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jeudi 26 octobre 2017

Mostly Autumn - The Ghost Moon Orchestra (2012)

Mostly Autumn The Ghost Moon Orchestra
Mostly Autumn - The Ghost Moon Orchestra (2012)

Pourquoi écouter ce disque ?

The Ghost Moon Orchestra est le deuxième album de Mostly Autumn avec Olivia Sparnenn au chant principal. Dotée d'une voix fantastique aux capacités émotionnelles inouïes, on ne peut que se satisfaire du choix de Bryan Josh, leader devant l'Éternel de ce groupe génial, de l'avoir mise en avant. Chose rare à signaler, il n'y a pas eu de changement de personnel entre ce disque et le précédent Go Well Diamond Heart. Si l'ombre d'Heather Findlay planait sur ce dernier, The Ghost Moon Orchestra, sans vraiment être un concept, est construit autour de la thématique de la lune. Sans surprise, Mostly Autumn fait du Mostly Autumn, et il le fait bien. Dès Unquiet Tears, le morceau d'ouverture, les musiciens alternent habilement douceur et mise sous tension jusqu'à nous filer la chair de poule. Mes titres favoris sont dans la même veine et mettent en lumière la voix d'Olivia : The Ghost Moon Orchestra au texte assez effrayant, Tennyson Mansion, hommage à nos chers disparus avec un Bryan Josh écorché très émouvant, et le magnifique Wild Eyed Skies sur lequel on retrouve l'ami de longue date Troy Donockley aux uilleann pipes. Si les pêchus Drops Of The Sun et The Devil And The Orchestra m'évoquent davantage Storms Over Still Water (2005), This Ragged Heart aux accents folks (guitare acoustique, flûtes) s'inscrit plutôt dans la continuité des premiers albums. Sur les autres plages, Mostly Autumn se promène entre psychédélisme (King Of The Valley), délicieuse ballade pop (Things That We Notice) et comptine pour enfants (Top Of The World).

Il existe une édition spéciale de cet album comportant un second CD intitulé A Weather For Poets. En douze titres Josh et sa bande revisitent des classiques du groupe dans des versions acoustiques épurées (Passengers, Evergreen, Heroes Never Die...), propose quelques inédits dont certains prendront toute leur dimension sur scène, Tonight notamment, et offre une magnifique reprise de The Rain Song à l'origine sur Coming Up For Air de Breathing Space, l'ancien groupe d'Olivia et de Iain Jennings. 

Musiciens

Bryan Josh : chant, guitares, claviers
Olivia Sparnenn : chant, percussions
Iain Jennings : claviers
Liam Davison : guitares, chant
Andy Smith : basse
Gavin Griffiths : batterie
Anne-Marie Helder : chant, claviers, flûte, percussions

Troy Donockley : low whistle, uilleann pipes

Titres

1.01. Unquiet Tears
1.02. Drops Of The Sun
1.03. The Devil And The Orchestra
1.04. The Ghost Moon Orchestra
1.05. This Ragged Heart
1.06. King Of The Valley
1.07. Things That We Notice
1.08. Tennyson Mansion
1.09. Wild Eyed Skies
1.10. Top Of The World

A Weather For Poets
2.01. Working Man
2.02. The Rain Song
2.03. The Second Hand
2.04. Caught In A Fold
2.05. Passengers
2.06. Pure White Light
2.07. Constellations
2.08. Evergreen
2.09. Heroes Never Die
2.10. Changing Fast
2.11. The Last Train
2.12. Tonight
 

mardi 29 août 2017

The Skys - Journey Through The Skies (2016)

The Skys Journey Through The Skies
The Skys - Journey Through The Skies
(2016)
The Skys est un groupe lituanien de rock progressif fondé en 1995 par son leader, le guitariste et chanteur Jonas Ciurlionis. Près de cinq ans après le très remarqué Colours Of The Desert, ils sortent leur cinquième album visant à célébrer leurs vingt ans d'existence. Intitulé avec auto-dérision Journey Through The Skies, ce disque propose non pas une rétrospective de leur carrière, mais une introspection. 

Au cours de toutes ces années, The Skys a connu plusieurs vies, d'où le pluriel "The Skies" dans l'intitulé. Outre Jonas, la formation est stabilisée aujourd'hui autour de la claviériste et chanteuse Božena Buinicka, du guitariste Alex Liutvinskij, du bassiste Justinas Tamasevicius et du dernier arrivé, le batteur Ilja Molodcov. 

Comme pour Colours Of The Desert, le groupe s'est entouré d'une pléiade d'invités parmi lesquels le talentueux guitariste Snowy White qui livre deux splendides soli (Should Stop Now, Love Of Life), Anne-Marie Helder de Panic Room aux chœurs sur Is This The Ways? que l'on retrouve aussi sur l'album précédent, et le saxophoniste Robert Townsend vu sur scène dernièrement aux côtés de Steve Hackett.

The Skys puise son inspiration première auprès de Pink Floyd, mais pas seulement. Leur musique évoque également celle de leur voisin polonais Millenium et le chant de Jonas n'est pas sans rappeler celui de Bryan Josh de Mostly Autumn. Les douze titres abordent les sujets sociétaux contemporains comme les réseaux sociaux, les nouvelles technologies (Virtual Reality) ou la crise des réfugiés, mais aussi des problématiques liées à notre société de consommation et à ses dérives, à la drogue, ainsi qu'aux conséquences des guerres. 

Chaque chanson, de même que la pochette, bénéficient des illustrations faussement naïves de l'artiste géorgien Rezo Kaishauri. Son style se rapproche de celui de Phil Umbdenstock, connu pour son travail avec Ange, un des plus grands, si ce n'est le plus grand groupe de rock progressif français. Bientôt cinquante ans après ses débuts et toujours en activité, Ange demeure une véritable institution.

La particularité première de ce disque est de rassembler différents morceaux composés au fil du temps et présentés dans un ordre chronologique. C'est pourquoi il s'agit là d'un véritable voyage au sein de ce groupe brillant et original animé par un sacré grain de folie. 



Musiciens


Jonas Ciurlonis : chant, guitare
Božena Buinicka : chant, claviers
Alex Liutvinskij : guitare, chœurs
Justinas Tamasevicius : basse
Ilja Molodcov : batterie, percussions

Snowy White : guitare
Robert Townsend : saxophone
Darius Kodikas : saxophone
Gediminas Alekna : violoncelle
Martin "Frosty" Beedle : batterie
Kyla Wight : chœurs
Raimundas Juzuitis : chœurs
David Robson : chœurs
Anne-Marie Helder : chœurs
Jolanta Grietnickaite : chœurs
Lijana Stakauskaite : chœurs

Titres


01. One Saturday Of The Spring
02. The Rain
03. This Is What You've Got
04. Take A Look Inside
05. The Ancient Indian's Song
06. Should Stop Now
07. The Wings Of The Night
08. Dreams
09. Broken Sounds Of Truth
10. Virtual Reality
11. Is This The Way?
12. Love Of Life

samedi 26 août 2017

Panic Room - Altitude (2011)

Panic Room Altitude blue
Panic Room - Altitude (2011)
Bleu ? Rouge ? ... Rouge ? Bleu ? ... Peu importe la couleur, la musique est la même. Entre deux albums, Panic Room prend de la hauteur et, pour faire patienter ses fans, publie en 2011 le EP Altitude. Ce disque comporte quatre titres et une vidéo. 

Principal attrait d'Altitude, Bitches Crystal ouvre la danse. Cette reprise d'Emerson, Lake and Palmer qui se trouve sur le désormais classique Tarkus (1971), est revue dans une version feutrée plus posée, à l'ambiance club de jazz. La basse ronflante d'Alun Vaughan et le piano saillant de Jonathan Edwards enrobent avec délice une Anne-Marie Helder à la voix de velour. 

Le magnifique I Wonder What's Keeping My True Love Tonight? se trouve à l'origine sur le premier album du groupe, Visionary Position (2008). Les paroles poignantes de cette chanson traditionnelle font allusion à une douloureuse rupture amoureuse. L'interprétation d'Anne-Marie, gorgée d'émotion, est tout simplement splendide. Et quel plaisir de redécouvrir le violon celtique de Liz Prendergast !

Orgue d'église et guitares en avant, Dark Star serait le générique idéal d'une série télévisée, policière ou fantastique. La version originale figure sur Satellite, le deuxième album du groupe sorti en 2010. Ici, c'est la version instrumentale qui est présentée. Un régal !

