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mardi 8 août 2017

Carlos Gallego y Robert Santamaría - El Estigma De Caín : Observaciones Del Señor Fantasía (2001)

Carlos Gallego Robert Santamaría El Estigma De Caín
Carlos Gallego y Robert Santamaría -
El Estigma De Caín : Observaciones
Del Señor Fantasía (2001)
Étrange album que cet El Estigma De Caín : Observaciones Del Señor Fantasía conçu et interprété par Carlos Gallego et le fondateur de la formation progressive espagnole Amarok, Robert Santamaría.

Les deux musiciens se sont inspirés de la malédiction divine affligée à Caïn pour écrire cette fable théâtrale imaginaire dans laquelle ils ont laissé libre cours à leur inspiration. De l'aveu même de Robert, jamais il ne retrouvera par la suite un telle liberté créatrice. Tout leur semblait alors possible, sans aucune limite. Cet état d'esprit évoque l’époque du rock progressif naissant des années 60-70. Et la musique s'en ressent. En toute insouciance, les deux amis se sont fait plaisir et ont produit ainsi une œuvre originale trouvant sa source dans un rock progressif bucolique agrémenté de jazz et de musique traditionnelle espagnole.

L'album se divise en trois actes comportant chacun trois scènes. Si Carlos occupe le rôle principal, il est secondé aux vocaux par celles qui demeureront les voix emblématiques d'Amarok : Lídia Cerón et Marta Segura. A ce moment-là, Marta n'a pas encore sorti d'album avec Amarok. Il faudra attendre l'année suivante et Mujer Luna. Elle ne quittera plus par la suite son nouveau groupe d'adoption. Quant à Lídia, c'est elle qui illumine leurs premiers albums, d'Els Nostres Petits Amics (1994) à Gibra'ara en 1998.

A leurs côtés, une belle brochette d'invités sont venus étoffer l'offre musicale. Tous ont ou auront un rôle prépondérant au sein d'Amarok. Que ce soit le violoniste Robert Abella, le batteur Pau Zañartu, la saxophoniste Mireia Sisquella ou encore Manel Mayol à la flûte traversière. 

Malgré ce que laisse supposer l'intitulé, il n'y aura pas de suite à cet opus. Il demeure donc encore aujourd'hui un supplément à la fois inédit et indispensable à la discographie d'Amarok, un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, groupe de rock progressif de la péninsule ibérique.

Musiciens


Carlos Gallego : chant, guitares, basse, percussions
Robert Santamaría : chant, claviers, guitares, saz, kanun, basse, glockenspiel, percussions

Lídia Cerón : chant
Marta Segura : chant
Robert Abella : violon
Manel Mayol : flûte traversière
Mireia Sisquella : saxophone
Pau Zañartu : batterie

Titres


01. Bienvenidos A La Luna, parte I
02. Caín Frente A La Tormenta
03. Paz
04. Confidencias A La Noche
05. Mar Allá
06. Tormenta
07. Juego
08. Parto
09. Cancion Para La Niña Gitana
10. Nana Antes De Un Viaje
11. Hazlo Tu Mismo
12. Bienvenidos A La Luna, parte II

vendredi 10 mars 2017

Amarok - Tierra De Especias (2000)

Amarok Tierra De Especias
Amarok - Tierra De Especias (2000)
Tierra De Especias, quatrième album de la formation espagnole Amarok, est une invitation au voyage. Son leader Robert Santamaría, en compagnie de ses musiciens, navigue tout autour de ce pourtour méditerranéen historiquement si riche et mystérieux, bifurque ensuite jusqu'au Japon en passant par l'Inde, sans oublier la Vieille Europe.

Chaque titre de Tierre De Especias s'inspire d'un lieu particulier identifié sur la carte ancienne fournie dans le livret. Ainsi, le loufoque Naki Naki fait explicitement référence à l'Empire du soleil levant, tandis que M'Goun, une des meilleures chansons du disque, n'est autre qu'une rivière et un sommet du Maroc portant le même nom. Pont entre l'Orient et l'Occident, l'île de Samothrace est réenchantée à travers l'instrumental Danza De Samotracia, duo pour saz et violon.

De ses différents voyages en Turquie, Robert a ramené dans ses valises un saz, sorte de luth à manche long, un qanun, cithare très répandue au Moyen-Orient, et toute une série de percussions aussi originales les unes que les autres. Ainsi, la combinaison de ces instruments orientaux à ceux de son groupe donne une texture toute particulière à la musique jouée qui combine un rock progressif ambitieux et une world music haut de gamme.

