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samedi 8 avril 2017

The Dave - Gravity (2011)

David Foster Mr. So & So
The Dave - Gravity (2011)
The Dave... sous ce pseudonyme se dissimule Dave Foster, guitariste émérite et cofondateur de la formation néo-progressive Mr. So & So avec son complice de toujours, le bassiste et chanteur Shaun McGowan. Disponible en 2011, Gravity est son premier album en solo. Il fait suite au délicieux Sugarstealer (2009) qui marquait le retour au sommet de son groupe, après plus d'une décennie d'absence. 

Dave est ici seul aux commandes. Ou presque... Shaun est venu lui prêter main forte sur le très poétique titre finale, The Bride. Il y joue du bouzouki, du banjo et du psaltérion, sorte de cithare médiévale. Clare, son épouse, les accompagne en toute simplicité à la flûte. Membre du groupe néerlandais NOONe, Dinet Poortman tient le chant principal sur deux titres aux résonances très "Panic Room". Il s'agit de Paradox et Only A Lullaby qu'elle a coécrit avec lui. Sa voix ressemble à s'y méprendre à celle d'Anne-Marie Helder, provoquant ainsi le même genre d'envoûtement magique. 

Pour le reste, The Dave a tout composé seul et a joué de tous les instruments : basse, batterie et, surtout, guitares dont un véritable festival nous est proposé. L'aisance et le dynamisme de son jeu combleront de bonheur, à ne pas en douter, les fervents admirateurs de guitar heroes. Il y a du Satriani en lui, c'est sûr ! Et ce n'est pas une surprise si Steve Rothery de Marillion le recrutera pour son projet solo. L'épique Apollo 13, voyage spatial sur lequel il se surpasse littéralement, nous entraîne au fin fond d'un cosmos dont on ne peut revenir indemne.  

En 2015, Dave est devenu un membre à part entière de Panic Room. Il n'est donc pas inutile de se replonger dans ce Gravity aux nombreux rebondissements afin de mieux cerner la personnalité et le talent de ce musicien modeste, mais ô combien attachant. A découvrir absolument ! 

Musiciens


Dave Foster : guitares, basse, batterie, chant

Dinet Poortman : chant
Clare Foster : flûte
Shaun McGowan : bouzouki, banjo, psaltérion

Titres


01. Tesla
02. Summer Sky
03. Paradox
04. Liberty Bridge
05. Polarised
06. Only A Lullaby
07. Apollo 13
08. Shining Light
09. The Wait
10. The Bride

dimanche 11 décembre 2016

Panic Room - Satellite (2010)

Panic Room Satellite
Panic Room - Satellite (2010)
Avec Satellite, son deuxième album, Panic Room a réussi sa mise en orbite. Fini le rock néo-progressif à consonance celtique, place à un rock alternatif pêchu dans la lignée des Muses et autres Radiohead. Anne-Marie Helder a définitivement troqué sa flûte contre une guitare électrique. 

Visionary Position, sorti deux ans plus tôt, en 2008, n'était qu'une étape transitoire entre un passé rattaché à Karnataka, dont proviennent quatre des cinq membres du groupe, et une volonté délibérée de s'ouvrir à de nouveaux horizons musicaux. 

Après avoir testé longuement ses nouvelles compositions sur scène, Panic Room est entré en studio et a quasiment tout enregistré en live. Seuls quelques effets et voix ont été ajoutés par la suite. La substance première a donc été privilégiée, pas le superflu. Au final, Satellite compte onze morceaux, seule la chanson titre dépasse les huit minutes. Très belle pièce, montant progressivement en puissance, ce n'est pas pour rien qu'elle a été élue chanson de l'année 2010 par le prestigieux Classic Rock Society. Anne-Marie Helder s'est vue décerner le titre bien mérité de personnalité de l'année. Entourée de musiciens talentueux dont le claviériste Jonathan Edwards qui cosigne avec elle la majorité des titres, c'est bien elle qui, de par sa forte personnalité, porte Panic Room, comme Siouxsie Sioux portait ses Banshees en son temps. D'ailleurs, I Am A Cat peut être perçu comme un clin d'œil appuyé à la féline reine des gothiques à qui l'on doit Catwalk, obscure B-sides de 1988, et Face To Face, BO de Batman, Le Défi, et à son acolyte Robert Smith des Cure pour son célèbre Lovecats

A noter que Panic Room propose en exclusivité sur son site internet une version limitée de l'album accompagné d'un second disque intitulé Little Satellite. Ce dernier se compose de quatre titres parfaitement complémentaires à ce que propose Satellite. 5th Amendment fait penser à du U2, The Great Divide est une ballade lumineuse, Go peine à convaincre et Sandstorms est un régal d'inventivité enrobé d'un orgue à la Stranglers et d'une guitare "camelienne". 

Faisant table rase d'un passé prestigieux incarné par Karnataka, les musiciens de Panic Room montrent de quoi ils sont capables sur ce Satellite bien éloigné des terres progressives classiques. Paradoxalement, surpasser ses limites, aller continuellement de l'avant, fusionner différentes influences afin de créer à nouveau, n'est-ce pas là, au final, le signe d'appartenance à ce courant musical dont l'ambition affichée vise à faire progresser continuellement l'âme humaine ? 


Musiciens


Anne-Marie Helder : chant, guitares, claviers
Jonathan Edwards : claviers
Paul Davies : guitares
Alun Vaughan : basse
Gavin Griffiths : batterie

Titres


Satellite
1.01. Freedom To Breathe
1.02. Picking Up Knives
1.03. I Am A Cat
1.04. The Fall
1.05. Black Noise
1.06. Yasuni
1.07. Sunshine
1.08. Into The Fire
1.09. Dark Star
1.10. Muse
1.11. Satellite

Little Satellite
2.01. 5th Amendement
2.02. The Great Divide
2.03. Go
2.04. Sandstorms

mardi 22 novembre 2016

Sarah Dean - The Incredible String Blonde (2016)

Sarah Dean The Incredible String Blonde Blue
Sarah Dean - The Incredible String
Blonde (2016)
Certaines personnes choisissent de chanter seules, avec une simple guitare acoustique. A la guitare, Sarah Dean a préféré la harpe celtique, instrument bien plus original et tout aussi expressif.

