dimanche 29 janvier 2017

Touchstone - Live In The USA (2010)

Touchstone Live In The USA
Touchstone - Live In The USA (2010)
Touchstone en concert, ça déménage ! Après un EP (Mad Hatters) et deux albums studio (Discordant Dreams, Wintercoast), le combo britannique publie en 2010 Live In The USA sous forme de deux CD, totalisant pas moins d'une heure quarante de musique.

Comme son nom l'indique, il a été enregistré aux États-Unis en 2009, durant deux représentations. La première s'est déroulée sur la côte Est, près de Philadelphie, au Rites of Spring Festival (RosFest), festival annuel de rock progressif crée en 2004. La seconde a eu lieu à l'opposé, sur la côte Ouest, à Whittier, petite bourgade dans le comté de Los Angeles, où se tient chaque année un autre festival incontournable depuis les années 2000, le Calprog. 

Le set comporte huit titres de Wintercoast, cinq de Discordant Dreams, et un seul du premier EP, The Mad Hatter's Song datant de l'époque où Kim Seviour ne faisait pas encore partie de la bande. Il se termine par une reprise déjantée du Mad World des Tears For Fears, durant laquelle leur vieux compagnon John Mitchell d'Arena les rejoint et effectue un dernier solo de guitare. 

Il faut bien avouer que Kim, dite Elkie, contribue grandement au charme de cette formation atypique, proche dans l'esprit et sur le plan musical de The Reasoning avec qui elle joue souvent la scène, et de IO Earth. Elkie partage le chant avec Rob Cottingham, également claviériste. Les chansons sont un mélange de rock progressif, de hard FM et d'AOR. Aux claviers symphoniques de Rob, s'ajoute la guitare tantôt heavy, tantôt aérienne d'Adam Hodgson. La solide rythmique répartie entre Paul Moorghen à la basse et Al Melville à la batterie contribue à rendre ce cocktail explosif.

Aux côtés de morceaux dynamiques, tel un Wintercoast passionnant dans ses envolées ou les violentes Voices, se nichent quelques passages tout en émotions. Solace, interprété avec pudeur par une Elkie redevenue petite fille le temps d'un instant pour aborder la douloureuse question de l'inceste, est de ceux-là. Tout comme Dignity ou encore Original Sin restituant une ambiance intimiste de cabaret. Bref, on ne s'ennuie pas une minute à l'écoute de ce Live In The USA, témoignage des plus fidèles de ce dont est capable Touchstone sur scène.

L'artwork intérieur du livret, toujours impeccable, est lui aussi à l'image des musiciens, plein d'humour. Différents symboles américains ont été malicieusement détournés à leur avantage. Ainsi, par un montage photo, Touchstone trône à Hollywood, à New York, sur le célèbre logo du FBI et sur le blason des États-Unis où la célèbre devise "In God We Trust" a été judicieusement transformée en "In Progressive Music We Trust" bien plus convaincante. Pourquoi se prendre au sérieux ?



Musiciens


Kim Seviour : chant
Rob Cottingham : chant, claviers
Adam Hodgson : claviers
Paul Moorghen : basse, chœurs
Al Melville : batterie

John Mitchell : guitare

Titres


1.01. Intro
1.02. Wintercoast
1.03. Shadow
1.04. The Mad Hatter's Song
1.05. Joker In The Pack
1.06. Original Sin
1.07. Black Tide
1.08. Line In The Sand

2.01. Dignity
2.02. Zinomorph
2.03. Voices
2.04. Discordant Dreams / The Beggar's Song
2.05. Solace
2.06. Strange Days
2.07. Mad World

samedi 28 janvier 2017

Anneke van Giersbergen & Agua De Annique - Live In Europe (2010)

Anneke van Giersbergen Live In Europe
Anneke van Giersbergen &
Agua De Annique -
Live In Europe (2010)
Si In Parallel en duo avec Danny Cavanagh d'Anathema présentait le versant acoustique d'Anneke van Giersbergen, Live In Europe, enregistré avec son groupe Agua De Annique, affiche son côté électrique. Capté à différents moments de la tournée de 2010 dont Lyon, ce disque en public est à l'image de la charismatique chanteuse néerlandaise, plein d'énergie communicative portée par des morceaux rock et émouvants.

Entourée du fidèle bassiste Jacques de Haard, de son mari, le batteur Rob Snijders, et de Ruud Jolie (Within Temptation, Maiden United) qui succède à la guitare à Joris Dirks, Anneke livre une prestation mémorable durant laquelle s'enchaînent ses meilleurs titres, de My Girl à Day After Yesterday, en passant pas le tout aussi magnifique Beautiful One ou I Want.

Chacun de ses albums studio (Air et In Your Roomest représenté équitablement par quatre chansons chacun. A cela s'ajoutent trois inédits, Who I Am coécrit avec Devin Townsend, Fury issu des sessions d'In You Room, et Laugh It Out plein de dynamisme. Cerise sur le gâteau, le set se termine par un langoureux Shrink, de l'album Nighttime Birds de The Gathering, ultime clin d'œil à son ancien groupe.

Avec ce Live In Europe mettant si joliment en valeur sa voix, Anneke met un terme à son projet Agua De Annique et à cette période de transition. Elle est maintenant suffisamment mûre pour embrasser pleinement sa carrière solo. Désormais, seul le nom "Anneke van Giersbergen" apparaîtra sur les pochettes de ses prochains albums, judicieux choix qui lui offrira une meilleure visibilité. 


Musiciens


Anneke van Giersbergen : chant, guitare, claviers
Ruud Jolie : guitare
Jacques de Haas : basse
Rob Snijders : batterie

Titres


01. Intro
02. The World
03. My Girl
04. Who I Am
05. Day After Yesterday
06. Hey Okay!
07. Fury
08. Beautiful One
09. Adore
10. I Want
11. Laugh It Out
12. Witnesses
13. Shrink

vendredi 27 janvier 2017

Frequency Drift - Personal Effects (Part Two) (2010)

Frequency Drift Personal Effects (Part Two)
Frequency Drift - Personal Effects
(Part Two) (2010)
Suite logique de Personal Effects (Part One), cette seconde partie est disponible après deux (longues) années d'attente, en 2010. Nous retrouvons pour une nouvelle aventure les jeunes héroïnes River et Romance, toujours en lutte contre l'association secrète Dromedeidas. Personal Effects Part (Two) narre chaque événement marquant de cette journée cruciale de l'an 2046 où tout peut arriver.

Comme sur le précédent opus, il n'y a pas de paroles dans le livret, chaque chanson est illustrée par un dessin en noir et blanc stimulant l'imagination de l'auditeur. L'Allemand Andreas Hack, le maître d'œuvre, applique ainsi à la lettre son concept de rock progressif cinématique.