Durant ses sept minutes enflammées, Sandstorms laisse penser au meilleur des Doors. Anne-Marie se retrouve littéralement habitée à l'instar d'un Jim Morrison, le titre est hanté par l'orgue de Jonathan, la guitare de Paul Davies électrise l'ensemble, la batterie de Gavin Griffiths se fait précise et la basse d'Alun mordante. 

Les fans de Panic Room seront sans aucun doute comblés par Altitude, petite rareté éditée sur Firefly Music, le label du groupe. Et les amateurs de vidéos savoureront celle de Satellite offerte en bonus. Panic Room aime bichonner son public... qui le lui rend bien. 

Panic Room Altitude red
Panic Room - Altitude (2011)

Musiciens


Anne-Marie Helder : chant, guitares
Jonathan Edwards : claviers
Paul Davies : guitares
Alun Vaughan : basse
Gavin Griffiths : batterie

Liz Prendergast : violon
Tim Hamill : guitare, basse

Titres


01. Bitches (Voodoo Vamp Mix)
02. I Wonder What's Keeping My True Love Tonight?
03. Dark Star (Instrumental)
04. Sandstorms
Satellite (vidéo)

dimanche 6 août 2017

Liam Davison - A Treasure Of Well-Set Jewels (2011)

Liam Davison A Treasure Of Well-Set Jewels
Liam Davison - A Treasure Of
Well-Set Jewels (2011)
A Treasure Of Well-Set Jewels, première œuvre en solo de Liam Davison, offre l'occasion au second guitariste de Mostly Autumn de passer l'espace d'un instant de l'ombre à la lumière. Membre fondateur de la formation yorkaise, Liam s'est toujours tenu en retrait derrière son leader Bryan Josh. Personnage discret et timide, il s'est révélé d'une efficacité redoutable à maintes occasions.

En 2007, Liam décide de quitter Mostly Autumn afin de se consacrer à cet album qui ne sera disponible qu'en 2011. Entre, il aura fait quelques apparitions au sein de Breathing Space, groupe du claviériste "autumnien" Iain Jennings, puis il réintégrera sa formation d'origine en 2009. A Treasure Of Well-Set Jewels s'inscrit pleinement dans le sillon tracé par Mostly Autumn, synthèse entre Pink Floyd et Fairport Convention.

Si Liam s'est occupé des parties de guitare, du chant (très similaire à celui de Bryan Josh), de quelques claviers additionnels et de la programmation, Iain Jennings, Paul Teasdale, bassiste de Breathing Space ainsi que Gavin Griffiths (Mostly Autumn, Panic Room, Fish) sont également de la partie. L'affiche ne serait pas complète sans les participations exceptionnelles de ses anciennes complices féminines : Anne-Marie Helder et Heather Findlay. En 2011, cette dernière n'est plus membre de Mostly Autumn. Elle est partie suivre sa propre carrière en solo (The Phoenix Suite). Elle apparaît ici sur deux titres : la splendide ballade acoustique Once In A Lifetime d'une qualité équivalente, voire supérieure, au répertoire traditionnel "autumnien", ainsi que sur le très atmosphérique Picture Postcard traversé par un magnifique solo de guitare à l'inspiration des plus "gilmouriennes". Pink Floyd, il en est encore question sur le titre bonus Immoralized où Anne-Marie Helder s'est métamorphosée l'espace d'un instant en Clare Torry, celle-là même qui a immortalisé en son temps The Great Gig In The Sky du légendaire Dark Side Of The Moon. Anne-Marie participe aux harmonies vocales sur quatre autres titres, dont Eternally Yours, petite merveille aux accents des plus "autumniens", et l'inquiétant Into The Setting Sun où sa performance n'est pas sans rappeler une certaine Lisa Gerrard.   

Difficile de passer à côté de ce très bel essai pour tout fan de Mostly Autumn qui se respecte. Pour ceux qui n'ont pas la chance de connaître ce formidable groupe, l'écoute de A Treasure Of Well-Set Jewels leur permettra de se familiariser avec un artiste doté d'une grande sensibilité, à l'univers musical original situé hors des sentiers battus. 


Musiciens


Liam Davison : chant, guitares, claviers, programmation

Anne-Marie Helder : chant
Heather Findlay : chant
Iain Jennings : claviers
Simon Waggott : orgue Hammond, chœurs
Paul Teasdale : basse
Gavin Griffiths : batterie
Shadow : percussions

Titres


01. Ride The Seventh Wave
02. The Way We Were
03. Emerald Eternity
04. Eternally Yours
05. Into The Setting Sun
06. Once I A Lifetime
07. Heading Home
08. Picture Postcard

Bonus:
09. A Moment Of Silence
10. Immortalized

samedi 15 juillet 2017

Mostly Autumn - Still Beautiful Live 2011 (2011)

Mostly Autumn Still Beautiful
Mostly Autumn - Still Beautiful
Live 2011 (2011)
La tradition s'installe pour le plus grand bonheur des fans de Mostly Autumn. Chaque nouvel album studio est désormais suivi de son disque en concert. Still Beautiful Live 2011 est donc le témoignage live de la tournée promotionnelle qui accompagnait la parution de Go Well Diamond Heat. Sorti en 2010, il est le premier album avec Olivia Sparnenn au chant principal, suite au départ surprise d'Heather Findlay. Cette dernière officiait à ce poste depuis plus d'une dizaine d'années.

Fait rare, le line-up est demeuré stable après plusieurs années de turbulences. Autour d'Olivia et de son mari Bryan Josh, l'âme de Mostly Atumn, se tiennent les vieux complices Iain Jennings aux claviers, Liam Davison à la guitare et Andy Smith à la basse. Les deux Panic Room Anne-Marie Helder et Gavin Griffiths viennent renforcer l'équipe, flûte, claviers et chœurs pour la première, batterie et percussions pour le second. 

Si la setlist met bien en avant la toute dernière production du groupe avec pas moins de huit titres joués sur les dix-neuf présentés, dont deux extraits de la version collector, Forever Young  et l'excellent Ice, Passengers est lui aussi mis à l'honneur. Cinq de ses titres ont été retenus, et pas des moindres : Distaint Train à la flûte angélique, le tonitruant Answer The Question, un Caught In A Fold très rock enjolivé une nouvelle fois par la flûte d'Anne-Marie, la magnifique chanson titre et son piano inoubliable, First Thought, dernier mets délicat. Pour le reste du répertoire, Mostly Autumn a pioché dans sans trois premiers albums et au sein du projet parallèle de Iain Jennings, Breathing Space avec un Questioning Eyes à la beauté renversante.  

Le concert se termine de manière bienveillante par l'hymne à la paix And When The War Is Over... qui n'est pas sans rappeler le tout aussi émouvant Dance Me To The End Of Love du regretté Leonard Cohen. Still Beautiful Live 2011 démontre une nouvelle fois à toute personne qui en douterait encore que Mostly Autumn est un groupe de scène, fait pour celle-ci. Son énergie y est décuplée par rapport à ce qu'il produit en studio et l'émotion, présente sur chaque titre, est à l'état brut. Comme du diamant...

Musiciens


Olivia Sparnenn : chant, guitare acoustique, percussions
Bryan Josh : chant, guitares
Iain Jennings : claviers
Liam Davison : guitares, chant
Andy Smith : basse
Anne-Marie Helder : chant, claviers, flûte
Gavin Griffiths : batterie

Titres


1.01. Hold The Sun
1.02. Deep In Borrowdale
1.03. Something Better
1.04. Forever Young
1.05. Ice
1.06. The Dark Before The Dawn
1.07. The Last Climb
1.08. Questioning Eyes

2.01. Heroes Never Die
2.02. Distant Train
2.03. Answer The Question
2.04. Caught In A Fold
2.05. Nowhere To Hide
2.06. Go Well Diamond Heart
2.07. Passengers
2.08. First Thought
2.09. For All We Shared
2.10. Evergreen
2.11. And When The War Is Over...

samedi 8 juillet 2017

The Skys - Colours Of The Desert (2011)

The Skys Colours Of The Desert
The Skys - Colours Of The Desert
(2011)
The Skys ou les Mostly Autumn de la mer Baltique... Apparus, comme leurs lointains cousins yorkais, dans le courant des années 90, The Skys ont été fondés par le chanteur-guitariste-auteur-compositeur Jonas Ciurlionis en Lituanie. A l'instar de Bryan Josh, son jeu de guitare se trouve fortement influencé par le grand David Gilmour, de même que sa manière de chanter. En l'espace de quelques années, le groupe sort trois albums au succès local : Civilized (1997), Dreams (1999), puis Postmodern Game (2004). 