The Incredible String Blonde se compose de deux disques, un bleu et un marron. Le but est de rassembler toutes ses chansons interprétées sur scène. Seule avec sa harpe, Sarah les a donc enregistrées dans les conditions du direct, en une seule prise. Elle y chante sa vie, sa vision du monde, ses rencontres et... sa passion pour son chien (Happy Dog). A l'exception de quelques reprises comme la splendide version a cappella de The Traveller's Prayer de l'ex-Pentangle John Renbourn, Sarah interprète ses propres compositions.

Qui dit "harpe celtique" pense automatiquement à Tolkien, aux mondes elfiques ou à Loreena McKennitt. En réalité, l'univers musical de Sarah se rapproche davantage du folk et évoque plutôt les maîtresses du genre que sont Sandy Denny, Judy Collins ou Jacqui McShee. Bien entendu, l'ombre de Loreena McKennitt plane sur certains titres comme Blue Horizon, ou le très aérien Warm Sea fait plutôt penser à Enya. Mais, dans l'ensemble, on a surtout l'impression que Sarah a juste troqué une guitare acoustique pour une harpe. Et cela fait toute son originalité.

Multi-instrumentiste, chanteuse depuis l'âge de sept ans, Sarah a appris très jeune à jouer du piano, de l’harmonica, du saxophone, de la flûte puis de la harpe. Depuis de nombreuses années, elle est membre du trio vocal Soundsphere dont la particularité est de chanter a cappella. Proche de la galaxie "autumnienne", c'est elle qui accompagne Olivia Sparnenn à la flûte sur le nostalgique Old Friend de Through These Eyes, première escapade solo de Bryan Josh sous le nom Josh & Co. Limited. En 2016, elle rejoint The Heather Findlay Band pour une série de concerts et participe à l'enregistrement de I Am Snow aux côtés d'Angela Gordon notamment. Elle a également été conviée à jouer de la harpe celtique sur Secrets & Lies, deuxième album de Luna Rossa, projet acoustique d'Anne-Marie Helder et Jonathan Edwards, tous deux de Panic Room.

Sarah Dean est donc un nom à retenir et The Incredible String Blonde sont deux disques surprenant à écouter sans modération, pour notre seul plaisir.

Sarah Dean The Incredible String Blonde Brown
Sarah Dean - The Incredible String
Blonde (2016)

Musicienne


Sarah Dean : chant, harpe celtique

Titres


Blue EP
01.Beautiful World
02. Cloudstreets
03. Stealing Time
04. Breathe
05. Happy Dog
06. Blue Horizon
07. Warm Sea

Brown EP
01. I Am A Farming Man
02. The Flither Girls
03. The Traveller's Prayer
04. The January Man
05. Yorkshire Bound
06. Bonny At Morn
07. The Ploughboy's Dream

mardi 1 novembre 2016

Anne-Marie Helder - Solo Live (2016)

Anne-Marie Helder Solo Live
Anne-Marie Helder - Solo Live (2016)
En 2009, pour son 'Return To Eden' Tour, le groupe culte Ultravox nouvellement reformé dans sa formation classique des années 80 (comprenant Midge Ure, Chris Cross, Warren Cann et Billy Currie), confie à Anne-Marie Helder la délicate mission d'ouvrir la première partie de leurs concerts, lors de leur tournée dans les îles britannique. Rien de plus difficile que cet exercice qui consiste, en un temps limité, à conquérir un public pas forcément acquis, venu voir la tête d'affiche. Anne-Marie est une femme qui aime les défis et se lance seule, avec sa guitare acoustique 6 cordes, dans cette aventure.  

D'abord disponible uniquement en téléchargement, Solo Live est vendu par la suite sous forme de CD. Il s'agit du concert donné le 28 avril 2009 au Portsmouth Guildhall devant... 2500 personnes !

Anne-Marie interprète cinq titres inédits, que l'on ne retrouve ni sur The Contact, son premier album solo, ni ailleurs. En quelques minutes, elle envoûte littéralement son assemblée qui lui fait un accueil des plus enthousiastes. Il faut dire que son charisme en impose sur scène, et qu'elle n'est pas du genre à se laisser impressionner par tant de monde, du moins en apparence.  

Elle commence donc son set par Hadditfeel, une chanson a cappella rythmée par les petits battements sur la table d'harmonie de sa guitare. La voix est assurée, aucun tremblement,  une ambiance conviviale s'installe. Puis vient Dominoes, composition plus agressive sur laquelle le chant rappelle celui de Dolores O'Riordan des Cranberries. Retour au calme avec Pace dont la dimension sacrée, religieuse évoque une grande dame du folk, à savoir Joan Baez. StarbuckStar, aux allures de pop song, se veut une satire de ces individus dont le seul désir est de devenir célèbre, quelques soient les moyens. Enfin, le show se termine par The Grace In You, ode à l'Amitié. Mission accomplie, le public l'ovationne. 

Artiste authentique, Anne-Marie Helder mène une carrière enthousiasmante qui ne cesse de surprendre. Que ce soit en solo, au sein de Panic Room, Luna Rossa, Mostly Autumn, voire de New Dance Orchestra avec Geoff Downes, elle se trouve toujours là où on ne l'attend pas. Jusqu'à présent, elle a réalisé un parcours sans faute, ce qui fait d'elle une des valeurs sûres de la scène rock (prog mais pas seulement) britannique.

Musicienne


Anne-Marie Helder : chant, guitare

Titres


01. Haddifteel
02. Dominoes
03. Pace
04. StarbuckStar
05. The Grace In You

samedi 4 juin 2016

Mr. So & So - Sugarstealer (2009)

Mr So & So Sugarstealer
Mr. So & So - Sugarstealer (2009)
Mr. So & So est un groupe fondé en 1989 par le guitariste Dave Foster et le chanteur/bassiste Shaun McGowan. A ce noyau initial, se sont ajoutés Kieren Twist (claviers) et Leon Parr (batterie). 

