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mercredi 21 septembre 2016

Lisa Gerrard & Patrick Cassidy - Immortal Memory (2004)

Lisa Gerrard Patrick Cassidy Immortal Memory
Lisa Gerrard & Patrick Cassidy -
Immortal Memory (2004)
Après Brendan Perry, Pieter Bourke et Hans Zimmer, Lisa Gerrard s'associe au compositeur irlandais Patrick Cassidy. Ensemble, ils publient Immortal Memory en 2004.

Ce nouvel album, plus orienté musique orchestrale et atmosphérique, s'éloigne de la voie tracée par ses prédécesseurs, The Mirror Pool et Duality qui date de 1998. Depuis, Lisa a participé à plusieurs bandes originales de films dont The Insider, Gladiator, Ali ou Whale Rider (Paï). C'est d'ailleurs lorsqu'elle travaillait sur la musique de Gladiator avec Hans Zimmer qu'elle a fait la connaissance de Patrick Cassidy à Los Angeles. Lui finalisait la bande-son d'Hannibal. De cette rencontre est née l'idée d'un album en commun. Lorsque leurs emplois du temps respectifs le permettront enfin, ils partiront tous deux l'enregistrer dans le home studio de Lisa perdu dans les hautes montagnes australiennes.

Immortal Memory est empreint de spiritualité, de mysticisme et de retour aux sources vers les civilisations anciennes. 

Si Amergin's Invocation est une incantation druidique de l'Irlande ancienne, The Song Of Amergin, le premier morceau, serait, selon la légende, le poème entonné par Amergin, le premier homme à avoir foulé le sol irlandais, lorsqu'il posa son pied sur l'île. Dans ce texte en gaélique, sont loués les éléments et les forces de la nature.

Les origines du christianisme son également sondées avec Abwoon (Our Father) qui n'est autre que le Notre Père en araméen, la langue de Jésus-Christ. Paradise Lost est une autre référence au Dieu des Chrétiens, tandis que Sailing To Byzantium célèbre avec justesse la Byzance sacrée. 

Au travers de Psallit In Aure Dei, Patrick Cassidy a souhaité rendre un dernier hommage à son père décédé. Simplement accompagnée d'un orgue d'église, Lisa chante en latin, langue de l'Église, cette prière écrite par Thomas de Celano, disciple et hagiographe de François d'Assise. 

Album chargé en symbolique, Immortal Memory occupe une place à part dans la discographie de la diva. Ici, sa voix, légèrement en retrait, est au service de la musique, et non pas l'inverse comme à l'accoutumée. Cela peut désorienter à la première écoute et demander un temps d'adaptation. Mais une fois cette difficulté surmontée, le plaisir se transforme en un voyage auditif vers une autre dimension où monastères perdus au sein de lieux isolés devenus inaccessibles et univers féerique de Tolkien se côtoient pour le meilleur.



Musiciens


Lisa Gerrard : chant
Patrick Cassidy : claviers

Titres


01. The Song Of Amergin
02. Maranatha (Come Lord)
03. Amergin's Invocation
04. Elegy
05. Sailing To Byzantium
06. Abwoon (Our Father)
07. Immortal Memory
08. Paradise Lost
09. I Asked For Love
10. Psallit In Aure Dei      

dimanche 18 septembre 2016

Lisa Gerrard - The Mirror Pool (1995)

Lisa Gerrard The Mirror Pool
Lisa Gerrard - The Mirror Pool (1995)
Plus de vingt ans après sa sortie, The Mirror Pool demeure un monument inégalé. 

Sorti en 1995, il s'agit du premier album solo de Lisa Gerrard. A l'époque, elle était encore membre de la célèbre formation heavenly Dead Can Dance. Certaines de ses compositions n'ayant pas trouvé leur place dans l'œuvre du groupe, la diva a préféré les réunir et leur donner vie afin qu'elle ne tombent pas dans l'oubli.

Pour cela, elle a fait appel aux services de Dimitry Kyryakou qui l'accompagne au bouzouki, de Pieter Bourke aux percussions, de son mari Jacek Tuschewski au chant sur deux titres et de John Bonnar aux claviers. Ce dernier, ancien élève d'Olivier Messiaen, a également retranscrit et adapté ses idées musicales pour le Victorian Philharmonic Orchestra de Melbourne. 

The Mirror Pool est avant tout marqué par la performance vocale de Lisa. Elle explore ici, plus que jamais, les sons que produit sa voix et qui, sans être des paroles, sans être des mots distincts, s'adressent directement à l'âme de l'auditeur. Ainsi, elle l'entraîne successivement à l'époque baroque avec Largo, air d'ouverture de l'opéra d'Haendel Serse, aux confins de la Perse ancienne (Persian Love Song), dans le Rhin mystérieux, aux pieds de la terrifiante Lorelei (Laurelei), ou sur les bords paradisiaques de la rivière Celon imaginée par Tolkien (Celon).  