L'arrivée en 2008 de la claviériste et chanteuse Božena Buinicka donne un nouvel élan à la formation. Ensemble, ils prennent le temps de concocter cette petite merveille qu'est Colours Of The Desert. Ce quatrième opus à l'ambition internationale affichée voit le jour en 2011, avec un héritage "floydien" totalement assumé. L’énigmatique pochette ainsi que l'artwork intérieur que l'on doit notamment au bassiste Justinas Tamasevicius, semblent tout droit sortis des studios Hipgnosis. C'est eux qui ont réalisés en leur temps les couvertures des albums de Pink Floyd et quelques-unes de Renaissance. La musique, quant à elle, s'inscrit dans la continuité de The Division Bell : gigantesques soli de guitares sans fin, claviers aux ambiances aériennes, chœurs féminins majestueux. 

Anne-Marie Helder (Mostly Autumn, Panic Room) participe à ces chœurs, en particulier sur un Lethal Kiss des plus envoûtants. Son compagnon Dave Kilminster du Roger Waters Band est un autre invité de marque. Il illumine par son jeu unique le morceau titre Colours Of The Desert ainsi qu'un When The Western Wind Blows splendide. Egalement producteur de l'album, John Young fait une courte apparition aux claviers. Pour les non-initiés, il est le leader du groupe de rock progressif Lifesigns et a joué avec des artistes aussi divers que Scorpions, Asia, Bonnie Tyler ou Fish (Fellini Days). Enfin, à cette bande, s'ajoutent le saxophoniste Snake Davis entendu aux côté de Paul McCartney, Lisa Stansfield ou Eurythmics, le guitariste Tony Spada (Holding Pattern), et le batteur historique de Cutting Crew, Martin Beedle. 

Indéniablement, Colours Of The Desert est une réussite. A l'instar de leurs voisins polonais Milllenium, The Skys maintiennent à un haut niveau le rock progressif contemporain. Certes, ce dernier n'est plus aussi innovant que lors de son apogée dans les années 70. Mais c'est comme pour les bons plats, il y a des recettes dont on ne se lasse pas.


Musiciens


Jonas Ciurlionis : chant, guitare
Božena Buinicka : chant, claviers
Alexandr Liutvinskij : guitare, chœurs
Justinas Tamasevicius : basse

Dave Kilminster : guitares
John Young : claviers
Snake Davis : saxophone
Martin Beedle : batterie, percussions
Anne-Marie Helder : chœurs
Tony Spada : guitare
Anatolij Lomonosov : tampura
Jolanta Grietnickaite : chœurs
Lijana Stakauskaite : chœurs
Aqua : chœurs
Ruta : chœurs

Titres


01. Colours Of The Desert
02. Is This The Way?
03. I... He...
04. Walking Alone
05. When The Western Wind Blows
06. Calling Out Your Name
07. The Pyramid
08. Lethal Kiss
09. What If?

mercredi 14 décembre 2016

Mostly Autumn - Go Well Diamond Heart (2010)

Mostly Autumn Go Well Diamond Heart
Mostly Autumn - Go Well Diamond
Heart (2010)
Nouvel album, nouveau line-up. Et pas des moindres. Go Well Diamond Heart voit le retour de deux membres historiques de Mostly Autumn : le claviériste Iain Jennings et le guitariste Liam Davison. Gavin Griffiths qui officiait auparavant au sein de Karnataka et qui opère désormais avec Panic Room, occupe le poste si convoité de batteur. 

Mais le changement le plus significatif, et le plus redouté, est le remplacement d'Heather Findlay par Olivia Sparnenn. Contrairement à Tarja Turunen ou à d'autres, Heather n'a pas été mise dehors, c'est elle qui a pris la (lourde) décision de partir, et ce, au grand désespoir de Bryan Josh, le leader de la bande.  

Néanmoins, son ombre plane sur l'ensemble de l'album dont le travail d'écriture avait commencé bien avant son annonce. Certaines chansons composées dans l'idée de sa participation ont été conservées, et cela se ressent. D'autres lui sont directement dédiées. Violet Skies est une lettre émouvante que lui adresse Bryan par l'intermédiaire d'Olivia. Il avoue également avoir eu à l'esprit son amie de cœur au moment d'écrire Back To Life, majestueuse ballade. 

C'est donc après cinq années passées dans le groupe et après avoir menée Breathing Space, sa propre formation avec Iain Jennings, qu'Olivia devient la nouvelle femme forte de Mostly Autumn. Anne-Marie Helder, toujours présente, la seconde aux harmonies vocales auxquelles s'ajoute son talent de multi-instrumentiste. On ne pouvait mieux rêver pour cette succession. Olivia possède une voix aussi douce que sa devancière, mais fait preuve d'un plus grande puissance. Lorsqu'elle se lance, rien ni personne ne semblent pouvoir l'arrêter. 

Sans pour autant opérer un retour en arrière, Mostly Autumn emprunte à nouveau la voie folk et celtique. For All We Shared qui rend un vibrant hommage à tous ses fans, ouvre l'album et donne le ton. Clin d’œil appuyé au tout premier album du groupe, il bénéfice de l'intervention magique du fidèle Troy Donockley à la cornemuse et aux flûtes irlandaises. Comme par enchantement, il réapparaît ensuite sur le très inspiré Back To Life et And When The War Is Over..., hymne à la paix, sorte de Dance Me To The End Of Love de feu Leonard Cohen que l'on imaginerait interprété en duo avec Jennifer Warnes, accompagné d'un David Gilmour flamboyant à la guitare. Aux chœurs, on peut y entendre un autre ami de longue date, ce cher Marc Atkinson, venu déjà prêter sa voix en des temps plus anciens (The Last Bright Light, The Story So Far, Passengers...).

Hold The Sun durant lequel alternent ambiances menaçantes et hypnotiques, et la chanson titre Go Well Diamond Heart, écrite en l'honneur de Ben Parkinson, soldat britannique fan de la formation yorkaise qui a perdu ses jambes au cour d'une mission en Afghanistan, sont deux moments de grâce absolue qu'illuminent Josh et son jeu de guitare si caractéristique. Plus secondaires, Deep In Borrowdale trop heavy et Something Better au refrain entêtant sont de la même qualité que l'ensemble des titres proposés sur le second CD de la version collector. On en compte huit au total. Ice, captivant d'un bout à l'autre par sa montée en puissance, et Forever Young que l'on croirait sorti tout droit du répertoire de Breathing Space, sont les plus intéressants. Josh et sa bande leur offriront même une certaine reconnaissance en les interprétant régulièrement sur scène. 

Disque charnière dans la carrière de Mostly Autumn, Go Well Diamond Heart apparaît en définitive comme la transition équilibrée entre un passé extrêmement riche qui se referme lentement et l'ouverture vers de nouveaux horizons à explorer. Le très sélect Classic Rock Society ne s'y est pas trompé en lui décernant le titre mérité de meilleur album de l'année 2010. Dans la foulée, Bryan a été sacré meilleur guitariste, Olivia meilleure chanteuse et Gavin Griffiths meilleur batteur. Si on y ajoute le prix de la meilleure prestation live et celui de personnalité de l'année attribué à Anne-Marie Helder, la grande famille Mostly Autumn a raflé en cette année 2010 la presque totalité des récompenses des CRS Awards. Et c'était amplement mérité... 


Musiciens


Olivia Sparnenn : chant, percussions
Bryan Josh : chant, guitares, claviers
Iain Jennings : claviers
Liam Davison : guitares
Anne-Marie Helder : chant, claviers, flûte, guitare acoustique
Andy Smith : basse
Gavin Griffiths : batterie

Troy Donockley : uilleann pipes, flûtes
Marc Atkinson : chœurs

Titres


1.01.For All We Shared
1.02. Violet Skies
1.03. Deep In Borrowdale
1.04. Something Better
1.05. Go Well Diamond Heart
1.06. Back To Life
1.07. Hold The Sun
1.08. And When The War Is Over...

2.01. Sound Of The World
2.02. High
2.03. 67-79
2.04. Anything At All
2.05. Ice
2.06. Hats Off
2.07. Forever Young
2.08. Days Of Our Love

dimanche 11 décembre 2016

Panic Room - Satellite (2010)

Panic Room Satellite
Panic Room - Satellite (2010)
Avec Satellite, son deuxième album, Panic Room a réussi sa mise en orbite. Fini le rock néo-progressif à consonance celtique, place à un rock alternatif pêchu dans la lignée des Muses et autres Radiohead. Anne-Marie Helder a définitivement troqué sa flûte contre une guitare électrique. 