Ensemble, ils sortent un premier EP en 1991, Thoughts Of Fear And Principle, suivi de l'album Paraphernalia. En 1994, changement de line up avec l'intégration de Charlotte Evans au chant après la parution de Compendium. Elle avait fait quelques vocaux auparavant sur cet album considéré comme l'un des plus important de la scène progressive des années 90. 

Leur troisième opus The Overlap est disponible en 1998 sur le label de Steve Rothery, guitariste émérite de Marillion, Dorian Music. Suite à des déconvenues financières et malgré un soutien sans faille de Marillion, Mr. So & So se sépare en 2000. Shaun s'en va créer The Lemurs, Kieren rejoint Carl Palmer, Dave, Leon et Charlotte forment Sleeping Giant et tourneront notamment avec Karnataka. 

L'histoire aurait pu s'arrêter là mais, en 2005, Shaun et Dave se retrouvent et décident de renouer. Ils embarquent avec eux Charlotte pour donner une nouvelle naissance à Mr. So & So. Kieren et Leon n'étant pas disponibles, ils sont remplacés par Anthony Hindley (claviers) et Stuart Browne (batterie). Quatre ans plus tard, sort l'inespéré Sugarstealer en autoproduction. 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce come-back est réussi. Nous avons droit à un groupe en forme débordant d'énergie et de créativité. L'ombre des plus grands, des Beatles à Led Zeppelin en passant par Marillion, plane sur cette œuvre inspirée. Toujours sous la protection de leurs illustres aînés, Steve Rothery va jusqu'à leur offrir un solo de guitare dont lui seul à le secret, sur l'exquis Oh Look! A Rainbow!.  Drôle de coïncidence, le chant habité de Shawn évoque ici celui d'un autre Steve, le grand Steve Hogarth. 

Très présente aux backing vocals, Charlotte tient le lead sur trois titres (trop) courts. Lemon Tree joué à la guitare acoustique, semble tout droit sorti du répertoire des premiers albums de Mostly Autumn. La douce voix de Charlotte ressemble à s'y méprendre à celle d'Heather Findlay. D'une durée n'atteignant même pas les trois minutes, Photograph à la même classe et intensité qu'Unoriginal Sin de l'album quasi-contemporain Glass Shadows. Green Ward 13 est un petit duo en acoustique rappelant cette fois-ci plutôt Odin Dragonfly, projet parallèle d'Heather Findlay et d'Angela Gordon

Avec Sugarstealer, Charlotte Evans s'affirme davantage au sein de la nouvelle mouture de Mr. So & So. Et ce, pour notre plus grand plaisir. Seul regret, ne pas l'entendre au chant principal sur un plus grand nombre de titres. Pour se réconforter, ne dit-on pas que tout ce qui est rare est précieux ?

Musiciens


Shaun McGowan : chant, basse
Dave Foster : guitare
Charlotte Evans : chant
Anthony Hindlay : claviers, chant
Stuart Browne : batterie

Titres


01. Flying Triangles
02. New Year's Day
03. Thursday Are Blue
04. Dandelion Amongst The Violets
05. Honey Jar
06. Lemon Tree
07. Falling Through Rainbows
08. Bleak Hill
09. Oh Look! A Rainbow!
10. Evening Star In  The Indigo Day
11. Bi-Polar
12. Photograph
13. Seeking Poppies In The Dark
14. Falling
15. Broken Crown
16. Green Ward 13
17. White Sun
18. (Return Of) The Gold

mercredi 25 mai 2016

Wetton-Downes - Icon 3 (2009)

John Wetton Geoffrey Downes Icon 3
Wetton-Downes - Icon 3 (2009)
Icon 3 est la suite logique logique d'Icon et d'Icon II Rubicon. Contrairement à ce dernier où l'idée de guerre était très présente (The Die Is Cast ou Rubicon en sont des exemples), le nouvel album de Wetton et Downes exalte cette fois-ci la paix. Une colombe ornant l'artwork à divers endroits la symbolise, et elle est louée dans la dernière chanson du disque, le fringuant Peace In Our Time.

John Wetton avouera, dans les notes du livret, qu'il avait cette mélodie en tête depuis des répétitions faites avec Bill Bruford et Rick Wakeman en 1976. A ce propos, il fait remonter les origines de Don't Go Out Tonight aux années 80 et celles du tout aussi rock Sex, Power And Money au début des années 90. Les autres compositions sont ,elles, le fruit de sa collaboration actuelle avec son vieil ami Geoffrey Downes. 

Comme pour les deux premiers opus, les références à Asia ne manquent pas. Mais d'autres sources d'inspiration se laissent sentir. Celle à Queen est flagrante sur Destiny où les clins d’œil à Bohemian Rhapsody sont légions. On jurerait entendre Freddy Mercury clamait son célèbre "Mama just killed a man" transformé en "Mama , I was just a kid". Il faut dire que si la voix de Wetton n’atteint pas celle de feu Freddy Mercury, elle possède une puissance toute aussi rare.

Le duo Wetton-Downes ne se conçoit pas comme un simple ersatz d'Asia. Il cherche d'ailleurs à s'en démarquer en employant des instruments originaux. Hugh McDowell, présent sur les trois disques, occupe un espace important avec son violoncelle. Il n'est pas un simple instrument d'accompagnement, mais se trouve souvent au cœur même des compositions. Sur le premier volet, la flûte était également à l'honneur avec Ian McDonald de King Crimson. Ensuite, sur Icon II Rubicon, ce fut le violon. Ici, c'est la harpe jouée par le Suisse Andreas Vollenweider. Elle officie sur l'instrumental Anna's Kiss ainsi que sur Raven, délicate ballade chantée en duo avec grâce par la délicieuse Anne-Marie Helder de Panic Room (mais aussi de Mostly Autumn et anciennement de Karnataka). 

Anne-Marie est la plus belle surprise de ce Icon 3. Elle succède ainsi à Annie Haslam et à Anneke van Giersbergen au sein de la team Wetton-Downes. Un changement de personnel s'est aussi effectué. Ainsi, John Mitchell et Steve Christey ne sont plus de la partie. Dave Kilminster et son pote, Pete Riley, les remplacent respectivement à la guitare et à la batterie. Tout aussi bon que Mitchell (il joue les parties de David Gilmour sur les tournées de Roger Waters), Kilminster se fait néanmoins plus discret. Mais quand il se lâche, ça envoie !

