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vendredi 27 octobre 2017

Phideaux - Snowtorch (2011)

Phideaux Snowtorch
Phideaux - Snowtorch (2011)

Pourquoi écouter ce disque ?

Quel est le secret de Phideaux Xavier, personnage central du projet Phideaux, pour maintenir un telle qualité ? Doomsday Afternoon en 2007 ? Un chef-d'œuvre. Number Seven en 2009 ? Un autre chef-d'œuvre. Snowtorch en 2011 ? Encore un chef-d'œuvre. Mais où va-t-il s'arrêter ? 
Alors que les deux albums précédents étaient des œuvres denses, d'une durée supérieure à une heure, Xavier et sa troupe sont revenus à plus de simplicité, du moins dans la forme, en présentant un disque de quarante-cinq minutes environ. Ce disque ne comporte que deux titres, Snowtorch d'une durée totale de trente-six minutes, divisé en deux parties entrecoupées par Helix, interlude de près de six minutes sur lequel on peut savourer pleinement le chant de Valerie Gracious. Un quatrième morceau caché arrive en fin de parcours. Il s'agit d'un court instrumental reprenant les principaux thèmes musicaux de l'album. Les dix musiciens, les mêmes que sur le précédent opus, et leurs deux invités, Stefanie Fife au violoncelle, Chris Bleth à la flûte et au saxophone, proposent un véritable feu d'artifice musical constitué de nombreuses sections instrumentales époustouflantes. Plus en retrait qu'auparavant, la guitare laisse place à un piano situé au cœur des compositions, accompagné de toute une palette de claviers vintages (mellotrons, orgue Hammond...). Phideaux assume pleinement l'héritage des maîtres du genre des années 70, à savoir Genesis, Pink Floyd, Yes, Gentle Giant, Jethro Tull ou encore ELP. Mais son rock symphonique à lui s'inscrit pleinement dans la modernité de son temps. Snowtorch est un bon compromis à qui souhaiterait s'initier à ce genre musical. 

Musiciens

Phideaux Xavier : chant, piano, guitare acoustique
Johnny Unicorn : claviers, saxophone, chant
Mark Sherkus : claviers
Gabriel Moffat : guitare
Matthew Kennedy : basse
'Bloody' Rich Hutchins : batterie
Linda Ruttan Moldawsky : chant
Molly Ruttan : chant, percussions
Valerie Gracious : chant
Ariel Farber : chant, violon

Stefanie Fife : violoncelle
Chris Bleth : flûte, saxophone soprano

Titres

01. Snowtorch (Part One)
02. Helix
03. Snowtorch (PArt Two)
04. ...

dimanche 4 septembre 2016

Phideaux - Number Seven (2009)

Phideaux Number Seven
Phideaux - Number Seven (2009)
Alors que la suite de la trilogie commencée avec The Great Leap (2006), puis poursuivie par le monumental Doomsday Afternoon (2007) était attendue, Phideaux surprend son monde en publiant Number Seven. Ce septième disque est lui aussi un concept-album.

L'histoire en trois actes est racontée, non sans certaines pointes d'humour, par un loir. Elle relate le combat permanent entre une musaraigne symbolisant la terre et une écrevisse identifiée à l'eau. Si, de prime abord, cette allégorie peut étonner, il faut y voir une métaphore sur les oppositions qui divisent notre monde (religions, politique, sexe etc.). 

Cette fable est richement illustrée tout au long des 24 pages du livret intérieur par Linda Ruttan-Moldawsky, choriste du groupe. La pochette, tout comme les albums de Pink Floyd, ne comporte ni le nom de l'artiste, ni le titre de l'album. Œuvre d'art à part entière, elle se suffit à elle-même. 

Pink Floyd, il en est également question dans la musique. D'ailleurs, Phideaux fait penser à un super groupe dans lequel on retrouverait des membres du Floyd, de Supertramp, de Genesis ou bien de Renaissance. En réalité, les musiciens sont au nombre de dix. Par rapport à l'album précédent, Johnny Unicorn (claviers, saxophone, chant) a été intégré à l'équipe comme membre à part entière et n'est plus considéré comme un simple invité. 

Si Phideaux Xavier tient toujours le chant principal, il a laissé plus de place à Valerie Gracious, véritable révélation de Doomsday Afternoon (sa prestation sur Crumble demeure un des meilleurs moments du disque). Sa voix, toujours aussi pure, n'est pas sans rappeler la grande Annie Haslam lorsqu'elle monte dans les aigus. Sur The Search Of Terrestrial Life, Linda Ruttan-Moldawsky est à son tour au chant principal, accompagnée de sa sœur Molly Ruttan au contre-chant. Avec la violoniste Ariel Farber, on les retrouve aux chœurs sur le reste de l'album. 