Album automnal par excellence, tout y est mélancolie, tristesse, désespoir. Le désormais classique Sanvean en est le meilleur exemple. Cette ode déchirante a été composée en Irlande, lors d'une tournée de Dead Can Dance, alors que Lisa était nostalgique de son pays lointain et de sa famille. A noter que la cantatrice Sarah Brightman s'est risquée avec succès à l'interpréter lors de son Symphony Live In Vienna.

Avec le recul, on peut considérer The Mirror Pool comme une synthèse de ses années passées au sein de Dead Can Dance qui annonce sa future carrière solo. La prochaine étape sera Duality en collaboration avec Peter Bourke.  



Musiciens


Lisa Gerrard : chant, claviers, percussions, yangqin

John Bonnar : claviers, chant
Pieter BOurke : percussions, chant
Dimitry Kyryakou : bouzouki, chant
Jacek Tuschewski : chant

The Victorian Philharmonic Orchestra

Titres


01. Violina: The Last Embrace
02. La Bas: Song of the Drowned
03. Persian Love Song: The Silver Gun
04. Sanvean: I Am Your Shadow
05. The Rite
06. Ajhon
07. Glorafin
08. Majhanavea's Music Box
09. Largo
10. Werd
11. Laurelei
12. Celon
13. Venteles
14. Swans
15. Nilleshna
16. Gloradin

jeudi 3 décembre 2015

Lisa Gerrard - Best Of (2007)

Lisa Gerrard Best Of
Lisa Gerrard - Best Of (2007)
Depuis la fin de Dead Can Dance, Lisa Gerrard s'est investie dans nombre de projets, que ce soit en solo (The Mirror Pool, 1995), avec Pieter Bourke (Duality, 1998), avec Patrick Cassidy (Immortal Memory, 2004), ou dans des bandes originales de films comme Gladiator en 2000.

L'idée de réunir un aperçu de sa riche carrière hétéroclite dans un même disque peut sembler, de prime abord, séduisante. C'est donc chose faite en 2007 avec ce Best Of regroupant 15 titres de celle qui demeure, années après années, une des plus grandes icônes de la scène heavenly voices, voire bien au-delà.

Toutefois, si l'absence d'extraits de son album The Silver Tree paru un an plus tôt sur un petit label australien peut se comprendre, celle de morceaux issus de son travail avec Patrick Cassidy demeure mystérieuse puisque les deux disques sont sortis sur le même label, 4AD. De plus, Lisa aurait elle-même supervisé le choix des titres.

La période Dead Can Dance est finalement à l'honneur avec huit titres, parmi lesquels deux purs chefs-d'œuvres : The Host Of Seraphim et Yulunga (Spirit Dance). La version live de Sanvean, extraite de Towards The Within, a été préférée à celle de The Mirror Pool. De ce dernier, seul l'orientalisant Swans, interprété par Dimitry Kyryakou au bouzouki et Pieter Bourke aux percussions, a été retenu. D'ailleurs, c'est le monumental Sacrifice qui représente l'album Duality réalisé en collaboration avec ce même Pieter Bourke. En revanche, le film Gladiator a droit à trois extraits, deux ouvrent la compilation qui se conclut par le splendide Now We Are Free. Ali de Michael Mann (2001) et le film néo-zélandais Paï (Whale Rider en version originale, 2002) sont chacun incarnés par une chanson. 

Malgré quelques oublis, ce Best Of permettra aux néophytes de se familiariser avec l'univers musical de Lisa Gerrard, incontestablement une des meilleures chanteuses de sa génération. Aux autres, il offre un témoignage original de ces deux décennies passées sur le tout aussi mythique label 4AD qui l'a vu naître, grandir et qui la laisse maintenant prendre son envol. 

Musiciens


Lisa Gerrard : chant

Titres


01. The Wheat
02. Elysium
03. Sacrifice
04. Ariadne
05. Sanvean (live)
06. The Host Of Seraphim
07. Cantara
08. Swans
09. The Promised Womb
10. Yulunga (Spirit Dance)
11. Indus
12. Persephone (The Gathering Of Flowers)
13. Go Forward
14. See The Sun
15. Now We Are Free

samedi 21 novembre 2015

Lisa Gerrard & Pieter Bourke - Duality (1998)

Lisa Gerrard Pieter Bourke Duality
Lisa Gerrard & Pieter Bourke -
Duality (1998)
Certains albums marquent plus que d'autres. Duality est de ceux-là. Fruit de la collaboration entre l'ancienne chanteuse de Dead Can Dance, Lisa Gerrard, et le percussionniste australien Pieter Bourke, ce disque peut être considéré comme le second opus solo de la fascinante mezzo-soprano. 

Pieter avait déjà collaboré sur le premier, The Mirror Pool (1995) en tant qu'invité, aux percussions et à quelques chœurs. Puis, il avait accompagné Dead Can Dance sur scène lors de leur tournée suivant la sortie de Spiritchaser (1996). Six semaines après la fin de celle-ci, Lisa l'a contacté par téléphone lui proposant de participer à son nouveau projet musical. Au fil du temps, son implication n'a cessé de se développer, et, de simple intervenant aux percussions, il est devenu coauteur, coproducteur et ingénieur du son du nouveau disque. D'où le choix du titre, Duality, synonyme dans l'esprit des deux artistes d'une entière communion d'esprit, et l'indication de son nom au côté de celui de Lisa sur la pochette. 