Ainsi s'achève la trilogie Icon imaginée par nos deux compères cinq ans plus tôt. Bien que prochainement sexagénaires, ils sont bien loin de raccrocher pour profiter pleinement de leur retraite. Certes, leur créativité n'est plus celle de leurs jeunes années, mais il est évident qu'ils ont acquis un savoir-faire à faire pâlir la nouvelle génération. Maîtres absolus de leurs instruments, de belles années vont encore s'offrir à eux, ensemble ou séparément. 

Musiciens


John Wetton : chant, basse
Geoffrey Downes : claviers, vocoder

Dave Kilminster : guitares
Pete Riley : batterie
Hugh McDowell : violoncelle
Andreas Vollenweider : harpe
Anne-Marie Helder : chant

Titres


01. Twice The Man I Was
02. Destiny
03. Green Lights And Blue Skies
04. Raven
05. My Life Is In Your Hands
06. Sex, Power And Money
07. Anna's Kiss
08. Under The Sky
09. Don't Go Out Tonight
10. Never Thought I's See You Again
11. Peace In Our Time

samedi 14 mai 2016

Parade - The Fabric (2009)

Parade The Fabric
Parade - The Fabric (2009)
Parade est un nouveau venu dans la galaxie Mostly Autumn. The Fabric, son premier album, sera également son dernier puisque le groupe changera ensuite de nom pour devenir Halo Blind. Il réapparaîtra en 2013 avec un nouvel album, Occupying Forces

Son fondateur, Chris Johnson, est un ami d'enfance de Bryan Josh. Il a joué dans différentes formations dont The Evernauts ou Mostly Autumn (sur Heart Full Of Sky, on lui doit l'inoubliable Silver Glass), et avec Fish (13th Star). 

Pour réaliser The Fabric, il s'est entouré de musiciens rencontrés au cour de sa carrière. Au début, ce projet devait être un simple album solo, mais, au fur et à mesure, l'équipe est devenue un vrai groupe, même si Chris en est demeuré le seul compositeur. A ses côtés, se trouvent la fascinante Anne-Marie Helder (Panic Room, Mostly Autumn, ex-Karnataka) et son acolyte, le batteur Gavin Griffiths (mêmes formations + Fish), ainsi que deux anciens de The Evernauts, le guitariste Simon Snaize et le bassiste Patrick Berry. 

Trois personnalités de la galaxie Mostly Autumn ont été conviées. Le doyen Bryan Josh livre deux splendides soli de guitares, un sur le bien nommé The Diamond où la voix d'Anne-Marie fait rêver, et l'autre sur le morceau final Ending aux couleurs "autumniennes". Olivia Sparnenn (Breathing Space) participe aux chœurs d'un All That I Wanted très sombre. Quant à Heather Findlay qui vient de quitter Mostly Autumn, elle joue de quelques percussions (The Diamond, The Dogs, Facing Down, Ending). Il est d'ailleurs très regrettable qu'elle n'ait pas posé sa voix sur cet opus... 

The Fabric est un disque de rock indé qui regarde davantage vers un rock FM accessible que vers un rock progressif complexe. Come Alive, The Diamond, Feedline et Ending en sont les titres les plus intéressants, signes d'un fort potentiel en devenir pas si éloigné par certains aspects des néerlandais de The Gathering.

Musiciens


Chris Johnson : chant, guitares, claviers, percussions, programmation, sound design
Anne-Marie Helder : chant, guitares, claviers
Simon Snaize : guitares
Patrick Berry : basse, contrebasse
Gavin Griffiths : batterie

Bryan Josh : guitares
Heather Findlay : percussions
Olivian Sparnenn : chant

Titres


01. Intro Thing
02. Come Alive
03. Start Again
04. The Diamond
05. High Life
06. The Dogs
07. Facing Down
08. Feedline
09. Cut
10. All That I Wanted
11. Ending

lundi 28 décembre 2015

Panic Room - Visionary Position (2008)

Panic Room Visionary Position
Panic Room - Visionary Position
(2008)
Panic Room est-il une nouvelle incarnation de Karnataka ? Cette interrogation est parfaitement légitime puisque si certaines chansons de leur premier album Visionary Position, sorti en 2008, le laissent à penser (Endgame, I Wonder What's Keeping My True Love Tonight), il en va de même pour la composition du groupe. En effet, quatre sur cinq de ses membres proviennent de la formation de Swansea dissoute en 2004. Pourtant, Visionary Position marque, en réalité, un nouveau départ pour Anne-Marie Helder, Jonathan Edwards, Paul Davies et Gavin Griffiths. Tous quatre ont leurs regards davantage tournés vers l'avenir que vers un passé qu'ils assument pleinement, sans toutefois le regretter.

A l'époque de Delicate Flame Of Desire (2003), Jonathan avait confié à Anne-Marie vouloir travailler avec elle sur un projet parallèle à Karnataka. Cependant, suite au split aussi précipité qu'inattendu du groupe, provoqué par la rupture entre la chanteuse Rachel Jones et son mari, le bassiste Ian Jones, chacun est parti de son côté. Paul Davies et Jonathan Edwards se sont rapprochés de Mermaid Kiss. Paul a joué sur Salt On Skin et Jonathan sur Etarlis. Gavin a été engagé par Fish. On peut l'entendre sur Communion puis 13th Star. Anne-Marie n'a pas chômé non plus. Après la parution de son premier EP solo, The Contact, elle a fait quelques apparitions remarquées auprès de Fish (Communion), de son compagnon, le guitariste Dave Kilminster (Scarlet), et de Mostly Autumn (Heart Full Of Sky), avant d'intégrer définitivement la bande de York en remplacement d'Angela Gordon pour leur album Glass Shadows.

Auparavant, en 2006, à l'initiative de Jonathan, les quatre musiciens se sont retrouvés pour former Panic Room. L'enregistrement de leur premier album va s'étaler sur deux années. Suivant la proposition d'Anne-Marie, c'est Alun Vaughan qui est engagé comme bassiste. L'intégration de ce musicien, plutôt orienté jazz, montre l'intention de la nouvelle formation de s'ouvrir à de nouvelles influences musicales.

