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samedi 9 décembre 2017

Damian Wilson - I Thought The World Was Listening 1997-2011 (2011)

Damian Wilson I Thought The World Was Listening
Damian Wilson - I Thought The World Was Listening
1997-2011 (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Je l'avoue, j'avais acheté ce disque il y a quelques années, sans grande conviction, juste pour me familiariser un peu plus avec ce chanteur incontournable. Dès la première écoute, j'ai été scotché. Cette double compilation est une merveille. Après avoir définitivement quitté Landmarq en 1995, Damian Wilson s'est lancé dans une carrière solo, en parallèle de ses multiples collaborations. Les plus célèbres sont celles auprès de Threshold, Arjen Lucassen (Ayreon, Star One, Stream Of Passion), et Rick Wakeman. D'autres ont été plus discrètes (Shadowland - Mad As A Hatter, Mostly Autumn - Passengers, After Forerver). Sous son seul nom, il a publié Cosmas (1997), Disciple (2000), Live In Rehearsal (2002), puis Let's Start A Commune en 2003. Ce sont donc des titres de ces différents albums que l'on retrouve sur I Thought The World Was Listening, accompagnés d'inédits et de morceaux revisités. Les textes, très personnels, lèvent partiellement le voile sur sa personnalité. On découvre un Damian très attaché à sa famille, à ses enfants, loin de l'image stéréotypée du rocker. La musique, orchestrale ou acoustique, repose sur sa voix intense, magnifique et attachante. On lit souvent qu'il possède une des plus belles voix de la scène rock de ses vingt ou trente dernières années, je ne peux qu'acquiescer. Des trente-et-un titres présentés, on retiendra particulièrement le symphonique Disciple en ouverture, son opposé, le discret Naturally avec son frère Paul Jude aux chœurs, un When I Leave This Land particulièrement émouvant, ainsi que le flamboyant Just The Way It Goes, écrit à l'adolescence. Un bel album sans un artwork de qualité ne serait rien. Saluons donc le travail de la société néerlandaise Blacklake à l'origine de cette pochette inspirée, suggestive, et des illustrations intérieures toutes aussi pertinentes. 

Musiciens 


Damian Wilson : chant, guitare

Andrew Holdsworth : piano, arrangements des cordes
Richard West : piano
Mark Northield : piano
Richard George : violon
Tony Woollard : violoncelle
Kendal Sant : harmonica
Paul Jude Wilson : chœurs

Titres

01.1 Disciple
1.02. Commune
1.03. Beating Inside
1.04. Please Don't Leave Me 'Till I Leave You
1.05. Never Close The Door
1.06. One Life
1.07. A Long Way Home
1.08. Naturally
1.09. Homegrown
1.10. Adam's Child
1.11. Quietly Spoken
1.12. When I Leave This Land
1.13. Shet's Like A Fable
1.14. Spin
1.15. See You There
1.16. Wedding Song

2.01. Array Of Lights
2.02. Brightest Way
2.03. Light In The Middle
2.04. Smile
2.05. For The One I Long
2.06. Warning Light
2.07. Moment Of Your Doubt
2.08. Naked
2.09. Subway
2.10. Fine Weather
2.11. Nothing In This World Remains The Same
2.12. Just The Way It Goes
2.13. Feels Good
2.14. Nothing Without You
2.15. Part Of Me

mardi 5 décembre 2017

Credo - Against Reason (2011)

Credo Against Reason
Credo - Against Reason (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Un album studio par décennie, c'est le rythme de croisière du combo néo-progressif britannique Credo. Leur premier album Field Of Vision remonte à 1994, puis, a suivi Rhetoric en 2005. Entre ce dernier et Against Reason, le groupe a gratifié ses fans de l'excellent live enregistré en Pologne This Is What We Do (2009). En 2011, Credo réunit, et ce depuis une petite dizaine d'années, Mark Colton (chant), Tim Birrell (guitares), Mike Varty de Landmarq et Janison Edge (claviers), Jim Murdock (basse), et le dernier arrivé Martin Meads (batterie). A noter également la discrète participation aux chœurs de Sam Collins, chanteuse de Janison Edge, connue alors sous le nom de Sue Element. Alors que le groupe a souvent été considéré comme un ersatz du Marillion de l'époque Fish, avec Against Reason, il affirme son identité et creuse son propre sillon. Les huit titres présentés, dont quatre dépassant les dix minutes, abordent des thèmes d'actualité très sombres, bien éloignés du rock progressif des origines et de ses mondes imaginaires. Ainsi, la problématique environnementale est au cœur de Staring At The Sun, Cardinal Sin parle sans détour de la pédophilie, Insane des guerres de religion, et Conspiracy (MSF) s'attaque aux théories complotistes. Mark Colton se révèle un chanteur très communicatif dans ses émotions, tandis que les musiciens offrent une musique audacieuse, complexe et mélodique. Sans révolutionner le genre, Against Reason est un album solide qui ravira, à ne pas en douter, les amateurs du genre. 

Musiciens

Mark Colton : chant, percussions
Tim Birrell : guitares
Mike Varty : claviers, chœurs
Jim Murdoch : basse, chœurs
Martin Meads : batterie

Sam Collins : chœurs

Titres

01. Staring At The Sun
02. Cardinal Sin
03. Intimate Strangers
04. Against Reason
05. Insane
06. Reason To Live
07. Conspiracy (MCF)
08. Ghosts Of Yesterday

dimanche 19 mars 2017

Maiden UniteD - Mind The Acoustic Pieces (2010)

Iron Maiden Piece Of Mind
Maiden UniteD - Mind The Acoustic
Pieces (2010)
Tribute band d'Iron Maiden, Maiden UniteD n'est pas une formation comme les autres. Au lieu de réinterpréter à la lettre les morceaux de son groupe fétiche, elle préfère se les réapproprier entièrement, leur donner des arrangements somptueux et livrer des versions acoustiques inédites saisissantes.

Mind The Acoustic Pieces est leur première livraison. L'ambition était de revisiter totalement le classique Piece Of Mind datant de 1983. Cette réinvention passe aussi par une pochette et un artwork exigeants, bien éloignés de l'univers fantasmagorique d'Eddie. Conçu pas la société Blacklake, ce travail classieux contribue à donner à Maiden UniteD sa propre identité.

Pour en trouver la source, il faut remonter à l'année 2006. Lors de la convention annuelle du fan-club hollandais d'Iron Maiden, le bassiste Joey Bruers, alors membre d'Up The Irons, autre tribute band qui officie depuis 1999, propose des versions acoustiques du large répertoire de la Vierge de Fer. Après cette première expérience plutôt bien accueillie, l'idée fait son chemin de transformer ce coup d'essai en un projet plus solide. Joey s'allie alors à Ruud Jolie, guitariste émérite de Within Temptation et d'Anneke van Giersbergen sur scène. Tous deux forment le noyau dur de ce qui deviendra Maiden UniteD.

Viennent les rejoindre par la suite Marco Kuypers (Cloudmachine) aux claviers, Mike Coolen (Within Temptation) à la batterie et Damian Wilson au chant. Ce dernier, particulièrement connu pour ses collaborations passées avec Landmarq, Threshold, Rick Wakeman ou Ayreon, est souvent considéré comme l'un des meilleurs chanteurs de sa génération. Sa prestation sur Mind The Acoustic Pieces ne fera que confirmer cette réputation.

L'album sort en 2010 et suscite l'admiration tant tout y est remarquable. Chaque titre, chaque accord a bénéficié d'une attention particulière, tel un travail d'orfèvre. Damian, fidèle à lui-même, est bel et bien bluffant. Il suffit d'écouter sa prestation a cappella sur le mystique Revelations pour tomber immédiatement sous le charme. Littéralement habité, il donne vie à l'ensemble, à tel point que l'on en oublie l'œuvre originale.