Visionary Position, sorti deux ans plus tôt, en 2008, n'était qu'une étape transitoire entre un passé rattaché à Karnataka, dont proviennent quatre des cinq membres du groupe, et une volonté délibérée de s'ouvrir à de nouveaux horizons musicaux. 

Après avoir testé longuement ses nouvelles compositions sur scène, Panic Room est entré en studio et a quasiment tout enregistré en live. Seuls quelques effets et voix ont été ajoutés par la suite. La substance première a donc été privilégiée, pas le superflu. Au final, Satellite compte onze morceaux, seule la chanson titre dépasse les huit minutes. Très belle pièce, montant progressivement en puissance, ce n'est pas pour rien qu'elle a été élue chanson de l'année 2010 par le prestigieux Classic Rock Society. Anne-Marie Helder s'est vue décerner le titre bien mérité de personnalité de l'année. Entourée de musiciens talentueux dont le claviériste Jonathan Edwards qui cosigne avec elle la majorité des titres, c'est bien elle qui, de par sa forte personnalité, porte Panic Room, comme Siouxsie Sioux portait ses Banshees en son temps. D'ailleurs, I Am A Cat peut être perçu comme un clin d'œil appuyé à la féline reine des gothiques à qui l'on doit Catwalk, obscure B-sides de 1988, et Face To Face, BO de Batman, Le Défi, et à son acolyte Robert Smith des Cure pour son célèbre Lovecats

A noter que Panic Room propose en exclusivité sur son site internet une version limitée de l'album accompagné d'un second disque intitulé Little Satellite. Ce dernier se compose de quatre titres parfaitement complémentaires à ce que propose Satellite. 5th Amendment fait penser à du U2, The Great Divide est une ballade lumineuse, Go peine à convaincre et Sandstorms est un régal d'inventivité enrobé d'un orgue à la Stranglers et d'une guitare "camelienne". 

Faisant table rase d'un passé prestigieux incarné par Karnataka, les musiciens de Panic Room montrent de quoi ils sont capables sur ce Satellite bien éloigné des terres progressives classiques. Paradoxalement, surpasser ses limites, aller continuellement de l'avant, fusionner différentes influences afin de créer à nouveau, n'est-ce pas là, au final, le signe d'appartenance à ce courant musical dont l'ambition affichée vise à faire progresser continuellement l'âme humaine ? 


Musiciens


Anne-Marie Helder : chant, guitares, claviers
Jonathan Edwards : claviers
Paul Davies : guitares
Alun Vaughan : basse
Gavin Griffiths : batterie

Titres


Satellite
1.01. Freedom To Breathe
1.02. Picking Up Knives
1.03. I Am A Cat
1.04. The Fall
1.05. Black Noise
1.06. Yasuni
1.07. Sunshine
1.08. Into The Fire
1.09. Dark Star
1.10. Muse
1.11. Satellite

Little Satellite
2.01. 5th Amendement
2.02. The Great Divide
2.03. Go
2.04. Sandstorms

jeudi 10 novembre 2016

Mostly Autumn - Live At High Voltage (2011)

Mostly Autumn Live At High Voltage
Mostly Autumn - Live At
High Voltage (2011)
Le 24 juillet 2011, Mostly Autumn participe au High Voltage Festival qui se déroule au Victoria Park de Londres. Ce festival avait l'ambition de réunir des artistes de la scène rock, prog et metal. Il n'y aura finalement que deux éditions, une première en 2010, avec notamment Pendragon, Touchstone, Marillion, Steve Hackett et The Reasoning, et une dernière l'année suivante. Josh et les siens partageront ce jour-là l'affiche avec Jethro Tull, Spock's Beard, Curved Air, The Enid et Pallas.  

Leur prestation de 45 minutes sera gravée sur CD et diffusée via le label du festival. Cet enregistrement live à la particularité d'être le premier avec la séduisante Olivia Sparnenn au chant principal. Malheureusement, disons-le tout de suite, la qualité sonore laisse à désirer. Basse et batterie sont trop mixés en avant, les chœurs sur Answer The Question sont inaudibles, plus divers autres problèmes mineurs de-ci, de-là... Bref, nous avons l'impression d'avoir à faire à un bootleg de médiocre qualité. 

La setlist se compose de six titres. Les trois premiers sont des classiques dont on ne se lasse pas : l'instrumental floydien Distant Train, Answer The Question toujours aussi efficace, et Evergreen avec une Olivia sublime au chant qui, en quelques minutes, fait très vite oublier les années Findlay. Puis c'est Deep In Borrowdale du dernier album Go Well Diamond Heart. Le ton change, le groupe ne nous avait pas habitué à du rock aussi hargneux. Suivent deux monuments, Questioning Eyes, extrait du répertoire de l'ancienne formation d'Olivia, Breathing Space, dédié à son père, et Heroes Never Die, véritable hymne en hommage cette fois-ci au père de Bryan.

Bien que plaisant et résumant de manière intelligente les différents styles abordés par le groupe tout au long de sa longue carrière (prog, folk, celtique, rock), Live At High Voltage est à réserver avant tout aux curieux ainsi qu'aux complétistes de Mostly Autumn. Pour les autres, mieux vaudra se pencher sur les albums live suivants : Still Beautiful puis Live At The Boerderij.



Musiciens   


Bryan Josh : chant, guitares
Olivia Sparnenn : chant
Iain Jennings : claviers
Andy Smith : basse
Anne-Marie Helder : flûte, chant, claviers
Liam Davison : guitares
Gavin Griffiths : batterie

Titres


01. Distant Train
02. Answer The Question
03. Evergreen
04. Deep In Borrowdale
05. Questioning Eyes
06. Heroes Never Die

dimanche 6 novembre 2016

Mostly Autumn - That Night In Leamington (2011)

Mostly Autumn That Night In Leamington
Mostly Autumn - That Night
In Leamington (2011)
Le der des der, c'était le 2 avril 2010 à Leamington Spa, dans la salle The Assembly. Heather Findlay, après plus d'une décennie de bons et loyaux services, donnait son dernier concert avec Mostly Autumn. 

Que d'émotion tout au long de cette soirée inoubliable ! Elle, tout de rouge vêtue, entourée de ses sept acolytes, tous en noir. Cette formation est probablement la meilleure qu'ait connu le groupe au long de sa longue histoire. Trois voix absolument divines : Heather, Olivia Sparnenn, plus en retrait ce soir-là, et Anne-Marie Helder que l'on peut entendre également à la guitare acoustique, aux claviers et à la flûte. Cinq musiciens fantastiques : Bryan Josh, le patriarche (guitare et chant), Iain Jennings, le revenant (claviers), Liam Davison, l'ami fidèle (guitares), Andy Smith, le vieux compagnon de route (basse) et Gavin Griffiths, le petit dernier (batterie). 

Durant tout le concert, l'émotion est à son comble, la tension ne descend jamais. Tous savent que ce sera la dernière avec leur amie. Chaque morceau, chaque note sont joués avec une intensité maximale. Cette nuit ne doit jamais s'arrêter. Lors de l'interprétation de Heroes Never Die, Bryan n'arrive même plus à dissimuler sa tristesse qui s'exprime à travers les envolées célestes de sa guitare électrique. 

Passengers, Shrinking Violet, Carpe Diem, Mother Nature... une succession de classiques auxquels Heather a su donner une dimension atteignant le firmament des étoiles. Evergreen, titre le plus emblématique de l'ère Findlay, clôt magistralement le spectacle. Le rideau peut ainsi tomber et permettre une nouvelle aventure avec, désormais, la douce Olivia au chant principal. Mais, nous n'en sommes pas encore là. Pour l'instant, nous nous délectons avec nostalgie de That Night In Leamington, le meilleur des hommages à cette emblématique chanteuse, incontestablement une des plus talentueuses de la scène prog rock. 