Un sixième membre était initialement prévu. Peter Charlton, propriétaire du studio où enregistre le groupe et qui joue de la guitare acoustique sur le disque, s'est vu proposer une place. Il s'agit d'un ancien ami de Jonathan. Dans leur jeunesse, ils ont joué dans différentes formations, dont un tribute band consacré à Led Zeppelin avec, déjà, Rachel et Ian Jones. Mais, pris par d'autres engagements, il a préféré décliner l'offre.

Bien qu'étant une simple invitée, la violoniste Liz Prendergast, du groupe gallois Bluehorses, occupe une place particulière. Non seulement elle joue, comme convenu, ses partitions doublées de quelques improvisations, mais elle a contribué aux arrangements de quatre des huit chansons que compte le disque. Drôle de coïncidence, elle a également participé au premier album de The Reasoning, Awakening, groupe de l'ancienne chanteuse de Karnataka, Rachel Jones, formé avec son nouveau compagnon, le bassiste Matthew Cohen. Décidément, le monde est bien petit. 

Comme il a été dit plus haut, Panic Room ne cherche pas à s'enfermer dans un style musical unique. Bien au contraire, différents courants traversent cette première œuvre : le jazz (Elektra City), la musique orientale (Apocalypstick), le rock celtique (I Wonder What's Keeping My True Love Tonight), l'indie rock (Reborn) et, bien évidemment, le rock progressif (The Dreaming, unique morceau sur lequel se laisse entendre la flûte). Anne-Marie et les siens sont aussi à l'aise dans les ballades intimistes (Firefly), voire les comptines (Moon On The Water), que dans les compositions plus élaborées et vives (Endgame).

Toutefois, ce qui met Visionary Position au-dessus de la mêlée, c'est le chant improbable d'Anne-Marie. Déjà épatent sur The Contact, il se révèle réellement ici en se déployant et s'adaptant avec une telle aisance sur chaque morceau que cela en deviendrait presque indécent. En réussissant à créer à chaque fois un univers qui lui est propre, Anne-Marie se démarque nettement tant de ses contemporaines (Christina Booth, Heather Findlay, Rachel Jones) que de ses aînées (Annie Haslam, Tracy Hitchings, Kate Bush). Grâce à ce Visionary Position, une nouvelle figure de la scène progressive féminine est définitivement née.



Musiciens


Anne-Marie Helder : chant, fûte
Jonathan Edwards : claviers
Paul Davies ; guitares
Alun Vaughan : basse
Gavin John Griffiths : batterie

Peter Charlton : guitare acoustique
Liz Prendergast : violon
Gary Philips : guitare nylon

Titres


01. Elektra City
02. Endgame (Speed Of Life)
03. Firefly
04. Reborn
05. Moon On The Water
06. Apocalypstick
07. I Wonder What's Keeping My Tru Love Tonight
08. The Dreaming

mardi 29 septembre 2015

Dave Kilminster - Scarlet (2007)

Dave Kilminster - Scarlet
Dave Kilminster - Scarlet (2007)
Enfant, Dave Kilminster a d'abord appris à jouer du piano. Puis, il s'est mis à la guitare et, en 1991, il a gagné le concours de "guitariste de l'année" organisé par le magazine Guitarist. Les années suivantes, il enseigne à son tour la guitare dans de prestigieux établissements britanniques. Sa carrière prend une nouvelle direction à partir de 2002 lorsqu'il part en tournée avec Keith Emerson. En 2004, il participe à la réalisation de The Contact, premier album solo de sa compagne, Anne-Marie Helder. De 2006 à 2008, c'est la consécration, il joue aux côtés de Roger Waters sur scène lors de la série de concerts reprenant l'intégralité de The Dark Side Of The Moon.

C'est durant cette période que Dave entreprend d'enregistrer son premier album solo, Scarlet. A la rythmique, on retrouve deux vieilles connaissances avec lesquelles il a partagé la scène au sein du Keith Emerson Band, le batteur Pete Riley et le bassiste Phil Williams (Spandau Ballet, Kim Wilde, Roger Daltrey, Rick Wakeman...). Jamie Humphries le seconde à la guitare et le Lydian String Quartet fait quelques apparitions bienvenues. 

Même si on peut regretter qu'il n'ait pas fait de duo avec Anne-Marie Helder, celle-ci participe aux chœurs sur plusieurs titres dont Chance, prévue à la base pour être enregistrée avec le Keith Emerson Band, Brightest Star, ballade délicatement menée à la guitare acoustique, Liar, Liar sorte de mix entre The Police et B-52's, et Rain... (On Another Planet), titre très émouvant s'étendant sur près de dix minutes et se terminant par un magnifique solo de guitare. 

Scarlet est un album offrant toute une palette de chansons variées. Il peut s'écouter quelque soit l'humeur du moment : heureux, taciturne, pensif, romantique, énergique etc. A découvrir d'abord pour le jeu de guitare impressionnant de Dave plutôt que pour sa voix qui, sans être désagréable, n'est pas extraordinaire. 

Mécontent du mix original, Dave réédite le disque en 2012 sous l'appellation Scarlet - The Director's Cut. Aucun bonus ou titre supplémentaire n'a été ajouté, il s'agit simplement d'une remasterisation faisant sonner l'album exactement comme le souhaitait son créateur.

Dave Kilminster - Scarlet - The Director's Cut
Dave Kilminster - Scarlet -
The Director's Cut (2012)


Musiciens


Dave Kilminster : chant, guitares, claviers

Phil Williams : basse
Pete Riley : batterie
Jamie Humphries : guitares
Anne-Marie Helder : chœurs

Lydian String Quartet : cordes

Titres


01. Silent Scream
02. Static
03. Just Crazy
04. Angel
06. Big Blue
07. Brightest Star
08. Liar, Liar
09. Rain... (On Another Planet)
10. Harkness

jeudi 24 septembre 2015

Fish - 13th Star (2007)

Fish - 13th Star
Fish - 13th Star (2007)
Si 2006 était l'année de l'espoir pour Fish, 2007 s'est transformée en celle du désespoir. En couple avec Heather Findlay depuis plusieurs mois, les deux amoureux avaient fixé la date de leur mariage au mois d'août. Malheureusement, deux jours après l'envoi des invitations, la chanteuse de Mostly Autumn décide subitement de tout annuler et de rompre. 