De Where Eagles Dare, inspiré à l'origine du roman Quand les aigles attaquent, aux mondes de Dune avec To Tame A Land, sublime duo en compagnie d'Anneke van Giersbergen, en passant par The Trooper transformée en une émouvante narration de la bataille de Balaklava racontée par un soldat mort au combat, ou Flight Of Icarus basé sur le mythe du héros grec Icare, tous ces titres se trouvent transcendés et ne connaissent ni faiblesse, ni temps mort.

Doté d'une intelligence rare, Mind The Acoustic Pieces comblera à ne pas en douter les fans les plus exigeants d'Iron Maiden, mais aussi un public curieux désireux de s'initier par ce biais à une des formations phares de l'histoire du heavy metal.

Iron Maiden Piece Of Mind
Iron Maiden - Piece Of Mind (1983)


Musiciens


Damian Wilson : chant
Ruud Jolie : guitare
Joey Bruers : basse
Marco Kuypers : claviers
Mike Coolen : batterie

Anneke van Giersbergen : chant

Titres


01. Where Eagle Dare
02. The Trooper
03. Quest For Fire
04. Still Life
05. Revelations
06. Die With Your Boots On
07. Flight Of Icarus
08. Sun And Steel
09. To Tame A Land

mardi 21 février 2017

Clive Nolan - Skeletons In The Cupboard (2003)

Clive Nolan Skeletons In The Cupboard
Clive Nolan - Skeletons In The
Cupboard (2003)
Clive Nolan est un musicien incontournable dans l'univers très fermé du rock néo-progressif. Non seulement il fait partie des deux plus emblématiques formations de ce courant musical, Pendragon et Arena, mais ses multiples collaborations ont favorisé la carrière d'un grand nombre de chanteuses talentueuses parmi lesquelles Tracy Hitchings, Michelle Young, Agnieszka Swita, Christina Booth ou, plus récemment, Verity Smith et Victoria Bolley. 

Sorti en 2003, Skeletons In The Cupboard rassemble douze démos enregistrées souvent de manière artisanale au début de sa carrière, entre 1987 et 1992. Cinq d'entre elles comportent des voix féminines.

Partnes In Crime est une formation éphémère mise sur pied en 1989 avec le chanteur Andy Smith. Il ne reste plus de trace de cette association à l'exception des deux titres Listen To The Doctor et Heaven sur lesquels on peut vaguement entendre aux chœurs une certaine Melanie Reypert. Peu de temps auparavant, en 1987, fasciné par Kate Bush, Clive avait fait appel à Rachel Scholar pour constituer la base de son nouveau groupe The Cast et enregistrer la chanson Say Goodbye To The President

Intéressant mais sans plus, le remix de Beauty And The Beast, chanson qui ouvrait le premier (et unique) album solo de Tracy Hitchings, From Ignorance To Ecstasy (1991) coproduit par Clive. Tous deux ont un long passé commun. Dans la première moitié des années 90, Clive a fait appel à Tracy pour son projet Strangers On A Train qui donnera naissance à deux disques. Tout au long de cette décennie, il l'invitera régulièrement à participer aux chœurs des albums de Pendragon, Arena et Shadowland. Cette collaboration se poursuivra sur les comédies musicales Jabberwocky (1999), The Hound Of The Baskervilles (2002) puis Alchemy en 2013.

Tina Riley a également était choriste sur des albums de Pendragon (The Masquerade Overture, Not Of This Word) et de Shadowland (Throw The Looking Glass). Clive offre ici un de leurs premiers enregistrements en commun, In My Heart (1992) aux sonorités pop-rock très "Roxette" avec un Karl Groom déchaîné à la guitare. A noter aussi cette première version de Walk On Water datant de 1990 et chantée par Clive. Dix-sept ans plus tard, elle deviendra un des titres phares de son projet Caamora et donnera son titre à un de leurs EP. Cette fois-ci, ce sera la fulgurante Agnieszka Swita qui aura l'honneur de l’interpréter. 

Malgré une pochette attrayante aux multiples détails, Skeletons In The Cupboard est avant tout conseillé aux inconditionnels du virtuose des claviers. L'aspect inabouti des démos risque de rebuter les novices, malgré la présence de pointures comme Martin Orford (IQ), Fudge Smith (Pendragon), Ian Salmon (Arena) ou encore Dave Wagstaffe (Landmarq). 

Musiciens


Clive Nolan : claviers, chant

Tracy Hitchings : chant
Tina Riley : chant
Rachel Scholar : chant
Melanie Reypert : chœurs
Andy Smith : chant
Simon Clew : chant
Martin Orford : claviers
Peter Wyer : guitare
Peter Gee : guitare
Karl Groom : guitares, basse
Ian Salmon : basse
Laurie Cottall : basse
John Jowitt : basse
Fudge Smith : batterie
Dave Wagstaffe : batterie

Titres


01. Walk On Water
02. Listen To The Doctor
03. Heaven
04. Old Priest Suite
05. Say Goodbye To The President
06. Beauty And The Beast
07. Jigsaw
08. The Whistleblower
09. In My Heart
10. Tomorrow Today
11. Out In The Cold
12. Quantum Leap

lundi 20 février 2017

Janison Edge - The Services Of Mary Goode (1999)

Janison Edge The Services Of Mary Goode
Janison Edge - The Services Of
Mary Goode (1999)
Avant de rejoindre Landmarq, le claviériste Mike Varty avait déjà fait partie d'un groupe de rock progressif avec chanteuse, Janison Edge. Il en était même à l'origine. En février 1999, après de longs mois d'attente, paraît le cultissime The Services Of Mary Goode

Janison Edge est né de la rencontre entre Mike et son amie la chanteuse Sue Element qui se fera appeler par la suite Sam Collins. En 1994, ils commencent à travailler sur un projet d'album. Cinq années seront nécessaires pour le mener à terme. Si Sue signe seule les paroles, tous deux en composent la musique. Ian Salmon, bassiste de Shadowland puis d'Arena, est le premier à intégrer cette nouvelle formation et occupera le poste de guitariste. Il sera suivi de Dave Wagstaffe, batteur attitré de Landmarq. Le dernier arrivé, le bassiste Paul Brown, a été recruté sur recommandation du Maître Clive Nolan himself. 

La musique est un rock néo-progressif typique de qualité, dans la droite lignée de ce que proposera Magenta quelques années plus tard. D'ailleurs, on pourrait penser que Janison Edge est constitué des musiciens de Magenta dont on aurait remplacé Christina Booth par Heather Findlay, tant le doux chant théâtral de Sue évoque celui tout aussi attachant de l'emblématique chanteuse de Mostly Autumn, encore au tout début de sa carrière en cette fin de millénaire. En poursuivant dans cette comparaison, les lumineux soli de guitare de Ian provoquent les mêmes frissons que ceux de Chris Fry, de même que la basse ronflante de Paul ainsi que les envolées synthétiques de Mike s'inscrivent en précurseurs de ce que proposera le génial Rob Reed avec sa formation devenue incontournable. Quant à Dave, fidèle à lui-même, il offre un jeu de batterie d'un niveau similaire à ce qu'il effectue habituellement au sein de Landmarq, c'est-à-dire grandiose.