Grâce à la présence d'un grand nombre de collaborateurs, la musique s'en trouve densifiée et étoffée. Album centré sur les voix féminines, pas moins de trois chanteuses ont été conviées, chacune interprétant un personnage bien particulier. Parmi elles, Nicole Scharnagl (River) qui officiait auparavant au sein de Jester's Tear, formation de hard rock fondée en 1995 par les frères Hack et le batteur Wolfgang Ostermann.

Quatre guitaristes interviennent dont Jacob Holm-Lupo de White Willow sur un Inside floydesque, ainsi que le frère d'Andreas, Christian, également flûtiste. Outre le bassiste et le batteur déjà présents sur la première partie, une violoniste et la harpiste Nerissa Schwartz apparaissent ponctuellement. Celle-ci accompagnait Andreas sur l'album 817 (days) d'Echofields, ancêtre de Frequency Drift.

Sans surprise, on retrouve cet esprit familial dans d'autres formations comme Magenta ou IO Earth aux orientations musicales similaires. Durant plus d'une heure, les musiciens nous en mettent plein les oreilles et réussissent à nous entraîner dans cette histoire futuriste aux multiples rebondissements. Il serait dommage de passer à côté de ce petit bijou.



Musiciens


Nicole Scharnagl : chant
Christine Mettner : chant
Kerstin Leidner : chant
Andreas Hack : claviers
Steve Hohenberger : guitare
Christian Hack : guitare, flûte
Sebastian Koch : guitare
Kacob Holm-Lupo : guitare
Jürgen Rennecke : basse
Wolfgang Osterman : batterie
Barbara Jöris : violon
Nerissa Schwartz : autoharpe

Titres


01. Message
02. Deceit
03. Conflict
04. Inside
05. Awakening
06. Flight
07. Put It Down
08. Essence
09. Lasting Effect

mercredi 25 janvier 2017

Framauro - Etermedia (1998)

Framauro Etermedia
Framauro - Etermedia (1998)
La Pologne, l'autre pays du rock progressif. Durant les années 90, une profusion de nouvelles formations sont apparues, toutes aussi inventives les unes que les autres. Quidam, Abraxas, Collage ou encore Framauro sont de celles-ci. 

Fondé en 1996 par le multi-instrumentiste Ryszard Kramarski (guitare, claviers, basse, programmation, chant) et ses deux cousins, le guitariste Tomasz Pabian et Stach Kramarski au chant, Framauro élabore d'abord ses première maquettes en amateur. En 1998, il publie Etermedia, son premier et unique album.

Le symphonisme des claviers, les envolées flamboyantes des guitares et le chant original en polonais n'en sont pas les seuls atouts. Etermedia s'inscrit dans la préhistoire de Millenium, un des meilleurs groupes de la scène progressive polonaise de ces vingt dernières années, dont Ryszard est aussi à l'origine. Les graines semées dans les chansons d'Etermedia se transformeront en splendides compositions sur les albums suivants de Millenium. Ainsi, Cykl est l'ancêtre de Back To Myself Part I de Vocanda (2000) et Nakarmieni Masmediami pose les bases du futur Drunken Angels du bien nommé Deja Vu (2004).   

Déjà sensible aux chœurs féminins harmonieux, Ryszard jette ici les bases de ce que sera Millenium, entité continuellement en renouvellement disques après disques. Cet Etermedia n'est qu'un avant-goût à conseiller aux archéologues de Millenium. La suite à venir n'en sera que meilleure.

Musiciens


Ryszard Kramarski : guitare, claviers, basse, programmation, chant
Stach Kramarski : chant
Tomasz Pabian : guitares, programmation

Anita Podkowa-Branka : chœurs
Malgorzata Wojcik : chœurs

Titres


01. Astronomus F.M.
02. Poznać Siebie
03. Baśniowe Alternatywy Cz. II
04. Nakarmieni Masmediami
05. Etna
06. Zatrzymać Czas
07. TV Show
08. Prasowe Papugi
09. Enter
10. Cykl

lundi 23 janvier 2017

Fleür - Siyanie (2005)

Fleür Siyanie
Fleür - Siyanie (2005)
Direction l'Ukraine pour retrouver le duo Fleür composé des délicieuses Olga Pulatova (chant, piano) et Elena Voynarovskaya (chant, guitare). En 2005, elles publient leur troisième album Siyanie ("étincelle de lumière") sur le label indépendant Prikosnovénie. Il fait suite à Prikosnovenie ("effleurement") puis Magic, sortis successivement en 2002 et 2004.

Le groupe s'est formé en 2000 à Odessa. Il a la particularité de chanter en russe, ce qui lui permet d'élargir son public à la Russie voisine. Autre originalité, Olga et Elena se partagent le chant, chacune interprétant ses propres compositions. Deux voix, deux auteurs, deux mondes, mais, au final, une seule musique féerique dans laquelle chaque morceau véhicule ses propres images, ne nécessitant pas ainsi le besoin d'en comprendre les paroles. Libre à chacun d'imaginer, de ressentir les émotions.

La présence d'un piano omniprésent laisse penser aux univers de Kate Bush ou Tori Amos. Les musiciennes nous entraînent également sur les versants bucoliques d'un néoclassicisme initié par Caprice, autre signature du label français, ainsi qu'au cœur d'un folk mélancolique propre à l'âme slave. La flûtiste Julia Zemlyanaya, à leurs côtés depuis le début, apporte une légère touche tolkienienne à l'ensemble. C'est elle qui a eu l'idée de ce nom de groupe original qui lui sied à merveille.

Cinq albums feront suite à ce Siyanie captivant. Mais ils ne seront malheureusement pas distribués dans nos contrées. Erreur à réparer de toute urgence.


Musiciens


Olga Pulatova : chant, piano
Elena Voynarovskaya : chant, guitare

Ekaterina Kotelnikova : claviers
Vitaly Didyk : contrebasse
Alexey Tkachevsky : batterie
Wladislav Mitsovsky : percussions
Alexandra Didyk : violoncelle
Anastasia Kuzmina : violon
Julia Zemlyanaya : flûte

Titres


01. Intro
02. Cocoon
03. To Fix The Eternity
04. The Sky Wants To Fall Down
05. Shining
06. Be MySense
07. You Can't Forbid It To Me
08. Someone
09. Friend That Will Never Betray
10. Strange Dream Music
11. Over That Waterfall
12. Mistery
13. The Bridge Over Misty Bay

dimanche 22 janvier 2017

Caprice - Masquerade (2010)

Caprice Masquerade
Caprice - Masquerade (2010)
Fini les mondes féeriques de Kywitt! Kywitt! ou des Elvenmusic, retour à la dure réalité avec Masquerade, dixième album studio de Caprice, formation néoclassique russe conduite par le compositeur Anton Brejestovski et la chanteuse Inna Brejestovskaya. Ce concept-album inspiré des œuvres des poètes Daniil Harms, Velimir Khlebnikov, Marina Tsvetaeva, Anna Akhmatova, Nikolai Gumilev, Vladimir Mayakovsky et Kirill Zakharov se divise en deux temps. 