13th Star devait symboliser cette union. Au contraire, il est le reflet d'un Fish meurtri, blessé, mais pas complètement à terre. Jamais un album du chanteur n'a été autant en adéquation avec son état d'esprit. Les guitares sont rageuses, la rythmique violente, les claviers légèrement en retrait, le chant murmuré, saccadé, presque à l'agonie. Comme le navigateur cherchant son chemin en pleine obscurité au dos de la pochette magnifiquement illustrée par Mark Wilkinson, Fish, déboussolé, semble plongé dans les ténèbres en quête de lumière.  

A l'origine, Heather Findlay devait participé à l'enregistrement. Il n'en sera finalement rien et ses parties vocales ont été confiées à l'ancienne choriste de Simple Minds, et des albums Songs From The Mirrors (1993), Suits (1994) et Sunsets On Empire (1997), Lorna Bannon. Toutefois, son ombre plane sur tout le disque. 

Manchmal relate l'histoire d'une tortue trahie, piquée à mort par un scorpion alors que tous deux se trouvent confrontés aux mêmes difficultés. La métaphore ne peut être plus claire. Les paroles du très entraînant Openwater au groove d'enfer, évoquent sans détour le thème de la rupture. Tout comme l'émouvante Where In The World : "This time last year I was in love, this time last year there was a dream" [...] "And all this time I wonder why, you walked away, just what I done". Sur la ballade Arc Of Curve, il se fait nostalgique et s'adresse à nouveau à sa bien aimée, se remémorant les bons moments passés ensemble. Zoe 25 devait d'abord s'intituler Micklegate, lieu de sa demande en mariage. Et ce n'est sûrement pas un hasard si les premières paroles de la chanson finale, 13th Star, "With a heart full of sky" reprennent mot pour mot le titre du dernier album en date de Mostly Autumn... 

Mostly Autumn, il en est encore question avec la présence de Chris Johnson aux guitares. Suite au départ de Iain Jennings, il est devenu un des pilier du groupe de York. Tous les autres musiciens sont des proches de notre Écossais : Steve Vantsis, co-auteur de presque toutes les musiques, Frank Usher, Foss Paterson, claviériste sur l'album Suits, Dave Haswell et Gavin Griffiths, ex-Karnataka et futur... Mostly Autumn.

Éclairé par ce contexte, on ne ressort pas indemne de l'écoute de ce treizième album studio du chanteur (quatre avec Marillion et neuf en solo). Fish nous emmène avec lui dans sa tourmente où colère, amertume, nostalgie, regrets et tristesse se bousculent, nous bousculent, au grès des morceaux tous aussi inspirés les uns que les autres et bénéficiant d'arrangements somptueux. 

Fish - 13th Star
Fish - 13th Star (2007)


Musiciens


Fish : chant

Steve Vantsis : basse, guitare, claviers, programmation
Frank Usher : guitares
Foss Paterson : claviers
Gavin Griffiths : batterie
Chris Johnson : guitares
Lorna Bannon: chœurs
Dave Haswell : percussions

Titres


01. Circle Line
02. Square Go
03. Miles De Besos
04. Zoe 25
05. Arc Of The Curve
06. Manchmal
07. Openwater
08. Dark Star
09. Wher In The World
10. 13th Star

lundi 21 septembre 2015

Fish - Communion (2007)

Fish - Communion
Fish - Communion (2007)
Communion est un double album live sorti en 2007 et enregistré le 27 août 2006 à Haddington, en Ecosse, lors d'un mémorable concert semi-acoustique de Fish. Ce disque est exceptionnel à plus d'un titre.

Le set s'est déroulé dans un lieu original, l'église St Mary. Cet endroit, à la fois sacré et chargé d'histoire, a une symbolique particulière dans l'imaginaire de Fish puisque c'est ici qu'il s'est marié pour la première fois, en 1987, avec celle qui lui donnera ce qu'il a de plus cher au  monde, sa fille Tara.

Le public présent ce soir-là a également une place importante dans le cœur du chanteur. Il est, en effet, composé des admirateurs les plus fidèles du Poisson venus assister à cette représentation organisée dans le cadre d'une convention du fan club. De nombreux proches sont également présents dans l'assistance, dont ses propres parents. 

Question fidélité, les musiciens présents sur scène ne sont pas en reste. Le guitariste Frank Usher fait figure de vétéran. Il était déjà aux côtés de Fish sur son premier album solo en 1990, Vigil In A Wilderness Of Mirrors. Dave Haswell, le percussionniste, a lui participé à l'enregistrement de Sunsets On Empire, l'album de la renaissance sorti en 1997. Quant à Tony Turrell et Steve Vantsis, respectivement claviériste et bassiste, ils sont entrés dans le cercle des proches du chanteur à l'époque de Raingods With Zippos, en 1999. L'équipe accueille deux petits nouveaux ce soir-là, l'ancien batteur de Karnataka, Gavin Griffiths, et Andy Trill, lui aussi guitariste. 

Auprès d'eux, quatre invitées de marque vont contribuer à rendre cette soirée inoubliable : Heather Findlay, Angela Gordon, toutes deux membres de Mostly Autumn et d'Odin Dragonfly, Anne-Marie Helder (ex-Karnataka) et Tara Dick. A cette époque, Fish est littéralement amoureux d'Heather et tous deux envisagent de se marier prochainement. Cet amour est palpable dans les duos interprétés ensemble comme Just Good Friends qui prend ainsi une toute nouvelle dimension, et Incomplete, auparavant enregistré avec Elisabeth Troy Antwi. Angela Gordon, avec sa flûte, apporte un véritable plus sur Tilted Cross que l'on croirait tout droit sorti du répertoire folk-celtique de Mostly Autumn ou Rites Of Passage d'une beauté à pleurer. Mais, surtout, c'est la présence de sa fille Tara, âgée de seize ans, qui chamboule notre géant écossais. Pour la première fois elle monte sur scène avec lui et interprète cette chanson écrite alors qu'elle n'était encore qu'une enfant, Tara.    