Doomsday Afternoon était un chef-d'œuvre. Number Seven l'est également. Rares sont les musiciens qui maintiennent un tel niveau sur deux albums consécutifs. Phideaux a réussi ce coup de maître. Chapeau bas, l'artiste !  



Musiciens


Phideaux Xavier : chant, guitares, piano
Valerie Gracious : chant
Ariel Farber : violon, chant
Molly Ruttan : chant, percussions
Linda Tuttan-Moldawsky : chant
Gabriel Moffat : guitares
Mark Sherkus : claviers, guitares
Johnny Unicorn : claviers, saxophone, chant
Matthew Kennedy : basse, chant
Rich Hutchins : batterie, chant

Titres


One: Dormouse Ensmared
01. Dormouse - A Theme
02. Waiting For The Axe To Fall

Two: Dormouse Escapes
03. Darkness At Moon
04. Gift Of The Flame
05. Interview With A Dormouse
06. Thermonuclear Cheese
07. The Search Of Terrestrial Life

Three: Dormouse Enlighted
08. Love Theme From "Number Seven"
09. Infinite Supply
10. Dormouse - An End

samedi 27 février 2016

Phideaux - Doomsday Afternoon (2007)

Phideaux Doomsday Afternoon
Phideaux - Doomsday Afternoon
(2007)
Doomsday Afternoon demeure encore aujourd'hui un album fondamental de la décennie des années 2000 en matière de rock progressif, au même titre que Posthumous Silence de Sylvan, Home de Magenta, Empires Never Last de Galahad ou encore The Human Equation d'Ayreon. 

Ayreon, il en est vaguement question ici puisque son fondateur, Arjen Lucasssen, fait une brève apparition en lisant quelques mots sur la longue fresque finale atteignant quasiment les quinze minutes, Microdeath Softstar. Phideaux Xavier et son homologue multi-instrumentiste néerlandais se retrouveront l'année suivante, en 2008, sur l'album de ce dernier, 01011001. L'Américain viendra poser sa voix sur Web Of Lies, duo avec Simone Simons, chanteuse du groupe de metal symphonique Epica.  

Pour l'heure, Doomsday Afternoon compte d'autres invités tout aussi prestigieux. Martin Oford d'IQ exécute un splendide solo de synthés sur un Formaldehyde aux ambiances champêtres. Matthew Parmenter de Discipline apparaît sur cinq titres au violon et aux chœurs. Les quinze musiciens de l'Orchestre philharmonique de Los Angeles sont dirigés par Paul Rudolph, un proche de Brian Eno. Dernière curiosité, à l'issue des sessions d'enregistrements, le claviériste Johnny Unicorn qui a sorti en 2006 son premier disque Dates Or Non-Dates, intégrera la formation.

Effectivement, Doomsday Afternoon marque une rupture avec les précédents albums. Pour la première fois, membres permanents et invités sont séparés dans les crédits. Si, auparavant, Phideaux donnait l'impression d'être un conglomérat de musiciens gravitant autour de son leader, désormais c'est un groupe qui s'affirme. Certes, ils sont nombreux. Neuf en tout, dont quatre femmes au chant et aux chœurs : Valerie Gracious, Ariel Farber, Linda Ruttan-Moldawsky et sa sœur jumelle Molly Ruttan qui a, une nouvelle fois, réalisé tout l'artwork du livret et la pochette. Phideaux Xavier, quant à lui, compose, chante, joue des claviers et de la guitare. Il a délaissé la basse au profit du dernier arrivé, Matthew Kennedy de Discipline et ex-Eyestrings. La batterie est toujours tenue par le fidèle Rich Hutchins. Mark Sherkus s'occupe des claviers (hammond, minimoog...) et Gabriel Moffat de la guitare. 

Cette cohérence se retrouve également sur le plan musical. Jusqu'à présent, à chaque nouvel album, le jeu consistait à rechercher les innombrables influences qui nourrissaient la musique. Ainsi, l'investigation traversait les décennies, des années 70 aux années 2000, et les genres musicaux (rock progressif, glam rock, new wave etc.). Avec Doomsday Afternoon, Phideaux est arrivé à maturité. Désormais, il a son style propre, combinaison de rock progressif accessible (déjà esquissé avec Chupacabras) et de musique symphonique ambitieuse, doublée de chœurs féminins ensorceleurs.

A ce propos, la présence de Valerie Gracious, amie d'enfance de Xavier, est un véritable atout. Sa voix cristalline n'est pas sans rappeler celle toute aussi limpide d'Heather Findlay de Mostly Autumn. Elle se révèle amplement sur le court Crumble de la plage huit, magnifique chanson portée par un piano mélancolique où se mêlent étrangement espoir et désespoir.