The Services Of Mary Goode a été pensé comme un 33 tours, avec une face A et une face B. Si son cœur est constitué de la chanson titre divisée en quatre parties et dont la durée totale occupe plus de la moitié du disque, ceux sont trois autres morceaux qui ont le plus retenu notre attention. Oldman, courte ballade sentimentale, met en avant la délicate voix de Sue, simplement accompagnée d'un piano. La chanson suivante, Beneath The Boy, démarre par un fabuleux solo de guitare digne des meilleurs Pendragon, et tient ses promesses tout au long de ses huit minutes. Enfin, Joker ne peut laisser indifférent. Son étrange atmosphère nous ramène dans le Berlin de l'entre-deux-guerres et ses célèbres cabarets remis aux goûts du jour par Ute Lemper.

Avec ce disque, Janison Edge nous plonge dans un univers fantastique à la frontière de celui imaginé par Lewis Carrol comme le laisse si bien suggérer la pochette et les illustrations signées Jane Bryan. On ne peut que regretter qu'il ne demeurera qu'un "one shot", aucune suite ne lui sera donnée à l'exception d'un EP acoustique de trois titres dont nous parlerons une prochaine fois.


Musiciens


Sue Element : chant
Mike Varty : claviers, chœurs
Ian Salmon : guitares, flûte irlandaise, percussions
Paul Brown : basse
Dave Wagstaffe : batterie

Titres


Side A
01. A Twist In The Tale Of Earth History
02. Oldman
03. Beneath The Boy
04. The Services Of Mary Goode I. The Services Of Mary Goode
05. The Services Of Mary Goode II. The Birth Of Mary Goode

Side B
06. The Services Of Mary Goode III. Mary Goode And The Dwarf Of Dreams
07. Joker
08. Julie Lies
09. The Services Of Mary Goode IV. The Day That I Fall

jeudi 14 juillet 2016

Pendragon - Concerto Maximo (2009)

Pendragon Concerto Maximo
Pendragon - Concerto Maximo (2009)
Après Galahad, Final Conflict, Landmarq, Credo, Shadowland et The Oliver Wakeman Band, c'est au tour de Pendragon de présenter en 2009 son témoignage scénique. Concerto Maximo a été enregistré le 13 octobre 2008 au théâtre Wyspianski de Katowice, en Pologne. Le label polonais Metal Mind l'a édité sous forme de double CD et de DVD. 

Inutile de présenter Pendragon. Fondé en 1978 par son chanteur et illustre guitariste Nick Barrett, cette formation fait figure de fer de lance du rock néo-progressif aux côtés de Marillion, IQ et Pallas. Rapidement rejoint par le bassiste Peter Gee, puis par Clive Nolan aux claviers en 1986, la bande a accueilli son nouveau batteur en 2008, Scott Higham.

2008 c'est également l'année de ses trente ans d'existence. Et quoi de mieux pour fêter cet événement que de partie en tournée ? Durant celle-ci, le groupe a survolé sa riche carrière en offrant à son public certains de ses plus beaux morceaux remis au goût du jour. Sur Concerto Maximo, chaque album est représenté par au moins un titre. Seul le premier, The Jewel (1985), a été laissé de côté. 

Pendragon The Jewel

Ainsi, en cette soirée du 13 octobre 2008, durant les 2 h 30 de ce show exceptionnel remontant le temps, Nick Barrett et ses musiciens ont joué :

- Total Recall de Kowtow (2008), 
Pendragon Kowtow
- The Voyager, And We'll Go Hunting Deer, Queen Of Hearts et Sister Bluebird (titre bonus) de The World (1991), 
Pendragon The World
- The Walls Of Babylon, Nostradamus et Breaking The Spell de The Window Of Life (1993),
Pendragon - The Window Of Life
- The Shadow, Masters Of Illusion et The King Of The Castle (titre bonus) de The Masquerade Overture (1996),
Pendragon - The Masquerade Overture
- A Man Of Nomadic Traits de Not Of This World (2001),
Pendragon - Not Of This Wolrd
- The Wishing Well et Learning Curve de Believe (2005), 
Pendragon Believe
- Eraserhead, The Freak Show et It's Only Me de Pure (2008), dernier album en date à ce moment. 
Pendragon - Pure

Concerto Maximo demeure un des meilleurs albums live de ce groupe d'exception. La set-list est parfaite, de même que l'osmose entre les musiciens. A posséder absolument. 




Musiciens


Nick Barrett : guitares, chant
Peter Gee : guitare, basse, claviers, chœurs
Clive Nolan : claviers, chœurs
Scott Higham : batterie, chœurs

Titres


1.01. The Walls Of Babylon
1.02. A Man Of Nomadic Trails
1.03. The Wishing Well
1.04. Eraserhead
1.05. Total Recall
1.06. Nostradamus
1.07. Learning Curve
1.08. Breaking The Spell
1.09. Sister Bluebird

2.01. The Shadow
2.02. The Freak Show
2.03. The Voyager
2.04. It's Only Me
2.05. Masters Of Illusion
2.06. The King Of The Castle
2.07. And We'll Go Hunting Deer
2.08. Queen Of Hearts

dimanche 10 juillet 2016

The Oliver Wakeman Band - Coming To Town - Live In Katowice (2009)

Oliver Wakeman Coming To Town
The Oliver Wakeman Band -
Coming To Town -
Live In Katowice (2009)
Édité par le label polonais Metal Mind, Coming To Town - Live In Katowice a été enregistré lors du concert donné le 31 octobre 2007, au théâtre Wyspianski, par Oliver Wakeman et ses musiciens.

The Oliver Wakeman Band se compose du chanteur Paul Manzi (futur membre d'Arena en 2011), du guitariste David Mark Pearce, du bassiste Paul Brown (Janison Edge), du batteur Dave Wagstaffe (Landmarq, Quasar, Janison Edge) et, bien évidemment, du claviériste Oliver Wakeman, fils prodige de Rick Wakeman. 

On a pu l'entendre auparavant sur The Human Equation d'Ayreon et All Around The World du ProgAID, mais ceux sont surtout les deux opéras rock coécrits avec la complicité de Clive Nolan, Jabberwocky (1999)  puis The Hound Of The Baskervilles (2002), qui l'ont fait connaître du public progressif. 

D'ailleurs, quatre titres de Jabberwocky sont repris ici : Dangerous World, Burgundy Rose, Enlightenment et Coming To Town en final. L'instrumental Three Broken Threads, sur lequel s'affrontent amicalement les claviers d'Oliver et les cordes de David Mark, se trouve à l'origine sur The Hounds Of The Baskervilles. Les autres titres proviennent de l'album solo d'Oliver sorti en 2005, Mother's Ruin. Pearce et Wagstaffe étaient déjà de la partie. 

Le concert, d'une durée de 70 minutes, est une alternative d'épiques (The Agent, l'impressionnant Wall Of Water), de morceaux plus rock tendant vers l'AOR (Walk Away, Coming To Town tout en énergie), et de ballades (Dangerous World, Burgundy Rose splendide). Une mention particulière est à décerner à la chanson Mother's Ruin, dépouillée entièrement de tout le symphonisme qui l'habillait dans sa version studio. Accompagné au piano, Paul Manzi livre ici une prestation mémorable toute en émotions. 

Ce chanteur, jusqu'alors inconnu, est la révélation de ce disque. Il livre lors de ce concert une esquisse de ses capacités vocales qu'il aura loisir de développer suite à son intégration au sein d'Arena, en remplacement de Rob Sowden. 