Musiciens


Heather Findlay : chant
Bryan Josh : chant, guitares
Iain Jennings : claviers, chant
Liam Davison : guitares
Anne-Marie Helder : claviers, flûte, guitare acoustique, chant
Olivia Sparnenn : chant
Andy Smith : basse
Gavin Griffiths : batterie, percussions

Titres


1.01. Fading Colours
1.02. Caught In A Fold
1.03. Flowers For Guns
1.04. Unoriginal Sin
1.05. The Spirit Of Autumn Past (Part II)
1.06. Simple Ways
1.07. The Last Bright Light
1.08. Passengers
1.09. Shrinking Violet

2.01. Carpe Diem
2.02. Winter Mountain
2.03. The Dark Before The Dawn
2.04. Answer The Question
2.05. Nowhere To Hide
2.06. Half The Montain
2.07. Mother Nature
2.08. Above The Blue
2.09. Heroes Never Die
2.10. Evergreen

mardi 1 novembre 2016

Anne-Marie Helder - Solo Live (2016)

Anne-Marie Helder Solo Live
Anne-Marie Helder - Solo Live (2016)
En 2009, pour son 'Return To Eden' Tour, le groupe culte Ultravox nouvellement reformé dans sa formation classique des années 80 (comprenant Midge Ure, Chris Cross, Warren Cann et Billy Currie), confie à Anne-Marie Helder la délicate mission d'ouvrir la première partie de leurs concerts, lors de leur tournée dans les îles britannique. Rien de plus difficile que cet exercice qui consiste, en un temps limité, à conquérir un public pas forcément acquis, venu voir la tête d'affiche. Anne-Marie est une femme qui aime les défis et se lance seule, avec sa guitare acoustique 6 cordes, dans cette aventure.  

D'abord disponible uniquement en téléchargement, Solo Live est vendu par la suite sous forme de CD. Il s'agit du concert donné le 28 avril 2009 au Portsmouth Guildhall devant... 2500 personnes !

Anne-Marie interprète cinq titres inédits, que l'on ne retrouve ni sur The Contact, son premier album solo, ni ailleurs. En quelques minutes, elle envoûte littéralement son assemblée qui lui fait un accueil des plus enthousiastes. Il faut dire que son charisme en impose sur scène, et qu'elle n'est pas du genre à se laisser impressionner par tant de monde, du moins en apparence.  

Elle commence donc son set par Hadditfeel, une chanson a cappella rythmée par les petits battements sur la table d'harmonie de sa guitare. La voix est assurée, aucun tremblement,  une ambiance conviviale s'installe. Puis vient Dominoes, composition plus agressive sur laquelle le chant rappelle celui de Dolores O'Riordan des Cranberries. Retour au calme avec Pace dont la dimension sacrée, religieuse évoque une grande dame du folk, à savoir Joan Baez. StarbuckStar, aux allures de pop song, se veut une satire de ces individus dont le seul désir est de devenir célèbre, quelques soient les moyens. Enfin, le show se termine par The Grace In You, ode à l'Amitié. Mission accomplie, le public l'ovationne. 

Artiste authentique, Anne-Marie Helder mène une carrière enthousiasmante qui ne cesse de surprendre. Que ce soit en solo, au sein de Panic Room, Luna Rossa, Mostly Autumn, voire de New Dance Orchestra avec Geoff Downes, elle se trouve toujours là où on ne l'attend pas. Jusqu'à présent, elle a réalisé un parcours sans faute, ce qui fait d'elle une des valeurs sûres de la scène rock (prog mais pas seulement) britannique.

Musicienne


Anne-Marie Helder : chant, guitare

Titres


01. Haddifteel
02. Dominoes
03. Pace
04. StarbuckStar
05. The Grace In You

mercredi 25 mai 2016

Wetton-Downes - Icon 3 (2009)

John Wetton Geoffrey Downes Icon 3
Wetton-Downes - Icon 3 (2009)
Icon 3 est la suite logique logique d'Icon et d'Icon II Rubicon. Contrairement à ce dernier où l'idée de guerre était très présente (The Die Is Cast ou Rubicon en sont des exemples), le nouvel album de Wetton et Downes exalte cette fois-ci la paix. Une colombe ornant l'artwork à divers endroits la symbolise, et elle est louée dans la dernière chanson du disque, le fringuant Peace In Our Time.

John Wetton avouera, dans les notes du livret, qu'il avait cette mélodie en tête depuis des répétitions faites avec Bill Bruford et Rick Wakeman en 1976. A ce propos, il fait remonter les origines de Don't Go Out Tonight aux années 80 et celles du tout aussi rock Sex, Power And Money au début des années 90. Les autres compositions sont ,elles, le fruit de sa collaboration actuelle avec son vieil ami Geoffrey Downes. 

Comme pour les deux premiers opus, les références à Asia ne manquent pas. Mais d'autres sources d'inspiration se laissent sentir. Celle à Queen est flagrante sur Destiny où les clins d’œil à Bohemian Rhapsody sont légions. On jurerait entendre Freddy Mercury clamait son célèbre "Mama just killed a man" transformé en "Mama , I was just a kid". Il faut dire que si la voix de Wetton n’atteint pas celle de feu Freddy Mercury, elle possède une puissance toute aussi rare.

Le duo Wetton-Downes ne se conçoit pas comme un simple ersatz d'Asia. Il cherche d'ailleurs à s'en démarquer en employant des instruments originaux. Hugh McDowell, présent sur les trois disques, occupe un espace important avec son violoncelle. Il n'est pas un simple instrument d'accompagnement, mais se trouve souvent au cœur même des compositions. Sur le premier volet, la flûte était également à l'honneur avec Ian McDonald de King Crimson. Ensuite, sur Icon II Rubicon, ce fut le violon. Ici, c'est la harpe jouée par le Suisse Andreas Vollenweider. Elle officie sur l'instrumental Anna's Kiss ainsi que sur Raven, délicate ballade chantée en duo avec grâce par la délicieuse Anne-Marie Helder de Panic Room (mais aussi de Mostly Autumn et anciennement de Karnataka). 

Anne-Marie est la plus belle surprise de ce Icon 3. Elle succède ainsi à Annie Haslam et à Anneke van Giersbergen au sein de la team Wetton-Downes. Un changement de personnel s'est aussi effectué. Ainsi, John Mitchell et Steve Christey ne sont plus de la partie. Dave Kilminster et son pote, Pete Riley, les remplacent respectivement à la guitare et à la batterie. Tout aussi bon que Mitchell (il joue les parties de David Gilmour sur les tournées de Roger Waters), Kilminster se fait néanmoins plus discret. Mais quand il se lâche, ça envoie !

Ainsi s'achève la trilogie Icon imaginée par nos deux compères cinq ans plus tôt. Bien que prochainement sexagénaires, ils sont bien loin de raccrocher pour profiter pleinement de leur retraite. Certes, leur créativité n'est plus celle de leurs jeunes années, mais il est évident qu'ils ont acquis un savoir-faire à faire pâlir la nouvelle génération. Maîtres absolus de leurs instruments, de belles années vont encore s'offrir à eux, ensemble ou séparément. 

Musiciens


John Wetton : chant, basse
Geoffrey Downes : claviers, vocoder

Dave Kilminster : guitares
Pete Riley : batterie
Hugh McDowell : violoncelle
Andreas Vollenweider : harpe
Anne-Marie Helder : chant

Titres


01. Twice The Man I Was
02. Destiny
03. Green Lights And Blue Skies
04. Raven
05. My Life Is In Your Hands
06. Sex, Power And Money
07. Anna's Kiss
08. Under The Sky
09. Don't Go Out Tonight
10. Never Thought I's See You Again
11. Peace In Our Time

samedi 14 mai 2016

Parade - The Fabric (2009)

Parade The Fabric
Parade - The Fabric (2009)
Parade est un nouveau venu dans la galaxie Mostly Autumn. The Fabric, son premier album, sera également son dernier puisque le groupe changera ensuite de nom pour devenir Halo Blind. Il réapparaîtra en 2013 avec un nouvel album, Occupying Forces

Son fondateur, Chris Johnson, est un ami d'enfance de Bryan Josh. Il a joué dans différentes formations dont The Evernauts ou Mostly Autumn (sur Heart Full Of Sky, on lui doit l'inoubliable Silver Glass), et avec Fish (13th Star). 

Pour réaliser The Fabric, il s'est entouré de musiciens rencontrés au cour de sa carrière. Au début, ce projet devait être un simple album solo, mais, au fur et à mesure, l'équipe est devenue un vrai groupe, même si Chris en est demeuré le seul compositeur. A ses côtés, se trouvent la fascinante Anne-Marie Helder (Panic Room, Mostly Autumn, ex-Karnataka) et son acolyte, le batteur Gavin Griffiths (mêmes formations + Fish), ainsi que deux anciens de The Evernauts, le guitariste Simon Snaize et le bassiste Patrick Berry. 