La première partie porte sur le temps de l'innocence, de la liberté de création et de la folie positive qui en découle où tout semble possible. Le poète, contraint par aucune limite, est maître de son œuvre, qu'elle soit d'avant-garde, romantique ou de contestation. Cette joie de vivre est palpable tout au long de ce cycle malgré l'orage qui s'annonce. 

Le basculement intervient à partir de l'interlude musicale The Master's Shadow d'inspiration wagnérienne. L'atmosphère s'assombrit subitement, à l'image de cette Russie sombrant dans le totalitarisme sanguinaire mis en place par Lénine, Trotski, puis Staline. Les masques tombent et, comme sur la pochette imaginée par Sabine Adélaïde, derrière se dissimule un système politique monstrueux dans lequel la peur règne et la mort rôde. Des poètes cités, un seul survivra. Exécutions sommaires, manques de soins volontaires, déportations et suicides plus ou moins assistés emporteront prématurément ces artistes et des millions d'autres innocents. Dans Unmasked, ces disparitions de masse sont incarnées à travers chaque battement, tandis qu'un chœur symphonique orthodoxe symbolise ces âmes torturées. Ce même chœur intervient dans Listen! où la mort devient la seule issue salvatrice à ce chaos et monde de souffrance. Après les supplications vaines (What Have I Done To You), la Russie s'est transformée en un champ de ruine duquel s'échappe le chant mortuaire God's Wrath Has Smitten Our World. La folie dévastatrice est à son comble dans Fox And Cockerel relatant les derniers moments de ce prisonnier ayant perdu la raison suite à la peur, la faim et la maltraitance et qui, dans un dernier moment de lucidité, crache au visage de ses geôliers révolutionnaires soit-disant agissant pour le bien de l'humanité, avant son exécution.

Album bouleversant d'un bout à l'autre, on ne ressort pas indemne de l'écoute de ce Masquerade dont le chant en russe lui confère toute une dimension symbolique. Rares sont les œuvres musicales s'aventurant avec autant de justesse dans les méandres de l'Histoire et explorant avec cette même intensité sa face obscure. Ne jamais oublier, telle est la mission du devoir de mémoire.




Musiciens


Irena Brejestovskaya : chant
Anton Brejestovski : piano, claviers, programmation
Alexandra Korzina : violon
Alexey Tolstov : violoncelle
Nikolai Gorshkov : contrebasse
Vladimir Bobovnikov : flûte, piccolo
Anton Konchakov : clarinette
Alexei Bazhalkin : basson
Vladislav Lavrik : trompette
Tanya Strunina : harpe
Minister of Sounds : guitare électrique
Max Brejestovski : basse
Dmitriy Vlasenko : batterie

Lyudmila Shamina : chant
Marina Nefteeva : chant
Vsevolod Vasiliev : chant
Vladimir Sudakov : chant
Vyacheslav Kirilyuk : chant
Maxim Osokin : chant

Titres


Part One
01. Reality
02. Agnesa
03. Stones
04. Marina
05. To A Girl
06. Venice
07. Elizabeth Played With Fire
08. Forest Lullaby

Part Two
09. The Master's Shadow
10. What Have I Done To You
11. Hunger
12. God's Wrath Has Smitten Our World
13. Hottentot Cosmogony
14. Unmasked
15. Listen!
16. Fox And Cockerel

samedi 21 janvier 2017

Tarja - What Lies Beneath (2010)

Tarja What Lies Beneath
Tarja - What Lies Beneath (2010)
Tarja, la diva finlandaise, est de retour en 2010 avec un nouvel album sobrement intitulé What Lies Beneath. Définitivement détachée de son ancienne formation Nightwish, elle affiche désormais clairement son ambition d'asseoir son titre si prisé de Reine du metal symphonique. 

Pour cela, elle s'est totalement investie dans ce projet en participant à la production et à l'écriture de chaque titre. Si les guitares sont bel et bien de retour, un subtil équilibre a été trouvé entre morceaux plutôt rentre dedans et ballades. Trois d'entre elles touchent au sublime : Underneath, quatrième single faisant office de pont avec My Winter Storm, Rivers Of Lust à la prestation vocale splendide, et Montañas De Silencio chantée en espagnol.

Les fidèles Alex Scholpp (guitares), Christian Kretschmar (claviers), Doug Wimbish (basse) et Mike Terrana (batterie) constituent la colonne vertébrale musicale de ce What Lies Beneath enrichi de la présence d'invités de marque. Van Canto, formation metal qui a la particularité de ce produire a cappella, apporte un aspect Bohemian Rhapsody à Anteroom Of Death, le morceau d'ouverture. Le violoncelliste Max Lilja d'Apocalyptica joue sur quatre titres. Pour la petite histoire, son comparse Eicca Toppinen fait une apparition toute aussi remarquée cette même année sur l'album Hyvästi, Dolores Haze, de Johanna Kurkela, petite amie de Tuomas Holopainen, leader de Nightwish. Complice de Doug Wimbish au sein de Living Coulour, Will Calhoun dynamise la rythmique de Crimson Deep en duo avec Mike Terrana. Ce batteur d'exception s'est construit une solide réputation en accompagnant des artistes aussi divers que Mick Jagger, B.B. King, Paul Simon ou Lou Reed. Falling Awake, fable positive sur la vie inspirée des écrits de Paulo Coelho, est illuminée dans son final par un magnifique solo de Joe Satriani.

What Lies Beneath est un album qui s'écoute avec plaisir. Il comblera aussi bien les fans de la première heure de Tarja qu'un nouveau public séduit par sa voix si précieuse. A noter que la version deluxe contient trois titres supplémentaires dont Naiad, autre ballade exceptionnelle s'étendant sur pas moins de sept minutes divines.