En ce début de millénaire, la formation classique d'Amarok se met lentement en place. Outre Robert, Manel Mayol (flûte) et Victor Estrada (basse) déjà présents à l'époque de Gibra'ara, de nouveaux musiciens font leur entrée : le guitariste Carlos Gallego, le violoniste Robert Abella et la saxophoniste Mireia Sisquella. Le batteur Pau Zañarto fait une brève mais impressionnante apparition sur El Caramillo Del Alba et Azabel Cuentacuentos, épique flamboyant d'une vingtaine de minutes maîtrisé d'un bout à l'autre. Intuitif dans son style, il officiera de manière permanente à partir de l'album suivant. Quant au chant, il a été confié à An Mari Morón qui effectue un travail remarquable dans un contexte compliqué suite à la défection surprise de Lídia Cerón, la chanteuse historique. Mais elle ne restera pas non plus, Robert lui préférera Marta Segura qui deviendra LA voix d'Amarok. 

Avec Tierra De Especias, Amarok poursuit sa mue qui l'éloigne progressivement des terres celtiques de ses débuts perceptibles sur Els Nostres Petits Amics et surtout Canciones De Los Mundos Perdidos. Cette fusion prog-world apporte une saveur particulièrement épicée à une musique vivante qui ne demande qu'à être partagée.  

Musiciens


An Mari Morón : chant
Robert Santamaría : claviers, accordéon, guitares, saz, qanun, autoharp, percussions
Carlos Gallego : guitares, chant
Victor Estrada : basse, guitare espagnole
Robert Abella : violon, cithare
Mireia Sisquella : saxophone

Manel Sesé : percussions
Jose Walero : percussions
Pau Zañarto : batterie

Titres


01. Dioses
02. El Torrent De Colobres
03. M'Goun
04. Chenini
05. El Caramillo Del Alba
06. Naki Naki
07. Els Millors Bufons
08. El Gran Bazar
09. Danza De Samotracia
10. Azabel Cuentacuentos

jeudi 5 janvier 2017

Amarok - Gibra'ara (1998)

Amarok - Gibra'ara
Amarok - Gibra'ara (1998)
Avec Gibra'ara, son troisième album, la formation espagnole Amarok, conduite par Robert Santamaría, prend son envol. 

Marqué par les départs successifs d'Asy Guerrero (guitares), d'Alfredo Arcus (batterie) et de Joan Morera (violon), Amarok s'enrichit de deux nouveaux arrivants qui deviendront des personnages clé de son histoire. Il s'agit du flûtiste Manel Mayol originaire de Majorque, et du bassiste Victor Estrada. 

Santamaria a conçu Gibra'ara comme une œuvre symphonique saupoudrée d'une délicate couche de musiques progressive et folk. Ici, pas, ou peu, de synthétiseurs, ni de batterie, les instruments acoustiques ont été privilégiés. L'esprit pastoral qui se dégage de l'ensemble n'est pas sans rappeler l'ex-Genesis Anthony Phillips, influence fièrement revendiquée. 

Gibra'ara est dédié au culte de la Terre nourricière, source de vie. Les trois autres éléments sont également mentionnés à travers de La Danza De Los Murciélagos (Air), le futur classique El Mestre De La Caverna (Feu), Laberintos De Piedra et Merla Aquàtica (Eau). 

Santamaria et sa bande signent là un album brillant, porté une nouvelle fois par le chant si gracieux de la douce Lídia Cerón aux nombreuses capacités enfin dévoilées. 


Musiciens


Lídia Cerón : chant
Robert Santamaría : piano, claviers, guitare, percussions
Victor Estrada : basse, guitare
Manel Mayol : flûtes, didgeridoo, chœurs
Magno Maccaferri : violon
Juan A. Arteche : percussions
Jordi Vallverdú : percussions
Mauricio Antón : percussions
Manel Sesé : percussions
Kerstin Kococinski : hautbois, cor anglais
Dolors Vidal : violoncelle

Titres


01. Laberintos De Piedra
02. El Mestre De La Caverna
03. La Danza De Los Murcélagos
04. Merla Aquàtica
05. Tormenta
06. Por La Senda De Los Cerezos En Flor
07. Gibra'ara
08. Al Otro Lado
09. Laberintos De Piedra (Conclusión)

mercredi 23 mars 2016

Amarok - Canciones De Los Mundos Perdidos (1995)

Amarok Canciones De Los Mundos Perdidos
Amarok - Canciones
De Los Mundos Perdidos (1995)
Après un Els Nostres Petits Amics des plus prometteurs, Canciones De Los Mundos Perdidos est sans aucun doute le disque d'Amarok le plus influencé par la musique celtique. 