Musiciens


Oliver Wakeman : piano, claviers, chœurs
Paul Manzi : chant, guitare acoustique
David Mark Pearce : guitare électrique, chœurs
Paul Brown : basse
Dave Wagstaffe : batterie, percussions

Titres


01. Don't Come Running
02. Dangerous World
03. The Agent
04. Calling For You
05. Three Broken Threads
06. Burgundy Rose
07. Mother's Ruin
08. Enlightment
09. If You're Leaving
10. I Don't Believe In Angels
11. Wall Of Water
12. Walk Away
13. Coming To Town

vendredi 8 juillet 2016

Shadowland - Edge Of Night (2009)

Shadowland Edge Of Night
Shadowland - Edge Of Night (2009)
Shadowland est sans aucun doute le groupe le moins connu de Clive Nolan. Pourtant, trois albums sont sortis sous le nom de cette formation dans les années 90 : Ring Of Roses (1992), Through The Looking Glass (1994) et Mad As A Hatter (1996). Sur ce dernier, on entend aux chœurs deux figures emblématiques de Landmarq : Damian Wilson et Tracy Hitchings

Après une mise en sommeil de plusieurs années, Clive Nolan ressuscite Shadowland en 2009 pour une mini-tournée européenne. Ainsi, sont à nouveau réunis sur scène, autour du virtuose des claviers reconverti pour l'occasion en chanteur, Mike Varty, autre claviériste de talent déjà membre de Landmarq, Credo et Janison Edge, le guitariste de Threshold et vieux complice de Clive, Karl Groom, et Nick Harradence. Seul le bassiste Ian Salmon manque à l'appel. Il est remplacé par Mark Westwood, guitariste sur l'album She de Caamora.  

Cette tournée a conduit la bande en Pologne où son concert donné à Katowice a été enregistré. Il est sorti sous le titre de Edge Of Night. Pour les fans les plus hardcore, le label polonais Metal Mind a eu la bonne idée de rassembler dans un même coffret le double album live accompagné de son DVD, les trois albums studios remasterisés avec des titres bonus, et la compilation A Matter Of Perspective comportant l'inédit The Edge Of Night

Nolan et ses musiciens proposent un rock progressif plaisant, très accessible, dans la lignée de Pendragon. Leurs textes étant néanmoins plus sombres. Clive que l'on a déjà entendu dans She, surprend dans son rôle assumé de frontman. Sans être un chanteur d'exception, il s'en sort avec les honneurs, maîtrisant parfaitement sa voix. 

S'il ne fallait posséder qu'un seul album de Shadowland, ce serait sans la moindre hésitation Edge Of Night. Le plaisir qu'ont les musiciens à jouer ensemble est communicatif, tout comme l'énergie dégagée. Envolées synthétiques, guitares accrocheuses ne cessent de surprendre tout au long de ces 110 minutes de plaisir. Un pur régal. 



Musiciens


Clive Nolan : chant, piano
Mike Varty : claviers, chœurs
Karl Groom : guitare, chœurs
Mark Westwood : basse, guitare acoustique
Nick Harradence : batterie

Titres


1.01. A Matter Of Perspective
1.02. The Hunger
1.03. The Whistleblower
1.04. Mephisto Bridge
1.05. The Kruhulick Syndrome
1.06. The Waking Hour
1.07. Painting By Numbers

2.01. Hall Of Mirrors
2.02. The Edge Of Night
2.03. U.S.I.
2.04. The Seventh Year
2.05. Jigsaw
2.06. Dreams Of The Ferryman
2.07. Ring Of Roses

mardi 5 juillet 2016

Credo - This Is What We Do - Live In Poland (2009)

Credo This Is What We Do
Credo - This Is What We Do -
Live In Poland (2009)
Credo est un groupe de rock néo-progressif britannique formé de Mark Colton au chant, Tim Birrell à la guitare, Mike Varty aux claviers, Jim Murdoch à la basse et Martin Meads à la batterie. 

This Is What We Do est leur premier témoignage live. Disponible chez Metal Mind sous la forme d'un double CD, d'un DVD ou d'un coffret réunissant l'ensemble, il a été enregistré le 13 octobre 2008 à Katowice, en Pologne. Ce soir-là, leurs compatriotes Final Conflict étaient programmés en première partie. Eux aussi ont gravé cet événement et cela a donné l'excellent Another Moment In Time, disponible également en 2009.

Birrell et Murdoch jouent ensemble depuis les années 70. Au début des années 90, ils adoptent le nom de Credo avec Mark Colton au chant. En 1994, sort Field Of Vision, un premier album fortement marqué par l'influence de Marillion période Fish, de Genesis et de Yes. 1996 voit l'arrivée de Mike Varty (futur Landmarq), et 1998 celle de Martin Meads. Rethoric, le deuxième album du groupe, parait en 2005.   

Ce disque sur lequel plane l'ombre de la Première Guerre mondiale, est repris dans son intégralité lors du concert polonais. Seul l'ordre des chansons diffère. Cinq titres de Full Of Vision sont également interprétés, dont quatre sous forme de medley (plage 5 du premier CD). En cadeau, Credo offre l'inédit Round And Round qui clôt honorablement la première partie du set.  

Ce qui surprend à l'écoute de This Is What We Do, c'est l'influence du Marillion de Fish tant sur le plan vocal que musical. C'est bluffant et cela laisse imaginer ce qu'aurait pu devenir ce groupe s'il ne s'était pas séparé de son célèbre chanteur charismatique. Lorsque Mark Colton cite Clutching At Straws comme meilleur album de tous les temps, on comprend pourquoi. L'auditeur attentif décèlera du Market Square Heroes dans Good Boy (Field Of Vision - Medely), ou du Incubus dans Skin Trade. Un parfum de nostalgie flotte sur l'ensemble.

Pour autant, Credo n'est pas un simple clône de Marillion. Il a une âme bien à lui guidée par sa sensibilité. Voici donc ce qu'ils savent faire, et, en plus, ils le font bien. 


   

Musiciens


Mark Colton : chant, percussions
Tim Birrell : guitare
Mike Varty : claviers, chœurs
Jim Murdoch : basse, chœurs
Martin Meads : batterie

Titres


1.01. The Game
1.02. Turn The Gun Around
1.03. Skin Trade
1.04. Seems Like Yesterday
1.05. Field Of Vision - Medley
1.06. Round And Round

2.01. Too Late...
2.02. ... To Say Goodbye
2.03. A Kindness
2.04. The Letter
2.05. From The Cradle...
2.06. ... To The Grave

lundi 4 juillet 2016

Landmarq - Turbulence - Live In Poland (2009)

Landmarq Turbulence
Landmarq - Turbulence -
Live In Poland (2009)
Turbulence - Live In Poland est le troisième album consécutif de Landmarq enregistré en public. Il fait suite aux honorables Thunderstruck (1999) et Aftershock (2002). Enregistré le 15 novembre 2005 à Katowice, il est d'abord sorti sous format DVD en 2006 avant que le label Metal Mind ne l'édite en CD en 2009. 

Par rapport aux précédentes productions du groupe, le line-up a légèrement été modifié. Si Tracy Hitchings (chant), Uwe D'Rose (guitare), Steve Gee (basse) et Dave Wagstaffe (batterie) sont toujours présents, les claviers sont tenus par un petit nouveau qui n'en est pas vraiment un, Mike Varty. 

Mike est le fondateur de Janison Edge dont l'unique album The Services Of Mary Goode (1999) comprenait une certaine Sue Element au chant ainsi que Dave Wagstaffe à la batterie et Ian Salmon d'Arena à la guitare. Il est également claviériste/violoniste pour The Mighty Rooster, joue sur scène aux côté de Clive Nolan (Arena, Pendragon, Caamora) dans son projet parallèle Shadowland, et accompagne Credo depuis 1996. 

Dans la seconde moitié des années 90, il avait déjà côtoyé Tracy, Uwe, Steve et Dave au sein de la formation éphémère Syren. Ensemble, ils avaient posé les bases de ce qui deviendra Entertaining Angels. Cette chanson ouvre ce soir-là symboliquement le spectacle. 