Trois personnalités de la galaxie Mostly Autumn ont été conviées. Le doyen Bryan Josh livre deux splendides soli de guitares, un sur le bien nommé The Diamond où la voix d'Anne-Marie fait rêver, et l'autre sur le morceau final Ending aux couleurs "autumniennes". Olivia Sparnenn (Breathing Space) participe aux chœurs d'un All That I Wanted très sombre. Quant à Heather Findlay qui vient de quitter Mostly Autumn, elle joue de quelques percussions (The Diamond, The Dogs, Facing Down, Ending). Il est d'ailleurs très regrettable qu'elle n'ait pas posé sa voix sur cet opus... 

The Fabric est un disque de rock indé qui regarde davantage vers un rock FM accessible que vers un rock progressif complexe. Come Alive, The Diamond, Feedline et Ending en sont les titres les plus intéressants, signes d'un fort potentiel en devenir pas si éloigné par certains aspects des néerlandais de The Gathering.

Musiciens


Chris Johnson : chant, guitares, claviers, percussions, programmation, sound design
Anne-Marie Helder : chant, guitares, claviers
Simon Snaize : guitares
Patrick Berry : basse, contrebasse
Gavin Griffiths : batterie

Bryan Josh : guitares
Heather Findlay : percussions
Olivian Sparnenn : chant

Titres


01. Intro Thing
02. Come Alive
03. Start Again
04. The Diamond
05. High Life
06. The Dogs
07. Facing Down
08. Feedline
09. Cut
10. All That I Wanted
11. Ending

dimanche 8 mai 2016

Mostly Autumn - Pass The Clock (2009)

Mostly Autumn Pass The Clock
Mostly Autumn - Pass The Clock
(2009)
Quand Mostly Autumn décide de faire une compilation, une chose est sûre, c'est qu'il ne se moque pas de son public. Pour la précédente, Catch The Spirit (2002), le groupe avait carrément réenregistré ses propres chansons pour les proposer dans de nouvelles versions plus en phase avec ce qu'il était devenu.

Pass The Clock, du nom de la chanson épique de l'album Passengers (2003), ne comprend pas moins de 3 CD, 35 titres (tous remasterisés), 3 heures 30 de musique prog-folk caractérisée par des voix féminines de toute beauté (Heather Findlay mais aussi Olivia Sparnenn, Angela Gordon et Anne-Marie Helder).

Chacun des albums ou EP de ces dix dernières années (1998-2008) est représenté par au moins un morceau. Passengers atteint le haut du podium avec sept titres en tout, dont l'écorché Pure White Light sur lequel Marc Atkinson (Gabriel) et Damian Wilson (Landmarq, Threshold) interviennent aux chœurs. En deuxième position, The Last Bright Light (2001) avec cinq titres suivi de, ex æquo avec chacun quatre titres, The Spirit Of Autumn Past (1999) et le dernier en date Glass Shadows (2008). For All We Shared... (1998), Music Inspired By The Lord Of The Rings (2001), Storms Over Still Water (2005) et Heart Full Of Sky (2007) comptent chacun trois morceaux. Winter Is King, aux influences païennes, est le seul extrait de l'EP Spirits Of Christmas Past (2005). On le retrouve également sur la compilation Songs For Luca 2 réalisée en 2007 par Dave Bainbridge de Iona. Dernière précision, la présence de deux reprises de l'anthologie Catch The Spirit évoquée plus haut, Prints The Stone, à l'origine sur The Last Bright Light et le floydien The Night Sky de For All We Shared...

Les morceaux ont été rassemblés de façon thématique sur les trois disques. 

Le premier CD, intitulé Something For The Spirit, réunit ceux qui invitent à la réflexion avec des textes occupant une place centrale. Il s'agit essentiellement d'extraits des derniers albums depuis Passengers, à l'exception du magnifique Evergreen.  

Le deuxième disque, Something For The Campfire, met en lumière la face folk et celtique de Mostly Autumn. Ces chansons, idéales à jouer autour d'un feu de camp, proviennent principalement, cette fois-ci, des quatre premiers albums du groupe. 

Le troisième et dernier disque a été nommé Something For The Candlelight. Bien qu'il ne comprenne que neuf titres, ce sont essentiellement de longs morceaux épiques, représentatifs de l'aspect progressif de la musique "autumnienne". De The Night Sky à Heroes Never Die en passant par Silver Glass, Carpe Diem ou The Gap Is Too Wide, que des chefs d'œuvre à donner des frissons.

Pass The Clock marque ainsi la fin d'une époque, celle des années Findlay. La charismatique chanteuse a, en effet, décidé de quitter Mostly Autumn pour se consacrer à de nouveaux projets. On peut regretter ce choix, mais il est bien plus important de lui souhaiter bonne chance pour la suite et de la remercier pour tout ce qu'elle a apporté à ce groupe unique ainsi qu'à ses fans. Go well diamond heart...  

Titres


Someting For The Spirit
1.01. Fading Colours
1.02. Ghost In Dreamland
1.03. Pure White Light
1.04. Distant Train
1.05. Answer The Question
1.06. Evergreen
1.07. The Second Hand
1.08. Storms Over Still Water
1.09. Paper Angels
1.10. Tearing At The Faerytale
1.11. Pass The Clock

Something For The Campfire
2.01. Yellow Time
2.02. Prints In The Stone
2.03. The Eyes Of The Forest
2.04. Boundless Ocean
2.05. Shinding
2.06. Blakey Ridge / When Waters Meet
2.07. Winter Is King
2.08. Which Wood?
2.09. At Las To Rivendell
2.10. Simple Ways
2.11. On The Wings Of Gwaihir
2.12. Steal Away
2.13. Bitterness Burnt
2.14. Shrinking Violet
2.15. Goodbye Alone

Something For The Candlelight
3.01. The Night Sky
3.02. Silver Glass
3.03. Half The Moutain
3.04. Carpe Diem
3.05. Hollow
3.06. Passengers
3.07. The Gap Is Too Wide
3.08. Glass Shadows
3.09. Heroes Never Die

vendredi 6 mai 2016

Mostly Autumn - Live 2009 Part II (2009)

Mostly Autumn Live 2009
Mostly Autumn - Live 2009
Part II (2009)
En toute logique, Live 2009 Part II fait suite à Live 2009 Part I paru cette même année. Toutefois, d'une durée de 77 minutes pour 12 titres, ce disque constitue à lui tout seul une compilation de Mostly Autumn puisque, à l'exception de Music Inspired ByThe Lord Of The Rings, tous les albums du groupe sont représentés.

On retrouve deux titres du premier opus For All We Shared : Nowhere To Hide et, en fin de set, Heroes Never Die, chanson écrite en hommage au père du leader Bryan Josh qui, au fil des années, s'est imposée comme un classique incontournable. Il faut dire qu'une émotion palpable intense se dégage tout au long des neuf minutes que dure ce morceau.

De The Spirit Of Autumn Past, Josh et sa bande (Heather Findlay, Anne-Marie Helder, Olivia Sparnenn, Iain Jennings, Liam Davison, Andy Smith, Gavin Griffiths) ont retenu Winter Mountain au rythme brut martelé par un Gavin Griffiths en forme.

Autre titre épique avec Heroes Never Die, The Last Bright Light de l'album du même nom s'étend lui aussi sur neuf minutes. The Dark Before The Dawn et Never The Rainbow marqué par le duo improbable entre Olivia et la guitare de Bryan, en sont également issus.  Plus qu'un duo, il s'agit d'un véritable duel dans lequel le guitariste ne cesse de surenchérir avec son instrument dans les aigus extrêmes, poussant sa chanteuse à tenir la note en écho, ce qu'elle réussit à faire sans aucun loupé. Quelle démonstration impressionnante !

Answer The Question (Passengers) propose un autre duo dynamique, plus classique, mais tout aussi passionnant, entre Bryan et Heather.

Storms Over Still Water demeure encore aujourd'hui un des albums les plus décrié par les fans. Pourtant, il cache quelques pépites parmi lesquelles le puissant Carpe Diem, hommage aux victimes du tsunami de 2004, et Broken Glass qui ne démériterait pas au panthéon des chansons pur "rock" de la formation yorkaise.

Autre vibrant hommage, Pocket Watch (Heart Full Of Sky) dédiée au claviériste de Pink Floyd, Rick Wright, alors récemment disparu. "We've got Crazy Diamond..." en sont les première paroles.