Initialement paru en 1995, il bénéficiera en 2008 d'une réédition comprenant quatre documents d'archives supplémentaires. Insatisfait du résultat initial, Robert Santamaría en a profité pour réaliser quelques rajouts et modifications avec les musiciens du groupe de 2008. 

Rétrospectivement, Canciones De Los Mundos Perdidos peut être perçu comme un album d'hommages, que ce soit à la nature, aux mondes merveilleux et à leurs concepteurs, ou à la reine du prog, Annie Haslam.

Dès le morceau d'ouverture, Prólogo, avec les folles envolées lyriques de Lídia Cerón, s'annonce comme un hommage marqué au fameux Prologue de Renaissance. En 1972, ce titre ouvrait l'album du même nom de ce groupe devenu mythique. C'était son premier avec Annie Haslam au chant principal. Tant de maîtrise vocale avait alors impressionné le public de l'époque à la recherche de nouveaux horizons musicaux auxquels répondait le courant progressif. 

En fidèle héritier de ses années magiques, Amarok propose avec Canciones De Los Mundos Perdidos une invitation à un Ailleurs, terre mystérieuse imaginée par une myriade d'écrivains parmi lesquels J.R.R. Tolkien et Robert Holdstock. Déjà, le titre même de l'album s'inspire d'une œuvre du célèbre père de Bilbo, Gandalf et Gollum. Un hommage plus appuyé lui est rendu avec l'hymne elfique Homenaje A J.R.R. Tolkien. El Viejo Lugar Prohibio est une fresque directement inspirée des livres de Robert Holdstock, un des pères de la fantasy mythique. Ici, rites païens et rythmes primitifs célèbrent une nature idéalisée à l'état pur. 

Cette nature sanctifiée, nous la retrouvons notamment dans El Vuelo Del Pelicano. Ce morceau, enveloppé d'une discrète guitare oldfieldienne, dépeint l'envol des pélicans au-dessus de la baie de Mochina au sud du Venezuela. A la même époque, une autre baie, située dans le nord de l'Irlande, avait inspiré Iona, cousins éloignés d'Amarok. Il s'agissait de Murlough Bay qui a donné son nom à une de leurs chansons de l'album Beyond These Shores. Située bien plus au nord, l'île Spitzberg regroupe quelques 3000 habitants. Els Darrers Caçadors narre la dure vie des chasseurs de renards dans cette terre plutôt inhospitalière. 

Canciones De Los Mundos Perdidos marque la fin d'une époque pour Amarok. Robert et Lídia vont être amenés à se séparer de certains musiciens. D'autres vont arriver et engager le groupe dans une nouvelle orientation musicale encore plus ouverte sur le monde.

Amarok Canciones De Los Mundos Perdidos
Amarok - Canciones
De Los Mundos Perdidos (2008)

Musiciens


1995
Lídia Cerón : chant
Robert Santamaría : claviers, guitare, glockenspiel
Asy Guerrero : guitare classique
Manel Sesé : percussions
Joan Morera : violon
Kerstin Kokocinski : hautbois
Alfredo Arcus : batterie

1992-1995 (Archives)
Lídia Cerón : chant
Robert Santamaría : claviers, guitare, glockenspiel, basse chœurs
Kartar : tabla
Juan Muñoz : chœurs
Eulàlia Hernández : chœurs
Núria Bosch : chœurs

2008
Robert Santamaría : claviers, guitare, percussions
Manel Mayol : flûtes
Mireia Sisquella : saxophone
Marta Segura : chœurs
Pablo Tato : guitare électrique
Victor Estrada : basse, thérémine

Titres


01. Prólogo
02. Canto Celta

Mochima
03. El Vuelo Del Pelican
04. Cuevas Submarinas
05. Islas

06. Els Darrers Caçadors
07. Naufrags
08. Danza Y Lamento
09. Bolero
10. Homeanje A J.R.R. Tolkien
11. El Viejo Lugar Prohibido