Pourtant, lorsque Steve Leigh quitte Landmarq en 2002, il est d'abord remplacé par le claviériste d'origine espagnole Gonzalo Carrera. C'est pourquoi ce dernier est crédité en tant que compositeur sur des titres comme Thunderstruck ou Timeline. Mais, devant son manque d'implication croissant, il est remplacé quelques semaines avant le concert par Mike. Il trouvera refuge au sein du nouveau Karnataka monté par Ian Jones, où il officiera entre 2005 et 2010, aux côté de Lisa Fury et du guitariste italien Enrico Pinna.

Contrairement à Thunderstruck et Aftershock, Turbulence est essentiellement constitué d'inédits. Landmarq voyait dans ce concert le moyen de tester sur scène ses nouvelles compositions en prévision du nouvel album à venir. D'une durée approximative d'une heure vingt, le concert comporte trois épiques, Calm Before The Storm découpé en trois parties, Thunderstruck et l'entraînant Mountains Of Anglia, deux charmantes ballades, Prayer et Timeline, deux morceaux plus percutants, Entertaining Angels et Walking On Eggshells, et deux "classiques", Lighthouse de Science Of Coincidence ainsi que l'instrumental Landslide (Infinity Parade, 1993) proposant son petit moment de grâce avec son solo de batterie savamment exécuté par Dave.

Alors que tout laissait penser à la sortie imminente d'un nouvel album studio, le dernier en date Science Of Coincidence datant de 1998, l'avenir du groupe est subitement mis en suspend en 2007. Deux cancers sont diagnostiqués chez Tracy. Commence alors un combat sans merci contre la maladie. Sa victoire sera marquée par la parution du tant attendu Entertaining Angels en 2012. 




Musiciens


Tracy Hitchings : chant
Uwe D'Rose : guitare
Mike Varty : claviers
Steve Gee : basse
Dave Wagstaffe : batterie

Titres


01. Entertaining Angels
02. Calm Before The Storm
03. Prayer
04. Thunderstruck
05. Walking On Eggshells
06. Landslide
07. Timeline
08. Mountains Of Anglia
09. Lighthouse

lundi 25 janvier 2016

Landmarq - Aftershock (2002)

Landmarq Aftershock
Landmarq - Aftershock (2002)
Tout comme Iona qui avait sorti deux albums live consécutifs (Heaven's Bright Sun et Woven Cord), Landmarq fait de même. Après le détonnant Thunderstruck, voici le tout aussi intéressant Aftershock

Si trois des six titres proviennent de Science Of Coincidence (The Vision Pit, Heritage, Lighthouse), il n'y a toutefois pas de doublon avec son prédécesseur. Au final, seul More Flame For The Dancers n'a pas donné lieu à une version live gravée sur CD. 

L'extraordinaire After I Died Somewhere mérite à lui seul l'achat de ce disque malheureusement très rare aujourd'hui. Cette douce ballade, composée par Steve Leigh, se trouve à l'origine sur le premier album du groupe, Solitary Witness. Elle débute par un duo piano/voix pour finir en apothéose avec les trois autres musiciens dont un splendide solo d'Uwe D'Rose. 

La plage 4 offre un medley de deux instrumentaux : Ta Jiang (Infinity Parade) et Narovlya (The Vision Pit). Curieusement, l'absence de la chanteuse n'a pas de conséquences tellement la musique est captivante. Grâce à l'excellent mixage, chaque instrument occupe assez d'espace pour s'exprimer clairement. 

Embrace clôture Aftershock, tout comme elle fermait Infinity Parade en 1993. Coécrite à l'époque par leur chanteur Damian Wilson, Tracy Hitchings, l'a, comme à son habitude, entièrement revisitée, se l'est appropriée, et réussit l'exploit de rendre sa version encore bien plus vivante. Sans remettre en cause le talent de Damian, certainement un de meilleurs chanteurs de cette nouvelle génération, avec Tracy, Landmarq est passé à un cap bien supérieur. 

Tous ces enregistrements sont issus de la tournée 2000/01 qui a mené le groupe aux États-Unis (Progday 2000), en Italie, au Mexique (Baja Prog 2000), en France (Prog Sud 2001), aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Seul regret, il n'est nulle part indiqué de quel concert est extrait chaque morceau. Cependant, cela ne gêne en rien l'écoute et on a même l'impression d'avoir à faire à un même et unique concert.

Aftershock marque la fin d'une époque. En effet, il s'agit du dernier disque avec le claviériste Steve Leigh, membre fondateur du groupe.  Pour des raisons à la fois familiales et professionnelles, il a préféré tirer sa révérence et céder sa place. Une page se tourne, une autre s'ouvre. Ainsi s'écrit l'histoire de la musique...

Musiciens


Tracy Hitchings : chant
Uwe D'Rose : guitare
Steve Leigh : claviers
Dave Wagstaffe : batterie
Steve Gee : basse

Titres


01. The Vision Pit
02. Heritage
03. After I Died Somewhere
04. Medley: Ta Jiang / Narovlya
05. Lighthouse
06. Embrace

dimanche 24 janvier 2016

Landmarq - Thunderstruck (1999)

Landmarq Thunderstruck
Landmarq - Thunderstruck (1999)
Thunderstruck est le premier album live de Landmarq, toutes périodes confondues. Il constitue le témoignage de la tournée promotionnelle organisée à travers l'Europe en 1998/99, suite à la parution de Science Of Coincidence.

Déjà, sa pochette est remarquable. Illustrant des chasseurs de foudre, elle figure indéniablement parmi les plus réussies du courant progressif. D'ailleurs, elle sera à plusieurs reprises copiée pour des bootlegs, de Pink Floyd notamment.

Le contenu est encore plus intéressant. Ce disque démontre, à qui en douterait, que Landmarq est bel et bien un groupe de scène. Au total, huit titres ont été retenus, dont quatre de Science Of Coincidence, premier album avec la nouvelle chanteuse Tracy Hitchings.

Que se soit en studio ou sur scène, Science Of Coincidence est toujours aussi punchy. The Overlook se trouve magnifié, bien meilleur qu'en studio. Tous les musiciens font preuves d'une virtuosité incroyable avec une Tracy époustouflante par tant de maîtrise vocale. Pour le plus grand plaisir de nos oreilles, Between Sleeping And Dreaming voit sa durée doublée par rapport à sa version initiale. Summer Madness clôt l'album dans la bonne humeur et offre un court solo, non teinté d'humour, de chaque musicien lors de leur présentation.

Le groupe a retenu également quatre titres de l'ère Damian Wilson. Tracy réinterprète chacun d'entre eux à sa façon. Pinewood Avenue, une des ses chansons favorites, se trouve initialement sur The Vision Pit, Borders sur Solitary Witness, Solitary Witness ainsi que Tailspin sur Infinity Parade. A noter que Landmarq à pour curieuse habitude, sur chaque nouvel album, d'intituler une chanson du même titre que l'album précédent (ex : "Solitary Witness"). Ce n'est donc pas toujours facile de s'y retrouver.

Fin 1999, seules trois femmes dominent la scène progressive. Annie Haslam qui prépare un nouvel album avec un Renaissance reformé, représente le courant symphonique classique. Joanne Hogg et Iona, dont le dernier album live Woven Cord est paru cette même année 1999, symbolise la tendance folk-celtique. A cette époque, Mostly Autumn et Karnataka en sont les toutes jeunes pousses. Enfin, Tracy Hitchings qui a su trouver un nouvel élan avec Landmarq, se trouve à la pointe du  néo-progressif. Toutes trois deviendront des références incontournables, dans le siècle suivant, pour toutes les formations de progressif avec chanteuses qui ne vont cesser de se multiplier.    