Le petit dernier Glass Shadows s'affirme à travers un autre morceau tout aussi émouvant, Above The Blue. Simplement accompagnée au piano par Iain, Heather se livre pudiquement sur cette chanson écrite à la mémoire de son grand-père. De Tearing At The Faerytale, de ce même album, s'échappent une tristesse et une nostalgie communicative.

Autonome du Live 2009 Part I, cette seconde partie peut très bien s'apprécier seule. Cependant, il est vivement conseiller de posséder les deux disques à qui souhaite accéder au Nirvana musical "autumnien".

Musiciens


Bryan Josh : chant, guitares
Heather Findlay : chant, guitare acoustique, whistles, percussions
Iain Jennings : claviers
Anne-Marie Helder : claviers, flûte, guitare acoustique, percussions, chœurs
Liam Davison : guitares, chœurs
Andy Smith : basse
Gavin Griffiths : batterie
Olivia Sparnenn : chœurs, percussions

Titres


01. Winter Mountain
02. The Dark Before The Dawn
03. Answer The Question
04. The Last Bright Light
05. Above The Blue
06. Nowhere To Hide
07. Broken Glass
08. Never The Rainbow
09. Pocket Watch
10. Tearing At The Faerytale
11. Carpe Diem
12. Heroes Never Die

jeudi 5 mai 2016

Mostly Autumn - Live 2009 Part I (2009)

Mostly Atumn Live 2009
Mostly Atumn - Live 2009
Part I (2009)
Quelle drôle d'idée d'avoir séparé en deux albums distincts Live 2009 ! Il aurait été plus judicieux de les réunir en un seul double album. Bref, c'est ainsi... Parlons donc de cette première partie.  

Elle comporte en tout huit titres pour 48 minutes non-stop de musique intense. L'enregistrement a eu lieu lors de la tournée printanière qui s'est déroulée suite à la parution du petit dernier Glass Shadows. De cet album, on retrouve naturellement Bryan Josh (chant, guitare), Heather Findlay (chant, guitare acoustique, whistles, percussions), Anne-Marie Helder (flûte, claviers, percussions, guitare acoustique, chœurs), Olivia Sparnenn (chœurs, percussions), mais aussi le fidèle Andy Smith (basse).  

Un nouveau batteur fait son apparition, Gavin Griffiths, ex-Karnataka et actuel membre de Panic Room, tout comme Anne-Marie Helder. Il joue aussi régulièrement avec Fish, on a pu l'entendre sur ses albums Communion et 13th Star. Cette tournée marque avant tout le retour de deux piliers historiques : le claviériste Iain Jennings qui partage désormais son temps entre Mostly Autumn et son propre groupe Breathing Space avec Olivia Sparnenn au chant, et le guitariste Liam Davison. 

Le concert démarre sur les chapeaux de roue par le dynamique Fading Colours de Heart Full Of Sky. Dès les premières notes, Heather s'impose comme l'élément central de la scène grâce à son charisme exceptionnel et à sa voix tellement envoûtante. Puis arrive le tout aussi puissant Caught In A Fold (Passengers) aux sonorités rock légèrement adoucis par la flûte subtile d'Anne-Marie. Deux représentants du dernier album en date Glass Shadows font suite : Flowers For Guns, chanson aux couleurs folks enveloppée des harmonies vocales conjuguées d'Anne-Marie et d'Olivia, suivi de Unorignal Sin, plus inquiétant par son ambiance sombre. 

Après quatre chansons, Heather cède le chant principal à son complice Bryan Josh qui entame sans attendre Simple Ways. Retour aux années Passengers avec ce morceau "floydesque" et ses guitares "gilmouriennes", ses nappes synthétiques "wrightiennes" ainsi que ses chœurs féminins lunaires. Cette première partie se termine par du bonheur à l'état pur, l'enchaînement des vieux classiques The Spirit Of Autumn Past (Part II), Half The Mountain et de l’irrésistible Evergreen qui, bien qu'entendus mille fois, demeurent toujours aussi prenants. 

Avec ce Live 2009 Part I, Mostly Autumn montre qu'il est bel et bien de retour. Ses membres sont soudés comme jamais, leur joie de jouer à nouveau ensemble est transmise sans artifices à travers cet enregistrement exceptionnel doté d'une qualité sonore irréprochable. 

Musiciens


Bryan Josh : chant, guitares
Heather Findlay : chant, guitare acoustique, whistles, percussions
Iain Jennings : claviers
Anne-Marie Helder : claviers, flûte, guitare acoustique, percussions, chœurs
Liam Davison : guitares, chœurs
Andy Smith : basse
Gavin Griffiths : batterie
Olivia Sparnenn : chœurs, percussions

Titres


01. Fading Colours
02. Caught In A Fold
03. Flowers For Guns
04. Unoriginal Sin
05. Simple Ways
06. The Spirit Of Autumn Past (Part II)
07. Half The Mountain
08. Evergreen

lundi 28 décembre 2015

Panic Room - Visionary Position (2008)

Panic Room Visionary Position
Panic Room - Visionary Position
(2008)
Panic Room est-il une nouvelle incarnation de Karnataka ? Cette interrogation est parfaitement légitime puisque si certaines chansons de leur premier album Visionary Position, sorti en 2008, le laissent à penser (Endgame, I Wonder What's Keeping My True Love Tonight), il en va de même pour la composition du groupe. En effet, quatre sur cinq de ses membres proviennent de la formation de Swansea dissoute en 2004. Pourtant, Visionary Position marque, en réalité, un nouveau départ pour Anne-Marie Helder, Jonathan Edwards, Paul Davies et Gavin Griffiths. Tous quatre ont leurs regards davantage tournés vers l'avenir que vers un passé qu'ils assument pleinement, sans toutefois le regretter.

A l'époque de Delicate Flame Of Desire (2003), Jonathan avait confié à Anne-Marie vouloir travailler avec elle sur un projet parallèle à Karnataka. Cependant, suite au split aussi précipité qu'inattendu du groupe, provoqué par la rupture entre la chanteuse Rachel Jones et son mari, le bassiste Ian Jones, chacun est parti de son côté. Paul Davies et Jonathan Edwards se sont rapprochés de Mermaid Kiss. Paul a joué sur Salt On Skin et Jonathan sur Etarlis. Gavin a été engagé par Fish. On peut l'entendre sur Communion puis 13th Star. Anne-Marie n'a pas chômé non plus. Après la parution de son premier EP solo, The Contact, elle a fait quelques apparitions remarquées auprès de Fish (Communion), de son compagnon, le guitariste Dave Kilminster (Scarlet), et de Mostly Autumn (Heart Full Of Sky), avant d'intégrer définitivement la bande de York en remplacement d'Angela Gordon pour leur album Glass Shadows.

Auparavant, en 2006, à l'initiative de Jonathan, les quatre musiciens se sont retrouvés pour former Panic Room. L'enregistrement de leur premier album va s'étaler sur deux années. Suivant la proposition d'Anne-Marie, c'est Alun Vaughan qui est engagé comme bassiste. L'intégration de ce musicien, plutôt orienté jazz, montre l'intention de la nouvelle formation de s'ouvrir à de nouvelles influences musicales.

Un sixième membre était initialement prévu. Peter Charlton, propriétaire du studio où enregistre le groupe et qui joue de la guitare acoustique sur le disque, s'est vu proposer une place. Il s'agit d'un ancien ami de Jonathan. Dans leur jeunesse, ils ont joué dans différentes formations, dont un tribute band consacré à Led Zeppelin avec, déjà, Rachel et Ian Jones. Mais, pris par d'autres engagements, il a préféré décliner l'offre.

Bien qu'étant une simple invitée, la violoniste Liz Prendergast, du groupe gallois Bluehorses, occupe une place particulière. Non seulement elle joue, comme convenu, ses partitions doublées de quelques improvisations, mais elle a contribué aux arrangements de quatre des huit chansons que compte le disque. Drôle de coïncidence, elle a également participé au premier album de The Reasoning, Awakening, groupe de l'ancienne chanteuse de Karnataka, Rachel Jones, formé avec son nouveau compagnon, le bassiste Matthew Cohen. Décidément, le monde est bien petit. 

Comme il a été dit plus haut, Panic Room ne cherche pas à s'enfermer dans un style musical unique. Bien au contraire, différents courants traversent cette première œuvre : le jazz (Elektra City), la musique orientale (Apocalypstick), le rock celtique (I Wonder What's Keeping My True Love Tonight), l'indie rock (Reborn) et, bien évidemment, le rock progressif (The Dreaming, unique morceau sur lequel se laisse entendre la flûte). Anne-Marie et les siens sont aussi à l'aise dans les ballades intimistes (Firefly), voire les comptines (Moon On The Water), que dans les compositions plus élaborées et vives (Endgame).