La setlist du show est un véritable sans faute. Fish survole toute sa carrière solo sans oublier l'ère Marillion avec deux titres, Slainthe Mhath dans une version inattendue grandiose, puis Chelsea Monday toujours aussi poignant malgré le poids des années passées. Des classiques sont revisités comme State Of Mind, Lady Let It Lie ou A Gentleman's Excuse Me dépouillé à l'extrême dans une simple interprétation voix-piano. Des raretés sont sorties du placard telle Favourite Stranger. Et le dernier album en date, Field Of Crows, s'intègre parfaitement à l'ensemble avec quatre titre présentés : The Field qui ouvre à merveille le set, Shot The Crow, The Lost Plot et Scattering Crows. D'ailleurs, lors de l'enchaînement final Scattering Crows-Tara-Raw Meat, l'émotion est à son comble.

Indéniablement, le 27 août 2006, Fish était en totale communion avec son public, ses musiciens, ses choriste et la salle de concert. Le bien nommé Communion retranscrit à la perfection toute l'émotion véhiculée lors de cette soirée unique. Alors que notre ami Écossais n'a jamais été avare en albums live, Communion demeure, toujours en 2015, un des meilleur de sa carrière à classer aux côtés des incontournables Return To Childhood, Sashimi, Sushi (ça ne s'invente pas...) et Uncle Fish & The Crypt Creepers

Fish - Communion
Fish - Communion (2007)

Musiciens


Fish : chant

Frank Usher : guitare
Andy Trill : guitare
Steve Vantsis : basse
Tony Turrell : claviers
Gavin Griffiths : batterie
Dave Haswell : percussions

Heather Findlay : chant, chœurs, bodhran, flûte
Angela Gordon : chœurs, flûtes
Anne-Marie Helder : chœurs
Tara Dick : chœurs

Titres


1.01. The Field
1.02. Jumpsuit City
1.03. Favourite Stranger
1.04. Shot The Crow
1.05. State Of Mind
1.06. Tilted Cross
1.07. Fortunes Of War
1.08. Just Godd Friends
1.09. Incomplete
1.10. Change Of Heart
1.11. Lady Let It Lie
1.12. A Gentleman's Excuse Me

2.01. Rites Of Passage
2.02. The Lost Plot
2.03. Slainthe Mhath
2.04. Chelsea Monday
2.05. Scattering Crows
2.06. Tara
2.07. Raw Meat

mardi 31 mars 2015

ProgAID - All Around The World (2005)

ProgAID - All Around The World (2005) - Magenta - Iona - Mostly Autumn - Karnataka
ProgAID - All Around The World
(2005)
26 décembre 2004. Le monde est figé suite au tsunami qui a tout emporté sur son passage en Asie du Sud-Est. Très vite, dans un élan de solidarité sans précédent, l'aide internationale s'organise de toute part, parfois de manière inattendue. David Robinson, patron du label de musique F2 Records, décide d'agir après un échange par mail avec Nick Gielkens, auteur du site Internet Mostly Pink. Sous la houlette de Rob Reed de Magenta, il réunit une quarantaine d'artistes dans le but d'enregistrer un disque qui permettra de récolter des fonds. Dans l'esprit du Band Aid des années 80, le collectif prend le nom de ProgAID. La chanson choisie, All Around The World, à la thématique pacifiste, est extraite du deuxième album de Cyan, Pictures From The Other Side. Sa structure se prête facilement à ce genre d'exercice où plusieurs intervenants, chanteurs ou musiciens, peuvent se succéder aisément. 

Le disque est prêt en deux mois à peine, et réunit du très beau monde sensibilisé à la cause. Iona est représenté par Troy Donockley, Mostly Autumn par Heather Findlay et Bryan Josh, et Karnataka, désormais séparé, par Rachel Jones, Jonathan Edwards et Paul Davies. Toute l'équipe Magenta est au rendez-vous : Rob Reed, producteur du CD, Matthew Cohen, co-investigateur du projet, Christina, Chris Fry, Martin Rosser ainsi qu'Allan Mason-Jones. A leurs côtés, nous pouvons citer, en vrac, les chanteuses Tracy Hitchings (Landmarq) et Susie Bogdanowicz (Glass Hammer), Stu Nicholson (Galahad), Rob Cottingham (Touchstone), Alan Reed (Pallas), Nick Barrett (Pendragon), Clive Nolan (Pendragon/Arena), John Mitchell (Arena), Arjen Lucassen (Ayreon), Steve Balsamo, Oliver Wakeman, Anthony Phillips (ex Genesis), Pete Trewavas (Marillion), Andy Edwards (Ezra) ou encore Nigel Voyle (Cyan), chanteur originel de la chanson. 

L'EP rassemble cinq versions différentes de cette chanson. La plus intéressante est celle intitulée Definitive Mix qui, sur douze minutes, regroupe la totalité des participants ainsi qu'une dizaine de soli de guitares et quatre de claviers. Le Single Mix est extrait de cette version. Sur Air Mix, les Britanniques tels que Alan Reed, Peter Nicholls ou Nick Barrett sont plutôt à l'honneur. En revanche, le Cue Mix semble avoir privilégié les artistes internationaux comme Neal Morse, Roine Stolt des Flower Kings ou bien Arjen Lucassen. La cinquième piste est uniquement instrumentale. Elle laisse donc un plus grand espace au violon de Liz Prendergast, à la flûte de Martin Orford, aux whistles et uilleann pipes de Troy Donockley et à la 12 cordes d'Anthony Phillips.

Jamais un disque n'avait auparavant associé autant d'artistes de la scène progressive. L'opération est d'autant plus louable qu'elle a été réalisée pour la bonne cause. Un dernier détail intéressant à signaler, la pochette a été conçue par Adam J. Hodgson déjà auteur de celle de l'album Seven de Magenta.

