Ding Dong Merrily On High, Bring Us Good Ale, autant de classiques intemporels. Tout commence en 1983 lorsque Andy Watts et Giles Lewin s'associent à d'autres musiciens afin de faire revivre chant et musiques d'antan, du Moyen Âge à la Renaissance. A ce retour aux sources s'ajoute un soucis d'authenticité, d'où l'utilisation d'instruments d'époque tels que la bombarde, le luth, la cornemuse, le violon ou la mandoline. Maddy Prior collabore avec la petite troupe dès l'année suivante, lors d'une émission de la BBC dédiée aux chants traditionnels de Noël. Cette fructueuse association donnera naissance à pas moins de dix albums, tous aussi passionnants les uns que les autres. 

Musiciens

Maddy Prior : chant
Andrew Watts : bombarde, flûtes, cornemuse, clarinette, chant
Giles Lewin : violon, flûtes, bombarde, cornemuse, chant
Andrew "Jub" Davis : contrebasse, chant
Steno Vitale : guitares, cistre, mandoline, chant
Steve Banks : batterie, violon, guitare, chant

Bill Badley : guitares, luth, banjo, mandoline, chant
Charles Fullbrook : percussions, chant
Raph Mizraki : violoncelle,

Louisa Fuller : violon
Benjamin Kaminski : alto
Kath Sharman : violoncelle
John Spiers : mélodéon
Peter Crowdrey : trombone

Titres

01. I Saw Three Ships
02. While Shepherds Watched
03. Angels From The Realms Of Glory
04. God Rest You Merry Gentlemen
05. Monsieur Charpentier's Christmas Swing
06. Joy To The World
07. See Amid The Winter's Snow
08. Poor Little Jesus
09. Blake's Cradle Song
10. The Coventry Carol
11. The Boar's Head
12. Ding Dong Merrily On High
13. The Holy & The Ivy
14. Personent Hodie
15. Cradle Song
16. Bright Evening Star
17. Hark Hark What News
18. Away In A Manger
19. The Carnal & The Crane
20. Bring Us In Good Ale New
21. La Danse Carree
22. The Quiet Way Home
23. Bring Us Good Ale

dimanche 8 octobre 2017

Quidam - Quidam (1996)

Quidam 1996
Quidam - Quidam (1996)

Pourquoi écouter ce disque ?

Quidam est une petite merveille comme le rock progressif en produit souvent, qui nous vient tout droit de Pologne. Fondé en 1990, le groupe prend d'abord le nom de Deep River et se fait connaître par ses reprises de blues et de hard. L'arrivée de nouveaux musiciens, en particulier de la chanteuse Emila Derkowska, l'oriente vers un rock symphonique classieux le conduisant désormais à interpréter ses propres compositions. Leur premier album sort en 1996, il s'intitule sobrement Quidam. Et c'est une sacrée claque. Sanctuarium qui ouvre le disque est un véritable festival de saveurs : chant en polonais aussi profond que mélancolique, guitare hackettienne flamboyante, flûte pastorale, claviers solennels... Les huit titres suivants, d'une durée rarement inférieure à sept minutes, sont tout aussi inspirés. On pense aux vieux classiques que sont Camel, Genesis ou Pink Floyd, mais aussi à Marillion ou Pendragon. Cet album, très riche musicalement, se révèle un peu plus après chaque écoute. En 2006, pour son dixième anniversaire, une édition remasterisée et enrichie d'un deuxième disque est éditée. Je ne saurais trop vous la conseiller. Dernier point, on retrouvera la flûtiste Ewa Smarzyńska sous le nom d'Ewa Albering auprès de Clive Nolan & Oliver Wakeman, Arjen Lucassen ou encore Anneke van Giersbergen

Quidam 2006
Quidam - Quidam 10th anniversary (2006)

Musiciens

Emila Derkowska : chant, violoncelle, flûte
Maciek Meller : guitares
Zbyszek Florek : claviers
Radek Scholl : basse
Rafal Jermakow : batterie, percussions
Ewa Smarzyńska : flûtes

Monika Margielewska : hautbois
Kamila Kamińska : chœurs
Mirek Gil : guitare

Titres

01. Sanktuarium
02. Choćbym...
03. Bajkowy
04. Głęboka Rzeka
05. Nocne Widziadła
06. Niespełnienie
07. Warkocze
08. Bijące Serca
09. Płonę

vendredi 6 octobre 2017

White Willow - Future Hopes (2017)

White Willow Future Hopes
White Willow - Future Hopes (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

Fondé au début des années 90, White Willow est devenu un des groupes phares de la scène progressive norvégienne. Conduit par le multi-instrumentiste et compositeur Jacob Holm-Lupo, cette formation atypique s'est distinguée par l'emploi judicieux de voix féminines. Futures Hopes est sa septième production. Il fait suite au très apprécié Terminal Twilight vieux déjà de sept longues années (2011). C'est dire si cette œuvre a été peaufinée. Jacob a visé la perfection à tous les niveaux. Déjà, les amateurs de Yes reconnaîtront sans peine les magnifiques illustrations de Roger Dean. Le son, d'une pureté incroyable, est le résultat du travail minutieux mené par Bob Katz, une pointure dans le domaine du mastering. Côté musiciens, les amateurs du groupe noteront avec plaisir la présence des fidèles Mattias Olson à la batterie (ex-Änglård et actuel Il Tempio Delle Clessidre) et du claviériste Lars Fredrik Frøislie. A noter également le retour de la bassiste de jazz Ellen Andrea Wang qui a joué auparavant avec Manu Katché et Sting, ainsi que l'arrivé au chant (fantomatique) de Venke Knutson. Connue dans le milieu de la pop, ses cinq albums se sont vendus à plus de 70 000 exemplaires dans son pays. Si les amateurs de rock atmosphériques ressentiront une certaine influence d'Anathema, l'ambition affichée de Jacob est de faire revivre sous une forme moderne le rock progressif des années 70. Ses principales sources d'inspiration ont été le Relayer de Yes, Silent Knight de Saga mais aussi la bande originale de Blade Runner signée Vangelis. On peut dire que le pari est réussi, le morceau fleuve A Scarred View du haut de ses dix-huit minutes en est la confirmation.