Musiciens


Tarja : chant, piano

Alex Scholpp : guitares, basse
Christian Kretschmar : claviers
Doug Wimbish : basse
Mike Terrana : batterie

Max Lilja : violoncelle
Jyrki Lasonpalo : violon
Pauline Fleming : violon
Rémi Moingeon : alto
Johnny Andrews : claviers
Will Calhoun : batterie, percussions
Julian Barrett : guitare, basse
Kid Crazy : claviers
Philip Labonte : chant
Joe Satriani : guitare
Marzi Nyman : guitare
Bart Hendrickson : guitare, basse, claviers

Van Canto : chant
The Slovak National Orchestra and Choir

Titres


1.01. Anteroom Of Death
1.02. Until My Last Breath
1.03. Dark Star
1.04. Underneath
1.05. Little Lies
1.06. Rivers Of Lust
1.07. In For A Kill
1.08. Montañas De Silencio
1.09. Falling Awake
1.10. The Archive Of Lost Dreams
1.11. Crimson Deep

2.01. We Are
2.02. Naiad
2.03. Still Of The Night

jeudi 19 janvier 2017

Johanna Kurkela - Hyvästi, Dolores Haze (2010)

Johanna Kurkela Hyvästi, Dolores Haze
Johanna Kurkela - Hyvästi,
Dolores Haze (2010) 
Johanna Kurkela est une charmante chanteuse finlandaise née en 1985. Son quatrième album, Hyvästi, Dolores Haze, disponible en 2010, a attiré notre attention pour deux raisons. La première, c'est qu'elle chante uniquement dans sa langue natale, le finnois, et c'est original. La seconde, toute aussi intéressante, est la présence de Troy Donockley aux uilleann pipes et whistles, notamment sur le titre Satojen Merien Näkijä composé par un certain... Tuomas Holopainen, leader de Nightwish. 

Cette ballade acoustique sentant bon les paysages maritimes, fait un écho lointain à The Islander des mêmes Nightwish, grâce à l'intervention du génial Troy aux flûtes irlandaises. Les autres chansons sont une collection de pop songs acidulées, proche de l'esprit Eurovision (Rakkauslaulu, premier single avec le violoncelliste Eicca Toppinen, fondateur du groupe de metal Apocalyptica) ou de la variété italienne (Ainutlaatuinen). Quant à l'entraînante Kosketusta Vailla Vapiseva Mies, elle aurait très bien pu figurer sur l'album In Your Room d'Anneke van Giersbergen. D'ailleurs, la ressemblance de leurs voix est des plus troublantes. De Piha Ilman Sua, il se dégage en revanche une ambiance sombre, triste. L'album se termine en beauté par un clin d'œil à Nabokov et à sa Lolita, Dolores Haze. 

De la même famille que le hongrois ou l'estonien, le finnois n'est ni une langue scandinave, ni une langue slave comme on pourrait le penser. Il est plaisant de se rendre compte que sa mélodie est parfaitement adaptée à ce type de répertoire qui a pour seule prétention d'apporter un peu de plaisir et d'évasion. Et de ce côté-là, s'est réussi. A noter que Johanna deviendra officiellement le 28 octobre 2015 Madame Tuomas Holopainen.    


Musiciens


Johanna Kurkela : chant

Sampo Haapaniemi : batterie, percussions, claviers
Timo Kämäräinen : basse
Markus Koskinen : guitare, claviers
Matti Paatelma : piano
Eicca Toppinen : violoncelle
Troy Donockley : uilleann pipes, whistles

Titres 


01. Tuo Se Mulle
02. Kielletyt Kielot
03. Rakkauslaulu
04. Ainutlaatuinen
05. Ilta Saapuikin Niin Äkkiä
06. Kosketusta Vailla Vapiseva Mies
07. Piha Ilman Sua
08. Maan Päällä Niin Kuin Taivaassa
09. Satojen Merien Näkijä
10. Jos Sä Tarvitset Mua
11. Hyvästi, Dolores Haze

dimanche 15 janvier 2017

Introitus - Elements (2011)

Introitus Elements
Introitus - Elements (2011)
Qui suis-je ? Je suis une famille avant d'être un groupe de rock néo-progressif. Ma musique évoque tout aussi bien Ayreon que Mostly Autumn ou Magenta. Je vis en Suède. Je suis ? Je suis ?... Introitus.

Album de la maturité, Elements fait suite au génial Fantasy paru en 2007. Il réunit autour d'Anna Jobs Bender (chant, paroles) et de son mari Mats Bender (claviers, compositions), deux de leurs enfants, Johanna (chant, percussions, claviers) et son frère Mattias (batterie, chant), ainsi que l'excellent guitariste Päl Helje, Henrik Björlind (guitares, flûtes, claviers) et Dennis Lindqvist à la basse.

A travers ce disque, composé de cinq longues pièces épiques (de huit à dix-sept minutes) et de quatre interludes, la famille Bender et ses musiciens ont choisi de célébrer l'amour sous toutes ses formes.

Amour de la planète d'abord. Non seulement chaque interlude musicale fait référence aux quatre éléments (terre, vent, feu, eau), mais de la colère s'exprime également avec rage contre sa mise en péril sur The Hand That Feeds You où le chant d'Anna ressemble à s'y méprendre à celui de Christina Booth - époque Revolutions. Les deux chanteuses ont la particularité commune d'exprimer une même humilité, ce qui les rend à la fois si humbles et si touchantes.

Amour des hommes ensuite. Like Always permet à Anna de déclamer son amour à son époux et au couple qu'ils forment ensemble depuis si longtemps. Comme sur The Hand That Feeds You, Päl Helje délivre un solo de guitare magistral, tout en émotion, digne d'un Steve Rothery. Elements se conclut par Soulprint dont l'introduction à la flûte suivie d'un violoncelle annonce la gravité. Cette chanson a été écrite à la mémoire de la mère d'Anna, emportée par un cancer, qu'elle a accompagnée jusqu'à son dernier souffle. Une aura solennelle se dégage tout au long des dix-sept minutes que dure ce vibrant hommage.

Elements possède l'intelligence rare de parler aussi bien au cœur qu'à la raison. S'il fallait comparer Introitus à une autre formation, ce serait sans aucune hésitation Magenta avec laquelle elle partage nombre de points communs, dont celui de posséder deux grandes voix ouvertes sur le monde.


Musiciens


Anna Jobs Bender : chant
Mats Bender : claviers
Pär Helje : guitares, chant
Henrik Björlind : guitares, flûtes, claviers
Johanna Bender : chant, percussions, claviers
Dennis Lindqvist : basse
Mattias Bender : batterie, chant

Stefan Ekedahl : violoncelle

Titres


01. The Hand That Feeds You
02. Earth
03. Like Always
04. Wind
05. Restless
06. Fire
07. Dreamscape
08. Water
09. Soulprint

jeudi 12 janvier 2017

Vamp - I Full Symfoni II (2010)

Vamp I Full Symfoni II
Vamp - I Full Symfoni II (2010)
Vamp est un groupe folk norvégien combinant rock et musique celtique. Il est fondé en 1991 par Øyvind Staveland, un charpentier également multi-instrumentiste (chant, violon, accordéon, flûte), à Haugesund, ville portuaire de la côte ouest. Un premier album, God Morgen, Søster, sentant bon l'air marin, est disponible en 1993. Des musiciens partiront, d'autres entreront au fur et à mesure que le succès deviendra croissant.