Musiciens


Tracy Hitchings : chant
Steve Leigh : claviers
Uwe D'Rose : guitare
Steve Gee : basse
Dave Wagstaffe : batterie

Titres


01. Pinewood Avenue
02. Solitary Witness
03. Science Of Coincidence
04. Tailspin
05. The Overlook
06. Between Sleeping And Dreaming
07. Borders
08. Summer Madness

vendredi 22 janvier 2016

Landmarq - Science Of Coincidence (1998)

Landmarq Science Of Coincidence
Landmarq - Science Of Coincidence
(1998)
Landmarq est un groupe fondé en 1990 par Steve Leigh (claviers), Uwe D'Rose (guitare) et Bob Daisley (chant), tous trois anciens membres de Quasar. Ils sont rapidement rejoints par Steve Gee, autrefois bassiste d'Artemis, formation des années 70 proche de Camel, et Dave Wagstaffe (batterie) lui aussi ex-Quasar.

Après les départs successifs de Bob Daisley puis de son successeur, Rob Lewis-Jones, les musiciens proposent la place vacante à Tracy Hitichings, ancienne chanteuse de... Quasar. Malheureusement, elle vient de sortir son album From Ignorance To Ecstasy et SI Music, son label, lui demande de refuser par crainte de pénaliser les ventes du disque.

Damian Wilson est alors recruté sur proposition de Karl Groom. Ensemble, ils sortiront trois albums : Solitary Witness (1992), Infinity Parade (1993), puis The Vision Pit (1995). Avant la parution de ce dernier, Damian fut brièvement remplacer par Ian 'Moon' Gould que l'on retrouvera plus tard dans le rôle de l'inquiétant Selton dans The Hound Of The Baskervilles de Nolan & Wakeman et, plus discrètement, sur les chœurs de Jabberwocky.  

Lorsque Damian décide de quitter définitivement Landmarq, la réflexion du groupe sur son remplacement le mène à préférer une femme afin d'éviter toute comparaison. Tout naturellement, le choix se porte sur Tracy Hitchings désormais libérée de ses obligations contractuelles.

Durant trois longues années, le nouvel album Science Of Coincidence est peaufiné. La production est confiée à Mike Stobbie qui a travaillé auparavant avec Natalie Imbruglia, John Wetton et Pallas. Aux regards du résultat, l'attente valait le coup. 

Avec Science Of Coincidence, non seulement Landmarq offre un album de néo-progressif pur jus soutenu par la guitare flamboyante d'Uwe et les claviers "marillionesques" de Leigh, mais il dévoile, avant tout, au grand jour, la voix toute en nuances de Tracy qui n'a jamais aussi bien chanté. D'ailleurs, le Classic Rock Society ne s'y trompera pas en lui décernant le prix de la meilleure chanteuse de l'année 1998. Ironie de l'histoire, le lauréat masculin de cette même année ne sera autre que... Damian Wilson. 

D'une durée totale de 63'21'', Science Of Coincidence est composé de huit chansons dont trois dépassent les dix minutes : The Vision Pit, titre de l'album précédent aux faux airs de Pink Floyd, l'étonnant Lightouse sur lequel la voix de Tracy est à la limite de la rupture, et The Overlook qui démarre naïvement par un chœur d'enfants anglophones interprétant maladroitement Frère Jacques, puis bascule brusquement dans les méandres d'un esprit torturé.

Jamais l'ennui ne guette. La magie opère en permanence, que ce soit sur le très percutant morceau titre Science Of Coincidence ou le délicat Between Sleeping And Dreaming à la mélodie soignée. Avec cet album, Landmarq franchit une nouvelle étape qualitative. L'aventure ne fait donc que commencer. 

Musiciens


Tracy Hitchings : chant
Uwe D'Rose : guitares
Steve Leigh : claviers, chœurs
Steve Gee : basse, chœurs
Dave Wagstaffe : batterie, chœurs

The Landmarquettes : chœurs
Delia Smith : chœurs

Titres


01. Science Of Coincidence
02. The Vision Pit
03. Heritage
04. Summer Madness
05. Lighthouse
06. Between Sleeping And Dreaming
07. More Flames For The Dancer
08. The Overlook

mercredi 20 janvier 2016

Tracy Hitchings - From Ignorance To Ecstasy (1991)

Tracy Hitchings From Ignorance  To Ecstasy
Tracy Hitchings - From Ignorance
To Ecstasy (1991)
Après son passage au sein de Quasar et la sortie de leur album The Loreli (1989), Tracy Hitchings croise la route du claviériste Clive Nolan. Durant une dizaine d'années, ils vont tous les deux faire un bout de chemin ensemble, Clive lui proposant régulièrement de participer à plusieurs de ses projets.

En effet, pour Strangers On A Train, c'est elle qui tient le chant principal sur les deux albums The Key Part 1 & 2. Elle effectue également quelques chœurs sur le désormais classique The Masquerade Overture de Pendragon (1996) et sur le moins renommé, mais tout aussi intéressant Mad As A Hatter de Shadowland paru l'année suivante. Clive lui propose ensuite successivement les rôles de The Girl puis de Miss Beryl Stapleton dans ses productions avec Oliver Wakeman, Jabberwocky (1999) et The Hound Of The Baskervilles (2002).

Toutefois, le sommet de leur collaboration est atteint avec l'album que lui a écrit, composé et produit Clive, From Ignorance To Ecstasy. Ce disque est, encore à ce jour, le seul sorti sous le nom de Tracy Hitchings. Paru en 1991 sur le label confidentiel néerlandais SI Music, éditeur également à cette époque de Cyan, Landmarq ou For Absent Friends, il bénéficiera d'une réédition doté d'une nouvelle pochette en 1999, grâce à la maison de disque Verglas Music. Elle possède, dans son catalogue, quelques grosses pointures telles qu'Arena, Shadowland ou encore Damian Wilson.

Dans le but de valoriser cet album et sa musique, Clive et Tracy ont fait appel à des musiciens professionnels qu'ils connaissent bien. Le bassiste Ian Salmon et le guitariste Karl Groom, également coproducteur et ingénieur du son, sont des proches de Nolan. Quant au batteur, Dave Wagstaffe, il a joué auparavant aux côtés de Tracy au sein de Quasar. Il est désormais membre de Landmarq. 

Démarrant sur les chapeaux de roue par un Beauty And The Beast très rock sur lequel Tracy se prend pour Tina Turner, From Ignorance To Ecstasy recèle quelques pépites, notamment la chanson titre. Il s'agit d'une magnifique ballade portée par la voix langoureuse et profonde de la chanteuse. Cette voix fait à nouveau merveille sur le tout aussi splendide Horizons In Your Eyes, soutenu délicatement par la guitare de Karl Groom. Agnieszka Swita ne s'y trompera pas en la reprenant quelques années plus tard avec la même magnificence au sein de la formation Caamora (Journey's End). Caamora, c'est également la chanson épique de l'album. Dépassant largement les dix minutes, elle dégage une intensité tragique identique au Forgotten Sons du Marillion ère Fish duquel elle se rapproche. Enfin, le disque se referme tranquillement sur un Behind The Scenes brillamment orchestré par Clive et ses claviers magiques. 

Étonnamment, From Ignorance To Ecstasy sera un frein à la carrière de Tracy. En 1991, Landmarq lui propose d'intégrer le groupe en lui offrant la place de chanteuse devenue vacante. Tracy est sur le point d'accepter lorsque son label SI Music émet un droit de veto. En effet, la maison de disque craint que ce changement nuise à la vente de l'album. Finalement, sur proposition de Karl Groom, la toute jeune formation recrute Damian Wilson. Ce même Damian Wilson que Tracy remplacera définitivement, en 1995, suite à son départ du groupe. 