Musiciens

Venke Knutson : chant
Jacob Holm-Lupo : guitares, claviers, chœurs
Mattias Olsson : batterie, percussions
Lars Fredrik Frøislie : claviers
Ketil Vestrum Einarsen : flûte, instruments à vent

Ellen Andrea Wang : basse
Hedvig Mollestad : guitare
David Krakauer : clarinette
Ole Øvstedal : guitare
Kjersti Løken : trompette

Titres

01. Future Hopes
02. Silver & Gold
03. In Dim Days
04. Where There Was Sea There Is Abyss
05. A Scarred View
06. Animal Magnetism (bonus track)
07. Damnation Valley (bonus track)

jeudi 5 octobre 2017

Led Zepplelin - IV (1971)

Led Zeppelin 1971
Led Zeppelin - IV (1971)

Pourquoi écouter ce disque ?

Mais oui, pourquoi ? Parce que ce quatrième album est un classique incontournable ? Pour son hit interplanétaire Stairway To Heaven ? A cause de ses liens supposés avec le satanisme ? Ou bien parce qu'il s'agit du seul album de ce groupe mythique où un chanteur extérieur a été invité ? Personnellement, j'opte pour cette dernière proposition, même si les autres sont toutes aussi valables. D'autant plus que ce "chanteur" est une "chanteuse" et qu'il s'agit de la géniale Sandy Denny du Fairport Convention. Cette dernière laisse entendre sa voix sur un The Battle Of Evermore rugueux, en duo avec Robert Plant où guitare acoustique et mandoline se font face. En composant cette chanson s'inspirant du Seigneur des Anneaux de Tolkien, Plant a ressenti la nécessité d'ajouter une seconde voix pour raconter l'histoire, lui jouant le rôle du narrateur et elle celui du crieur public se répondant l'un l'autre. Le choix de Sandy n'est pas un hasard. Qui mieux qu'elle pour interpréter cette chanson aux consonances folk ? En ce début des années 70, elle était la star dans ce domaine et une forte amitié la liait aux membres de Led Zeppelin. Sandy entrera définitivement dans la légende du rock suite à son décès malheureux causé par une mauvaise chute dans un escalier. C'était le 21 avril 1978, elle n'avait que 31 ans.

Musiciens

Robert Plant : chant, harmonica
Jimmy Page : guitares, mandoline
John Paul Jones : basse, claviers
John Bonham : batterie

Sandy Denny : chant

Titres

01. Black Dock
02. Rock And Roll
03. The Battle Of Evermore
04. Stairway To Heaven
05. Misty Mountain Hop
06. Four Sticks
07. Going To California
08. When The Levee Breaks

mercredi 4 octobre 2017

Yvonne Lyon - More Than Mine (2011)

Yvonne Lyon More Than Mine
Yvonne Lyon - More Than Mine (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Album automnal par excellence, More Than Mine est une invitation au cocooning. Yvonne Lyon entraîne, avec ce disque, ses auditeurs à l'introspection à travers ses textes poétiques et sa musique dépouillée. Le piano est au centre des compositions. Quelques cordes (fiddle, violoncelle, guitare acoustique, bouzouki) les transforment en un folk romantique et mélancolique. Yvonne n'oublie pas non plus ses origines écossaises sur le morceau Farewell aux sonorités celtiques où Fiona J. Mackenzie chante en gaélique. Si elle signe seule ses textes (à l'exception de Water's Edge et Hope coécrits avec son mari David Lyon), Ae Fond Kiss qui clôture le disque est une ancienne chanson d'amour remontant au XVIIIe siècle que l'on doit au poète écossais Robert Burns.

Musiciens

Yvonne Lyon : chant, piano

Fiona J. Mackenzie : chant
Graeme Duffin : guitare, programmation
Sandy Jones : programmation
Alastair Savage : fiddle
Pete Harvey : violoncelle
Gareth Davies-Jones : guitare, bouzouki
David Lyon : accordéon, chant

Titres

01. Enjoy Not Endure
02. Steal Away
03. A Difficult Kind
04. Farewell
05. Water's Edge
06. Secrets
07. More Than Mine
08. Hope
09. All Is Well
10. Ae Fond Kiss

mardi 3 octobre 2017

Louisa John-Krol - Ariel (2001)

Louisa John-Krol Ariel
Louisa John-Krol - Ariel (2001)

Pourquoi écouter ce disque ?

Sorti en 2001, Ariel est le troisième album de notre fée australienne préférée. A l'instar de son illustre aînée Kate Bush ou de sa cadette belge Elvya Dulcimer, Louisa nous entraîne à travers ces douze chansons dans son monde fantastique peuplé de fleurs qui parlent, d'oiseaux voleurs d'âmes et de personnages imaginaires ou non. Ainsi, la jeune Alice du Pays des Merveilles (Red Balloon, Alice In The Garden Of Live Flowers) côtoie aussi bien Shakespeare (Ariel) que Poséidon (The Seagiant) ou le chanteur Nick Drake (Salamander). Ariel propose une musique mi-éthérée, mi-folk, mais avant tout originale grâce à l'emploi judicieux d'instruments classiques, électriques et électroniques. Blackbird bénéficie même de l'apport d'un quatuor à cordes. Qu'elle soit imaginaire ou pas, c'est bien la nature que célèbre Louisa tout au long de ce disque ingénieux et émouvant (Nobelius' Garden, l’ode à la forêt Beads Of Rain, l'instrumental pastoral Tale Of A Thorn de son mari Mark Krol).     