Durant sa carrière, toujours active, Vamp a reçu une multitude de récompenses et a vendu 700 000 albums, dont 150 000 de I Full Symfoni (2006) enregistré avec le prestigieux orchestre symphonique de la radio norvégienne. Une suite lui est donnée en 2010 avec, en guest, Eivør Pálsdóttir, célèbre chanteuse des îles Féroé.

Ce concert, dénommé tout simplement I Full Symfoni II, a été donné au mois d'avril de cette même année au Rockfeller Music Hall d'Oslo qui accueille, entre autre, le Inferno Metal Festival depuis 2001. C'est donc l'occasion de découvrir Eivør accompagnée d'un orchestre symphonique, et, disons-le tout de suite, c'est un pur régal.

Elle ouvre en duo le spectacle avec På Bredden, délicieuse ballade enchanteresse. Puis revient seule sur le mélancolique Et Nytt Land, suivi de St. Mandag aux airs d'opéra, et Salme I Mars, autre chanson émouvante au crescendo saisissant. Nú Brennur Tú Í Mæer, de son deuxième album solo Krákan, est également interprétée avec toute la justesse qui lui est due, mêlant à la fois fureur et grâce. Eivør l'a composée dans sa jeunesse, suite à sa première rupture amoureuse. Le concert se clôture à nouveau en duo avec Tir n'a Noir, premier succès de Vamp, aux paroles écrites par le célèbre poète contemporain Kolbein Falkeid, faisant référence au monde de l'éternelle jeunesse de la mythologie celtique.

I Full Symfoni II est un superbe concert de folk pour qui aime s'aventurer vers l'inconnu et découvrir des artistes aux langues peu familières. Toutes les chansons font mouche instantanément, même si nos favorites demeurent celles chantées par Eivør.



Musiciens


Øyvind Staveland : violon, accordéon, flûte, chant
Torbjørn Økland : mandoline, guitare, trompette, chant
Carl Øyvind Apeland : basse, chant
Paul Hansen : chant, guitare
Odin Staveland : piano, claviers, batterie, percussions, chant

Eivør Pálsdóttir : chant

Orchestre symphonique de la radio norvégienne

Titres


01. På Bredden
02. Ta Meg Med
03. Et Nytt Land
04. Tvangstanker
05. Gla I Deg
06. Men Går Eg Øve Engene
07. Tils Havs, Sao Raphael!
08. St. Mandag
09. Schultz gt.
10. Alt I Orden
11. Salme I Mars
12. Velkommen Inn
13. En Annen Sol
14. Nú Brennur Tú Í Mær
15. Tir n'a Noir

mardi 10 janvier 2017

Kristian Blak & Yggdrasil - Yggdrasil (2002)

Kristian Blak Yggdrasil Eivør
Kristian Blak & Yggdrasil -
Yggdrasil (2002)
Dans la mythologie nordique, Yggdrasil est l'arbre cosmique, symbole de la vie, du savoir et de l'avenir. C'est ce nom qu'a choisi Kristian Blak pour son projet musical associant chants traditionnels et jazz érudit. 

D'origine danoise, Kristian Blak s'installe dans îles Féroé dès 1974. Il est devenu en quelques années une figure incontournable de la scène musicale locale. En 1977, il participe à la fondation du label Tutl ("murmure" en français), véritable institution culturelle de nos jours. Une centaine d'artistes représentant tous les styles musicaux (rock, pop, folk, jazz, metal...) figurent au catalogue. Le label organise annuellement des festivals au rayonnement international tel le G! Festival ou le Summer Festival qui a vu passer entre autres Scorpions, Roger Hodgson (ex-Supertramp) et Mika.

Kristian a imaginé en 1981 Yggdrasil comme un collectif dans lequel évolueraient des musiciens de tous horizons, que ce soit sur le plan musical ou géographique. Dès l'origine, son idée est de lier la musique à d'autres arts en croisant les disciplines (poésie, danse, arts visuels...). Il organise également des concerts inédits dans des lieux insolites : petits villages isolés, grottes marines etc. 

Yggdrasil, disponible en 2002, est incarné par la puissante voix de l'étoile montante de la scène féroïenne, Eivør Pálsdóttir. Elle n'a alors a son actif qu'un seul album, mais il est clair que Kristian a su déceler en elle tout un potentiel artistique appeler encore à éclore. Inspirées des grands espaces environnants et de la beauté fragile de la nature, les compositions revisitent le folklore local, mais aussi norvégien, suédois, groenlandais et même anglais en empruntant des textes à Shakespeare (A Vain And Doubtfull Good, Crabbed Age And Youth). Elles se muent ensuite en une musique contemporaine d'inspiration jazz, classique et rock. 

Le résultat est surprenant, parfois déconcertant, mais fait avant tout preuve d'une originalité qui comblera les amateurs de musique exigeants et curieux. Œuvre à part entière dans la carrière d'Evør, elle illustre son éclectisme artistique ainsi que sa capacité à interpréter tous les genres musicaux, aussi complexes soient-ils, avec une même aisance toute naturelle. 

Musiciens


Eivør Pálsdóttir : chant
Kristian Blak : piano
Tore Brunborg : saxophone
Anders Hagberg : flûtes
Anders Jomin : basse
Brandur Jacobsen : batterie, percussions

Titres


01. Náttina Eftir Fríggjanátt
02. Bort, Bort
03. The Eagle
04. Ognad
05. Led Er Din Sang
06. Yggdrasil
07. Oxberg
08. A Vain And Doubtfull Good
09. Crabbed Age And Youth
10. Smyril
11. Sorgen Var I Min Hu
12. Ajukutooq

dimanche 8 janvier 2017

Joanne McIver & Christophe Saunière - The Cannie Hour (2011)

Joanne McIver Christophe SaunièreThe Cannie Hour
Joanne McIver & Christophe Saunière -
The Cannie Hour (2011)
La dernière fois, la sonneuse Joanne McIver et le harpiste Christophe Saunière nous avaient conté le destin tragique de trois sœurs de l'île d'Arran. Cette fois-ci, ils nous invitent à passer une "heure douce" en leur compagnie, tranquillement installé au coin d'un feu, à écouter The Cannie Hour. En écossais, "cannie" signifie "doux", "calme", à l'image de ce disque à l'ambiance feutrée. 

