dimanche 31 décembre 2017

Lana Lane - Winter Sessions (2003)

Lana Lane Winter Sessions
Lana Lane - Winter Sessions (2003)

Pourquoi écouter ce disque ?

Lana Lane est une chanteuse nord-américaine, mariée au claviériste Erik Norlander du Rocket Scientists. Au début du millénaire, tous deux ont gravité dans la galaxie Ayreon avant qu'une brouille avec Arjen Lucassen ne les en éloigne. Après une dizaine d'albums solo, Lana propose en 2003 un Winter Sessions conçu autour de la thématique de l'hiver, symbole de fin mais aussi de renouveau. Produit par Erik, celui-ci déploie toute une gamme de claviers (piano, orgue Hammond, Mellotron, Moog, synthétiseurs...) valorisés par le chant impeccable de Lana. Compositions originales et reprises se côtoient. Parmi ces dernières, citons I'll Be Seeing You et Ill Wind (You're Blowin' Me No Good), deux standards classiques de jazz, ainsi que les fabuleux A Whiter Shade Of Pale de Procol Harum, et California Dreamin' de The Mamas & The Papas qui méritent à eux seuls l'écoute de ce disque. Les autres titres se partagent entre magnifique ballades hivernales (What A World, Spirit Of The Gypsy, Winter Song) et morceaux aux couleurs plus rock (December Moon, Carry Me Home). 

Musiciens

Lana Lane : chant

Erik Norlander : claviers, basse, guitares, chœurs
Mark McCrite : guitares, chœurs
Neil Citron : guitares
Peer Verschuren : guitares
Don Schiff : basse
Gregg Bissonnette : batterie, percussions
David Schiff : flûte, hautbois, saxophone

Titres

01. What A World
02. Spirit Of The Gypsy
03. A Whiter Shade Of Pale
04. December Moon
05. I'll Be Seeing You
06. Carnivale (Let It Rain)
07. Carry Me Home
08. Ill Wind (You're Blowin' Me No Good)
09. California Dreamin'
10. Winter Song
11. Terminus Pro Tempore

samedi 30 décembre 2017

Quidam - Sny Aniołów / Angel's Dreams (1998)

Quidam Angel's Dreams
Quidam - Sny Aniołów / Angel's Dreams (1998)

Pourquoi écouter ce disque ?

A sa sortie, ce deuxième album du combo polonais de rock progressif Quidam a suscité une certaine déception. Moins magique que son prédécesseur, Angel's Dream, ou Sny Aniłów, son titre original, offre toutefois de très beaux paysages musicaux, plutôt orientés dans une direction pop-folk bucolique. Ces doux moments laissent penser aux premiers Karnataka ou Mostly Autumn, voire Iona (notamment la flûte celtique de Awakening (Dawn Of Hope)). Jouée par Jacek Zasada, remplaçant d'Ewa Smarzyńska. Cet instrument occupe une place centrale dans les nouvelles compositions, aux côtés du magnifique jeu de guitare de Maciek Meller, apprenti d'Andy Latimer de Camel. Mais l'âme du groupe n'en demeure pas moins la très sensuelle chanteuse Emila Derkowska qui fait chavirer les cœurs, que ce soit sur un Angels Of Mine rêveur, le détonnant Cheerful ou encore l'épique Behind My Eyes. Lors de sa parution en 1998, deux versions étaient proposées : l'une chantée en polonais, l'autre en anglais (sur laquelle deux titres ont quand même été interprétés en polonais afin de respecter au mieux leur essence : Awakening (Dawn Of Hope) et There Is Such A Lonesome House, reprise d'un classique du rock polonais à l'origine joué par le groupe Budka Suflera). En 2006, les deux disques seront rassemblés et vendus ensemble dans une édition limitée. A choisir, je préfère la version polonaise, bien plus authentique et enivrante. 

Musiciens

Emila Derkowska : chant, violoncelle
Maciek Meller : guitares
Zbyszek Florek : claviers
Radek Scholl : basse
Rafał Jermakow : batterie, percussions
Jacek Zasada : flûtes

Michal Wojciechowski : basson
Witold Ekielski : hautbois
Małgorzata Lachowicz : violon
Karolina Chwistek : violon
Magdalena Wróbel : alto
Dominika Miecznikowska : violoncelle

Titres

1.01. Przebudzenie
1.02. Moje Anioły
1.03. Morelowy Sen
1.04. Wesoła
1.05. Beznogi Mały Ptak
1.06. Łza
1.07. Pod Powieka
1.08. Przebudzenie (Świt Nadziei)
1.09. Jest Taki Samotny Dom

2.01. Awakening
2.02. Angels Of Mine
2.03. An Apple Dream
2.04. Cheerful
2.05. Little Bird With No Legs
2.06. One Small Tear
2.07. Behind My Eyes
2.08. Awakening (Dawn Of Hope)
2.09. There Is Such A Lonesome House

vendredi 29 décembre 2017

Conqueror - Storie Fuori Dal Tempo (2005)

Conqueror Storie Fuori Dal Tempo
Conqueror - Storie Fuori Dal Tempo (2005)

Pourquoi écouter ce disque ?

Que de progrès accomplis depuis leur premier album Istinto sorti en 2003 ! Mené d'une main de maître, Storie Fuori Dal Tempo est une petite merveille de rock symphonique où se côtoient influences jazz et folk. Si l'héritage de leurs illustres aînés Renaissance, Genesis, ou encore Camel est bien présent, la qualité musicale n'a rien à envier à leurs contemporains européens que sont Ciccada, Flamborough Head, Quidam, mais aussi Mosly Autumn. Pour arriver à ce résultat, Conqueror a renouvelé l'ensemble de son personnel à l'exception du couple Simona Rigota (chant, claviers) / Natale Russo (batterie, percussions). Font donc leur apparition Tino Nastasi (guitares), Fabio Ucchino (basse), et un cinquième membre supplémentaire, Sabrina Rigano, sœur de Simona, à la flûte et au saxophone. L'album, duquel s'échappe une intense charge dramatique habilement distillée, se partage en deux parties égales. La première réunie les cinq premiers titres pour une durée d'une demi-heure. Il y est question de récits fantastiques et de mondes imaginaires. La seconde, d'une durée similaire, n'est autre que la sixième piste, la longue suite magistrale Morgana. Simona et les siens relatent la légende de la fée Morgane qui, après avoir fui Camelot, s'est réfugiée en Sicile, entre l'Etna et le détroit de Messine. Mêlant ainsi éléments celtiques et méditerranéens, cette pièce est un vrai régal !

Musiciens

Simona Rigano : chant, claviers
Tino Nastasi : guitares
Fabio Ucchino : basse
Natale Russo : batterie, percussions
Sabrina Rigano : flûte, saxophone

Antonella Cernuto : harpe
Vincenzo Cavalli : chœurs

Titres

01. Ouverture
02. Mosaico Di Colori
03. No Photo
04. Pagine Di Poesie
05. Klaus
06. Morgana

mardi 26 décembre 2017

Akio Dobashi - Fox (1990)

Akio Dobashi Fox
Akio Dobashi - Fox (1990)

Pourquoi écouter ce disque ?

Akio Dobashi est un producteur, compositeur et arrangeur musical originaire de Tokyo. En 1990, il quitte le groupe pop Rebecca alors au sommet de sa gloire pour se consacrer à son deuxième album solo. Fox est son nom et bénéficie de la présence d'une invitée de marque au chant, Annie Haslam qui, elle aussi, vient de sortir un nouvel album, le premier depuis sa rupture avec Renaissance en 1987. Annie chante sur trois titres dont elle a écrit les paroles : Diving For Pearls, Luminae, et le somptueux Lost In Love qui donnera lieu à une vidéo promotionnelle. En 1994, l'album sera réédité avec une quatrième chanson interprétée par Annie : Six Days And Seven Nights. En cette fin de millénaire, Renaissance a acquis un statut de groupe culte au pays du Soleil-Levant, ses anciens albums étant toujours réédités. Ce n'est donc pas un hasard si, lors de sa reformation au début des années 2000, il y donnera trois concerts uniques pour marquer son grand retour, puis publiera le live In The Land Of Rising Sun enregistré au Kosei Nenkin Hall de Tokyo le 16 mars 2001. D'un point de vue musical, Fox propose une pop synthétique sympathique, mais qui, aujourd'hui, a subi l'épreuve du temps. 