Musiciens

Louisa John-Krol : chant, mandoline, guitare acoustique

Brett Taylor : claviers, basse, guitares, percussions
Harry Williamson : claviers, harpe, charango, tiple
Andrew Persi : guitare
Richard Allison : piano
Samantha Taylor : flûte
Caerwen Martin : violoncelle
Lindsay Buckland : percussions

String Quartet

Titres

01. Blackbird
02. Red Balloon
03. Numb The Wren Tear
04. Nobelius' Garden
05. Beads Of Rain
06. The Seagiant
07. Ariel
08. Alice In The Garden Of Live Flowers
09. Tale Of A Thorne
10. Salamander
11. Anemone Falling
12. Sentinel

lundi 2 octobre 2017

Paidarion - Behind The Curtains (2011)

Paidarion Behind The Curtains
Paidarion - Behind The Curtains (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Behind The Curtains est la deuxième livraison du groupe finlandais Paidarion après Hauras Silta sorti en 2009. Que de progrès accomplis en si peu de temps ! Cet album est une petite pépite à l'image de sa pochette énigmatique. Formé autour du noyau Kimmo Pörsti (batterie, percussions) et Jan-Olof Strandberg (basse), on retrouve du précédent opus l'excellent guitariste Jaan Jaanson. Une nouvelle chanteuse fait son apparition, Elina Hautakoski, ainsi que le saxophoniste Risto Salmi et le claviériste Kimmo Tapanainen. Ainsi constitué, l'ambition affichée du groupe est de se produire sur scène afin de jouer sa musique sophistiquée, savant mélange de jazz fusion, rock progressif et folk. Sur les dix titres, quatre sont des instrumentaux d'où s'échappent d'ambitieux soli de basse, guitares ou saxophone. Les parties chantées évoquent les ambiances cabarets d'antan, le chant d'Elina n'étant pas sans évoquer une certaine Liza Minnelli. Ce disque m'a conquis, tout y est volupté. Je ne saurais trop vous le recommander.

Musiciens

Elina Hautakoski : chant
Jaan Jaanson : guitares, claviers
Kimmo Tapanainen : claviers
Jan-Olof Strandberg : basse
Kimmo Pörsti : batterie, percussions
Risto Salmi : saxophone

Olli Jaakkola : flûte
Michael Manring : basse
Rob Price : chant
Steve Unruh : violon

Titres

01. Behind The Curtains (A Song For Michael)
02. A Small Wish
03. Trapeze
04. A Springtime Meadow
05. A Vertical Rope
06. A Leap Into The Unknown
07. A Rose In The Sun
08. Paidarion
09. The Magician's Departure
10. The Final Show

dimanche 1 octobre 2017

Iona - Edge Of The World Live In Europe (2013)

Iona Edge Of The World
Iona - Edge Of The World Live In Europe (2013)

Pourquoi écouter ce disque ?

Iona c'est fini. Edge Of The World - Live In Europe vient clôturer une riche carrière longue de vingt-cinq ans environ. Ce double album live d'une durée de 2h20 a été enregistré lors du Another Realm Tour de 2012 au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Et, disons-le de suite, les cinq musiciens sont au sommet de leur forme. Joanne Hogg avec son chant profond donne vie comme jamais à chacune des chansons (The Ancient Wells en particulier). Son acolyte Dave Bainbridge ne cesse de surprendre par sa technicité et son jeu limpide, tant aux claviers qu'à la guitare. Le petit nouveau Matin Nolan apporte cette touche celtique et traditionnelle si particulière à Iona. La rythmique, Frank van Essen (le violoniste batteur, ou l'inverse) et Phil Barker (le bassiste gaucher), est une nouvelle fois impeccable. Si la setlist fait la part belle au dernier album en date (Another Realm) qui prend sur scène une nouvelle dimension (White Horse puissant, An Atmosphere Of Miracles divin), tous les albums sont représentés par au moins deux titres, à l'exception de The Circling Hour étrangement absent. Les éternels classiques sont bien interprétés (Irish Day, Today, Chi-Rho) aux côtés de surprises revisitées bienvenues (Luke - The Calf, Flight Of The Wild Goose, Columcille). En résumé, ces deux disques sont un condensé de beauté à l'état pur où tout n'est qu'émotion. 

Musiciens

Joanne Hogg : chant, claviers, guitare acoustique, percussions
Dave Bainbridge : guitares, claviers, bouzouki, percussions
Phil Barker : basse, contrebasse électrique, darbouka
Frank van Essen : batterie, percussions, violon chœurs
Martin Nolan : uilleann pipes, whistles

Titres

1.01. Irish Day
1.02. Today
1.03. Another Realm
1.04. Jigs
1.05. Edge Of The World
1.06. White Horse
1.07. Luke - The Calf
1.08. Let The Waters Flow
1.09. The Ancient Wells
2.01. Chi-Rho
2.02. Flight Of The Wild Goose
2.03 And The Angels Dance
2.04. Ruach
2.05. Divine Presence
2.06. Let Your Glory Fall
2.07. An Atmosphere Of Miracles Part 3
2.08. Castlerigg / Reels
2.09. Bi-Se I Mo Shuil Part 2
2.10. Columcille

samedi 30 septembre 2017

Dwelling - Humana (2003)

Dwelling Humana
Dwelling - Humana (2003)

Pourquoi écouter ce disque ?