Ce petit dernier s'inscrit dans la continuité des derniers albums de Dead Can Dance, Into The Labyrinth (1993) et le déjà cité Spiritchaser. Seule manque la voix masculine si particulière de Brendan Perry. Les influences pour l'essentiel tribales et orientales dominent largement l'ensemble de l'œuvre. Le duo a même fait appel à Madjid Khaladj, célèbre percussionniste iranien vivant à Paris, pour l'aider à la composition de Tempest. Madjid a sorti plusieurs albums de musique traditionnelle iranienne devenus des références en la matière.

Deux titres se détachent nettement des autres. The Human Game, chantée en anglais, ce qui est rare chez Lisa, lui préférant généralement sa propre langue idiosyncrasique, développée depuis l'âge de douze ans. Cette chanson malicieuse avec ses cris d'enfants, son chant léger, son riff répétitif bascule soudainement dans le tragique sur sa fin, lors de la subite montée en puissance du chant de la diva qui rompt ce climat léger et laisse s'installer une menace quasi-imperceptible, mais bien présente.

Sacrifice est une glossolalie évoquant la souffrance des morts tombés au combat. Elle exprime toutes les tortures, toutes les souffrances auxquelles ils ont dû faire face et qu'ils continuent à subir dans l'au-delà. C'est assurément l'une des ses plus belles pièces musicales à laquelle elle donnera une sorte de suite, Devotion, publiée huit ans plus tard sur The Silver Tree (2006). 

Musiciens


Lisa Gerrard : chant, claviers
Pieter Bourke : percussions, claviers

Titres


01. Shadow Magnet
02. Tempest
03. Forest Veil
04. The Conforter
05. The Unfolding
06. Pilgrimage Of Lost Children
07. The Human Game
08. The Circulation Of Shadows
09. Sacrifice
10. Nadir (Synchronicity)

vendredi 20 novembre 2015

Lisa Gerrard - The Silver Tree (2006)

Lisa Gerrard The Silver Tree
Lisa Gerrard - The Silver Tree
(2006)
Inutile de présenter Lisa Gerrard, ancienne chanteuse du groupe culte Dead Can Dance. En 1995, elle a entamé une carrière solo prometteuse avec le sublime The Mirror Pool. Séparée de son label historique 4AD, elle revient en 2006 avec un nouvel album, The Silver Tree, véritable renaissance publiée chez les Australiens de Rubber Records. 

Entourée de Michael Edwards, compositeur de musiques de films, et de Patrick Cassidy avec lequel elle avait déjà collaboré sur Immortal Memory (2004), Lisa Gerrard livre une œuvre splendide d'une noirceur sans précédent. Le design de la pochette, conçu par l'artiste Clive Collier, illustre à la perfection cette atmosphère sombre qui règne sur l'ensemble du disque.

Rien ne vient libérer ce voile opaque porté par les mélopées vibrantes de l'artiste, pas même l'étonnant Space Weaver emprunté au trip-hop de Portishead. Bien que très éloignée de son répertoire habituel, cette chanson nous transcende d'un bout à l'autre avec une tonalité vocale inédite jusqu'alors. 

De même, Towards The Tower, du haut de ses dix minutes, très progressif dans sa structure, déroute complètement par toute cette tension mise en scène dans un rythme à la fois prenant et hypnotique. Durant ses deux dernières minutes, il finit en apothéose en atteignant même le divin.

Il est également question de spiritualité sur Devotion, morceau qui prend littéralement aux tripes. Ce chant mortuaire d'une madone submergée de tristesse semble s'adresser directement à un Dieu lointain devenu soudainement insensible et inaccessible. Elle lui clame sa pitié, lui réclame son aide. Mais, en vain, Il demeure sourd à ses ultimes doléances. Devotion n'est rien d'autre que l'expression du déchirement d'une âme pure désespérée, abandonnée, soumise à d'infinies souffrances.  

The Silver Tree est une œuvre majeure qui, pour en savourer les profondeurs, ne doit pas être abordée à la légère. C'est un moment de recueillement, d'introspection permettant de s'élever. Le minimalisme absolu de la musique, débarrassée de tout superflu, aide à cette quête de spiritualité, guidée au sein des ténèbres par la voix salvatrice d'une Lisa Gerrard métamorphosée en grande prêtresse mystique devant l'Éternel.

Musiciens


Lisa Gerrard : chant

Titres


01. In Exile
02. Shadow Hunter
03. Come Tenderness
04. TheSea Whisperer
05. Mirror Medusa
06. Space Weaver
07. Abwoon
08. Serenity
09. Towards The Tower
10. Wandering Star
11. Sword Of The Samurao
12. Devotion
13. The Valley Of The Moon