Musiciens

Akio Dobashi : claviers, programmation, chant, guitare

Annie Haslam : chant
Hiroki Ito : guitare
Koichi Koren Aga : guitare
Noriyuki Takahashi : basse
Obao Nakajima : percussions
Tetsuaki Hoashi : percussions
Mac Shimizu : percussions
Jeff Smith : saxophone
Ward Esexton : chant
Yoh Ohyama : programmation

Titres

01. Evolution Of Mind
02. Paradise
03. Diving For Pearls
04. A Poet On The Hill
05. Gotta Do Something About Your Love
06. Luminai
07. Lament
08. Lost In Love
09. Kyrie Eleison

lundi 25 décembre 2017

Coronal Rain - Memories Of Suns (2009)

Coronal Rain Memories Of Suns
Coronal Rain - Memories Of Suns (2009)

Pourquoi écouter ce disque ?

Coronal Rain est un projet parallèle d'Andreas Hack, leader du groupe allemand de rock progressif Frequency Drift. Enregistré entre 2005 et 2009, Memories Of Suns propose une musique onirique sombre et élégante, portée par la harpe magique de Nerissa Schwartz et trois voix enchanteresses, celles de Katja Hübner, Kerstin Leidner, et Nicole Schnargl. Nerissa est le second membre de ce groupe, les autres étant de simples invitées. Avec Andreas, elle a partagé l'écriture du disque, son enregistrement, le mixage et la masterisation. C'est également elle qui est créditée pour les photos. Mais c'est à la harpe, tant électrique que classique, qu'elle dévoile tout le potentiel de son immense talent. L'instrument se trouve au cœur de chacune des compositions. Kerstin et Nicole ont toutes deux chanté sur Personal Effects (Part Two), alors que Katja tenait le chant principal sur le premier volet. Les fans de Frequency Drift se souviendront de sa voix sur l'album 817 (days) d'Echofields, duo formé avec Andreas entre 2000 et 2006. En plus de ses talents de chanteuse, Katja est une graphiste professionnelle qui a collaboré avec Scorpions, Sandra, AC/DC et bien d'autres artistes allemands. Au final, ce Memories Of Suns apporte un éclairage complémentaire à la passionnante discographie de Frequency Drift, groupe unique en son genre. 

Musiciens

Nerissa Schwarz : harpes
Andreas Hack : claviers, samples, programmation

Katja Hübner : chant
Kerstin Leidner : chant
Nicole Schnargl : chant

Titres

01. On My Own
02. Strange Dreams
03. Dandelion Ghost
04. Some Other Love
05. Fantasma
06. Remus
07. Pining
08. Don't Stay
09. Glow
10. Yonder

dimanche 24 décembre 2017

Víctor Estrada - Continuo Despertar (2003)

Victor Estrada Continuo Despertar
Víctor Estrada - Continuo Despertar (2003)

Pourquoi écouter ce disque ?

Continuo Despertar est le deuxième album solo du musicien espagnol Víctor Estrada. Il fait suite à Lo Divino En Lo Grosero (2001) qui avait déjà su séduire nos oreilles. Avec ce nouvel opus moins expérimental que le précédent et encore plus fluide, Estrada élargit son champ d'investigation en s'aventurant toujours plus loin dans une multitude de styles musicaux. Inspiré par son maître Mike Oldfield, il jongle avec aisance entre musique de chambre, rock symphonique, jazz, folk et musique celtique. Flûte irlandaise, harpe celtique, bodhrán se dévoilent avec parcimonie durant la longue suite musicale Continuo Despertar qui donne son titre à l'album et qui se divise en onze parties. En supplément, le musicien offre deux parenthèses, l'ode à Selene, ainsi que le chant de Noël Tempus Fugit, belle conclusion à ce disque enchanteur. Des treize musiciens et chanteurs invités, près de la moitié proviennent de la galaxie Amarok : Robert Santamaría bien évidemment, l'ancienne chanteuse du groupe à la voix de soprano Lídia Cerón, Manel Mayol (flûtes), Mireia Sisquella (saxophone), Robert Abella (violon), et le batteur Pau Zañartu.

Musiciens

Víctor Estrada : basse, guitares, programmation

Lídia Cerón : chant
Adela Milán : chant
Xavier Cardona : chant
Manel Mayol : flûtes
Mireia Sisquella : saxophone
Robert Santamaría : piano, guitare, percussions, kanoun, glockenspiel
Josep María Mayol : guitare classique, accordéon diatonique, concertina
Robert Abella : violon
José María Ribelles : harpe celtique
Oscar Zanón : mandoline
Mar Álvarez : percussions
Pau Zañartu : batterie
Pepe Lafuente : caja

Titres

01 à 06. Continuo Despertar
07-08. Selene
09 à 13. Continuo Despertar
14. Tempus Fugit

samedi 23 décembre 2017

Edo Notarloberti - Cover And Over (2011)

Edo Notarloberti Cover And Over
Edo Notarloberti - Cover And Over (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Edo Notarloberti, violoniste d'Ashram, propose Cover And Over, son premier disque live enregistré le 30 avril 2010 au théâtre Salvo D'acquisto de Naples. Ceux qui voyaient en lui un simple violoniste romantique, à l'image de l'album Silent Prayers, vont être surpris. Edo, entouré de ses musiciens dont la pianiste Martina Mollo, présente une nouvelle facette de son art, plus hétéroclite. En une cinquantaine de minutes, il propose à la fois un voyage dans le temps et dans l'espace. Vivaldi (Estate - Allegro), Rossini (Largo Al Factotum), Carl Orff (O Fortuna) n'ont pas de secret pour lui, pas plus que Matthew Bellamy de Muse (Micro Cuts) ou le groupe de metal américano-arménien System Of A Down (Toxicity). Si A Life's Blues entraîne l'auditeur dans l'Amérique profonde, My Gogol lui fait découvrir la Russie mystérieuse, tandis que Sisha lui dévoile un Orient souvent fantasmé. Le spectacle se termine par un hommage au compositeur napolitain Vittorio Monti, auteur de Csárdás, morceau inspiré de la danse hongroise traditionnelle du même nom. 

Musiciens

Edo Notarloberti : violon

Martina Mollo : piano
Fabio Gagliardo : guitare
Fabio Spadaro : basse
Antonio Esposito : batterie

Titres

01. O Fortuna
02. The First Was A Death Woman
03. Toxicity
04. Estate (Allegro)
05. Shisha
06. Dark Tango
07. Micro Cuts
08. Black Cavendish
09. Largo Al Factotum
10. A Life's Blues
11. My Gogol
12. Csárdás

vendredi 22 décembre 2017

Iain Jennings - My Dark Surprise (2013)

Iain Jennings My Dark Surprise
Iain Jennings - My Dark Surprise (2013)

Pourquoi écouter ce disque ?