Toutefois, ce qui met Visionary Position au-dessus de la mêlée, c'est le chant improbable d'Anne-Marie. Déjà épatent sur The Contact, il se révèle réellement ici en se déployant et s'adaptant avec une telle aisance sur chaque morceau que cela en deviendrait presque indécent. En réussissant à créer à chaque fois un univers qui lui est propre, Anne-Marie se démarque nettement tant de ses contemporaines (Christina Booth, Heather Findlay, Rachel Jones) que de ses aînées (Annie Haslam, Tracy Hitchings, Kate Bush). Grâce à ce Visionary Position, une nouvelle figure de la scène progressive féminine est définitivement née.



Musiciens


Anne-Marie Helder : chant, fûte
Jonathan Edwards : claviers
Paul Davies ; guitares
Alun Vaughan : basse
Gavin John Griffiths : batterie

Peter Charlton : guitare acoustique
Liz Prendergast : violon
Gary Philips : guitare nylon

Titres


01. Elektra City
02. Endgame (Speed Of Life)
03. Firefly
04. Reborn
05. Moon On The Water
06. Apocalypstick
07. I Wonder What's Keeping My Tru Love Tonight
08. The Dreaming

jeudi 10 décembre 2015

Mostly Autumn - Glass Shadows (2008)

Mostly Autumn Glass Shadows
Mostly Autumn - Glass Shadows (2008)
Un an à peine après la sortie de Heart Full Of Sky, Mostly Autumn est de retour avec un nouvel album haut en couleurs, Glass Shadows

Pourtant habitué à de multiples départs depuis sa création, jamais le groupe n'a été confronté à une telle érosion en si peu de temps. De huit, il est passé à six musiciens. Exit Chris Johnson qui avait lui même succédé à Iain Jennings, exit Angela Gordon, exit Liam Davison, exit Andrew Jennings. 

Désormais, Mostly Autumn est recentré autour du duo Bryan Josh / Heather Findlay, seuls membres déjà présent sur le premier album paru il y a tout juste dix ans, For All We Shared. Autour d'eux, gravite la section rythmique exclusivement masculine composée du fidèle Andy Smith à la basse et du nouveau venu Henry Bourne à la batterie. Aux harmonies vocales, viennent s'ajouter les enchanteresses Olivia Sparnenn et Anne-Marie Helder. Ex-Karnataka et actuelle Panic Room, cette dernière joue également de la flûte et succède ainsi avec brio à l'exquise Angela Gordon.

A l'écoute de ce Glass Shadows, trois adjectifs semblent le qualifier au mieux : émouvant, classique et surprenant. 

Émouvant car, rétrospectivement, nous savons maintenant qu'il s'agit du dernier album studio enregistré avec Heather Findlay. Devenue une chanteuse confirmée, elle éprouve désormais le besoin de voler de ses propres ailes et d'affronter de nouveau défis sans être continuellement sous la protection de celui qui demeure le père fondateur du groupe, Bryan Josh. Sa liaison, suivie de sa rupture avec le chanteur Fish l'ont définitivement changée. D'ailleurs quelques piques lui sont directement adressées dans Flowers For Guns, réponse à son disque 13th Star. Les autres titres où elle tient le chant principal sont Unoriginal Sign dont elle signe seule les paroles et la musique, le si fragile Paper Angels au final flamboyant et Above The Blue, une autre de ses compositions sur laquelle on retrouve le veil ami Troy Donockley aux whistles et à la cornemuse. 

Classique car les années passent, le style Mostly Autumn demeure. Ce groupe possède le don précieux de confectionner des refrains accrocheurs (The Second Hand), de créer des atmosphères particulières (Tearing At The Faerytale), de s'inscrire dans la lignée de ses illustres aînés (Glass Shadow, le morceau titre avec sa guitare gilmourienne et ses chœurs floydesques) ou de se plonger dans ses racines folks et d'en tirer le meilleur (Until The Story Ends).   

Surprenant car, malgré ce qui est écrit ci-dessus, Bryan Josh et les siens ne cessent d'emprunter des sentiers où on ne les attend pas. Par exemple, Fireside, le titre d'ouverture, débute comme une simple chanson folk puis se transforme subitement, sans prévenir, en un morceau hard porté par de puissants riffs de guitares d'une violence rarement entendue jusqu'alors chez les Yorkais. De même, la dernière plage, A Different Sky, ressemble plus à un titre de rock américain genre The Mamas And The Papas ou The Beach Boys qu'à du rock progressif.

Mostly Autumn est donc un groupe en perpétuelle mutation. Des musiciens arrivent, d'autres partent, comme dans la vie. Cependant, cela ne l'empêche pas de conserver l'essentiel de ce qui fait sa force, son âme d'une très grande pureté dont sa musique n'est que le reflet ultime.

Musiciens


Bryan Josh : chant, guitares, claviers, programmation
Heather Findlay : chant, piano, percussions
Olivia Sparnenn : chœurs
Anne-Marie Helder : chœurs, flûte
Andy Smith : basse
Henry Bourne : batterie

Troy Donockley : uilleann pipes, low and penny whistles, programmation

Titres


01. Fireside
02. The Second Hand
03. Flowers For Guns
04. Unoriginal Sin
05. Paper Angels
06. Tearing At The Faerytale
07. Above The Blue
08. Glass Shadow
09. Until The Story Ends
10. A Different Sky

mardi 29 septembre 2015

Dave Kilminster - Scarlet (2007)

Dave Kilminster - Scarlet
Dave Kilminster - Scarlet (2007)
Enfant, Dave Kilminster a d'abord appris à jouer du piano. Puis, il s'est mis à la guitare et, en 1991, il a gagné le concours de "guitariste de l'année" organisé par le magazine Guitarist. Les années suivantes, il enseigne à son tour la guitare dans de prestigieux établissements britanniques. Sa carrière prend une nouvelle direction à partir de 2002 lorsqu'il part en tournée avec Keith Emerson. En 2004, il participe à la réalisation de The Contact, premier album solo de sa compagne, Anne-Marie Helder. De 2006 à 2008, c'est la consécration, il joue aux côtés de Roger Waters sur scène lors de la série de concerts reprenant l'intégralité de The Dark Side Of The Moon.

C'est durant cette période que Dave entreprend d'enregistrer son premier album solo, Scarlet. A la rythmique, on retrouve deux vieilles connaissances avec lesquelles il a partagé la scène au sein du Keith Emerson Band, le batteur Pete Riley et le bassiste Phil Williams (Spandau Ballet, Kim Wilde, Roger Daltrey, Rick Wakeman...). Jamie Humphries le seconde à la guitare et le Lydian String Quartet fait quelques apparitions bienvenues. 

Même si on peut regretter qu'il n'ait pas fait de duo avec Anne-Marie Helder, celle-ci participe aux chœurs sur plusieurs titres dont Chance, prévue à la base pour être enregistrée avec le Keith Emerson Band, Brightest Star, ballade délicatement menée à la guitare acoustique, Liar, Liar sorte de mix entre The Police et B-52's, et Rain... (On Another Planet), titre très émouvant s'étendant sur près de dix minutes et se terminant par un magnifique solo de guitare. 

Scarlet est un album offrant toute une palette de chansons variées. Il peut s'écouter quelque soit l'humeur du moment : heureux, taciturne, pensif, romantique, énergique etc. A découvrir d'abord pour le jeu de guitare impressionnant de Dave plutôt que pour sa voix qui, sans être désagréable, n'est pas extraordinaire. 

Mécontent du mix original, Dave réédite le disque en 2012 sous l'appellation Scarlet - The Director's Cut. Aucun bonus ou titre supplémentaire n'a été ajouté, il s'agit simplement d'une remasterisation faisant sonner l'album exactement comme le souhaitait son créateur.

Dave Kilminster - Scarlet - The Director's Cut
Dave Kilminster - Scarlet -
The Director's Cut (2012)


Musiciens


Dave Kilminster : chant, guitares, claviers

Phil Williams : basse
Pete Riley : batterie
Jamie Humphries : guitares
Anne-Marie Helder : chœurs

Lydian String Quartet : cordes

Titres


01. Silent Scream
02. Static
03. Just Crazy
04. Angel
06. Big Blue
07. Brightest Star
08. Liar, Liar
09. Rain... (On Another Planet)
10. Harkness