Sixième album en quatre ans, Doomsday Afternoon, fable écologiste catastrophiste, se présente comme la suite inspirée de son prédécesseur, The Great Leap. Malgré son pessimisme, il demeure paradoxalement l'album de la consécration d'un groupe alors au sommet de son art et devenant, dorénavant, une source d'inspiration inépuisable pour les générations futures.

Musiciens     


Phideaux Xavier : chant, claviers, guitare
Rich Hutchins : batterie
Ariel Farber : chant, percussions
Valerie Gracious : chant, piano
Matthew Kennedy : basse
Gabriel Moffat : guitares
Linda Rutten-Moldawsky : chant
Molley Ruttant : chant
Mark Sherkus : claviers

Patti Amelotte : dulcimer
Stephen Dundon : flûte
Rob Martino : flûte
Martin Orford : claviers
Matthew Parmenter : violon, chant
Johnny Unicorn : ckaviers, chant, percussions
Joel Weinstein : guitare

The Los Angeles Philharmonic Orchestra
direction : Paul Rudolph

Titres


01. Micro Softdeathstar
02. The Doctrine Of Eternal Ice (part one)
03. Candybrain
04. Crumble
05. The Doctrine Of Eternal Ice (part two)
06. Thank You For The Evil
07. A Wasterland Of Memories
08. Crumble
09. Formaldehyde
10. Microdeath Sofstar

jeudi 25 février 2016

Phideaux - The Great Leap (2006)

Phideaux The Great Leap
Phideaux - The Great Leap (2006)
Après un Chupacabras qui empruntait les sentiers du progressif en 2005, Phideaux s'en éloigne l'année suivante en publiant coup sur coup deux albums aux allures pop-rock. En mars 2006 sort 313, suivi six mois plus tard par le bien meilleur The Great Leap à la pochette si terrifiante.

Celle-ci reflète à merveille l'ambiance générale qui se dégage de cet ensemble où folie et peur ne font plus qu'un. Elle est l'œuvre de Molly Ruttan, vieille connaissance de Phideaux Xavier. En effet, elle était le batteur de Mirkwood, son tout premier groupe fondé au début des années 80. Désormais, elle participe également aux chœurs aux côtés d'Ariel Farber, Valerie Gracious et Linda Ruttan-Moldowsky.

The Great Leap est le premier volet d'une trilogie qui a pour thème le totalitarisme analysé au travers d'une société imaginaire. Les bases de ce régime dictatorial sont ici posées. Chaque chanson en dépeint les rouages sous un angle original, ainsi que les conséquences de ses absurdités sur la vie de ses ressortissants. Sujet qui fait froid dans le dos et qui n'est pas sans rappeler les pires régimes que notre monde a connu ou connaît encore. Et connaîtra peut-être à nouveau...

En bon écologiste, Xavier n'hésite pas à recycler ses anciennes chansons non utilisées. Par exemple, Abducted à l'ambiance angoissante accentuée par cette basse très "Peter Hook", l'excellent Rainboy qui n'est pas sans rappeler REM période Automatic For The People, ou le titre final, le déchirant Last, étaient à l'origine prévus pour Fiendish

Comme à son habitude, avec Phideaux, l'ombre des plus grands plane. Le génie de Bowie n'est pas loin, la rage d'Iggy Pop est palpable et la folie de Julian Cope règne. En se réconciliant avec le rock progressif symphonique pour le deuxième chapitre intitulé Doomsday Afternoon, le groupe va frapper encore plus fort. 

Musiciens


Phideaux Xavier : chant, sitar, guitares, autoharpe, claviers, basse
Gabriel Moffat : guitare électrique
Ritch Hutchins : batterie, percussions
Linda Rutan-Moldawsky : chœurs
Ariel Farber : chœurs
Valerie Gracious : chœurs
Molly Ruttan : chœurs
Stefanie Fife : violoncelle
Jo Pusateri : percussions
Scott Brannon : dulcimer
Hiker Frostbelt : flûtes, zurna
Probyn Gregory : cuivres, thérémine
Arlan Shierbaum : claviers

Titres


01. Wake Up
02. You And Me Against A World Of Pain
03. The Waiting
04. Abducted
05. Rainboy
06. I Was Thinking
07. Long And Lonely Way
08. They Hunt You Down
09. Tannisroot
10. One Star
11. Last

dimanche 21 février 2016

Phideaux - Chupacabras (2005)