Claviériste historique de Mostly Autumn, Iain Jennings s'était déjà offert une escapade en solo en 2005 avec Breathing Space. Olivia Sparnenn était alors au chant principal. Huit ans après, Iain propose un nouvel album sous son propre nom avec non plus une chanteuse, mais un chanteur, Mark Chatterton. Ce nouveau projet intitulé My Dark Surprise est une véritable œuvre collaborative entre les deux hommes. Iain s'est occupé de la musique et Mark des paroles. Au final, ce disque se présente comme un concept album abordant le thème de l'identité à travers une histoire de science-fiction. Plus sombre et plus brut que Breathing Space, My Dark Surprise aborde un large panel de genres musicaux : prog bien évidemment, électro, hard, jazz, pop. L'emploi du saxophone joué par James Russell évoque même Roxy Music et Andy McKay. Mais la principale révélation demeure Mark au chant impeccable, proche d'un Ray Wilson. A l'exception de la très belle ballade That's Why I Fly, on pense guère à l'univers "autumnien" si ce n'est par la présence de quelques membres de la famille : l'ami de toujours Liam Davison aux guitares, Gavin Griffiths (Panic Room, Fish, ex-Karnataka) à la batterie, ou encore John Spence au son et Roger Newport aux illustrations. De par son originalité, on ne peut que conseiller la découverte de cet album conduit magistralement par un musicien aussi discret qu'attachant. 

Musiciens

Iain Jennings : claviers

Mark Chatterton : chant
Colin Elsworth : guitares
Andy Newlove : guitares
Liam Davison : guitares
Stu Fletcher : basse
Gavin Griffiths : batterie
James Russell : saxophone
Abi Sciberras : chœurs

Titres

01. Take Control
02. Change The Shape
03. Hiding From My Fears
04. My Dark Surprise
05. Stand Inside The Shadow
06. That's Why I Fly
07. A choice To Make A Change
08. Nowhere In My Head
09. A Mirror Of Me
10. Just Your Genetic

jeudi 21 décembre 2017

Stolen Earth - A Far Cry From Home (2012)

Stolen Earth A Far Cry From Home
Stolen Earth - A Far Cry From Home (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Petit retour en arrière. En janvier 2010, Olivia Sparnenn et Bryan Josh quittent Breathing Space afin de se consacrer pleinement à Mostly Autumn. Iain Jennings, Paul Teasdale et Barry Cassells choisissent de continuer l'aventure en recrutant Heidi Widdop au chant, puis Adam Dawson aux guitares. Heidi n'est autre que la toute première chanteuse de Mostly Autumn, avant l'arrivée d'Heather Findlay. Malheureusement, il ne subsiste pas d'enregistrement d'époque de son passage dans le groupe. L'année suivante, début 2011, c'est au tour de Iain de quitter la formation dont il est à l'origine. Les quatre musiciens restant se choisissent alors un nouveau nom, Stolen Earth, et un nouveau claviériste, John Sykes. C'est ainsi que voit le jour en 2012 l'honorable A Far Cry From Home comportant Unnatural Disaster et My Lips Are Too Dry, toutes deux composées pour ce qui devait être le nouvel album de Breathing Space. Sans surprise, la musique oscille entre Mostly Autumn et Breathing Space avec, comme particularité, la voix d'Heidi, plutôt rock et blues, évoquant Beth Hart. Le chant est partagé avec Adam et Paul, tous deux très impliqués dans le projet. Heidi, se sentant d'ailleurs étouffée d'un point de vue artistique, s'en ira fonder Cloud Atlas avec Martin Ledger. Sur A Far Cry From Home, elle signe seule la très belle ballade épique Soul In A Jar, bercée par une flûte champêtre. Une charmante découverte.

Musiciens

Heidi Widdop : chant, guitare acoustique, flûte
Adam Dawson : guitares, chant, piano
John Sykes : claviers, vocoder
Paul Teasdale : basse, chant, guitare acoustique, orchestration
Barry Cassells : batterie, percussions

Titres

01. Unnatural Disaster
02. Soul In A Jar
03. My Lips Are Too Dry
04. Mirror Mirror 
05. Into The Virgin Snow
06. Tuscany Sun
07. Bitterness Fades
08. Silver Skies
09. Perfect Wave

mardi 19 décembre 2017

Riversea - Out Of An Ancient World (2012)

Riversea Out Of An Ancient World
Riversea - Out Of An Ancient World (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Riversea est une jeune formation constitué du chanteur Marc Atkinson et du claviériste Brendan Eyre, tous deux officiant au sein de Nine Stones Close. Proche de la galaxie Mostly Autumn, Marc est, à mon sens, une des plus belles voix masculines de la scène rock actuelle aux côtés de Steve Balsamo et Damian Wilson. Les deux musiciens ont commencé à collaborer ensemble sur ce beau projet dès 2006. Les enregistrements se sont étalés ensuite sur cinq années, pour ce terminer en 2011. Ironie de l'histoire, le morceau d'ouverture In The Beginning... est le dernier à avoir été mis en boîte. Out Of An Ancient World est un concept album s'articulant autour de questions existentielles relatives à la vie, à la place de l'homme dans l'univers et à sa relation avec Dieu. Entre rock progressif et rock atmosphérique, Riversea se place dans la continuité du Pink Floyd. Pas moins de sept guitaristes ont été invités pour des soli aux accents très "gilmouriens" : Bryan Josh et feu Liam Davison (Mostly Autumn), Adam Dawson (Stolen Earth), Adrian Jones (Nine Stones Close), Ashley Mulford (Mandalaband), Paul Cusick (Gabriel), Mark Rowen (Breathing Space). Basse et batterie sont joués respectivement par Dave 'Clem' Clements (Mandalaband) et Alex Cromarty (Heather Findlay Band et futur Mostly Autumn). S'il me fallait retenir qu'un seul titre, ce serait sans hésitation la deuxième plage, The Song, sur laquelle Olivia Sparnenn de Mostly Autumn livre une prestation brillante en toute fin du morceau. La puissance émotionnelle de sa voix, bien que ponctuelle, transcende littéralement l'ensemble du disque. On est là à un niveau comparable à celui de Clare Torry pour The Great Gig In The Sky, de Sally Oldfield pour Shadow Of The Hierophant, ou encore de Yanick Etienne pour Avalon. Magnifique. 

Musiciens

Marc Atkinson : chant, guitare acoustique
Brendan Eyre : claviers, programmation

Adam Dawson : guitares
Adrian Jones : guitares
Ashley Mulford : guitares
Paul Cusick : guitares
Bryan Josh : guitares
Liam Davison : guitares
Mark Rowen : guitares
Dave 'Clem' Clements : basse
Alex Cromarty : batterie, chœurs
Tony Patterson : flûte
Janine Atkinson Benn : chœurs
Louise Dawson : chœurs
Olivia Sparnenn : chant

Titres

01. In The Beginning...
02. The Song
03. Is That What God Wants?
04. Halo
05. The Fallen
06. Eden
07. Still Home
08. Falling Stars
09. Wiser
10. Freeze The Frame
11. Still Home (Reprise)
12. Out Of An Ancient World

dimanche 17 décembre 2017

Paidarion Finlandia Project - Two Worlds Encounter (2016)

Paidarion Two Worlds Encounter
Paidarion Finlandia Project - Two Worlds Encounter
(2016)

Pourquoi écouter ce disque ?

Formé des Finlandais Jan-Olof Strandeberg (basse) et Kimmo Pörsti (batterie), Paidarion s'est transformé en Paidarion Finlandia Project pour son troisième album, le bien nommé Two Worlds Encounter. Les deux musiciens ont invité d'autres musiciens européens à les rejoindre, juste pour le plaisir de jouer ensemble. De là est née cette rencontre entre deux mondes, avec d'un côté les anglo-saxons, et de l'autre, les finno-ougriens. On oublie souvent que les langues finnoise et hongroise sont de la même famille. Outre Jan-Olof et Kimmo, cette catégorie rassemble le claviériste Otso Pakarinen, pionnier de la musique électronique en Finlande, et le guitariste d'origine hongroise Bogáti-Bokor Ákos, disciple de Steve Hackett et ancien du combo Yesterdays. Les Britanniques sont au nombre de trois : l'impressionnante Jenny Darren au chant aussi puissant que Janis Joplin ou Beth Hart, Robert Webb, ancien leader d'England, et Kev Moore. La réunion de ces musiciens d'horizons variés aurait pu faire craindre un manque de cohésion de l'ensemble, d'autant plus que chacun est venu avec ses propres compositions. Bien au contraire, Two Worlds Encounter est la synthèse de tous ces talents où le collectif a primé sur l'individuel. La musique jouée s'en est trouvée grandie, majestueuse, à l'image du fabuleux artwork réalisé par l'artiste ukrainien Ed Unitsky. A déguster sans modération.   