Avec Humana, les Portugais de Dwelling poursuivent dans la même voie esquissée par Moments, sorti deux ans auparavant. Album de cordes (guitares, basse, violon) et de voix (celle si profonde de Catarina Raposo), la musique trouve sa source dans le fado portugais auquel sont ajoutés des éléments jazz et néo-classiques. La thématique abordée est celle d'une dystopie décrivant de manière métaphorique la croissance et le déclin d'une civilisation hypothétique. Une lecture parallèle peut en être faite et l'interpréter comme un concept sur la vie, de la naissance à la mort, traversée de joie et de peine. Le groupe a signé lui-même les paroles en anglais et en portugais, à l'exception de The Wheel dont le texte est du célèbre poète britannique William Butler Yeats. Héritiers directs de Madredeus et de Pentangle, Dwelling offre avec cet Humana un très beau moment d'émotions pures. 

Musiciens

Catarina Raposo : chant
Silvia Freitas : violon
Jaime Ferreira : basse
Nicholas Ratcliffe : guitare acoustique
Nuno Roberto : guitare acoustique

Titres

01. Silêncio Intemporel
02. Tecelões Da Nova Realidade
03. The Wheel
04. Lingering Stupor
05. Chasing The Rainbow's End
06. Remember Virtue
07. O Cinzel Do Tempo
08. As The Storm Chants
09. The Reality That Remains

vendredi 29 septembre 2017

David Gilmour - Live At Pompeii (2017)

David Gilmour Live At Pompeii
David Gilmour - Live At Pompeii (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

David Gilmour est un Dieu vivant, Pompeii son temple le temps d'une soirée exceptionnelle, et son public, ses fidèles. Sur scène, pas douze mais neuf apôtres l'entourent. Les amis de longue date Guy Pratt (beau-fils du regretté Rick Wright) et Steve DiStanislao (aux côté de David depuis la tournée On An Island) sont bien présents. Chester Kamen, ancien proche du judas Roger Waters est à la guitare. Les claviers célestes sont tenus par Chuck Leavell (The Allman Brothers Band, The Rolling Stones) et Greg Phillinganes (Toto, Michael Jackson, Paul McCartney). En provenance du Brésil, nous avons au saxophone João Mello et aux chœurs trois anges : Bryan Chambers, Louise Clare Marshall, Lucita Jules. Comme depuis A Momentary Lapse Of Reason, la cérémonie débute par l'instrumental d'ouverture du dernier album en date, ici 5 AM. Puis c'est parti pour plus de 2h20 de concert durant lesquels le commun des mortels rit, pleure, s'émerveille. Le spectacle est judicieusement équilibré entre les trois grandes périodes de la carrière du Maître de Cérémonie. Neuf titres joués datent de l'ère du Pink Floyd de la grande époque, dont un The Great Gig In The Sky au goût de paradis, quatre proviennent du Pink Floyd époque Gilmour, et huit autres de ses deux derniers albums solos (divin In Any Tongue). La messe est dite (en mode blues...).

Musiciens

David Gilmour : chant, guitares

Gut Pratt : basse, contrebasse, chant
Steve DiStanislao : batterie, chant
Chester Kamen : guitare, chant
Chuck Leavell : claviers, chant
Greg Phillinganes : claviers, chant
João Mello : saxophone, guitare
Bryan Chambers : chant
Louise Clare Marshall : chant
Lucita Jules : chant

Titres

1.01 5 A.M.
1.02. Rattle Than Lock
1.03. Faces Of Stone
1.04. What Do You Want From Me
1.05. The Blue
1.06. The Great Gig In The Sky
1.07. A Boat Lies Waiting
1.08. Wish You Were Here
1.09. Money
1.10. In Any Tongue
1.11. High Hopes
1.12. One Of These Days
2.01. Shine On Your Crazy Diamond (Part 1-5)
2.02. Fat Old Sun
2.03. Coming Back To Life
2.04. On An Island
2.05. Today
2.06. Sorrow
2.07. Run Like Hell
2.08. Time / Breathe (In The Air)
2.09. Comfortably Num

jeudi 28 septembre 2017

Mary Black - Stories From The Steeples (2011)

Mary Black Stories From The Steeples
Mary Black - Stories From The Steeples (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Stories From The Steeples est le douzième album de cette grande figure incontournable de la scène folk irlandaise, Mary Black. Née à Dublin en 1955 d'une famille de musiciens, elle a commencé à chanter des chansons folkloriques traditionnelles dès ses huit ans et ne s'est jamais arrêtée depuis. Cet album se veut une collection de chansons folk modernes, de douces ballades celtiques et de quelques passages aux airs country hérités des déplacements de la chanteuse en Australie (l'excellent Mountains To The Sea notamment). Ces histoires de clocher se placent sous l'égide de l'amitié et de la famille. Imelda May, sa compatriote de vingt ans sa cadette, apparaît sur le déjà cité Mountains To The Sea, tandis que Finbar Furey de The Fureys chante en duo sur le tendre Walking With My Love et l'Américaine Janis Ian lui donne la réplique sur Lighthouse Light. Danny, son fils, lui a composé trois chansons qui figurent parmi les meilleures du disque : Faith In Fate, le bouleversant Wizard Of Oz et The Night Is On Your Side sur lequel on peut entendre tous ses enfants : Danny à la guitare acoustique, Conor à la basse et sa fille RoisÍn aux chœurs. Une dernière mention aux très belles illustrations originales (pochette et livret intérieur) que l'on doit à l'artiste mi-irlandaise, mi-canadienne Deirdre Keohane.