Tracy Hitchings From Ignorance To Ecstasy
Tracy Hitchings - From Ignorance
To Ecstasy (1999)


Musiciens


Tracy Hitchings : chant

Clive Nolan : claviers, chœurs
Karl Groom : guitares
Ian Salmon : basse
Dave Wagstaffe : batterie

Titres


01. Beauty And The Beast
02. From Ignorance To Ecstasy
03. Escape
04. Horizons In Your Eyes
05. Caamora
06. Everything I Am
07. Hide And Seek
08. Behind The Scenes

dimanche 17 janvier 2016

Quasar - The Loreli (1989)

Quasar The Loreli
Quasar - The Loreli (1989)
Quasar est un groupe britannique fondé en 1979. Aux côtés des Marillion, IQ, Pallas et autres Pendragon, il participe au renouveau du rock progressif de la première moitié des années 80. 

Son histoire est avant tout marquée par un changement incessant de personnel, à l'exception de son inamovible leader et bassiste, Keith Turner. En 1982, avec Paul Vigrass au chant, Quasar sort son premier album, Fire In The Sky. Mais, à peine le disque sorti, ce dernier claque la porte. 

Pour le remplacer, Turner a une idée de génie. Il fait appel à une femme, Susan Robinson auparavant membre de Solstice. En effet, une des (tristes) caractéristiques du rock progressif de cette époque est la faible représentativité des femmes, notamment au chant principal. Renaissance avec Annie Haslam et Curved Air de Sonja Kristina demeurent alors de (trop) rares exceptions. De même, lorsque Susan quitte à son tour le navire en 1985, Tracy Hitchings lui succède avec brio. 

Ainsi, en 1989, The Loreli, deuxième album de Quasar, marque le commencement d'un renouvellement de fond de la scène musicale progressive qui verra arriver, dans la décennie suivante, une nombre croissant de formations avec chanteuses (Iona, Tale Cue, Magenta, Karnataka etc.) ou de groupes déjà existants remplacer leurs chanteurs par des femmes. Flamborough Head ou Landmarq (avec une certaine... Tracy Hitchings) en seront les meilleurs exemples. 

D'ailleurs, l'histoire de ces deux combos, Quasar et Landmarq, est fondamentalement indissociable. Avant de former leur propre groupe Landmarq, Steve Leigh et Uwe D'Rose ont fait partie de Quasar, tout comme le batteur Dave Wagstaffe, et même leur tout premier chanteur éphémère, Bob Daisley. 

Avec The Loreli, Tracy va donc, sans le savoir, ouvrir la voie (voix ?) aux futures Joanne Hogg, Christina Booth ou Heather Findlay. Sur un plan purement symbolique, il est intéressant de noter que la première chanson, The Loreli qui a donné son titre à l'album, fait explicitement référence à la nymphe Lorelei de la mythologie germanique. Grâce à son chant si mélodieux, elle envoûtait les navigateurs du Rhin et provoquait leur perte, comme le faisaient les sirènes de la mythologie grecque. Mieux encore, cette légende a donné son nom à un rocher surplombant le fleuve où se déroule chaque année un des meilleurs festivals de rock progressif du monde, 

Côté musique, si claviers et batterie ont mal vieilli, nous avons toutefois à faire à un prog de bonne facture, bien ancré dans son temps. D'une durée à peine supérieure à 38 minutes, cinq titres le composent, dont deux dépassent les 10 minutes : le très prenant As You Fall Asleep et Logic?. Seeing Stars Part 2 fait le lien avec Fire In The Sky, sorti sept ans plus tôt, sur lequel se trouve la première partie. Il se termine ensuite par un hymne contre la guerre, Power In Your Hands où la voix de Tracy se révèle une nouvelle fois formidable. En effet, la principale originalité de l'album provient du chant si caractéristique de la jeune chanteuse. On peut dire qu'il ne laisse pas insensible. Ce chant de caractère se rapproche étrangement de celui de Fish, son pendant masculin, dans toute cette accumulation commune d'énergie, d'empathie et d'intensité. Tous deux vivent entièrement chacune de leurs chansons et resituent à la perfection toute la charge émotionnelle qu'elles contiennent en leur cœur. 

Album fondamental de la fin des années 80, The Loreli mérite encore d'être écouté de nos jours, ne serait-ce d'un point de vue historique par son côté précurseur évoqué plus haut, et aussi parce qu'il s'agit du premier album sur lequel Tracy Hitchings tient le chant principal. Une suite à ce disque se laisse attendre encore aujourd'hui. Le groupe va disparaître discrètement dans le courant des années 90 avant de réapparaître en 2005, du côté de San Francisco, toujours sous la houlette de Keith Turner. Prog Rock will never die!

Musiciens


Tracy Hitchings : chant
Keith Turner : basse
Dave Wagstaffe : batterie, percussions
Toshi Tsuchiya : guitare

Titres


01. The Loreli
02. Seeing Stars Part 2
03. As You Fall Asleep
04. Logic?
05. Power In Your Hands

vendredi 15 janvier 2016

Clive Nolan & Oliver Wakeman - The Hound Of The Baskervilles (2002)

Clive Nolan & Oliver Wakeman The Hound Of The Baskervilles
Clive Nolan & Oliver Wakeman -
The Hound Of The Baskervilles (2002)
The Hound Of The Baskervilles, Le Chien des Baskerville en français, est un roman policier d'Arthur Conan Doyle mettant une nouvelle fois en scène ses personnages cultes, Sherlock Holmes et le docteur Watson. 

Publié au tout début du XXe siècle, ce livre a connu un vif succès et a été ensuite adapté à de multiples occasions au cinéma, à la télévision, à la radio, au théâtre, en bande dessinée, voire même en jeux vidéo. En 2002, Clive Nolan, des groupes de rock progressif Arena et Pendragon, et Oliver Wakeman, fils de Rick Wakeman du mythique Yes, proposent leur propre version sous la forme inédite d'une comédie musicale. Ce genre ne leur est pas inconnu puisqu'ils ont déjà collaboré ensemble sur l'album Jabberwocky, un projet fortement similaire paru en 1999. 

L'histoire est racontée d'un point de vue du docteur Watson, joué par Robert Powell. Cet acteur britannique est particulièrement connu pour son interprétation du Christ dans le Jésus de Nazareth de Franco Zeffirelli.  

Dans le Sud-Ouest de l'Angleterre, Sir Charles Baskerville meurt mystérieusement d'une crise cardiaque après une balade dans la lande inhospitalière du Devon. Son médecin, le docteur Mortimer (Ashley Holt), vient trouver Holmes et Watson pour leur demander de l'aide après leur avoir fait part de la terrible menace qui pèse sur cette famille maudite. En effet, d'après la légende, un de leurs ancêtres aurait péri suite à l'attaque d'un chien démoniaque vengeant sa tentative de viol sur une jeune paysanne. Depuis, le chien roderait toujours sur la lande à la recherche des descendants des Baskerville. Le dernier d'entre eux, Sir Henry (Bob Catley de Magnum), doit donc impérativement recevoir une protection avant qu'il ne lui arrive malheur. 

Durant l'enquête, les deux héros vont croiser la route de l'étrange voisin du domaine, le naturaliste Jack Stapleton (Paul Allison, l'"arbre" dans Jabberwocky), et de sa soit-disante sœur, Miss Beryl Stapleton admirablement interprétée par Tracy Hitchings de Landmarq. Seldon, le cruel assassin de Notting Hill, est joué par Ian Gould et la jeune ingénue, Laura Lyons, par une Michelle Young toujours aussi étonnante, comme l'a démontré son splendide album Marked For Madness paru l'année précédente.