Musiciens

Jenny Darren : chant
Kev Moore : chant
Robert Webb : claviers, guitare acoustique, chant
Bogáti-Bokor Ákos : guitares, chœurs
Otso Pakarinen : claviers
Jan-Olof Strandeberg : basse
Kimmo Pörsti : batterie, percussions

Titres

01. Colin And Wendy
02. Billy Would Climb
03. Fragile Bridge
04. Jungle Fever
05. Yellow
06. Ode To Billie Joe
07. Cloudberry Sky
08. Grand Canyon Of My Dreams
09. Horsemen To Symphinity
10. Why Oh Why
11. Hahmo

samedi 16 décembre 2017

Porcelain Moon - Swan Song (2013)

Porcelain Moon Swan Song
Porcelain Moon - Swan Song (2013)

Pourquoi écouter ce disque ?

Cet EP quatre titres s'inscrit dans la continuité de l'album ... As It Were. Here And There (2011). Pour rappel, Porcelain Moon est un groupe finlandais, dont la plupart des musiciens est issue de la minorité suédophone de Finlande. Ceci explique pourquoi le premier titre Trädens Talan ("Conte de l'arbre" si ma traduction est correcte) est intitulé en suédois. Empreint de claviers vintages, il se conclu par un splendide solo de guitare à l'esprit très "Camel". Il souffle sur la musique de Porcelain Moon ce même vent de liberté qu'à l'époque des années 70 où prenaient leur essor les courants progressif, psychédélique et folk. Mais c'est la voix splendide de Charlotta Kerbs qui donne toute sa spécificité à la formation. Plutôt rare, donc précieuse, elle est absente de l'instrumental Magma, et n'est que vocalise sur Silmukka Kuun Sirppiin, lointain écho à Ennio Morricone et à ses bandes originales de films devenues cultes. En revanche, c'est avec Castle, le dernier titre, qu'elle dévoile sa toute puissance et ses impressionnante capacités. Splendide ! Dommage que la carrière de ce groupe prometteur se soit arrêtée là. Il n'y aura pas de suite à ces deux disques, les sept musiciens ayant choisi de suivre de manière séparée leur propre voie. 

Musiciens

Charlotta Kerbs : chant
Mathias Björk : guitares
Niklas Harju : guitares
Tony Nyström : claviers
Pia Susanne Kutén : claviers
Markus Kankkonen : basse
Tom Simell : batterie

Titres

01. Trädens Talan
02. Magma
03. Silmukka Kuun Sirppiin
04. Castle

jeudi 14 décembre 2017

Opus Symbiosis - Mute (2010)

Opus Symbiosis Mute
Opus Symbiosis - Mute (2010)

Pourquoi écouter ce disque ?

Après un premier album percutant, les Finlandais d'Opus Symbiosis reviennent avec Mute, un EP trois titres. Le groupe a subi un léger changement de personnel. Le guitariste Michael Rosenback a cédé sa place à EH Lillkung occupant le poste de... batteur. L'ancien batteur Staffan Strömsholm est lui passé aux claviers. Sinon, la délicieuse Christine Sten est toujours au chant, Jafet Kackur à la basse, et Victor Sågfors aux guitares. Ce dernier a signé également les paroles et s'est vu confier la production ainsi que le mixage. La musique, énergique et dynamique, puise tant dans le rock progressif et psychédélique des années 70 que dans les sonorités contemporaines et modernes. Christine a du peps à revendre. Son style, à la fois naturel et direct, la situe quelque part entre Anneke van Giersbergen du début des Gathering, et Kim Seviour de Touchstone. Les trois titres proposés s'inscrivent dans la droite lignée du premier album. Si Black Box et ses neuf minutes sont une vraie surprise, mon favori n'en demeure pas moins un Father Sun, Mother Earth super efficace, aux multiples ruptures de rythme. Ceci dit, Bartolomeus, très intense, vaut également le détour. Mute confirme qu'Opus Symbiosis se situe sur la bonne voie. A suivre de très près.

Musiciens

Christine Sten : chant
Victor Sågfors : guitares, claviers
Staffan Strömsholm : claviers
Jafet Kackur : basse
EH Lillkung : batterie, percussions

Titres

01. Black Box
02. Father Sun, Mother Earth
03. Bartolomeus

lundi 11 décembre 2017

John Two-Hawks & Johanna Kurkela - Noel (2015)

John Two-Hawks Johanna Kurkela Noel
John Two-Hawks & Johanna Kurkela - Noel (2015)

Pourquoi écouter ce disque ?

Quel très bel album de Noël que ce Noel concocter par John Two-Hawks et Johanna Kurkela. Les aficionados du combo finlandais de metal symphonique Nightwish auront certainement reconnu ces deux personnages. John est d'origine amérindienne. Engagé dans la préservation de la culture de ses ancêtres, il a à son actif une vingtaine d'albums. Sa participation en 2004 au Once de Nightwish lui a permis de mieux se faire connaître en Europe. Il chantait et jouait de la flûte sur le titre Creek's Mary Blood. On le retrouvera également sur le live End Of An Era (2006). Johanna est devenue l'épouse de Tuomas Holopainen, claviériste et leader de Nightwish, le 28 octobre 2015. Dotée d'une certaine notoriété dans son pays natal la Finlande, son plus grand succès, l'album Hyvästi, Dolores Haze, s'est écoulé à 20 000 exemplaires et a atteint la première place des charts à sa sortie en 2010. Elle a aussi posé sa voix sur cinq titres du projet solo de Tuomas, Music Inspired By The Life And Times Of Scrooge (2014). Noel est la première collaboration entre ces deux artistes. Il a été enregistré à la fois aux États-Unis et en Finlande. La musique, volontairement minimaliste, cède la place à deux voix enchanteresses, celle de Johanna, légère et caressante, et celle de John, profonde et séduisante. Parmi les onze titres, que des classiques, nous retiendrons particulièrement le duo d'ouverture de The First Novel, Little Drummer Boy et son battement de tambour hypnotique, Sleigh Ride à la bonne humeur communicative, O' Holy Night interprété avec délicatesse et beaucoup d'humanité, le splendide Silent Night sur lequel chacun chante dans sa langue natale (lakota et finnois), sans oublier un Walking In The Air poignant, clin d'œil ultime à leurs amis de Nightwish.