Musiciens

Mary Black : chant, percussions, harmonica

Imelda May : chant
Finbar Fury : chant, banjo
Janis Ian : chant, guitare
Bill Shanley : guitares, basse, claviers, ukulele, mandoline, chœurs
Danny O'Reilly : guitare
Pat Crowley : claviers, accordéon, chœurs
Andrew Holdsworth : claviers
Nick Scott : contrebasse, chœurs
Conor O'Reilly : basse, chœurs
Matt McGranahan : violon
Richard George : violon
Sophie Ryan : violon
Tony Woollard : violoncelle
Ritchie Buckley : saxophone
Martin Ditcham : batterie, percussions
Liam Bradley : batterie, chœurs
The Henry Girls : chœurs
RoisÍn O : chœurs

Titres

01. Marguerite And The Gambler
02. The Night Was Dark And Deep
03. Mountains To The Sea
04. Faith In Fate
05. Steady Breathing
06. Walking With My Love
07. All The Fine Young Men
08. The Night Is On Your Side
09. Lighthouse Light
10. Wizard Of Oz
11. One True Place
12. Fifi The Flea

mercredi 27 septembre 2017

Hayley Griffiths - Celtic Rose (2011)

Hayley Griffiths Celtic Rose
Hayley Griffiths - Celtic Rose (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Celtic Rose est le deuxième album en solo de celle qui deviendra la chanteuse du Karnataka de Ian Jones. D'ailleurs, ce dernier est discrètement cité dans les remerciements. Suite attendue de Silver Screen, Celtic Rose se différencie de son prédécesseur en ne présentant que des reprises de chansons d'amour irlandaises. Une exception toutefois, la magnifique ballade Wild Mountainside qui, elle, trouve sa source en Écosse. La jeune chanteuse anglaise rend à travers ce disque non seulement un hommage à l'île verte, mais aussi à ses chanteuses de talents. Ainsi, on pense à Eimear Quinn, grande gagnante du concours de l'Eurovision en 1996 avec The Voice, mais aussi à Enya dont Hayley reprend le fameux May Be It extrait de la bande originale du Seigneur Des Anneaux, ou encore à Mary Black avec l'interprétation du Song For Ireland qu'elle a popularisé dans les années 80. Sa version touchante de Lagan Love, célèbre chanson traditionnelle reprise en son temps par Pentangle, Kate Bush ou encore Sinéad O'Connor, séduira tellement Ian Jones qu'il l’inclura dans les futurs sets de Karnataka comme en témoigne New Light - Live In Concert.

Musiciens

Hayley Griffiths : chant

Conal Early : claviers, guitares, basse, percussions
Brian Garvin : fiddle, bodhran
Connor Smith : flûtes
Seána Davey : harpe
Garry O'Meara : chœurs, mandoline, banjo

Titres

01. Isle Of Hope, Isle Of Tears
02. Wild Mountainside
03. Galway Bay
04. Danny Boy
05. No Frontiers
06. You Raise Me Up
07. Carrickfergus
08. May It Be
09. I Know My Love
10. Bright Blue Rose
11. Lagan Love
12. Song For Ireland

mardi 26 septembre 2017

Marianne Faithfull - A Secret Life (1995)

Marianne Faithfull A Secret Sky
Marianne Faithfull - A Secret Sky (1995)

Pourquoi écouter ce disque ?

J'aurais aimé que la chronique de Nicolas Gautherot parue dans le n°11 de la revue Rockstyle à l'été 1995 soit mienne. Suite à sa lecture, j'avais acheté ce disque. Et jamais, ô grand jamais, je n'en demanderai le remboursement. Extraits :
"Et si j'offrais de rembourser cet album à tout acheteur osant m'affirmer qu'il a été déçu ? Ça me coûterait sans doute assez cher parce que je n'ai aucune confiance dans la sincérité humaine dès qu'il est question d'argent. [...] Artisan de cette extraordinaire réussite, le ténébreux Angelo Badalamenti, dont on avait déjà pu apprécier le talent avec la bande originale de Twin Peaks [...]. Quand une légende du rock'n'roll rencontre un metteur en son d'exception, ils engendrent un surdoué. Hors du commun, cet album l'est certainement par le caractère unique de sa musique, personnelle mais fédératrice, inquiète mais porteuse d'espoir, fragile comme un murmure mais puissante comme une promesse, sensuelle comme une étreinte et déchirante comme une rupture. Pygmalion accompli, Badalamenti joue parfaitement de toutes les facettes de Marianne, qui en ressort touchée par la grâce, épuisée par la souffrance, grandie. [...] Les textes de Marianne vous bouleverseront. Les emprunts à la Divine Comédie de Dante Alighieri ou à La Tempête de Shakespeare me ravissent. D'ores et déjà un album clé de 1995."

Musiciens

Marianne Faithfull : chant

Angelo Badalamenti : claviers
Kinny Landrum : claviers
Vinnie Bell : guitares, mandoline
Carmine d'Amico : guitares
Mark Egan : basse
Rob Devito : basse
Rufus Reid : basse
Sam Merendino : batterie, percussions
Gordon Gottlieb : batterie, percussions

Instruments à vent : clarinettes, flûtes, hautbois, cors
Instruments à cordes : violons, altos, violoncelles

Titres

01. Prologue
02. Sleep
03. Love In The Afternoon
04. Flaming September
05. She
06. Bored By Dreams
07. Losings
08. The,Wedding
09. The Stars Line Up
10. Epilogue

lundi 25 septembre 2017

Marcela Bovio - Unprecedented (2016)

Marcela Bovio Unprecedented
Marcela Bovio - Unprecedented (2016)

Pourquoi écouter ce disque ?