Par rapport à Jabberwocky, l'équipe des musiciens s'est étoffée autour des deux claviéristes. Tony Fernandez (Strawbs, Rick Wakeman), Peter Gee (Pendragon), Karl Groom (Threshold) et Peter Banks (Yes) ont à nouveau répondu présents. A leur tour, le guitariste Arjen Lucassen (Ayreon), le bassiste John Jowitt (IQ, Jadis), la violoniste Jo Greenland qui a déjà joué avec Oliver sur son album The 3 Ages Of Magick (2001) avec Steve Howe, et la flûtiste Eva Albering que l'on retrouvera plus tard aux côtés d'Ayreon, Ambeon puis Agua de Annique sur l'album Pure Air (2009), ont été convié à ce joindre à la troupe. 

L'ambiance du roman et son intrigue sont parfaitement restituées sur le plan musical. Les parties instrumentales, sur lesquelles Watson narre l'histoire, alternent avec les morceaux chantés. Certains sont très sombres, comme Shadows Of Fate repris par la suite sur Journey's End de Caamora, d'autres beaucoup plus énergiques tel que At Home In The Mire. Avec sa voix à faire fondre la glace, Tracy Hitchings excelle littéralement sur le fougueux Run For Your Life qui n'est pas sans rappeler une certaine Bonnie Tyler au sommet de sa carrière. Sur The Argument, introduit au violon par Jo, elle fait face à Bob Catley et Paul Allison et, ensemble, ils donnent à ce passage des airs d'opéra classique. 

Très proche de l'univers d'Ayreon, cette œuvre de Nolan et Wakeman est donc une adaptation réussie du célèbre roman. Tout a été méticuleusement soigné, y compris l'artwork de Peter Pracownik à qui l'on doit déjà celui de l'album Under A Violet Moon de Blackmore's Night sorti en 1999. Le cerbère de la pochette est particulièrement représentatif du mythe populaire du chien noir porteur de mort, propre aux îles anglo-saxonnes, qui a lui-même inspiré Sir Arthur Conan Doyle dans la rédaction de son ouvrage. 

Musiciens


Robert Catley :  chant
Ashley Holt : chant
Tracy Hitchings : chant
Paul Allison : chant
Michelle Young : chant
Ian Gould : chant
Robert Powell : narration
Paul Wrightson : chœurs

Clive Nolan : claviers; chœurs
Oliver Wakeman : claviers
Karl Groom : guitare
Arjen Lucassen : guitare
Peter Banks : guitare
Jo Greenland : violon
Eva Albering : flûte
Peter Gee : basse
John Jowitt : basse
Tony Fernandez : batterie

Titres


01. Overure
02. The Curse Of The Baskervilles
03. Three Broken Threads
04. Shadows Of Fate
05. At Home In The Mire
06. Run For Your Life
07. Picture Of A Lady
08. The Argument
09. Second Light
10. Seldon
11. Death On The Moor
12. By Your Side
13. Waiting
14. Chasing The Hound

samedi 9 janvier 2016

Clive Nolan & Oliver Wakeman - Jabberwocky (1999)

Clive Nolan & Oliver Wakeman Jabberwocky
Clive Nolan & Oliver Wakeman -
Jabberwocky (1999)
A la fois opéra rock et concept-album progressif, Jabberwocky est l'ancêtre de She qui paraîtra neuf ans plus tard. Clive Nolan, l'homme aux multiples projets (Arena, Pendragon, Shadowland, Strangers On A Train) s'est associé dans cette aventure à un certain Oliver Wakeman, encore peu connu jusqu'alors. Comme son nom l'indique, il s'agit bien du fil du grand Rick Wakeman, célèbre claviériste du groupe Yes.

Le parcours musical du jeune homme peut se résumer en trois grands temps. Dès l'âge de cinq ans, il apprend à jouer du piano. Sa carrière débute réellement en 1984 lorsqu'il participe pour la première fois à l'enregistrement d'un disque. Avec son frère Adam, il réalise les chœurs de la chanson Bedtime Stories sur l'album de leur père, Cost Of Living. En 1997, il sort son premier album solo, Heaven's Isle.

Jabberwocky est une histoire écrite par Lewis Carroll (Alice au pays des merveilles) relatant les mésaventures du monstre du même nom. Afin de mettre fin à sa cruauté sans limite, The Boy (Bob Catley), encouragé par sa bien-aimée The Girl (Tracy Hitchings) et conseillé par The Tree (Paul Allison), va surmonter sa peur et affronter cette impitoyable créature.

Le rôle de The Jabberwock est tenu par un James Plumridge des plus convainquant avec ses postures mi-terrifiantes, mi-menaçantes. Bob Catley (Magnum), Tracy Hitchings (Landmarq) et Paul Allison sont eux aussi largement à la hauteur, chacun incarnant son personnage avec une grande crédibilité.

Deux voix complémentaires viennent s'ajouter à cet ensemble. Celle de Rick Wakeman himself lisant, par intermittence, des passages du texte de Lewis Carroll, et le chœur qui chante en latin ou en italien des extraits de la Divine Comédie de Dante. Il est composé de quelques invités prestigieux, notamment de Michelle Young (Glass Hammer), John Jowitt (IQ, Arena), Dave Wagstaffe (Landmarq) ou encore John Mitchell (Arena).

Les musiciens qui se tiennent aux côtés des deux claviéristes et compositeurs ne sont pas non plus des inconnus. A la basse, nous retrouvons Peter Gee (Pendragon), aux guitares Ian Salmon (Shadowland, Janison Edge), Peter Banks (Yes), Jon Jeary (Threshold), et, à la batterie, Tony Fernandez (Strawbs, Rick Wakeman).

Si la guitare occupe un espace non négligeable (jazzy sur Coming To Town, progressive sur Enlightenment), les claviers tiennent la première place et livrent un véritable concerto, notamment sur l'instrumental Shadows où ils expriment un mélange de peur et d'angoisse. En effet, toute une palette d'émotions en lien avec l'histoire est explorée. Par exemple, Tracy Hitchings est absolument fabuleuse dans A Glimmer Of Light sur lequel The Girl met à nu son amour pour The Boy afin de lui donner tout le courage nécessaire pour qu'il accomplisse à bien sa mission. Une version toute aussi intense interprétée par Agniezska Swita est disponible sur l'album de Caamora, Journey's End... An Acoustic Anthology

Avec Jabberwocky, Nolan & Wakeman réalisent un sans faute. Cet album est aussi plaisant à écouter tant pour sa richesse musicale que pour la qualité d'interprétation de ses musiciens et chanteurs. Chapeau bas, messieurs !

Musiciens


Bob Catley : chant
Tracy Hitchings : chant
James Plumridge : chant
Paul Allison : chant
Rick Wakeman  lecture

Clive Nolan : claviers, chœurs
Oliver Wakeman : claviers
Peter Gee : basse
Ian Salmon : guitare, basse
Peter Banks : guitares
Jon Jeary : guitare acoustique
Tony Fernandez : batterie

Chœurs : Michelle Young, Michelle Gulrajani, Suzanne Chenery, Sian Roberts, John Jowitt, Dave Wagstaffe, Donald Morrison, Ian Gould, John Michell, Tina Riley

Titres


01. Overture
02. Coming To Town
03. Dangerous World
04. The Forest
05. A Glimmer Of Light
06. Shadows
07. Enlightenment
08. Dancing Water
09. The Burgundy Rose
10. The Mission
11. Call To Arms
12. Finale