Musiciens

John Two-Hawks : chant, flûtes, claviers, percussions
Johanna Kurkela : chant

Van Adams : guitare
Lee Hendrix : claviers
Jerry Yester : claviers
Catherine Reed : piano
Amy Talbert : piano

Titres

01. The First Noel
02. Silver Bells
03. What Child Is This
04. Little Drummer Boy
05. The Christmas Song
06. The Wexford Carol
07. Carol Of The Bells
08. Sleigh Ride
09. O' Holy Night
10. Silent Night
11. Walking In The Air

dimanche 10 décembre 2017

Nightwish - Imaginaerum (2011)

Nightwish Imaginaerum
Nightwish - Imaginaerum (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

En 2011, les Finlandais de Nightwish sont de retour avec le monumental Imaginaerum, leur œuvre la plus ambitieuse jusqu'alors. Tuoamas Holopainen, son concepteur, a imaginé l'histoire d'un vieillard persuadé d'être encore un enfant. La nuit, dans ses rêves, ses souvenirs d'antan se mêlent à un monde féerique et mystérieux. C'est donc tout cet univers fantastique qui a été mis en musique. Spécialiste du metal symphonique, Nightwish a davantage privilégié l'aspect symphonique que metal. Imaginaerum, œuvre globale, s'apprécie comme une musique de film enveloppant aussi bien l'univers de Disney que l'atmosphère magique et gothique du Seigneur Des Anneaux, avec des références à peine voilées à Tim Burton ou Ennio Morricone. Et les cinq musiciens se sont donnés les moyens de leur ambition : grand orchestre (The Looking Glass Orchestra), chœur d'enfants (The Young Musicians London), chœur d'adultes (The Metro Voices), invités de marque (Troy Donockley, Guy Barker, Dirk Campbell...). Les titres s'enchaînent sans temps mort. De Taikatalvi, en ouverture, chanté en langue finnoise par Marco Hietala, au final Imaginaerum reprenant tous les grands thèmes du disque, en passant par Storytime, single par excellence, Ghost River, duo d'enfer entre Marko et Anette Olzon, Slow, Love Slow à l'ambiance cabaret jazz, I Want My Tears Back aux influences celtiques, Scaretale l'improbable, Arabesque, instrumental oriental, Turn Loose The Mermaids, ballade folk, Rest Calm aux sonorités heavy, The Crow, The Owl And The Dove, complainte médiévale, Last Ride Of The Day explosif tel un Carmina Burana, et l'épique nostalgique Song Of Myself. En un mot, Imaginaerum est un must.

Musiciens

Anette Olzon : chant
Tuomas Holopainen : claviers
Emppu Vuorinen : guitares
Marco Hietala : basse, chant
Jukka Nevalainen : batterie, percussions

Troy Donockley : uilleann pipes, low whistle, bodhran, bouzouki, Cumbrian chanting
Dermot Crehan : violon
Dirk Campbell : sorna
Guy Barker : trompette
Paul Clarvis : percussions
Stephen Henderson : percussions
Kai Hahto : percussions
Pekka Kuusisto : violon

The Metro Voices
The Young Musicians London
The Looking Glass Orchestra (dirigé par Pip Williams)

Titres

01. Taikatalvi
02. Storytime
03. Ghost River
04. Slow, Love, Slow
05. I Want My Tears Back
06. Scaretale
07. Arabesque
08. Turn Loose The Mermaids
09. Rest Calm
10. The Crow, The Owl And The Dove
11. Last Ride Of The Day
12. Song Of Myself
13. Imaginaerum

samedi 9 décembre 2017

Damian Wilson - I Thought The World Was Listening 1997-2011 (2011)

Damian Wilson I Thought The World Was Listening
Damian Wilson - I Thought The World Was Listening
1997-2011 (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Je l'avoue, j'avais acheté ce disque il y a quelques années, sans grande conviction, juste pour me familiariser un peu plus avec ce chanteur incontournable. Dès la première écoute, j'ai été scotché. Cette double compilation est une merveille. Après avoir définitivement quitté Landmarq en 1995, Damian Wilson s'est lancé dans une carrière solo, en parallèle de ses multiples collaborations. Les plus célèbres sont celles auprès de Threshold, Arjen Lucassen (Ayreon, Star One, Stream Of Passion), et Rick Wakeman. D'autres ont été plus discrètes (Shadowland - Mad As A Hatter, Mostly Autumn - Passengers, After Forerver). Sous son seul nom, il a publié Cosmas (1997), Disciple (2000), Live In Rehearsal (2002), puis Let's Start A Commune en 2003. Ce sont donc des titres de ces différents albums que l'on retrouve sur I Thought The World Was Listening, accompagnés d'inédits et de morceaux revisités. Les textes, très personnels, lèvent partiellement le voile sur sa personnalité. On découvre un Damian très attaché à sa famille, à ses enfants, loin de l'image stéréotypée du rocker. La musique, orchestrale ou acoustique, repose sur sa voix intense, magnifique et attachante. On lit souvent qu'il possède une des plus belles voix de la scène rock de ses vingt ou trente dernières années, je ne peux qu'acquiescer. Des trente-et-un titres présentés, on retiendra particulièrement le symphonique Disciple en ouverture, son opposé, le discret Naturally avec son frère Paul Jude aux chœurs, un When I Leave This Land particulièrement émouvant, ainsi que le flamboyant Just The Way It Goes, écrit à l'adolescence. Un bel album sans un artwork de qualité ne serait rien. Saluons donc le travail de la société néerlandaise Blacklake à l'origine de cette pochette inspirée, suggestive, et des illustrations intérieures toutes aussi pertinentes. 

Musiciens 


Damian Wilson : chant, guitare

Andrew Holdsworth : piano, arrangements des cordes
Richard West : piano
Mark Northield : piano
Richard George : violon
Tony Woollard : violoncelle
Kendal Sant : harmonica
Paul Jude Wilson : chœurs

Titres

01.1 Disciple
1.02. Commune
1.03. Beating Inside
1.04. Please Don't Leave Me 'Till I Leave You
1.05. Never Close The Door
1.06. One Life
1.07. A Long Way Home
1.08. Naturally
1.09. Homegrown
1.10. Adam's Child
1.11. Quietly Spoken
1.12. When I Leave This Land
1.13. Shet's Like A Fable
1.14. Spin
1.15. See You There
1.16. Wedding Song

2.01. Array Of Lights
2.02. Brightest Way
2.03. Light In The Middle
2.04. Smile
2.05. For The One I Long
2.06. Warning Light
2.07. Moment Of Your Doubt
2.08. Naked
2.09. Subway
2.10. Fine Weather
2.11. Nothing In This World Remains The Same
2.12. Just The Way It Goes
2.13. Feels Good
2.14. Nothing Without You
2.15. Part Of Me

vendredi 8 décembre 2017

C-Sides - We Are Now (2017)

C-Sides We Are Now
C-Sides - We Are Now (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

On avait découvert C-Sides en 2011 avec leur album Devitrification. Le groupe réunissait alors d'anciens membres de Magenta : Dan Fry, frère de Chris Fry, à la basse et au chant, Martin Rosser à la guitare, et Allan Mason-Jones à la batterie. Depuis, Dan a quitté l'aventure. Pour We Are Now, il a été remplacé au chant par Allen McCarthy et à la basse par Jay MacDonald. Sur le précédent disque, Allen avait participé aux chœurs. En 1999, il a aussi publié sous son nom un album aux orientations rock chrétien intitulé Through The Fire. Sa particularité est d'avoir été produit et mixé par Rob Reed (Magenta), et d'avoir comme guitariste un certain... Martin Rosser. Quant à Jay, il a fait partie du groupe gallois Sankara fondé avec deux anciens de The Reasoning, Gareth Jones et Winden Wylde. Ce qui frappe quand on regarde de plus près les crédits de ce We Are Now, c'est l'étendue du travail collectif. Toutes les chansons, dont la durée varie de trois à dix minutes, ont été composées et arrangées par les quatre musiciens, également producteurs. Les paroles sont signées Allen, Martin a occupé les fonctions d'ingénieur du son, Jay a réalisé le mixage, et l'artwork a été conçu par le batteur Allan. Pour ce qui est de la musique, C-Sides affirme son identité par un son de guitares plus rock que progressif. Les influences sont à rechercher du côté de Rush, du Yes de l'époque 90125, et de Gentle Giant. Au final, près de soixante-dix minutes de musique qui dépote. 