Pendant onze ans, Marcela Bovio a été la chanteuse de Stream Of Passion, groupe de metal symphonique. L'aventure s'est terminée en 2016, temps pour elle d'ouvrir une nouvelle page à sa carrière. Après Found!, premier single alléchant, elle publie un Unprecedented des plus surprenants. Alors qu'elle était attendu dans un univers rock, elle n'est accompagnée pour ce premier album en solo que d'un quartet à cordes ! Les dix compositions originales, dépouillées à l'extrême, oscillent ainsi entre musique de chambre (Found!) et opéra (Stars). La voix de Marcela n'avait jamais été mise autant en valeur, et c'est, il faut bien l'avouer, du diamant à l'état brut. Elle s'autorise même à chanter dans sa langue natale (Hay Amores, Dime, Alicia), elle qui, rappelons-le, est née au Mexique. Trois titres touchent au sublime : Hay AmoresStars et The One.

Musiciens

Marcela Bovio : chant

The Dudok Quarter
Judith van Driel : violon
Marleen Wester : violon
Lotte de Vries : alto
David Faber : violoncelle

Titres

01. Hay Amores
02. The Treasure Hunter
03. Found!
04. Dime
05. The Cartographers
06. Powerless
07. Alicia
08. Saboteurs
09. Stars
10. The One


dimanche 24 septembre 2017

Mandalaband - AD Sangreal (2011)

Mandalaband AD Sangreal
Mandalaband - AD Sangreal (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Suite attendue de BC Ancestors, AD Sangreal retrace l'histoire du Saint Graal, de l'Empire romain au Moyen Âge, selon la version espagnole de cette légende. Et qui mieux que l'archéologue de renom David Rohl pour nous la conter, accompagné des musiciens de Mandalaband ? Pour mémoire, cette formation de rock progressif s'est fait connaître dans les années 70. Réactivée au début des années 2000, elle rassemble à la fois des membres historiques tels que David lui-même, Ashley Mulford ou Kim Turner, que des nouveaux arrivants parmi lesquels Marc Atkinson (Galadriel, Nine Stones Close, Riversea), Troy Donockley (Iona, Nightwish) ou José Manuel Medina. Afin de servir au mieux son propos, Mandalaband joue une musique symphonique des plus majestueuses. Aux orchestrations grandioses s'ajoutent des chœurs flamboyants, faisant d'AD Sangreal un album riche en couleurs.

Musiciens

David Rohl : chant, claviers
José Manuel Medina : claviers, guitares, chœurs
Marc Atkinson : chant, guitare acoustique
Dave Durant : chant
Ashley Mulford : guitares, basse, chant
Sergio Garcia : guitare acoustique
Troy Donockley : uilleann pipes, flûtes irlandaises, guitares, bouzouki
Woolly Wolstenholme : claviers, chœurs
David Clements : basse
Craig Fletcher : basse, chœurs
Morten Vestergaad : basse
Pablo Lato : basse
Kim Turner : batterie
Barbara Macanas : chœurs
Briony Macanas : chœurs
Alison Carter : chœurs
Lynda Howard : chœurs

Titres

01. A Bloodline Born
02. Magdalena
03. Palatium Britannicum
04. England's Heart And Soul
05. Sancto Laurent
06. Flight To Osca
07. Visigoths
08. Saracens
09. Al-Andalus
10. Unholy Orders
11. The Kingdom Of Aragon
12. Holy Orders
13. Le Perche Val
14. Anfortas Rex
15. Galadriel


samedi 23 septembre 2017

The Pentangle - The Pentangle (1968)

Pentangle 1968
The Pentangle - The Pentangle (1968)

Pourquoi écouter ce disque ?

Du folk, du rock, du jazz, du blues... Pentangle c'est un peu de tout ça à la fois. Cette nouvelle formation britannique a vu le jour en 1967. Elle réunit les guitaristes John Renbourn et Bert Jansch, deux sommités naissantes de la scène folk britannique, la chanteuse Jacqui McShee, habituée des clubs folk londoniens, et deux anciens membres du groupe d'Alexis Korner, le contrebassiste Danny Thompson et Tery Cox. Avec Fairport Convention, puis, plus tard Steeleye Span et Trees, Pentangle donne naissance à un nouveau courant musical connu sous le nom de folk électrique. Ce mouvement a la particularité d'associer aux chansons traditionnelles britanniques des instruments contemporains, leur donnant ainsi ainsi une couleur plus moderne. Entièrement acoustique, The Pentangle revisite et réinvente deux de ces classiques, la chanson d'ouverture Let No Man Steal Your Thyme ainsi que la ballade dramatique Bruton Town. Toutes deux deviendront des incontournables de leur répertoire. Elles figureront d'ailleurs sur l'album Finale paru en 2016 reprenant des passages de leur tournée d'adieu (et de retrouvailles) de 2008.

Musiciens

Jacqui McShee : chant
Bert Jansch : guitare, chant
John Renbourn : guitare, chant
Danny Thompson : contrebasse
Terry Cox : batterie, chant

Titres

01. Let No Man Steal Tour Thyme
02. Bells
03. Hear My Call
04. Pentangling
05. Mirage
06. Way Behind The Sun
07. Bruton Town
08. Waltz

vendredi 22 septembre 2017

The Aeon - Songs Of The Great Beast (2017)

The Aeon Songs Of The Great Beast
The Aeon - Songs Of The Great Beast (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

The Aeon est un jeune groupe finlandais au paganisme assumé. Fondé en 2015, sa musique évoque à la fois Daemonia Nymphe côté sud de l'Europe, et Gjallarhorn côté nord. Songs Of The Great Beast, son premier album, propose une musique hypnotique, essentiellement acoustique, utilisant à bon escient toute une gamme d'instruments traditionnels en provenance du monde entier (baglama grec, flûte irlandaise, didgeridoo australien, guimbarde connue aussi sous le nom de harpe juive...). 
Dans le tarot de Toth d'Aleister Crowley, The Aeon, l'éon en français, correspond à la carte du Jugement dernier. Les textes étranges d'inspiration ésotérique et païenne de cet occultiste du siècle dernier ont été mis en musique ici de manière plutôt admirable. Précisons la qualité du chant d'Anna-Kaisa Kettunen qui n'est pas sans évoquer celui d'Anneke van Giersbergen. Parfaite dans son rôle de grande prêtresse, elle retranscrit comme il se doit l'univers troublant de celui qui a été admiré par des artistes aussi renommés que David Bowie, Jimmy Page, Bruce Dickinson ou Marilyn Manson. 