Auteurs-compositeurs, le duo puise son inspiration aussi bien dans les mystérieuses légendes d'Écosse (John Macnab, The Orra Man, Ghosts) que dans les récits historiques de batailles héroïques (Bannockburn) ou de vies brisées (The Letter, A Year And A Day où une jeune femme attend avec inquiétude le retour de son fiancé parti à la guerre). Bien évidemment, la tradition est respectée grâce à la présence de reel (Tha Mòrag A' Dol), gigue (Barabal Òg) et simple chanson d'amour (My Bonnie Jo). 

Outre leurs instruments traditionnels, flûtes et cornemuses pour Joanne, harpe pour Christophe, ils ont introduit dans leur musique une guitare, une basse, des claviers et quelques percussions. Toujours dans l'esprit d'apporter une certaine consistance à leurs compositions, ils ont invité l'accordéoniste Pascal Pallisco (Dick Annegarn, Pierre Perret, Agnès Jaoui) et privilégié les cordes à travers les interventions bienvenues de l'altiste David Gaillard et du quatuor Whisky And Pistols. 

Avec The Cannie Hour, Joanne, dont il faut signaler ici la très belle voix, et Christophe offrent un magnifique voyage entre landes vertes infinies et lochs fascinants. Dépaysement garanti !


Musiciens 


Joanne McIver : chant, flûtes, cornemuse
Christophe Saunière : harpes, guitares, basse, claviers, percussions, chœurs

Pascal Pallisco : accordéon

The Whisky And Pistols String Quartet
Marc Vieillefon : violon
Claire Couic : violon
David Gaillard : alto
Morgane Saunière : violoncelle

Titres


01. John Macnab
02. A Year And A Day
03. The Orra Man
04. My Bonnie Jo
05. Tha Mòrag A' Dol
06. Bannockburn
07. The Mistress Stone
08. Thai I Fuar
09. The Sun Begins To Set
10. Barabal Òg
11. Ghosts
12. The Letter
13. Sail To Australia

samedi 7 janvier 2017

Children In Paradise - Esyllt (2012)

Children In Paradise Esyllt
Children In Paradise - Esyllt (2012)
Children In Paradise aurait pu être un supergroupe comme le rock progressif aime tant en produire, réunissant Heather Findlay (ex-Mostly Autumn) au chant, Chris Fry (Magenta) à la guitare, Dave Bainbridge (Iona) aux claviers, Troy Donockley (ex-Iona) aux uilleann pipes et whistles, Ian Jones (Karnataka) à la basse et Gavin Griffiths (Panic Room) à la batterie...

En réalité, les Children In Paradise sont Français, et même Bretons pour être plus précis. Mais si les musiciens cités avaient bien joué ensemble, il est certain que cela aurait sonné comme Esyllt tellement ce premier disque est d'une qualité exceptionnelle. Tout y est. La maîtrise technique de Magenta, l'ambiance atmosphérique de Karnataka, la touche celtique si caractéristique de Iona, l'intensité émotionnelle de Mostly Autumn et l'audace de Panic Room.

C'est en 2007 que Dam Kat, de son vrai nom Kathy Millot, réalise les toutes premières compositions de ce que deviendra Esyllt. Elle est rapidement rejointe par le guitariste Gwalchmei (Hengrist). Ensemble, ils forment le noyau dur de Children In Paradise. Ils choisissent ce nom en hommage aux anciens Celtes qui pensaient que les enfants naissaient avec le Savoir, mais qu'ils en perdaient l'essentiel en grandissant et vieillissant.

A l'image de la pochette, Esyllt est un disque introspectif, sombre ; miroir d'un imaginaire habité de personnages légendaires. On y croise Tristan et Iseult (Esyllt en celte) enflammés d'un amour éternel, le vaillant roi Arthur à la fin de sa vie (King Arthur's Dead), ainsi que Oengus, dieu solaire de la mythologie irlandaise symbolisant l'amour (Silent Agony). Telle une ensorceleuse, Dam Kat, dont le chant hypnotique trouble les esprits autant que celui de Beth Gibbons de Portishead, nous entraîne dans son univers tolkienien onirique (Little Butterfly) fait de guerres violentes (The Battle) où rôde la mort (Don't Forget Me).

Outre Gwalchmei, elle s'est entourée de Patrick Boileau à la batterie, Loïc Bléjean à la cornemuse et aux flûtes irlandaises, Hilaire Rama à la basse et Philippe Turbin aux claviers. Deux invités de marque lui ont fait l'honneur de leur présence : la harpiste Clotilde Trouillaud et Pat O'May, guitariste connu pour son travail avec Alan Simon (Excalibur, Anne De Bretagne).

Esyllt, premier volet d'une ambitieuse trilogie consacrée aux mythes et légendes de la civilisation celtique, permet à Children In Paradise d'intégrer directement la cour des grands. Morrigan, son honorable successeur, viendra apporter en 2016 un vent nouveau à cette saga placée sous les meilleurs auspices. 


Musiciens


Dam Kat : chant
Gwalchmei : guitare
Philippe Turbin : claviers
Hilaire Rama : basse
Parick Boileau : batterie
Loïc Bléjean : uilleann pipes, low whistle

Pat O'May : guitare
Clotilde Trouillaud : harpe

Titres


01. Little Butterfly
02. King Arthur's Death
03. My Son
04. The Battle
05. Esyllt
06. Silent Agony
07. Don't Forget Me
08. I'm Not Scared
09. Lokk Around You
10. I'm Alive

vendredi 6 janvier 2017

Madredeus - Lisboa (1992)

Madredeus Lisboa
Madredeus - Lisboa (1992)
Madredeus est né du souhait de deux musiciens, Pedro Ayres Magalhães et Rodrigo Leão, de réinventer la musique populaire portugaise en s'inspirant aussi bien du fado que d'influences brésiliennes ou de musique classique. 

Pedro Ayres Magalhães, âme véritable de Madredeus, abandonne son collège militaire le 25 avril 1974, au moment où éclate la révolutions des Œillets entraînant la chute de la dictature salazariste au pouvoir depuis 1933. Il décide alors d'étudier la musique. D'abord autodidacte, il a le privilège de suivre ensuite des cours dans une académie de musique. Avant-gardiste, il fonde à la fin des années 70 Faíscas considéré comme la première formation punk du Portugal. Au début de la décennie suivante, il enregistre avec Corpo Diplomático le premier disque new-wave de son pays. Son groupe suivant, Heróis do Mar, s'oriente plutôt vers une direction pop-rock plus conventionnelle. 