Musiciens

Allen McCarthy : chant
Martin Rosser : guitares, claviers, chœurs
Jay MacDonald : basse
Allan Mason-Jones : batterie, percussions

Titres

01. Out Of The Water
02. Black Road River
03. Deck Chair City
04. Truth Through Clowns
05. Rock And A Hard Place
06. Before The Fall
07. Living Without Wires
08. Lies In The Open
09. We Are Now

mardi 5 décembre 2017

Credo - Against Reason (2011)

Credo Against Reason
Credo - Against Reason (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Un album studio par décennie, c'est le rythme de croisière du combo néo-progressif britannique Credo. Leur premier album Field Of Vision remonte à 1994, puis, a suivi Rhetoric en 2005. Entre ce dernier et Against Reason, le groupe a gratifié ses fans de l'excellent live enregistré en Pologne This Is What We Do (2009). En 2011, Credo réunit, et ce depuis une petite dizaine d'années, Mark Colton (chant), Tim Birrell (guitares), Mike Varty de Landmarq et Janison Edge (claviers), Jim Murdock (basse), et le dernier arrivé Martin Meads (batterie). A noter également la discrète participation aux chœurs de Sam Collins, chanteuse de Janison Edge, connue alors sous le nom de Sue Element. Alors que le groupe a souvent été considéré comme un ersatz du Marillion de l'époque Fish, avec Against Reason, il affirme son identité et creuse son propre sillon. Les huit titres présentés, dont quatre dépassant les dix minutes, abordent des thèmes d'actualité très sombres, bien éloignés du rock progressif des origines et de ses mondes imaginaires. Ainsi, la problématique environnementale est au cœur de Staring At The Sun, Cardinal Sin parle sans détour de la pédophilie, Insane des guerres de religion, et Conspiracy (MSF) s'attaque aux théories complotistes. Mark Colton se révèle un chanteur très communicatif dans ses émotions, tandis que les musiciens offrent une musique audacieuse, complexe et mélodique. Sans révolutionner le genre, Against Reason est un album solide qui ravira, à ne pas en douter, les amateurs du genre. 

Musiciens

Mark Colton : chant, percussions
Tim Birrell : guitares
Mike Varty : claviers, chœurs
Jim Murdoch : basse, chœurs
Martin Meads : batterie

Sam Collins : chœurs

Titres

01. Staring At The Sun
02. Cardinal Sin
03. Intimate Strangers
04. Against Reason
05. Insane
06. Reason To Live
07. Conspiracy (MCF)
08. Ghosts Of Yesterday

dimanche 3 décembre 2017

Touchstone - The City Sleeps (2011)

Touchstone The City Sleeps
Touchstone - The City Sleeps (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Album de la maturité ? de la consécration ? les deux à la fois car avec The City Sleeps, Touchstone passe à un niveau supérieur. Depuis son apparition sur la scène progressive, jamais le groupe n'avait été aussi soudé. Tous ses membres se sont impliqués dans la mise en forme des chansons, même si Rob Cottingham (chant, claviers) et le guitariste Adam Hodgson ont apporté la matière première. Pendant que Rob et la chanteuse Kim Seviour composaient les paroles, Adam travaillait sur la future pochette du disque et l'artwork du livret intérieur. Les rôles de chacun étant bien définis, il leur était facile d'accueillir leur nouveau batteur Henry Rogers, successeur d'Al Melville. Pour les connaisseurs, Henry officie également au sein de Final Conflict et de DeeExpus avec Mark Kelly de Marillion. Assez proche dans son univers musical que The Reasoning ou IOEarth, Touchstone propose un rock néo-progressif accessible et mélodique mêlant guitares métalliques, claviers symphoniques, rythmique puissante, duo vocal tant masculin que féminin. Cette alliance improbable engendre une identité propre et des titres percutants comme Corridors, sombre et exotique, le premier épique When Shadows Fall, suite du Shadow de Discordant Dreams (2007), Sleeping Giants, tendre ballade valorisant les voix de Rob et Kim, Good Boy Psycho sur lequel la guitare d'Adam livre un duel à la basse de Paul 'Moo' Moorghen, ou la chanson titre The City Sleeps, pont direct avec Wintercoast (2009).

Musiciens

Kim Seviour : chant
Rob Cottingham : chant, claviers
Adam Hodgson : guitares
Paul 'Moo' Moorghen : basse, chœurs
Henry Rogers : batterie

John Mitchell : guitare
Anna-Marie Wayne : narration

Titres

01. Corridors
02. When Shadows Fall
03. These Walls
04. Throw Them To The Sky
05. Sleeping Giants
06. Good Boy Psycho
07. Horizons
08. Half Moon Meadow
09. The City Sleeps
10. Corridors Epiphany
 

samedi 2 décembre 2017

Anathema - Falling Deeper (2011)

Anathema Falling Deeper
Anathema - Falling Deeper (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Depuis son retour en grâce à la fin des années 2000, Anathema n'en finit plus de revisiter son passé. Hindsight, en 2008, était une première tentative (réussie) de réarranger quelques-uns de ses classiques en versions acoustiques. Avec Falling Deeper, qui fait suite au très acclamé We're Here Because We're Here (2010), Anathema va beaucoup plus loin. Il a choisi de réinterpréter de manière orchestrale neuf titres de ses premiers albums Serenades (1993), The Silent Enigma (1995), et EP, Crestfallen (2011), Pentecost III (1994). Nous étions alors en pleine période doom du groupe, c'est dire si le concept peut sembler improbable. Le résultat est plutôt surprenant. Si les musiciens ont su sauvegarder l'aspect mélancolique de leur art, la musique s'en trouve complètement transformée. Les guitares d'antan ont laissé la place à un piano central ainsi qu'à un orchestre de vingt-six cordes dirigé par Dave Stewart, déjà présent sur le dernier album. Arrangeur réputé, il a collaboré auparavant avec Steve Wilson (Grace For Drowning) et Rob Reed (Kompendium - Beneath The Waves). Par son aspect soigné, ce disque se rapproche d'avantage d'une bande originale de film ou de documentaire. Il faut attendre l’époustouflant titre final Sunset Of Age pour que cordes et instruments rock se confrontent. C'est également le seul titre mettant bien en avant le chant toujours aussi émouvant de Vincent Cavanagh. En retrait sur les autres morceaux à dominante instrumentale, il faut toutefois signaler la prestation éblouissante d'Anneke van Giersbergen sur Everwake. Cette chanson et Sunset Of Age méritent à elle seule l'achat, ou du moins l'écoute, de cet album. 

Musiciens

Vincent Cavanagh : chant, guitares, claviers
Daniel Cavanagh : basse
Jamie Cavanagh : guitares
John Douglas : batterie
Lee Douglas : chant

Anneke van Giersbergen : chant

Titres

01. Crestfallen
02. Sleep In Sanity
03. Kingdom
04. They Die
05. Everwake
06. J'ai Fait Une Promesse
07. Alone
08. We The Gods
09. Sunset Of Age

jeudi 30 novembre 2017

Nine Stones Close - Falling To Pieces EP (2011)

Nine Stones Close Falling To Pieces
Nine Stones Close - Falling To Pieces EP (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Cet EP de Nine Stones Closes est un complément à leur album Traces sorti en 2010. Il propose des versions alternatives, plus dépouillées, de trois de ses chansons : Threads, à la base un morceau épique d'une dizaine de minutes, Falling To Pieces, splendide titre mettant en valeur la voix si suggestive du chanteur Marc Atkinson, et la chanson titre Traces. Un inédit est également proposé, Innersense, délicate ballade acoustique. La musique atmosphérique de Nine Stones Close navigue sur les mêmes eaux calmes que les derniers Anathema. Pas de grande prise de risque, mais une sincérité profonde dans l'intention qui fait de ce disque une pièce unique. Seulement 1000 exemplaires ont été tirés. Pour ma part, j'ai succombé aux deux remix de Falling To Pieces, j'adore cette chanson et son "reprise" très floydesque, ainsi qu'à la version "rewoven" de Threads illuminée par la guitare d'Adrian Jones sur la toute dernière minute. Un dernier mot pour signaler l'excellente pochette que l'on doit à l'artiste ukrainien Ed Unitsky, un des meilleurs illustrateurs actuels du monde progressif.