Musiciens

Anna-Kaisa Kettunen : chant
Aimo Huikka : mandoline, baglama, guimbarde, chœurs
Antti Saarilampi : basse, claviers, flûtes, chœurs
Jesse Heikkinen : guitare, trompette, chœurs
Lauri Sallamo : batterie, percussions, chœurs
Mau Järvinen : violon, glockenspiel, chœurs
Teijo Klemettilä : accordéon, violoncelle, chœurs

Panu Ahtinen : chœurs
Ravi Thapa : chœurs
Samppa Saarinen : cornemuse, flûte irlandaise
Tapani Lakkala : didgeridoo

Titres

01. Hymnn To Pan
02. Hymn To Satan
03. The Bornless One (pour voir la vidéo, cliquer ici)
04. Hymn To Lucifer
05. Opium Delirium
06. Longs Odd
07. Liber Tzaddi

jeudi 21 septembre 2017

Eivør Pálsdóttir & Danish Radio Big Band - Trøllabundin (2005)

Eivor Trollabundin
Eivør Pálsdóttir & Danish Radio Big Band - Trøllabundin
(2005)

Pourquoi écouter ce disque ?

Trøllabundin est un album à part dans la discographie de la chanteuse féroïenne Eivør Pálsdóttir. Il célèbre les quarante années d’existence du Big Band de la Radio danoise fondé en 1964 à Copenhague. Pour l'occasion, certains titres des albums Krákan (2003) et Eivør (2004) de la jeune artiste, essentiellement d'essence folk, ont été revisités et adaptés en mode Big Band. Trois inédits sont également interprétés : Endurfødd aux vocalises qui touchent au sublime, Jeg Vil Mig Herren Love dont les paroles signées d'un pasteur danois du XVIe siècle ont été mises en musique sur un air traditionnel féroïen, et Fågeln doté d'une grande sensibilité. Enfin, quel bonheur de redécouvrir ses grands classiques Nú Brennur Tú Í MæerMín Móðir et Trøllabundin dans des versions jazz surprenantes.

Musiciens

Eivør Pálsdóttir : chant, percussions
Danish Radio Big Band

Titres

01. Nú Brennur Tú Í Mæer
02. Røsufarið
03. Om Jag Vágar
04. Prelude To Endurfødd
05. Endurfødd
06. Mín Móðir
07. Iær Meg Guð At Liva
08. Jeg Vil Mig Herren Love
09. Prelude To Trøllabundin
10. Trøllabundin
11. Prelude To Fågeln
12. Fågeln
13. Må Solen Alltid Skina

mardi 19 septembre 2017

Magenta - Chameleon (2011)

Magenta Chameleon
Magenta - Chameleon (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Chameleon est le cinquième album de Magenta. Il fait suite au grandiose Metamorphosis à l'atmosphère étouffante paru trois ans auparavant. Plus lumineux et moins morose, Chameleon a la particularité d'avoir ses paroles écrites par la chanteuse Christina. Jusque là, elle était l'auteure de quelques singles (Broken, I'm Alive), tandis que Steve Reed, le frère du leader Rob Reed, se chargeait des albums. Ce changement intervient après la parution de son premier album solo Broken Lives & Bleeding Hearts (2010) qui lui a donné une plus grande confiance en elle. Ainsi, Chameleon est davantage à rapprocher de The Singles que des autres albums du groupe. Il n'empêche, ce disque est habité de beaux moments de grâce tels que Turn The Tide, Raw sur lequel on retrouve l'ancien guitariste Martin Rosser (C-Sides) ou Red. A noter la très belle pochette sur laquelle on découvre une Christina au corps recouvert de peinture. On doit cette magnifique photo à l'artiste Dave Daggers.

Musiciens

Christina Booth : chant
Chris Fry : guitares
Rob Reed : claviers, basse, guitares

Kieran Bailey : batterie, percussions
Martin Rosser : guitares

Titres

01. Glitterball
02. Guernica
03. Breathe
04. Turn The Tide
05. Book Of Dreams
06. Reflections
07. Raw
08. The Beginnning Of The End
09. Red

jeudi 31 août 2017

We Stood Like Kings - USA 1982 (2017)

We Stood Like Kings USA 1982
We Stood Like Kings - USA 1982
(2017)
Projet purement instrumental, We Stood Like Kings nous vient de Belgique. Ce quatuor s'est formé en 2011 autour de Judith Hoorens (piano), Philip Bolten (guitare), Colin Delloye (basse) et Mathieu Waterkeyn (batterie). Basés à Bruxelles, les quatre musiciens proposent une musique audacieuse, dense et puissante. 