En 1985, avec son ami Rodrigo Leão de Sétima Legião, il a l'idée d'un nouveau projet musical. Rejoints par l'accordéoniste Gabriel Gomes puis le violoncelliste Francisco Ribeiro, ils partent à la recherche d'une chanteuse... introuvable. En vain, auditions après auditions, personne ne correspond à leur attente. La légende veut que ce soit dans une taverne du vieux Lisbonne que Pedro Ayres trouve enfin la perle rare. Tranquillement installé à une table, il entend à côté une jeune fille d'à peine dix-huit ans chanter autour d'un groupe d'amis. C'est Teresa Salgueiro. Subjugué, Pedro Ayres finit par la convaincre d'intégrer ce qui deviendra Madredeus. 

Le nom Madredeus sera, en effet, choisi ultérieurement. Il provient d'un ancien monastère de Lisbonne transformé en salle de spectacle où se produiront les cinq musiciens à leurs débuts. En 1987, leur premier album Os Dias Da Madredeus rencontre un vif succès, confirmé par le suivant, Existir (1990). Madredeus enchaîne tournées sur tournées, aussi bien au Portugal qu'en Europe ou dans le reste du monde. Le double album Lisboa est le témoignage live de cette époque.

Il a été enregistré le 30 avril 1991 au Colisée des Recreios, théâtre mythique de Lisbonne ouvert en 1890, où passeront des artistes aussi divers que Nightwish, Massive Attack ou Patti Smith. Durant sa représentation, Madredeus joue la moitié des titres du premier disque et la quasi-intégralité du deuxième. Seule manque Tardes De Bolonha, un très joli instrumental. O Pastor, leur plus grand "tube", a le privilège d'être joué deux fois, notamment à la clôture du spectacle. Ils sont accompagnés sur scène par les guitaristes Luisa Amaro et Carlos Paredes, un grand maître de la guitare classique portugaise. Tout est douceur, la voix soprano de Teresa d'une très grande pureté est tout simplement magnifique. Elle exprime comme personne la saudade, cette mélancolie typiquement portugaise empreinte de nostalgie que l'on retrouve dans le fado. 

Madredeus a rencontré un succès fulgurant, tant sur le plan national qu'international. Réussissant le pari de renouveler un genre musical jugé démodé, ils entreront, en moins d'une décennie, au panthéon des artistes incontournables de la musique portugaise contemporaine. 


Musiciens


Teresa Salgueiro : chant
Pedro Ayres Magalhães : guitare acoustique
Rodrigo Leão : claviers
Gabriel Gomes : accordéon
Francisco Ribeiro : violoncelle

Carlos Paredes : guitare portugaise
Luisa Amaro : guitare acoustique

Titres


1.01 Matinal
1.02. A Cidade
1.03. A Península
1.04. Cuidado
1.05. O Ladrão
1.06. O Pomar Das Laranjeiras
1.07. Mudar De Vida
1.08. Canto De Embalar
1.09. O Navio
1.10. O Pastor
1.11. As Ilhas Dos Açores
1.12. A Vontade De Mudar

2.01. A Cantiga Do Campo
2.02. Amanhã
2.03. A Sombra
2.04. Solstício
2.05. A Estrada Do Monte
2.06. A Vaca De Fogo
2.07. A Confissão
2.08. As Montanhas
2.09. O Menino
2.10. Fado Do Mindelo
2.11. O Pastor

jeudi 5 janvier 2017

Amarok - Gibra'ara (1998)

Amarok - Gibra'ara
Amarok - Gibra'ara (1998)
Avec Gibra'ara, son troisième album, la formation espagnole Amarok, conduite par Robert Santamaría, prend son envol. 

Marqué par les départs successifs d'Asy Guerrero (guitares), d'Alfredo Arcus (batterie) et de Joan Morera (violon), Amarok s'enrichit de deux nouveaux arrivants qui deviendront des personnages clé de son histoire. Il s'agit du flûtiste Manel Mayol originaire de Majorque, et du bassiste Victor Estrada. 

Santamaria a conçu Gibra'ara comme une œuvre symphonique saupoudrée d'une délicate couche de musiques progressive et folk. Ici, pas, ou peu, de synthétiseurs, ni de batterie, les instruments acoustiques ont été privilégiés. L'esprit pastoral qui se dégage de l'ensemble n'est pas sans rappeler l'ex-Genesis Anthony Phillips, influence fièrement revendiquée. 

Gibra'ara est dédié au culte de la Terre nourricière, source de vie. Les trois autres éléments sont également mentionnés à travers de La Danza De Los Murciélagos (Air), le futur classique El Mestre De La Caverna (Feu), Laberintos De Piedra et Merla Aquàtica (Eau). 

Santamaria et sa bande signent là un album brillant, porté une nouvelle fois par le chant si gracieux de la douce Lídia Cerón aux nombreuses capacités enfin dévoilées. 


Musiciens


Lídia Cerón : chant
Robert Santamaría : piano, claviers, guitare, percussions
Victor Estrada : basse, guitare
Manel Mayol : flûtes, didgeridoo, chœurs
Magno Maccaferri : violon
Juan A. Arteche : percussions
Jordi Vallverdú : percussions
Mauricio Antón : percussions
Manel Sesé : percussions
Kerstin Kococinski : hautbois, cor anglais
Dolors Vidal : violoncelle

Titres


01. Laberintos De Piedra
02. El Mestre De La Caverna
03. La Danza De Los Murcélagos
04. Merla Aquàtica
05. Tormenta
06. Por La Senda De Los Cerezos En Flor
07. Gibra'ara
08. Al Otro Lado
09. Laberintos De Piedra (Conclusión)

mercredi 4 janvier 2017

Lupercalia - Florilegium (2004)

Lupercalia Florilegium
Lupercalia - Florilegium (2004)
Quatre ans après Soehrimnir, Lupercalia revient en 2004 avec Florilegium publié sur le label portugais Equilibrium Music. Entre temps, la formation a bien évolué suite à l'arrivée de la chanteuse soprano Claudia Florio et au départ du violoniste Pierangelo Fevola.

Cela ne signifie pas pour autant la disparition des instruments à cordes. Gianluca Uccio (premier violon), Giovanni Borreli (second violon), Roberto Bottino (alto) et Gianfranco Scalzo (violoncelle) apportent leur contribution en tant qu'invités. Tout comme l'actrice Lina Salvatore venue poser sa voix sur l'inquiétant Kundalini, prière ancestrale ésotérique.

Lupercalia joue une musique néoclassique et médiévale dans la lignée de Dead Can Dance. Leur influence est telle que la grande prêtresse Lisa Gerrard est même citée dans les remerciements. Si le guitariste Riccardo Prencipe demeure l'élément central du projet en signant la quasi-totalité des titres, il a néanmoins prit soin de laisser un espace de créativité à Claudia. Celle-ci excelle dans sa version a cappella de The Wind That Shakes The Barley, et a composé seule l'élégant Rebis doté d'un texte en latin. L'italien et l'anglais sont les deux autres langues usitées. 

