lundi 6 mars 2017

Renaissance - Live In Chicago (2010)

Renaissance Live In Chicago
Renaissance - Live In Chicago (2010)
Live In Chicago, enregistré en 1983, est à l'image du Renaissance des années 80, une déception. Comme pour les autres formations de rock progressif, cette décennie leur a été fatale.

Du Renaissance de l'âge d'or (1973-1978), il ne reste plus que Annie Haslam (chant), Michael Dunford (guitare) et Jon Camp (basse). Exit le claviériste John Tout et le batteur Terence Sullivan, tous deux partis en 1980. Personne n'occupera par la suite leur place de manière permanente. Pour cette tournée de 1983, Mike Taylor et Gavin Harrison, alors inconnu à l'époque, ont été recrutés. Gavin deviendra célèbre par la suite, non seulement pour son jeu de batterie unique, mais aussi pour avoir joué au sein de Porcupine Tree puis de King Crimson, ainsi que pour nombre d'artiste célèbres (Iggy Pop, Sam Brown, Dave Stewart...). 

Cette tournée américaine vise à promouvoir le dernier album en date Time-Line disponible depuis peu. Il fait suite au tout aussi peu séduisant Camera Camera sorti en 1981. Le trio était à cette époque en quête désespérée d'un succès commercial, ce qui lui a fait perdre son âme. Les longs développements symphoniques ont été abandonnés au profit d'une musique pop insipide. Cette chute sans fin dans les abîmes fait peine.

Sur le papier, Live In Chicago, publié en 2010, suscite un vif intérêt. La set list comporte onze titres de la belle époque. Seul Flight provient de Time-Line. Son interprétation est cependant une bonne surprise, l'introduction au piano évoque les années "Tout" et le chant haut perché d'Annie touche au sublime. 

Là où le bât blesse, c'est, d'une part, la médiocre qualité sonore digne d'un mauvais bootleg, et, d'autre part, la set list trompeuse. Seuls Nothern Lights, Flight et Running Hard sont présentés dans leur intégralité. D'Ashes Are Burning, n'a été conservé que le final, certes sublime, mais il manque toute la première partie de ce titre culte. Et ce n'est pas le pire, les huit titres restants inscrits sur le livret ne sont en fait qu'un medley de moins d'une vingtaine de minutes rassemblés sur une seule plage du disque. Cerise sur le gâteau, aucunes notes de Day Of The Dreamer et At The Harbour pourtant annoncés n'ont été jouées. Bref, beaucoup d'approximations qui suscitent un réel malaise, d'autant plus que ce disque est présenté comme une production de Michael Dunford.

Une fois ces informations intégrées et digérées, il faut prendre ce Live In Chicago comme le témoignage d'une époque aujourd'hui révolue. Il apporte un éclairage sur une période peu glorieuse de cette formation qui a pourtant tant apporté à la musique contemporaine la décennie précédente. 

Musiciens


Annie Haslam : chant
Michael Dunford : guitare, chant
Jon Camp : basse, chant
Mike Taylor : claviers
Gavin Harisson : batterie

Titres 


01. Northern Lights
02. Flight
03. Running Hard
04. Opening Out
05. Day Of The Dreamer
06. Fanfare (Song Of Scheherazade)
07. Ocean Gypsy
08. At The Harbour
09. Festival Preparations (Song Of Scheherazade)
10. Can You Understand
11. Touching Once
12. Ashes Are Burning

Après correction:
01. Northern Lights
02. Flight
03. Running Hard
04. Medley
05. Ashes Are Burning