Archivos
12. Esquí De Fondo
13. Los Bosques De Irati
14. El Ciclo Del Tiempo
15. Sólto Faltas Tú

samedi 19 mars 2016

Amarok - Els Nostres Petits Amics (1994)

Amarok Els Nostres Petits Amics
Amarok - Els Nostres Petits Amics
(1994)
Amarok signifie "loup" en langue inuit. Dans l'univers des musiques progressives, Amarok désigne également un album de Mike Oldfield de 1990, un groupe polonais actif au début des années 2000, et, surtout, un groupe espagnol conduit par le compositeur multi-instrumentiste Robert Santamaría depuis 1989.

Santamaría n'est pas Espagnol, il est Vénézuélien de naissance. Il a découvert, dans son pays natal, le rock progressif à l'age de 13 ans à travers les albums de Yes, Pink Floyd, Jethro Tull et Emerson, Lake & Palmer. Ses modèles étaient alors Rick Wakeman et Keith Emerson. En 1978, il achète son premier synthétiseur, puis fonde l'année suivante son premier groupe, Parthenon, avec le batteur Juan Carlos Ballesta.  

Il poursuit en parallèle des études en paléontologie. A la fin des années 80, il s'installe en Espagne, plus exactement en Catalogne. Durant cette période, il découvre Enya, véritable révélation. Il en est désormais certain, son prochain groupe comprendra une femme au chant principal ou ne sera pas. Miracle ! En 1989, il rencontre Lídia Cerón, jeune chanteuse soprano. C'est un coup de foudre immédiat qui donne naissance à Amarok. 

Robert avait ce nom en tête depuis qu'il avait vu le film Never Cry Wolf (Un Homme Parmi Les Loups) en 1983. Tournée en Arctique, cette fable écologique explore la culture inuit ainsi que son rapport à la nature, dont sa relation avec les loups et autres animaux sauvages. 

Ce n'est qu'en 1994 qu'Amarok sort en autoproduction son premier album, Els Notres Petits Amics (Nos Petits Amis). Ce titre, inspiré d'une chanson de l'ex-Genesis Anthony Phillips, correspond à merveille à l'environnement dans lequel évolue le couple. La pochette, réalisée par un ami, illustre leur maison située au cœur de la campagne catalane. C'est ici qu'ils ont construit leur propre studio d'enregistrement fonctionnant uniquement à l'énergie solaire.

Lídia chante (en catalan) sur six des onze titres, les autres étant des instrumentaux. Robert joue des claviers et d'une multitude de percussions comme du glockenspiel, du marimba ou du bongo. Ils sont accompagnés de Manuel Sesé aux autres percussions, Alfredo Arcusa à la batterie, Joan Morera au violon, Asy Guerrero à la guitare classique et Kerstin Kokocinski au hautbois. 

De manière générale, la musique est aérienne, bucolique, voire légèrement naïve. D'ailleurs, Robert aura souvent l'occasion de constater que le disque a tendance à être classé au rayon "Enfants" chez les disquaires. La nature est au centre de cette œuvre. Somiedo, longue pièce intrumentale conduite par un piano poétique, célèbre le loup des Asturies. Toucans du Venezuela (Tucans Per Tot), marmottes (La Vall De Les Marmotes), caméléon (Camaleó I Prisma) et autres petits amis à plumes au chant joyeux font des apparition de-ci de-là au fil du disque. 

Première pierre d'un groupe toujours en activité de nos jours, Amarok apparaît comme un cousin éloigné de Iona avec lequel il partage toute une série de points communs (chant féminin, leaders multi-instrumentistes, musique progressive teintée d'influences ancestrales et d'ailleurs, utilisation d'instruments traditionnels...).

Musiciens


Lídia Cerón : chant
Robert Santamaría : claviers, percussions
Asy Guerrero : guitare classique
Alfredo Arcusa : batterie, percussions
Manuel Sesé : percussions
Joan Morera : violon
Kerstin Kokocinski : hautbois

Titres


01. Tucans Per Tot
02. Amarok Part I
03. Okavango
04. Migracions
05. Somiedo
06. Sols Un Desig
07. La Vall De Les Marmotes
08. Al Gel Blau De La Glacera
09. Retorn
10. Camaleó I Prisma
11. Okavango Final