Florilegium se situe à la préhistoire de Corde Oblique où se croiseront multitude de chanteuses aux voix aussi envoûtantes les unes que les autres. Sur certains titres comme Praga ou Sub Specie Aeternitatis, on perçoit déjà les prémices de ce que deviendra la musique de Riccardo, un folk méditerranéen éthéré aux couleurs flamboyantes. A suivre...




Musiciens


Claudia Florio : chant
Riccardo Prencipe : guitare classique, claviers, dulcimer

Gianluca Uccio : violon
Giovanni Borrelli : violon
Roberto Bottino : alto
Gianfranco Scalzo : violoncelle
Lina Salvatore : narration

Titres


01. Tribe
02. Ouroboros
03. Aegypto Ad Siciliam
04. Personent Hodie
05. Sub Specie Aeternitatis
06. Praga
07. Rebis
08. Kundalini
09. Curtis
10. Axe
11. Formis Melara Sanctus Filix
12. The Wind That Shakes The Barley
13. Pilgrim's chant

lundi 2 janvier 2017

Lupercalia - Soehrimnir & Mediestetica (2009)

Lupercalia Soehrimnir
Lupercalia - Soehrimnir (2000)
En 2009, le label Ark Records a la bonne idée de rééditer Soehrimnir, premier album de Lupercalia sorti en 2000, initialement chez World Serpent. En plus d'avoir été remasterisé, il est doublé d'un EP cinq titres demeuré jusque là inédit, Mediestetica

Album uniquement instrumental, à l'exception d'Interludio sur lequel Lina Salvatore lit quelques lignes d'un texte inspiré du temple de Mercure de Baïes (Campanie), Soehrmnir réunit diverses pièces du guitariste italien Riccardo Prencipe, futur Corde Oblique. Composées entre 1995 et 1998 pour guitare classique, les lignes de violon de Pierangelo Fevola ont été ajoutées par la suite, peu avant l'enregistrement. 

Riccardo puise son inspiration dans la musique folk médiévale mais aussi dans la mythologie, aussi bien romaine que nordique. Si Lupercalia, le nom de la formation, fait explicitement référence aux Lupercales, fêtes annuelles purificatrices célébrées dans la Rome antique en l'honneur du dieu Faunus, Soehrimnir est le fameux sanglier préparé pour les soldats d'élite d'Odin, les Einherjar. 

Peu après la parution de Soehrimnir, le duo se transforme en trio suite à l'arrivée de la soprano Claudia Florio. Deux nouvelles chansons sont alors écrites par Riccardo, la suite FormisMelaraSanctusFilix et Ouroboros, symbole de l'éternel retour. Pierangelo, de son côté, est à l'origine d'Axe qui a la particularité de comporter des paroles en latin. Personent Hodie et The Wind That Shakes The Barley sont deux chansons traditionnelles. La première est un chant de Noël datant du XVIe siècle et la seconde est une ballade irlandaise du XIXe siècle déjà immortalisée par Dead Can Dance sur leur album Into The Labyrinth en 1993. 

Suite au départ de Pierangelo, ces cinq titres seront réenregistrés pour l'album suivant, Florilegium, disponible en 2004. 

Lupercalia Mediestetica
Lupercalia - Mediestetica (2000)

Musiciens


Riccardo Prencipe : guitare classique, dulcimer, claviers
Pierangelo Fevola : violon, mandoline
Claudia Florio : chant

Lina Salvatore : narration
Valentina Cotini : chœurs
David Della Monica : tambourin

Titres


Soehrimnir
01. Tarantata Di Taberna
02. Il Lamento Di Trissino
03. De Todo Mal
04. Normandia
05. Il Pianto Di Giuletta
06. Il Colchico Affranto / Gli Elfi Gioiosi
07. Notturno Da Barca
08. La Danza Del Guiscardo
09. Interludio
10. Marcia Per Nostradama
11. Stil Composito
12. La Malinconia Di Schalken

Mediestetica
01. FormisMelaraSanctusFilic
02. Personent Hodie
03. Ouroboros
04. Axe
05. The Wind That Shakes The Barley

dimanche 1 janvier 2017

Daemonia Nymphe - Daemonia Nymphe (2002)

Daemonia Nymphe 2002
Daemonia Nymphe - Daemonia
Nymphe (2002)
Difficile de classer la musique du duo grec Daemonia Nymphe. Fondé en 1994 par Spyros Giasafakis et Evi Stergiou, deux anciens étudiants à l'École des beaux-arts de Thessalonique, le groupe sort un premier album éponyme sur le label français Prikosnovénie en 2002. C'est le troisième de leur discographie. 

Pour faire simple, on peut les situer dans la même famille que Dead Can Dance, Loreena McKennitt ou Louisa John-Krol avec laquelle ils collaboreront. Tous ces artistes ont en commun d'explorer les musiques ancestrales en leur donnant ensuite une certaine modernité. Fidèles à leurs origines, Spyros et Evi ont naturellement choisi de se tourner vers le riche passé de leur pays. 

Ainsi, ils font revivre les mythes et mystères de la Grèce antique à travers leurs louanges méditatives en l'honneur de divinités et créatures fantastiques aujourd'hui disparues. Hadès (Hades), Dionysos (Hymn To Bacchus), Pan (Invoking Pan), satyres (Dance Of The Satyrs) et autres nymphes (Nymphs Of The Seagod Nereus) reviennent parmi nous, l'espace d'un instant, nous offrir une dernière communion. 

Cette magie ne serait possible sans Nicholas Brass spécialisé dans la fabrication d'instruments grecs antiques, qu'ils soient à cordes (lyres, harpes, guitares...), à vent (flûtes, ydraulis, l'ancêtre de l'orgue, clairons...) ou à percussions (tambourins, cymbales, sistres...). Daemonia Nymphe et lui travaillent en étroite collaboration depuis 1999, l'utilisation de ces instruments exclusivement acoustiques donne à la musique toute son authenticité. 

Daemonia Nymphe, l'album, assure un dépaysement garanti baigné de chants féminins célestes. Daemonia Nymphe, le groupe, demeure une des plus belles révélations de Prikosnovénie. 


Musiciens


Spyros Giasafakis : chant, instruments
Evi Stergiou : chant, instruments

Titres


01. Message Horn's Enchanting Echo
02. Ida's Dactyls
03. Summoning Divine Selene
04. Hades
05. Dance Of The Satyrs
06. Korai Rejoicing In Antron
07. Nymphs Of The Seagod Nereus
08. Hymn To Bacchus
09. Invoking Pan