Musiciens

Marc Atkinson : chant
Adrian Jones : guitares
Brendan Eyre : claviers
Neil Quarrell : basse

Titres

01. Falling To Pieces (Indian Summer Version)
02. Innsersense (Acoustic)
03. Threads (Rewoven)
04. Traces (Reconstructed)
05. Falling To Pieces (Reprise)
06. Threads (Red Earth Mix)
07. Threads (Rethreaded Mix)

mardi 28 novembre 2017

Millenium - Reincarnations (2002)

Millenium Reincarnations
Millenium - Reincarnations (2002)

Pourquoi écouter ce disque ?

Sorti une première fois en 2002, Ryszard Kramarski, leader de Millenium, a réédité Reincarnations en 2010 sur son label Lynx Music. En tant que perfectionniste, il lui a apporté quelques modifications, notamment dans l'ordre des titres. Mais ce n'est pas tout, Hundred Of Falling Rivers a subi un lifting mettant en valeur le chant particulièrement mélodieux de Łukasz Gall. Et plus fort encore, la longue suite justement nommée The Casino Of Love - Suite, d'une durée de quinze minutes, a été partagée en trois titres distincts : Eternal Tale (splendide), The Casino Of Love et My Life Domino qui se termine par quelques strophes chantées en polonais, alors que l'anglais domine sur le reste du disque. Afin de comparer, la suite d'origine a toutefois été laissée comme bonus en plage douze. Millenium pratique un rock progressif très classieux, très fluide, dans la continuité des Pink Floyd et Marillion. Sur le court instrumental Reincarnation part I, le guitariste virtuose Piotr Płonka s'inscrit dans la continuité de ses maîtres David Gilmour et Steve Rothery, tout comme sur le splendide Light A Cigar, devenu un classique sur scène. The King Of Broken Glass demeure un autre moment fort grâce à l'émotion suscitée des seuls piano et voix. Construit autour des douze théories de la réincarnation, cet album s'écoute avec un réel plaisir, même si on peut regretter certaines faiblesses comme un Gold Is In Your Mind irritant, lorgnant trop du côté de U2, ou He's Hearing Me qui ressemble à un démo inachevée de A-ha. 

Musiciens

Łukasz Gall : chant
Piotr Płonka : guitares
Ryszard Kramarski : claviers
Piotr Mazurkiewicz : basse
Tomasz Paśko : batterie

Titres

01. Light Your Cigar
02. Reincarnation part II & III
03. Eternal Tale
04. Higher Than Me
05. Hundreds Of Falling Rivers
06. The Casino Of Love
07. Reincarnation part I
08. Gold Is In Your Mind
09. He's Hearing Me
10. The King Of Broken Glass
11. My Life Domino

Bonus
12. The Casino Of Love - Suite

dimanche 26 novembre 2017

Madredeus - O Porto (1998)

Madredeus O Porto
Madredeus - O Porto (1998)

Pourquoi écouter ce disque ?

Que de changements depuis le premier enregistrement en public Lisboa en 1992 ! En l'espace de six ans, Madredeus a réenchanté le fado et donné un nouveau souffle à la musique folklorique portugaise. Sa participation au film Lisbon Story de Wim Wenders, projeté au Festival de Cannes en 1995, l'a propulsé sur le devant de la scène internationale et a grandement contribué à sa renommée déjà naissante. En 1997/98, une tournée mondiale est organisée. Elle conduira les musiciens sur les continents américain (Canada, États-Unis, Mexique, Brésil), européen (Espagne, Italie, France, Allemagne, Belgique) et asiatique (Israël, Macao, Japon). Mais c'est dans sa terre natale que Madredeus décide d’enregistrer son deuxième album live, au Colisée de Porto précisément, le 4 avril 1998. La formation a elle aussi bien évolué. Du groupe d'origine, il ne reste plus que son fondateur et principal compositeur Pedro Ayres Magalhães, ainsi que Teresa Salgueiro, éblouissante comme jamais. C'est d'ailleurs elle la véritable incarnation de Madredeus comme le démontre la pochette de O Porto sur laquelle elle est la seule à apparaître. Sa voix, d'une intensité et pureté incroyables, donne vie à chaque chanson empreinte de saudade, cette mélancolie romantique typiquement portugaise. Violoncelle et accordéon ont laissé place à la guitare classique de José Peixoto, au synthétiseur de Carlos Maria Trindade et à la basse acoustique de Fernando Júdice. Pendant près de deux heures, le groupe interprète ses plus grands succès devant un public conquis. La part belle est faite à son dernier album en date, O Paraíso (1997), un des meilleurs de sa discographie. Du bonheur, que du bonheur ! 

Musiciens

Teresa Salgueiro : chant
Pedro Ayres Magalhães : guitare classique 
José Peixoto : guitare classique
Carlos Maria Trindade : claviers
Fernando Júdice : basse

Titres

1.01. Coisas Pequenas
1.02. O Dias São A Noité
1.03. A Andorinha Da Primavera
1.04. A Tempestade
1.05. A Margem
1.06. Carta Para Ti
1.07. Canção Do Tempo
1.08. Agora - Canção Aos Novos

2.01. A Praia Do Mar
2.02. Alvorada
2.03. Claridade
2.04. Quem Amo
2.05. Alma
2.06. Os Foliões
2.07. O Paraíso
2.08. O Sonho
2.09. Não Muito Distante
2.10. Haja O Que Houver

samedi 25 novembre 2017

AmartiA - The Beast Within... (2017)

Amartia The Beast Within
AmartiA - The Beast Within... (2017)

Pourquoi écouter ce disque ?

Pour jouer du rock progressif de nos jours, il faut vraiment être passionné. AmartiA le sont, sans aucun doute. Cette formation fascinante originaire du Nord a été fondée au début des années 2000 par Vincent Vercaigne, guitariste et principal compositeur. Le groupe s'est distingué tout au long de son parcours par la présence de chanteuses. Pour The Beast Within..., son cinquième album, il accueille en son sein Amandine Duwooz dont le chant cristallin d'une grande pureté rappelle à la fois la forte personnalité d'une Tori Amos et la sincérité de Christina Booth (Magenta). Sa présence n'est pas une simple figuration puisqu'elle s'est complètement impliquée dans l'écriture des paroles, aidée de Guillaume Rue. Portés par une musique puissante et évocatrice, ses textes parlent de sa vie, de la vie. The Beast Within... en retrace d'ailleurs les grandes étapes. La chanson-titre puis la suite Temper d'une durée approximative de quinze minutes abordent l'amour, ses trahisons, ses souffrances, mais aussi les espérances qu'il suscite. Fortunée, écrit avec pudeur, fait référence à la maladie, à son injustice ainsi qu'à la perte d'un être cher devenu une étoile dans le ciel. Arrivé à un certain âge, il est temps de faire un bilan, de regarder le passé pour comprendre le présent. C'est ce que propose un Bide Your Time nostalgique, tout en émotion. Sudden Death est la dernière étape de ce long voyage, celle où il nous faut quitter la scène, partir vers l'inconnu. Bien que ténébreux, The Beast Within... ne sombre pas pour autant dans le pessimisme et la noirceur, ce disque porte en lui une lumière régénératrice porteuse d'espoir. A découvrir absolument.    

Musiciens

Amandine Duwooz : chant
Vincent Vercaigne : guitares, chœurs
Cyril Carrette : claviers
Sébastien Descarpentries : basse, guitares
Thomas Desmet : batterie

Claire Dufour : violon
Julien Debove : violon, alto
Natasha Steux : alto
Aude Brasseur : violoncelle

Titres

01. The Beast Within
02. Temper I: Still Water
03. Temper II: Temper Tantrum
04. Temper III: Hiatus
05. Temper IV : Tantrum Gone
06. Fortunée
07. Bide Your Time (Part 1)
08. Bide Your Time (Part 2)
09. Sudden Death

vendredi 24 novembre 2017

Steeleye Span - Back In Line (1986)

Steeleye Span Back In Line
Steeleye Span - Back In Line (1986)

Pourquoi écouter ce disque ?