Avec USA 1982, We Stood Like Kings met un terme à sa trilogie consacrée à la décadence des empires initiée en 2014 avec Berlin 1927, suivie, l'année suivante, de USSR 1926. L'originalité de cette formation hors du commun est de proposer une nouvelle bande-son à des films cultes du siècle dernier. Ainsi, la musique de Berlin 1927 a été construite à partir du film muet Berlin, Symphonie D'Une Grande Ville de Walther Ruttmann où était mise en image la vie d'une grande métropole, du lever du soleil à son crépuscule. La Sixième Partie Du Monde du cinéaste d'avant-garde Dziga Vertov a servi de source d'inspiration à USSR 1926. Ce film muet de la première moitié du XXe siècle se voulait un documentaire pédagogique sur les différents peuples composant l'Union soviétique. 

Pour USA 1982, le pari était bien plus risqué puisque le film sélectionné se trouve être Koyaanisqatsi, fable à visée écologique produite en son temps par Francis Ford Coppola et mise alors en musique par Philip Glass. Pas facile donc de faire oublier le travail effectué par ce pionnier de la musique minimaliste. Et pourtant, les quatre de We Stood Like Kings s'en sortent haut la main en faisant table rase du passé et en imposant leur propre style. 

A l'écoute du disque, plusieurs références viennent à l'esprit comme, par exemple, Pink Floyd pour l'aspect aventureux, The Cure de Carnage Visors ou le Will Sergeant (Echo & The Bunnymen) de Themes For Grind pour le côté expérimental et cinématique, contemporains à la parution du film. Plus proche de nous, on retrouve quelques éléments musicaux disparates propres aux Espagnols de Kotebel, aux Grecs de Ciccada, aux Italiens d'Ashram, aux Russes d'Iamthemorning et aux Français de Collection D'Arnell-Andréa. Le piano, pièce centrale de cette musique mêlant néo-classicisme et symphonisme, renvoie au maître du genre, le génial William Sheller. Imaginez un instant ce dernier accompagné des musiciens de The Cure (époque Pornography) et vous aurez une idée assez précise de la musique jouée par We Stood Like Kings.

Si, dans les prochains mois, vous vous trouvez en Belgique, Allemagne, Autriche, Danemark, Suisse, Luxembourg, Liechtenstein, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie ou Slovénie, surveillez bien si We Stood Like Kings ne passent pas près de chez vous. Si c'est le cas, courrez les voir en concert. Vous vivrez alors une expérience unique. Comme à l'époque des films muets, les musiciens interprètent en direct leur musique durant la diffusion du film, en l’occurrence Kovaanisqatsi, petit chef d'œuvre méconnu dont le titre signifie "vie déséquilibrée" en langue hopi, tribu amérindienne d'Amérique du Nord. Pour la France, il faudra patienter encore un peu...


Musiciens


Judith Hoorens : piano
Philip Bolten : guitare
Colin Delloye : basse
Mathieu Waterkeyn : batterie

Titres


01. Holy Ghosts
02. Four Corners
03. Nuages
04. Heat Hazes
05. 33 Eleven
06. Gran Illusion
07. Night Owl
08. Machines
09. Eldoradosis
10. I Like That
11. Atlas Centaur

mercredi 30 août 2017

Renaissance - Tour 2011 (2011)

Renaissance Tour 2011 Live in concert Turn of the cards Scheherazade
Renaissance - Tour 2011
(2011)
Incroyable ! Ils l'ont fait ! Le 23 septembre 2011, au théâtre Keswick de Glenside (Pennsylvanie - USA), Renaissance joue l'intégralité de ses deux albums cultes Turn Of The Cards (1974) et Scheherazade And Other Stories (1975), soit près de quarante ans après leur sortie.

Certes, le Renaissance des années 2010 n'a plus grand chose à voir avec la formation mythique des années 70. Sont encore présents Annie Haslam et sa voix d'or inaltérable ainsi que le guitariste Michael Dunford. Le batteur Frank Pagano qui a joué avec Bruce Springsteen, Blondie et Bette Midler a pris la place de Terence Sullivan parti en 2002. La basse, toujours majestueuse au sein de Renaissance, est tenue depuis 2001 par David J. Keyes. Quant aux claviéristes, ils sont au nombre de deux. Rave Tesar, vieux compagnon de route d'Annie, au piano, et Jason Hart, le dernier arrivé, s'occupe des parties orchestrales. 

C'est donc cette formation qui a interprétée avec brio les désormais classiques Mother Russia, vibrant hommage aux victimes du goulag, Black Flame ou bien Ocean Gypsy, et le splendide Song Of Scheherazade s'étendant sur vingt-cinq minutes enivrantes. Quel bonheur également de (re)découvrir cette pépite qu'est Cold Is Being interprétée à l'orgue et rarement joué sur scène. Annie y est fantastique, et propose là un véritable moment de grâce. Il est encore question de mysticisme sur le tout dernier titre The Mystic And The Muse. Composée en 2010 par le duo Haslam/Dunford, cette nouvelle pièce, du haut de ses huit minutes, s'intègre parfaitement à l'ensemble. Elle démontre à qui en douterait encore que Renaissance n'a en rien perdu son âme et que le groupe demeure toujours aussi créatif et inventif après toutes ces années.  

Depuis son entrée en scène en 1971, Annie Haslam est devenue la voix incontournable de Renaissance. Véritable diva, force est de constater qu'après toutes ces années, ses envolées lyriques, à peine marquées par les années, demeurent toujours aussi extraordinaires et fascinantes. La grande classe...


Musiciens


Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitares, chant
Rave Tesar : claviers
Jason Hart : claviers, chant
David J. Keyes : basse, chant
Frank Pagano : batterie, percussions, chant

Titres


1.01. Running Hard
1.02. I Think Of You
1.03. Things I Don't Understand
1.04. Black Flame
1.05. Cold Is Being
1.06. Mother Russia

2.01. Trip To The Fair
2.02. Vultures Fly High
2.03. Ocean Gypsy
2.04. Song Of Scheherazade
2.05. The Mystic And The Muse