    
Musiciens

Neal Morse (ex Spck's Beard/Transatlantic) : chant, guitare
Anthony Phillips (ex Genesis) : guitare
Pete Trawavas (Marillion) : basse
Rione Stolt (The Flower Kings) : chant, guitare
Arjen Lucassen (Ayreon) : guitare
Peter Nicholls (IQ) : chant
John Jowitt (IQ) : basse
Martin Orford (IQ) : flûte, claviers
Alan Reed (Pallas) : chant
Nick Barrett (Pendragon) : chant, guitare
Clive Nolan (Arena/Pendragon) : claviers, chant
Gary Chandler (Jadis) : chant, guitare
Oliver Wakeman : claviers
Troy Donockley (Iona) : whistles, uilleann pipes
Steve Balsamo (Alan Parsons Project) : chant
Heather Findlay (Mostly Autumn) : chant
Bryan Josh (Mostly Autumn) : guitare
John Mitchell (Arena/The Urbane/Kino) : guitare
Mike Baker (Shadow Gallery) : chant
Gary Wehrkamp (Shadow Gallery) : guitare
Fred Schendel (Glass Hammer) : claviers
Susie Bogdanowicz (Glass Hammer) : chant
Walter Moore (Glass Hammer) : chant
Bruce Soord (Pineapple Thief) : chant, guitare
Stu Nicholson (Galahad) : chant
Steve Taylor (Strangefish) : chant
Dave Whittaker (Strangefish) : batterie
Rob Reed (Magenta) : claviers
Christina (Magenta) : chant
Matthew Cohen (Magenta) : basse
Chris Fry (Magenta) : guitare
Martin Rosser (Magenta) : guitare
Allan Mason-Jones (Magenta) : batterie
Nigel Voyle (Cyan) : chant
Andy Edwards (Ezra) : chant, guitare
Dave Wagstaff (Landmarq) : batterie
Tracy Hitchings (Landmarq) : chant
Steve Gee (Landmarq) : guitare
Doogie White (ex Rainbow/Yngwie Malmsteen) : chant
Chris Dale (Sack Trick) : chant, basse
Rob Gould (Fula) : claviers
Rachel Jones (ex Karnataka) : chant
Jonathan Edwards (ex Karnataka/Panic Room) : claviers
Paul Davies (ex Karnataka/Panic Room) : guitare
Robert Cottingham (Touchstone) : claviers, chant
Liz Prendergaste (Bluehorses) : chant, violon
Nic Waulker (Bluehorses) : batterie

Titres

01. Single Mix
02. Definitive Mix
03. Air Mix
04. Cue Mix
05. Instrumental

dimanche 29 mars 2015

Anne-Marie Helder - The Contact (2004)

Anne-Marie Helder - The Contact (2004)
Anne-Marie Helder - The Contact
(2004)
Après avoir fait ses premières armes au sein du groupe gallois Tiger Dragon, Anne-Marie Helder rejoint Karnataka, alors en pleine ascension, en 2002. Deux ans plus tard, alors que la formation est sur le point d'éclater suite à la séparation de Ian et Rachel Jones, Anne-Marie sort son premier album solo, The Contact. En réalité, il s'agit plus exactement d'un mini album puisqu'il ne comporte que six titres et dépasse à peine la demi-heure.

Avec ce disque, Anne-Marie Helder dévoile plusieurs facettes de son talent. Talent de compositrice car elle a seule écrit toutes les chansons du disque. Talent de multi-instrumentiste en jouant quasiment de tous les instruments : guitare, piano, flûte, percussions mais aussi programmation. Dave Kilminster, son compagnon et également guitariste de Keith Emerson sur scène depuis 2002, est juste venu lui prêter main forte avec quelques soli sur Blood Red Sky, No Other Lover et Murder ainsi que Adam Pain à la basse. Talent de chanteuse. Avec Karnataka, elle n'était qu'aux chœurs. Grâce à cet album, sa voix, à la fois douce, puissante et écorchée est mise en avant. Talent de productrice associée à ses deux collaborateurs, Dave Kilminster et Adam Pain. Enfin, talent de graphiste puisque c'est elle qui a conceptualisé l'artwork du livret et de la pochette du CD.

A l'exception d'Exodus, toute les chansons ont été construites à partir de la guitare acoustique. Blood Red Sky, inspirée par une histoire de double meurtre dans l'Est de l'Angleterre, lorgne du côté de Joni Mitchell par son aspect folk. Exodus était prévue à l'origine pour Tiger Dragon. Elle combine une voix d'une grande intensité accompagnée d'un piano solitaire et de quelques notes synthétiques de violoncelle. Ce morceau intimiste préfigure, avec une petite dizaine d'années d'avance, le projet Luna Rossa qu'Anne-Marie montera avec Jonathan Edwards. A contrario, Autocratic est bien plus violente, que ce soit dans la forme ou dans le fond. Anne-Marie laisse exprimer sa colère contre ces personnes parasites qui se mêlent continuellement de ce qui ne les regarde pas. Retour aux influences folk avec Stallions & Nags, au chant tourmenté, qui a pour thème l'addiction aux drogues, à l'alcool et à tout autre fléau qui nous détruit de l'intérieur sous couvert d'apporter un bien-être mensonger. No Other Lover est la chanson d'amour du disque pleine d'émotion. Enfin, Murder conclut The Contact de manière angoissante. Ce titre torturé évoque les psychopathes qui prennent plaisir à faire souffrir les autres. Anne-Marie en livre une prestation complètement habitée, possédée. 

Ce qui ressort de ce disque, c'est qu'Anne-Marie Helder est une femme libre, qui sait où elle va et ce qu'elle veut. Cependant, s'il faut bien reconnaître que son chant n’atteint pas la dimension émotionnelle d'une Joanne Hogg, d'une Christina Booth ou d'une Heather Findlay, notre chanteuse compense cette "faiblesse" (toute relative)  par son éclectisme qui l'emmène à prendre des risques et à la conduire là où on ne l'attend pas forcément. En définitive, The Contact ne marque que le début d'une longue et riche carrière à venir. 

Musiciens


Anne-Marie Helder : chant, guitare, piano, flûte, percussions, programmation

Dave Kilminster : guitare
Adam Pain : basse

Titres


01. Blood Red Sky
02. Exodus
03. Autocratic
04. Stallions & Nags
05. No Other Lover
06. Murder