Après six ans d'absence, Steeleye Span revient en 1986 sur le devant de la scène avec un nouvel album intitulé Back In Line. Il s'agit du premier disque enregistré sans Tim Hart. Désormais, Steeleye Span ne compte dans ses rangs plus qu'un seul de ses membres fondateurs, la chanteuse Maddy Prior. Si Back In Line n'est pas aussi flamboyant que ses prédécesseurs de l'âge d'or des années 70, il s'en sort néanmoins avec les honneurs, au contraire de Renaissance qui a connu un naufrage sans précédent avec Time-Line (1983). Pourtant, les deux albums ont eu le même ingénieur du son, John Acock, producteur de Steve Hackett (Voyage Of The Acolyte, Please Don't Touch!, Spectral Mornings...) et responsable de ce son synthétique typique des années 80. 

Steeleye Span n'est pas réputé pour s'endormir sur ses lauriers ; il le prouve une nouvelle fois. Le groupe a choisi de laisser de côté les chansons traditionnelles qui ont fait sa marque de fabrique (à l'exception de Lady Diamond, ballade écossaise et de Blackleg Miner composée en 1844) et de privilégier les compositions personnelles, tout en conservant une thématique historique dans ses paroles. Ainsi, Edward, Isabel (sommet du disque avec une Maddy lumineuse), Lanercost ou Take My Heart traitent toutes de la guerre d'indépendance de l'Écosse (XIIIe-XIVe siècles). Scarecrow évoque quant à elle la bataille de Croperdy Bridge (XVIIe siècle) tandis que White Man aborde la délicate question de la colonisation qui a connu son apogée au XIXe siècle. Éloigné des sentiers folks habituels, Steeleye Span se risque à explorer de nouvelles voies musicales avec plus ou moins de bonheur. White Man est une incursion dans les musiques du monde. Si Blackleg Miner, déjà enregistrée sur le premier album Hark! The Village Wait, est revue dans une version funk-reggae originale, le morceau pop-rock Scarecrow peine à convaincre, à l'inverse du Cannon By Telemann, pièce baroque chatoyante interprétée au violon par un Peter Knight inspiré.

Musiciens

Maddy Prior: chant
Bob Johnson : chant, guitare
Rick Kemp : chant, basse
Peter Knight : chant, violon, piano
Nigel Pegrum : batterie

Vince Cross : claviers

Titres

01. Edward
02. Isabel
03. Lady Diamond
04. Cannon By Telemann
05. Peace On The Border
06. Blackleg Miner
07. White Man
08. Lanercost
09. Scarecrow
10. Take My Heart

jeudi 23 novembre 2017

Renaissance - Time-Line (1983)

Renaissance Time-Line
Renaissance - Time-Line (1983)

Pourquoi écouter ce disque ?

Dur, dur les années 80 pour les dinosaures de la décennie précédente. Si Yes ou Genesis ont su prendre le virage et surfer sur le succès, il n'en sera pas de même pour Renaissance. Time-Line fait suite à un Camera Camera déjà décevant publié en 1981. Ce nouvel album, toujours enregistré sous forme de trio, ne relèvera pas le niveau, malgré quelques sympathiques moments (Flight, The Entertainer, Majik). Fini les envolées symphoniques qui ont fait la réputation du groupe, place à une pop synthétique tendance new wave. Heureusement, quelques fondamentaux ont été sauvegardés, dont la voix inimitable d'Annie Haslam (magnifique envolée sur The Enternainer) ou la basse mélodique de Jon Camp (l'intro funky d'Electric Avenue est à tomber). Ce dernier s'est particulièrement impliqué dans le processus créatif. On le retrouve à la production, à la composition et à l'écriture des paroles. En effet, la poétesse Bettie Thatcher, qui signait jusqu'alors les textes, n'a pas été sollicité cette fois-ci. Michael Dunford, plus discret, s'illustre par quelques soli de guitare électrique bien sentis (Chagrin Boulevard, The Entertainer). Trois musiciens se sont succédé aux claviers : Peter Gosling (Nevada), Nick Magnus (Steve Hackett), et Eddie Hardin (Spencer Davis Group). A la batterie, on peut entendre Peter Baron, déjà présent à l'époque de Camera Camera, et le futur Marillion Ian Mosley. L'échec commercial du disque provoquera une brouille profonde entre d'un côté Jon Camp qui quittera le navire en 1985, et, de l'autre, Annie Haslam et Michael Dunford qui maintiendront le cap encore deux années supplémentaires avant de mettre un terme (provisoire) à la belle aventure Renaissance. 

Musiciens

Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitares, chœurs
Jon Camp : basse, guitare, chant

Peter Gosling : claviers
Nick Magnus : claviers
Eddie Hardin : claviers
Peter Baron : batterie
Ian Mosley : batterie   
Bimbo Acock : saxophone
Dave Thomson : trompette

Titres

01. Flight
02. Missing Persons
03. Chagrin Boulevard
04. Richard IX
05. The Entertainer
06. Electric Avenue
07. Majik
08. Distant Horizons
09. Orient Express
10. Auto-tech

mercredi 22 novembre 2017

The Heather Findlay Band - Songs From The Old Kitchen (2012)

Heather Findlay Songs From The Old Kitchen
The Heather Findlay Band - Songs From The Old Kitchen
(2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

Songs From The Old Kitchen est le troisième album d'Heather Findlay depuis qu'elle a quitté Mostly Autumn en 2010. Il fait suite à son premier EP The Phoenix Suite (2011), et au Live At The Cafe 68 (2012) enregistré en duo avec Chris Johnson. Pour ce disque, la chanteuse a souhaité mettre en avant l'esprit de groupe, d'où ce choix de nom de The Heather Findlay Band. Outre Chris Johnson, elle s'est entourée des mêmes musiciens que sur The Phoenix Suite, à savoir Dave Kilminster (Roger Waters, Keith Emerson, John Wetton), Steve Vantsis (Fish), et Alex Cromarty (Riversea, futur Mostly Autumn). Angela Gordon, son ancienne complice au sein de Mostly Autumn et d'Odin Dragonfly, a également été conviée à jouer de l'harmonium, de la clarinette et de la flûte. Pas d'inédit ici, le projet étant de présenter des versions acoustiques d'anciens titres du répertoire d'Heather. La part belle est faite à la période Mostly Autumn, et plus particulièrement aux albums Heart Full Of Sky (Find The Sun, Half A Word) et Glass Shadows (Flowers For Guns et sa super intro au banjo interprétée par Kilminster, Unoriginal Sin énergique, Above The Blue gorgé d'émotion). Black Rain de Storms Over Still Water demeure une agréable surprise, tout comme cette version toute en douceur du This Game à l'origine sur l'album Offerings d'Odin Dragonfly. Autres curiosités présentées sous un nouvel angle, Seven, Red Dust et Mona Lisa, tous trois à l'origine sur The Phoenix Suite. Ce Songs From The Old Kitchen possède une saveur inédite, rafraîchissante, à l'instar du folk britannique naissant des années 70 sous la houlette des Sandy Denny, Jacqui McShee et autres Linda Thompson.

Musiciens

Heather Findlay : chant, percussions
Dave Kilminster : guitares, banjo, chant
Chris Johnson : guitare, mandoline, glockenspiel, chant
Steve Vantsis : contrebasse, basse, chant
Alex Cromarty : cajon, percussions, ukulélé, chant   
Angela Gordon : harmonium, clarinette, flûte

Titres

01. Find The Sun
02. Flowers For Guns
03. Black Rain
04. This Game
05. Half A World
06. Unoriginal Sin
07. Seven
08. Red Dust
09. Mona Lisa
10. Above The Blue