Phideaux Chupacabras
Phideaux - Chupacabras (2005)
Phideaux ? Qu'est-ce ?
Il s'agit d'un groupe américain constitué autour d'un certain... Phideaux Xavier (et non pas Xavier Phideaux...). Ce talentueux chanteur et multi-instrumentiste hors pair est également réalisateur de télévision à Los Angeles. Il a cependant grandi dans une ville proche de New York et crée son premier groupe dans les années 80. Ensuite, il n'a cessé de faire de la musique au sein de diverses formations. Mais ce n'est que dans les années 2000 que son projet "Phideaux" prend corps. Il publie alors coup sur coup Fiendish (2003), Ghost Story (2004) puis Chupacabras (2005) qui marque sa première incursion dans le rock progressif. Les musiciens qui l'entourent sont, pour la plupart, des amis de longue date avec lesquels il a joué dans les années 80, comme par exemple les chanteuses Ariel Farber et Valerie Gracious, ou 90 tel le batteur Rich Hutchins.

Son univers musical ?
La meilleure personne qui puisse l'évoquer est Phideaux lui-même. Le plus sage est donc de lui laisser la parole : « Une grande partie de mon inspiration vient des années 60 et 70 [...]. J'ai grandi en adorant Jefferson Airplane, les Beatles et Jethro Tull. De plus, j'aimais bien le côté théâtral de la "glam music" - Bowie, Alice Cooper, T Rex et Roxy Music. Plus tard, la pop plus "intelligente" de Eno, Talking Heads, XTC, Split Enz m'a intéressé. Pendant les années 80, naturellement, j'écoutais Duran Duran, Siouxsie And The Banshees, Joy Division, Cure, Cocteau Twins, Dead Can Dance. J'aimais énormément la noirceur et la simplicité de cet "art work" post punk. J'adore les sons de guitare de Joy Division, la basse dans Siouxsie et le côté éthéré des premiers Cure. Mais par dessus tout, ce qui m'a le plus influencé fut la façon de chanter de Peter Gabriel, l'aspect folk de Ian Anderson, les arrangements grandioses de Renaissance, Camel, Genesis, la production et la simplicité de Pink Floyd, ainsi que la noirceur de Van der Graaf Generator [...]. J'écoute beaucoup de groupes progressifs récents. Depuis 2000, date à laquelle j'ai "découvert" que le rock progressif existait toujours, j'ai déniché Marillion, Arena, Ayreon, Dream Theater, Discipline, IQ...». 
(interview intégrale disponible dans le numéro 64 - Hiver 2006/200 - de la revue spécialisée Big Bang). 

Chupacabras ?
Cet album est une curiosité puisqu'il réunit un ensemble de chansons hétéroclites prévues pour les précédents disques mais qui, alors, n'avaient pas trouvées leur place, et d'autres bien plus anciennes. Titan qui  le referme tout en délicatesse, est de celles-là. Elle a été écrite à l'époque de Satyricon, groupe de Phideaux Xavier des années 90. Party est également une très vieille composition. Elle ressemble à s'y méprendre à un hit new wave des années 80 avec son son froid synthétique à la Eurythmics coloré par une basse ronflante digne des Banshees, et son refrain accrocheur type Soft Cell. Si la surprenante suite Ruffian On The Stairs/Sunburnt/Return Of The Ruffian a été enregistrée pour Ghost Story avant d'être écartée, la pièce magistrale Chupacabras qui a donné son nom à l'album date de Fiendish. Avoisinant les vingt minutes, elle s'inscrit dans la droite lignée des longs morceaux si caractéristiques du courant progressif. Plusieurs clins d’œil appuyés font référence à cet héritage assumé, notamment sa première partie intitulée Supper's Calling, écho manifeste au légendaire Supper's Ready de Genesis (album Foxtrot).  

La suite ?
Chupacabras est une étape importante dans la carrière de Phideaux. Fort de cette réussite, il va poursuivre dans cette voie avec assurance, développer sa créativité et sortir une série d'albums tous aussi captivant les uns que les autres dont Doomsday Afternoon sera le sommet en 2007.

Musiciens


Phideaux Xavier : chant, claviers, guitares, basse
Valerie Gracious : chant
Ariel Farber : chant, violon
Devon Moffat : chant
Sydney Moffat : chant
Kelci Moffat : chant
Mark Sherkus : claviers, cornemuse
Gabriel Moffat : claviers
Rich Hutchins : batterie, percussions
Chris Bleth : flûtes, hautbois, saxophone
Stefanie Fife : violoncelle

Titres


01. Okay
02. Chupacabras
03. Party
04. Fortress Of Sand
05. Ruffian On The Stairs
06. Sunburnt
07. Return Of The Ruffian
08. Titan